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Un bunker pour la recherche en mer !


carte du canada

SituĂ©e en bordure du plus grand estuaire du monde, celui du fleuve Saint-Laurent, la ville de Rimouski dans la belle province du Quebec au Canada offre un cadre naturel exceptionnel et propice au dĂ©veloppement des sciences de la mer. la rĂ©gion immĂ©diate regroupe une concentration unique de chercheurs rĂ©partis dans trois institutions de renommĂ©e internationale : l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER), l’un des centres de recherche des plus polyvalents au QuĂ©bec et au Canada; l’Institut maritime du QuĂ©bec, le plus important centre de formation maritime au Canada; l’Institut Maurice-Lamontagne, l’un des principaux centres de recherche en sciences de la mer au monde.

C’est donc tout naturellement à Rimouski, dans le quartier Pointe-au-Père, qu’un laboratoire souterrain de techniques radio-isotopiques appliquĂ©es aux biosciences marines a Ă©tĂ© construit. Le projet de construction, d’une valeur de 800 000 $, a Ă©tĂ© financĂ© conjointement par la Fondation canadienne de l’innovation du Canada (FCI) et le Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).

Ce laboratoire a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© conjointement par une Ă©quipe de chercheurs de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER-UQAR) et de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML, PĂŞches et OcĂ©ans Canada).

Il s’agit d’un vĂ©ritable bunker, avec des murs de bĂ©ton de 3 mètres d’Ă©paisseur et un toit de bĂ©ton de 7 mètres de haut sur le dessus. L’Ă©difice en question est situĂ© Ă  proximitĂ© du Laboratoire humide de Pointe-au-Père. Il ressemble Ă  un petit bâtiment, de 4 mètres sur 5, mais toute la partie, plutĂ´t restreinte, oĂą seront menĂ©es les expĂ©riences est situĂ©e sous terre. Ce bunker sera en opĂ©ration dans les premières semaines du mois de 2008.

Unique au Canada, ce laboratoire permettra, grâce à des appareils de haute technologie, de procéder à des analyses de microquantités de substances radioactives naturelles dans les organismes et les sédiments marins.

«Normalement, quand il est question de radioactivitĂ©, explique M. Pelletier chercheur Ă  l’ISMER et coresponsable du laboratoire, on veut se protĂ©ger d’une source de radiation qui diffuse vers l’extĂ©rieur, comme dans un hĂ´pital ou la source de radiation est bien entourĂ©e de murs Ă©pais. Dans notre bunker, on veut se protĂ©ger des infimes rayons cosmiques qui proviennent de l’espace et qui sont très pĂ©nĂ©trants. Ces rayons ne causent pas de problèmes chez les humains, qui sont habituĂ©s depuis toujours Ă  ces doses de radiation. Par contre, pour que nos analyses soient fiables Ă  des Ă©chelles très sensibles, c’est important de baisser les bruits de fond et de laisser pĂ©nĂ©trer le moins possible les interfĂ©rences cosmiques. Cela augmente de beaucoup le rendement et la prĂ©cision de nos appareils.»

Le laboratoire pourra être utilisé pour résoudre des problèmes liés à la contamination environnementale ou pour travailler à des questions générales en océanographie comme la datation des sédiments marins.

«Avec un tel laboratoire, le Bas-Saint-Laurent se dote d’un Ă©quipement de haute performance, constate le chercheur Émilien Pelletier. Nous avons commencĂ© Ă  travailler sur des projets avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique de Monaco (AIEA), qui a vraiment une rĂ©putation de premier plan sur la scène internationale dans ce crĂ©neau de recherche.»

En dépit des fondations extrêmement larges, l’édifice ressemblera à une maison, une fois terminéPlan transversal du bâtiment


Etienne Belanger DesbiensIPelletierEPour l’UQAR, trois personnes ont collaborĂ© de près Ă  la construction de ce bunker: Étienne BĂ©langer, du Service des terrains, bâtiments et Ă©quipement (diplĂ´mĂ© de l’UQAR en gĂ©nie), qui a supervisĂ© les travaux de construction, Isabelle Desbiens, agente de recherche rattachĂ©e au laboratoire de Pointe-au-Père (baccalaurĂ©at en chimie et maĂ®trise en ocĂ©anographie Ă  l’UQAR), ainsi qu’Émilien Pelletier, chercheur Ă  l’ISMER et coresponsable du laboratoire. Du cĂ´tĂ© de l’Institut Maurice-Lamontagne, deux autres personnes ont Ă©tĂ© associĂ©es de près au projet: Claude Rouleau, coresponsable du laboratoire, et Sylvie St-Pierre, technicienne en laboratoire.
Source et copyright : ISMER/UQAR http://www.uqar.qc.ca/campusRimouski/index.asp
 

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