» Biologie sous-marine, Faune et Flore, Actualités

Découvertes de créatures sous-marines étonnantes en Nouvelle-Zélande
Des scientifiques ont découvert une rare colonie de créatures chétives sur une large montagne sous-marine, ce qui pourrait leur permettre de trouver le moyen de mieux protéger les structures marines.
L’équipe internationale a trouvé des millions de créatures s’apparentant à des étoiles de mer, au sud de la Nouvelle-Zélande, dans un secteur qui n’avait jamais été exploré.
“C’était totalement nouveau et inattendu de voir ce qui vivait vraiment sur cette montagne, et de constater qu’une seule espèce occupait la majeure partie de l’espace, a confié le biologiste marin de l’Université Dalhousie, à Halifax, Ron O’Dor. Il s’agit d’un écosystème réellement intéressant et la vérité est que nous ne savons pas vraiment comment il fonctionne.” Les “brittlestars” - des échinodermes aux bras longs et minces - étaient agglomérés un peu partout au sommet de la crête de Macquarie, qui s’étend sur 1400 kilomètres, du sud de la Nouvelle-Zélande jusqu’en dessous du cercle polaire antarctique.
Les scientifiques ont souligné qu’ils avaient l’habitude de trouver des coraux sur ces montagnes et qu’ils avaient été étonnés de voir les “brittlestars” se mouvoir dans un fort courant qui atteignait les 4 kilomètres à l’heure.
Le corps des étoiles de mer découvertes ne mesure qu’un centimètre de diamètre environ et leurs bras atteignent cinq centimètres de long. Selon le biologiste marin basé à Melbourne Tim O’Hara, cette forte concentration d’étoiles de mer de l’espèce ophiuroid ophiacantha, est “comme une relique d’un lointain passé”.
C’est comme remonter 300 millions d’années en arrière lorsqu’il n’y avait pas beaucoup de poissons et que les premiers ancêtres de l’étoile de mer tapissaient le fond de l’océan, explique-t-il. “Normalement les poissons devraient s’attaquer à elles et les manger” mais pour une raison indéterminée “il y a un manque de poissons prédateurs” et ces animaux ont pu prospérer.
Selon M. O’Hara, qui n’a pas participé à l’expédition, la vitesse du courant marin dans la zone pourrait expliquer en partie pourquoi les poissons ne les mangent pas. Le Courant circumpolaire fusionne les eaux des océans Atlantique, Indien et Pacifique et transporte jusqu’à 150 fois le volume d’eau coulant dans l’ensemble des cours d’eau de la planète, précise l’océanographe Mike Williams.
Selon Steve Rintoul, un océanographe australien, il existe peu de données scientifiques sur ce courant, qui “influence fortement le climat régional et mondial” en charriant de grandes quantités d’eau et de chaleur dans les océans.
Moins de 200 des quelque 100.000 montagnes sous-marines de la Terre s’élevant à plus de 800 mètres au-dessus des fonds marins ont été étudiées à ce jour.
Rubriques parentes: Biologie sous-marine, Faune et Flore, Actualités





Inscription
Contact
Presse
Publicité
A propos de



le 25 mai 2008 à 9:44
pour info, “brittlestar” en français, c’est “ophiure”
le 25 mai 2008 à 11:21
@ ndiver : On trouve beaucoup d’ophiures en Antarctique. Avec des plongeurs non francophones, on communiquait en anglais et on appelait “brittlestar” pour que tout le monde comprenne.
@ LXG : Un sujet intéressant, as-tu une idée à quelle profondeur ?
le 25 mai 2008 à 18:59
@ tomek : ouaip, m
le 3 juin 2008 à 13:21
arf, avais pas vu que le message avait sauté
@ tomek : ouaip, mais le nom de la classe des ophiures, c’est Ophiuroidea, et l’ophiure commune, son nom, c’est Ophiura ophiura
Un truc que j’avais remarqué, c’est que les noms français sont généralement plus précis que les noms anglais en matière d’animaux marins.
Un exemple rapide : les anglophones appellent “jellyfish” les méduses (ce qui se traduit par “poisson de gelée”)
le 10 juillet 2008 à 5:20
c’est pas un bon exemple car meduse ne designe rien (enfin je crois).
un autre exemple serait cachalot ;o)