
Ile de Pâques - RAPA NUI - Plongée unique au coeur du Pacifique
A voir impérativement
(en se limitant aux sites principaux)
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Le complexe de TAHAI : restauré à la fin des années 60, peut être rejoint aisément à pieds en longeant la côte sud à partir de HANGA ROA. Il comprend 3 ahu : AHU VAI URI avec ses 5 moai ; AHU TAHAI avec un seul moai, et, en s’éloignant un peu, AHU KO TE RIKU dont le moai porte fièrement un pukao (en fait, une reproduction récente). Si vous souhaitez voir éclairées les faces des moai, il vous faudra venir le matin. Sinon, chaque fin d’après-midi, les photographes viennent attendre le coucher du soleil à TAHAI pour faire LA grande photo classique du moai auréolé par le couchant…. On aime ou on n’aime pas,… mais, photographe ou non, tout le monde vient admirer le spectacle ! Alors pourquoi s’en priver puisque c’est beau et très proche de HANGA ROA? Et la promenade est agréable.
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ORONGO, centre du culte de l’Homme-Oiseau : Au XVIIème siècle, après les violentes guerres tribales qui ont agité l’île et les bouleversements dont le renversement des statues n’est que l’un des épisodes, la société pascuane a besoin de se restructurer. Se développe alors une nouvelle religion, le culte de l’Homme-Oiseau, dont le dieu créateur est MAKE MAKE qui s’éteindra au début du XIXème avec les missionnaires.
Pour célébrer ce culte, chaque année, les différents clans de l’île se rassemblaient au sommet du volcan RANO KAU, occupant des maisons de pierres plates dans l’attente du premier œuf de Manutara (Sterna fuscata) pondu sur l’îlot Motu Nui. Des serviteurs (hopu manu) désignés par les prétendants au titre d’Homme-Oiseau devaient aller chercher l’œuf sur l’îlot et le rapporter après avoir traversé à la nage le dangereux bras de mer et escaladé une falaise quasi verticale. Le premier prétendant à obtenir un œuf était déclaré Tangata manu. Sacré, tabu, il vivait reclus, en marge de la société mais avait un grand pouvoir politique.

Le site de ORONGO domine la mer de plusieurs centaines de mètres. Outre les maisons de pierres plates dans lesquelles il est interdit de pénétrer pour d’évidentes raisons de sécurité, à l’extrême pointe de la crête du volcan RANO KAU, au lieu dit « Mata Ngarau », dans une zone très protégée (nombre de personnes limité), on admirera plus de 650 pétroglyphes (homme-oiseau, koma, make-make) sculptés dans les rochers qui surplombent un à -pic vertigineux et les trois motu.
Surtout ne touchez pas à ces pétroglyphes : en 30 ans, ils ont déjà été terriblement altérés…..L’excursion ne prend que deux ou trois heures à partir de HANGA ROA. Il est préférable d’y monter durant la matinée, voire à midi. Le site est symboliquement fermé après 17h. Pour pénétrer sur la zone, vous devrez vous acquitter d’un droit d’entrée qui vous donne accès à tous les autres sites quand ils sont gardés.
La carrière du RANO RARAKU : c’est le must de la visite !
Cet ancien volcan abrite la fameuse grande carrière des moai dont, nécessairement, vous avez déjà vu des photos ! On en dénombre près de 397 sur ses flancs tant sur la paroi externe qu’à l’intérieur du volcan (il y a actuellement 887 moai répertoriés sur toute l’île), et il est probable que plusieurs sont encore ensevelis sous des tonnes d’éboulis….
Un large sentier aménagé et facile (mais il y a des marches) permet de parcourir une partie des pentes, parmi les moai dressés sans mettre en péril leur conservation (car le tuf volcanique dans lequel ils sont pour la plupart sculptés est très tendre). Suivant l’heure de la journée, les moai sont différemment éclairés et le site prend des couleurs différentes. On peut donc indifféremment y aller le matin ou l’après-midi…ou mieux, y aller deux fois ! Ne pas manquer le plus grand des moai en cours de fabrication : TE TOKANGA mesurant 21.6m de long et pesant entre 160 et 182 tonnes, le TUKU TURI, unique moai agenouillé mis au jour par Thor Heyerdhal et l’intérieur du RANO RARAKU avec son lac dans lequel poussent les fameux totora, roseaux d’une espèce voisine mais cependant différente de celle du lac Titicaca, qui servent à fabriquer petites embarcations et autres flotteurs (pora). Lors de la fête de la TAPATI, une journée de compétition se déroule sur ce lac, avec course de ces embarcations légères et nage avec les pora. Une autre course, utilisant les mêmes embarcations se déroule en pleine mer.
AHU TONGARIKI : Situé à peu de distance de la carrière du RANO RARAKU, ce gigantesque ahu fut d’abord détruit lors de la période des guerres entre les clans, puis ses ruines furent balayées par un tsunami en 1960. C’est dire qu’au début des années 90 il n’en restait pas grand chose….Fort heureusement entre 1994 et 1995, il a été entièrement reconstruit grâce au financement apporté par une importante société japonaise qui utilisa l’opération à des fins promotionnelles. Outre la fourniture d’une gigantesque grue capable de soulever et de redresser les 15 moai et les lourdes dalles basaltiques, la société accorda plus d’un million de dollars à cette restauration titanesque confiée à Claudio CRISTINO. C’est le plus grand ahu de l’île. On le visitera l’après-midi afin de pouvoir photographier la face des moai.
La plage d’ANAKENA et AHU NAU NAU : Cette belle plage de sable blanc est le lieu où HOTU MATUA, premier ariki de l’île, a débarqué avec ses deux grandes pirogues doubles avec un groupe humain important, des plantes, des animaux,… vraisemblablement au Vème siècle après JC. Sur le haut de la plage, on admirera AHU NAU NAU, restauré seulement en partie par Sergio RAPU. C’est là que Sonia HAOA découvrit le premier oeil des moai (corail blanc et scories rouges) en 1978. Ce qui justifierait le nom de « Mata Ki Te Rangi » sous lequel les anciens Mangaréviens désignaient l’île de Pâques. Sur l’arrière du ahu, on notera un très beau pétroglyphe d’homme-lézard.
Les moai portent le traditionnel pukao. A quelque distance se dresse le moai solitaire du AHU ATURE HIKI.On peut se baigner sans danger à ANAKENA en évitant la partie droite où il y a quelques rochers sous l’eau. La petite cocoteraie (noix importées de Polynésie Française, mais cocotiers stériles) procure une ombre bien agréable. La plage est très fréquentée le week-end par des familles pascuanes.
- AHU AKIVI : Seul ahu situé à l’intérieur des terres, restauré lui aussi, il est surmonté de 7 moai qui seraient d’après les traditions orales la représentation des 7 explorateurs envoyés par HOTU MATUA depuis « Marae Renga » sur l’île d’Hiva (Mangareva ??) à la recherche d’une terre. Il est préférable de visiter ce site l’après-midi pour profiter de l’éclairage.
- AHU VINAPU : Cet ahu dont la construction rappelle étrangement les murs incas de Cuzco et Sacsahuaman est daté du XIIème siècle, c’est-à -dire antérieur à la grande période Inca. De plus, contrairement à Cuzco où il s’agit d’énormes monolithes ajustés, il ne s’agit ici que d’un « parement ». Des arguments en défaveur de l’hypothèse de Thor Heyerdahl qui y voyait la preuve d’un peuplement de l’île de Pâques à partir de l’Amérique du Sud. Ce site est à visiter impérativement le matin car c’est à ce moment que sa façade si caractéristique est éclairée par le soleil.
Il y a beaucoup d’autres sites : ahu ruinés tout le long des côtes, moai en cours de transport dans les terres, carrière du PUNA PAU, TE PITO TE HENUA, pétroglyphes, plage de OVAHE,…sans oublier une visite au Musée Padre Sebastian Englert. Il serait fastidieux de tous les citer ici. On se reportera aux traditionnels guides touristiques (cf bibliographie succincte).
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le 21 juillet 2008 à 23:15
Super, c’est une histoire passionnante pour une île la plus mystérieuse du monde !
le 21 juillet 2008 à 23:25
J’ai réalisé un blog sur l’île de Pâques si vous voulez en savoir plus >>> http://berphi.skyrock.com
le 22 juillet 2008 à 1:10
Fiou quel boulot pour nous faire ce papier si bien documenté !! Chapeau bas
Si j’y vais, je pense que c’est ce dossier qui fera un excellent guide plutôt qu’un TO.
Merci encore pour ce superbe récit !
le 3 août 2008 à 9:57
Fabuleux !
Bravo et merci !
le 6 août 2008 à 14:23
4 commentaires seulement pour un reportage si riche !… Je suis surprise… Quel travail, ce n’est plus un compte-rendu, c’est une visite guidée où on nous prend par la main !
J’aime beaucoup l’idée des colons à la dérive en provenance d’un petit village basque, j’ignorais cette hypothèse. Je la trouve à la fois plausible, et romantique (sous un certain aspect).
D’autre part, merci d’avoir pensé aux photographes en prenant le temps d’indiquer quels sont les meilleurs points de vue et surtout les meilleurs moments pour les meilleures prises de vue…
C’est le CR le plus complet que j’aie pu lire sur l’île de Pâques, avec autant d’infos d’ordre culturel que pratique. Bravo Fabrice : si je dois m’y rendre un jour je consulterai de nouveau ces 8 pages très complètes.
le 22 novembre 2008 à 19:50
Huit pages reportages où rien ne manque. Même si je connais les lieux, j’ai pris un grand plaisir à lire ces pages..
Je suis allée également à Rapa Nui et je me suis décidée à transcrire mon carnet de voyage sur le net.
La page plongée est également prévue. Une exploration avec le centre de plongée Orca, sur le site motu Tautara. Ce jour là la houle était importante, mais j’ai pu prendre quelques photos sous-marine.
Bravo … je vous félicite.
le 13 avril 2010 à 11:22
Je reviens de Rapa Nui et termine mon “journal compte rendu” comme je fais toujours aprés un voyage et je suis heureuse de constater que je ne suis pas la seule à avoir adoré cette mystèrieuse petite île. Notre guide Mr Rapu archéologue nous a également parlé des marins basques ayant fait souche, d’où l’ADN trouvé en 1981 mais hélà s je n’ai pas bien noté le pourcentage de purs Pasquans. J’y crois …. Pourquoi pas.
Aimée Archent