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Si l’Europe s’intéressait aux écosystèmes marins ?


Shark aliance, association de protection des requins La Shark Alliance réunissant une cinquantaine d’associations écologistes réunies depuis 2006 affiche clairement un objectif de lobbying auprès de la Commission européenne.

« Nous demandons l’élaboration d’un plan de gestion durable des pêcheries de requins fondée sur des données scientifiques valables, et le renforcement de la réglementation sur le prélèvement d’ailerons », explique Nicole Aussedat, qui représente l’organisation en France.

Les scientifiques, avancent le chiffre de 120 à 150 millions d’individus, dont 73 millions, selon l’UICN (Union mondiale pour la nature), sont pêchés pour leurs nageoires, puis rejetés agonisants en mer, pour alimenter le marché asiatique des mets de luxe en progression de 5 % par an.

Selon la Shark Alliance affirme que l’Europe a une très grande responsabilité dans cette « production ». La part de L’Europe sur le marché d’Hong Kong est aux alentours de 30 %. Les espagnoles se placent  en tête d’une liste de 85 pays négociants de nageoires avec une « production » représentant plus d’un quart du marché (2 millions de tonnes). Depuis 1990, le prélèvement de requins  par la flotte espagnole a augmenté de 22 %. Le Royaume-Uni, la France, le Danemark et l’Allemagne ne sont pas très loin de l’Espagne.

Les études scientifiques présentées par Ransom Myers et ses collègues de l’université de Dalhousie (Halifax) qui ont étudié les livres de bord des chalutiers croisant dans l’Atlantique nord, démontrent que les ressources halieutiques auraient décliné de 50 %. Certaines espèces plus que d’autres sont menacées de disparition : comme le requin-marteau, dont la population aurait fondu de 89 %, le requin-tigre (- 65%), le requin bleu (- 60 %) ou plus encore l’aiguillat et le requin-taupe, qui sont désormais considérés comme en danger critique d’extinction par l’UICN. La situation n’est pas meilleure en Méditerranée, où 42 % des espèces de requins de la région sont menacées d’extinction.

 ”Quand une espèce a été menacée, sa population a du mal à se reconstituer », résume Nicole Aussedat. Cela s’explique par la croissance lente, sa maturité tardive, son faible taux de reproduction et sa longue gestation  Pendant que la population des grands requins chute, celle de leurs proies, les petits requins et, en particulier, celle des raies a augmenté. Leur nombre aurait été multiplié par dix depuis les années 1970, selon le Pew Institute for Ocean Science de Miami. Conséquence économique directe : les raies dévorent de grandes quantités de fruits de mer, dont les pétoncles, les huîtres et les palourdes. « La disparition des grands requins entraînera des pertes importantes pour la pêche commerciale », prédit Ellen Pikitch, directrice de l’institut.

« Raison de plus pour laisser le temps aux chercheurs de comprendre les équilibres des chaînes alimentaires qui gouvernent les océans », milite Bernard Séret. Shark Alliance a obtenu une première victoire en demi-teinte avec l’assurance des marins français de ne pas demander de dérogation pour pratiquer le « finning » (la pêche à seule fin de prélever les nageoires) et l’établissement d’un quota de pêche pour deux espèces menacées (aiguillat et le requin-taupe) en décembre dernier. Manque encore le plan de gestion de pêche réclamé par l’ONG. Grace au site de la commission européenne, Shark Alliance voit un espoir pour l’avenir. 

Logo shark alliance

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Une réponse pour “Si l’Europe s’intéressait aux écosystèmes marins ?”

  1. Bonjour à tous & toutes,
    La préférence de l’Europe est d’investir dans des normes spécifiques adaptées aux plongeurs. Elle apporteront des contraintes nouvelles au niveau de la plongée.
    Je vous signale qu’un nouveau “lobby” a été créé à cet effet :
    Cmas Europe et est installé à Bruxelles.
    Je ne suis pas certain que la faune et la flore sont des sujets importants au premier chef de l’Europe.
    Tout simplement que l’Europe est avant tout une Europe libérale.
    En deux mots : la compétitivité des entreprises … !

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