» La Une

La chronique du plongeur : “J’ai oublié mes papiers”
Certificat médical, licence, carnet de plongée, carte de niveau, carte Nitrox et j’en passe… Aujourd’hui, pour partir plonger l’esprit tranquille, il faut un véritable attaché-case rempli de documents. Avec le risque d’en oublier l’un ou l’autre à tout moment et de ne pas pouvoir plonger. Combien de fois ai-je entendu dire : “M…, j’ai oublié mon certif. Pourvu qu’ils ne m’empêchent pas de plonger pour ça”. Ou encore : “Ils sont vraiment relous avec leurs papiers ces clubs”…
Récemment, je suis parti en Egypte avec un plongeur Padi qui n’en revenait pas de tous les documents que j’avais emmenés. Lui partait les mains dans les poches. Il n’avait même pas de certificat médical. Il revenait d’une semaine en Malaisie où personne ne lui avait demandé quoique ce soit. Naïf, je lui ai dit qu’il risquait de ne pas pouvoir plonger, vu qu’on allait dans un club tenu par des Français, plutôt réglos en la matière. Mais j’ai découvert que dans le système Padi, le plongeur qui a oublié son certificat médical doit simplement signer une décharge et le tour est joué. Il peut mettre son bloc sur son dos et le club est protégé de toute poursuite éventuelle.
Et s’il avait été plongeur fédé, il aurait eu droit à une visite médicale chez le médecin du coin. Moyennant 20 euros, il délivrait un certificat médical officiel. Je ne vais pas dire où cela se passait, mais il s’agissait d’une petite ville et je doute que le médecin en question avait tout le matériel nécessaire pour déceler une réelle contre-indication à la plongée sous-marine.
Je me souviens encore de plongées en Croatie où les moniteurs du club avaient vaguement jeté un oeil à ma carte de plongeur niveau 2 avant de me coller dans un groupe d’Anglais qui étaient restés… en groupe. Un binôme ? Allons, bon, qu’est-ce qu’il va chercher celui-là ?
Une fois sous l’eau, de toute manière, peu importaient les binômes. Les palanquées de quatre, cinq ou six plongeurs se mélangeaient. A la queue leu leu, tout ce beau monde. Une file indienne de plongeurs qui remontait le long d’une immense patate rocheuse. Les plongeurs de tête ont eu la chance d’apercevoir un ou deux poissons, paraît-il. Moi, en douzième position, je n’ai vu que des palmes et des bulles.
Non, loin de là , à Chypre Nord, les plongées croates me sont tout d’un coup apparues très sûres. D’accord, je pouvais deviner à quoi m’attendre. Il faut rappeler que Chypre Nord n’est même pas véritablement un pays. Sous administration militaire turque, la région est une espèce de no-man’s land paradisiaque. Alors les règles de sécurité, les obligations vis à vis de la loi, vous pensez bien que ce n’est pas la priorité absolue. Dans cette partie du monde, de toute manière, les clubs savent qu’ils ne risquent rien. Porter plainte ? Ben voyons… La justice ? Pfou… essaie toujours.
Bref, là les moniteurs du club ne prenaient même pas la peine de faire semblant de s’intéresser à une carte de niveau, un certif médical ou quoique ce soit. Un simple “C’est quoi ton niveau ?” suffisait amplement. Et voici que, toujours niveau 2 à l’époque, je me retrouvais à visiter un cockpit d’avion à -43 mètres de fond avec un moniteur qui ne connaissait même pas mon prénom.
Et des palanquées de douze, vous avez déjà vu ça, vous ? Véridique. Le moniteur faisait son bout de chemin en tête. Se retourner pour voir si tout ce beau monde allait bien ne lui a, semble-t-il, jamais traversé l’esprit.
Tout ça pour dire que la meilleur protection du plongeur, c’est la sienne. Un plongeur responsable est un plongeur a priori sain et sauf. Vous me direz que c’est facile de faire la leçon. J’y ai bien été à 43 mètres avec un club que je ne connaissais pas et du matériel plus que douteux. C’est vrai et je le regrette. Après coup, je me suis dit que j’avais été irresponsable. Depuis, chaque fois que dans un club, on me demande mon certif médical et on me pose des questions sur mon parcours de plongeur, je me sens mieux. Je réponds aux questions avec un grand sourire benêt et me dis que je suis entre de bonnes mains.
Rubriques parentes: La Une





Inscription
Contact
Presse
Publicité
A propos de

le 28 septembre 2007 à 13:13
N’y aurrait il pas un peu d’anti “PADISME” primaire dans cet article ?
En effet le sérieux d’un club n’a à mon sens pas grand chose à voir avec l’affiliation d’un plongeur à tel ou tel organisme.
Cela dit j’adhère totalement à la conclusion : “Tout ça pour dire que la meilleur protection du plongeur, c’est la sienne”.
De toutes façon tous les certificats médicaux du monde ne protègeront jamais le plongeur imprudent ou présompteux.
A plus.
le 28 septembre 2007 à 14:55
Bonjour,
Je ne pense pas que cet article soit anti PADI, je pense plutot qu’il est anti connerie. Excusez moi pour la forme directe. Olivier Timis nous décrit parfaitement la connerie du genre humain qui à de nombreuses reprises part aveuglement se mettre dans des situations dangereuses.Je suis plongeur N2 et je prépare mon N3, j’habite en Haute Savoie et je pratique également de nombreux sports de montagnes et je suis ancien militaire.Croyez moi je croise la connerie au détour d’un sentier l’été en tong à + de 2500 m. d’altitude, ou bien en via férata au-dessus de 600 metres de vide avec un sac de 70 litres sur le dos en criant maman j’ai peur ! Ou bien à plus de 80 KM/H sur son VTT et sans casque . Croyé moi la connerie est un mal persistant et dont le vaccin malheureusement n’existe pas encore !!!!!!
le 28 septembre 2007 à 20:01
Je souris tout seul devant mon écran, en lisant Croatie je traduis Bulgarie, le mono parlait presque anglais, son bloc était rouillé tout autour de la robinetterie, si il m’avait demandé une carte cela aurait été la bleue, et le seul papier qui l’intérèssait était des $ ou des € …
Par contre en Egypte on m’a toujours demandé un certificat, tout comme en France !
le 1 octobre 2007 à 16:53
Pour ce qui est d’un oubli éventuel de ses cartes (y compris d’identité), il est bon de penser à les scanner R°V° et à les glisser soit sur son ordinateur portable, soit dans un clé USB. Ca peut vous sauver la mise à l’autre bout du monde. Il existe un site qui vous permet de rassembler toutes ces informations, mais évidemment son nom m’échappe… :confus:
Pour le reste, c’est vrai que c’est pas rassurant quand on ne vérifie ni ton carnet, ni le certificat médical, ni même ta carte de niveau. En général, le laissez-aller se poursuit sous l’eau et après la plongée. Dans ce genre de club, on ne m’y revoit pas une seconde fois.
le 1 octobre 2007 à 18:56
[QUOTE]Il existe un site qui vous permet de rassembler toutes ces informations, mais évidemment son nom m’échappe[/QUOTE]
scubadata.com ?
le 2 octobre 2007 à 15:05
Il y a un site qui prend tout ca en compte :
www.mydivinginfo.com,
on peut y enregistrer toutes ses certifications, une copie de son certif. medic., ses plongées etc… et certains clubs de mer rouge qui sont en relation avec le site utilisent meme ces infos pour anticiper sur l’administration et l’organisation des plongées…cool non ?
le 2 octobre 2007 à 19:37
Il y a une virgule qui empêche le lien de fonctionner. Voici le bon lien : http://www.mydivinginfo.com
le 2 octobre 2007 à 19:49
Jago est un gros malin
J’utilise et franchement c’est top.
Yannick, pour ce qui est de ton lien, il semble qu’il faille ouvrir un compte dit Premium, en passsant par subscribe (gratuit) puis upgrade (payant ?). Je n’ai pas envie d’essayer et je n’ai pas vu de CGV ou manuel explicatif … ?
le 3 octobre 2007 à 17:46
Alors pour info j’ais noter qq petites erreurs (pas tres graves) et les elements que je vais coriger peuvent vous aider
C’est pas PADI qui a inventer la decharge de responsabilite mais certain pays l’applique car c’est reglementé chez eux et pas en france.
Chez PADI un instructeur a jour de ses cotisation peux retrouver n’importe quel diplome avec le nom/prenom et qq info simple sur internet en qq minutes (pratique si oubli de ses papier)
Cerif medical pas “obligatoire” en france mais c’est le seul document qui protege en partie le DP donc tres souvent demandé
Pour les SCA (Structure Commerciale Agréée FFESSM) un simple ordinateur sur le web permet de controler les niveaux obtenus et la date de la derniere licence en qq clic (bon faut il s’en donner la peine)
Donc voila qq solution pour sauver une plongee de derniere minute
Yannick
le 4 octobre 2007 à 12:33
www.scubadata.com permet, en plus du carnet de plongée, de stocker tout les documents que vous souhaitez : certificat médical, licence, diplomes etc … Vous pouvez ensuite les récuperer où que vous soyez dans le monde, sous reserve d’une connection internet.
Derniere précision c’est totalement gratuit !