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L’Afrique vient au secours des tortues marines
En vue d’améliorer la protection des six espèces de tortues marines vivant le long de la côte atlantique d’Afrique, vingt-trois pays signataires de la Convention sur les mesures de conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (Cms) réfléchissent depuis hier, à Dakar, sur comment harmoniser les stratégies de sauvegarde de l’espèce.Â
Aujourd’hui face à la diminution progressive et alarmante de la population des tortues marines, près de 80¨% des pays de l’aire de répartition ont signé le Mémorandum d’Abidjan. Cela représente vingt-trois pays africains de la côte atlantique, allant du Maroc à l’Afrique du Sud. ‘Avec ses 14 000 km de côte qui s’étendent du Maroc à la République sud-africaine, la côte atlantique africaine est une zone d’intérêt pour six des huit espèces mondiales de tortues marines’, rappelle Ndèye Sène Thiam, coordonnatrice de l’Unité régionale des tortues marines de la côte atlantique de l’Afrique (Urtoma) sous l’égide du Secrétariat intérimaire du volet environnement du Nepad (Sinepad).
Les six espèces de tortues qu’on rencontre le long de la côte atlantique sont la tortue verte (Chélonia mydas), la caouanne (Caretta caretta), la tortue luth (Dermochelys coriacea), la tortue olivâtre (Lepidochelys olivacea), la tortue imbriquée (Eretmochelys imbricata ) et la tortue Kemp (Lepidochelys kempii).
Pour plus d’infos sur ces 6 espèces
D’après Ndèye Sène Thiam, ‘Cette décroissance est en partie due essentiellement à une exploitation excessive directe et occasionnelle, des prises accidentelles d’engins de pêche, ainsi que la dégradation des habitats et des plages de nidification des tortues par le tourisme’. Mais, grâce à la sensibilisation des défenseurs de l’environnement et la collaboration des populations, cela n’est devient progressivement  vieux souvenir.
Ouvrant la rencontre hier, le directeur de cabinet du ministre de l’Environnement, de la Protection de la nature, des Bassins de rétention et des Lacs artificiels au Sénégal, Sidy Gaye, a indiqué que ‘la survie des tortues marines et de tous les mammifères marins en général : dauphins, requins, baleines, lamantins et autres, est un défi du millénaire qui nous interpelle tous’. Et de révéler que ‘devant la rareté des ressources de la pêche et la diminution des tonnages de poissons débarqués, nous assistons à certains endroits à une pêche ciblée de ces espèces’. Aussi lance-t-il un appel au Programme des Nations unies pour l’environnement, au Secrétariat de la convention pour les mesures de conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (Cms) et à l’Unité régionale des tortues marines de la côte atlantique de l’Afrique (Urtoma) pour qu’ils coordonnent leurs efforts pour la mise en place d’actions concertées de conservation et d’exploitation des tortues marines le long de la façade atlantique.
Dans ce sens d’ailleurs, des programmes régionaux et sous-régionaux se mettent progressivement en place pour dynamiser les actions en faveur des tortues marines. Le plan de conservation des tortues marines annexé au Mémorandum d’Abidjan et finalisé en 2002 prévoit une meilleure connaissance des espèces en matière de recherche scientifique.
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le 8 mars 2008 à 9:48
Rien à dire sur le texte… par contre la photo qui semble illustrer l’espèce Caretta caretta : la Caouanne est en fait… une belle Tortue Verte!!!
le 8 mars 2008 à 20:03
Merci pour ton commentaire, la modification a été faite
le 8 mars 2008 à 20:12
Salut
Y a t-il une implication de l’Océanium et de Haidar dans le projet ?
le 9 mars 2008 à 11:27
Pas d’info précise sur leur implication…même sur leur site nternet :-(…mais vu le travail de l’Océanium au Sénégal on peut imaginer qu’ils ne sont pas loin de ce projet
le 9 mars 2008 à 11:40
J’avais dit pas de problèmes pour le texte! pourtant, à la relecture, vous auriez dû écrire:
DermOchelys au lieu de Dermchelys
et:
Eretmochelys imbricata au lieu de Lepidochelys imbrication