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Première mondiale : un calmar géant naturalisé à Paris


Calmar géant pris dans un filetC’est une première mondiale. Le premier calmar géant naturalisé, baptisé Wheke -calmar en maori-, est exposé  au Muséum national d’histoire naturelle à Paris.

Long de 6,50 mètres, ce céphalopode a été pêché accidentellement par plus de 615 mètres de profondeur, au large de la Nouvelle-Zélande, le  27 janvier 2000.

Une fois sorti des filets, le spécimen a été confié deux ans et demi en Italie, pour subir une plastination, procédé qui consiste à ”déshydrater” le mollusque à basse température pour remplacer tout son liquide (formol, alcool, eau) par une résine durcissante, mis au point par le laboratoire spécialisé dans la naturalisation d’animaux VisDocta Research.

Calmar avant de subir une plastination

Les spécialistes en charge de l’opération ont ainsi redonné au calmar géant sa forme originelle et ont restauré ses dizaines de tentacules. Seuls ses yeux ont été remplacés. Après des recherches de plus de deux ans, Wheke a retrouvé ses couleurs. Il est  exposé au grand public dans la Grande Galerie de l’évolution du Muséum national d’histoire naturelle.

Wheke, mesurant plus de 6 m, est montrée au public comme dans son milieu naturel. Exposer un véritable calmar géant constitue un évènement exceptionnel, de par la rareté des spécimens récoltés dans le monde, et par la technique inédite utilisée pour faire retrouver à cet animal extraordinaire toutes les caractéristiques qui ont fait de lui une légende, a souligné le Museum.

Wheke est le fruit d’un don, au Muséum, du National Institute of Water & Atmospheric Research (NIWA) de Nouvelle-Zélande, par l’intermédiaire de Steeve O’Shea, spécialiste néo-zélandais des calmars géants, et de sa collègue française Renata Boucher, spécialiste des céphalopodes au Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

“Il n’est pas normal qu’il n’y ait aucun calmar géant au pays du Jules Verne”, disait le biologiste néo-zélandais en faisant allusion à l’animal vedette du roman “Vingt mille lieues sous la mer”.

 

 

 

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