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Le submersible du futur est un poulpe robotique !


Poulpe robotique

Il coûtera 10 millions d’euros à construire – si toutefois l’équipe de chercheurs réussit à le finaliser – mais le poulpe robotique pourrait explorer des coins et des recoins des récifs coralliens où aucune machine n’est jamais allée.

Imaginez la catastrophe si un lourd ROV submersible commençait à marcher, ou rouler, sur un récif corallien pour explorer et photographier des niches et des crevasses avec ses bras métalliques. Pourtant, les océanographes qui étudient les changements climatiques ont bien besoin de renseignements contenus dans la faune et la flore de ces récifs. C’est pourquoi Cecilia Laschi de la Scuola Superiore Sant’Anna de Pise en Italie, et ses collègues au Royaume-Uni, en Suisse, Turquie, Grèce et Israël tentent de mettre au point un poulpe robotique – le premier robot mou du monde.
Leur tâche n’est pas simple, car les tentacules des céphalopodes sont d’une complexité extraordinaire: ils peuvent se plier dans toutes les directions, mincir et doubler en longueur très rapidement, attraper et manipuler un objet. Chaque tentacule possède quatre muscles indépendants longitudinaux, séparés par des muscles transversaux autour d’un nerf central.
Auparavant, des ingénieurs ont mis au point un genre de serpent qui, s’il évolue correctement, ne mincit pas quand il s’étire. Son principal problème est qu’il est gonflé d’air comprimé, donc il flotte.
Les chercheurs menés par Cecilia Laschi testent actuellement des muscles artificiels fabriqués en matière silicone mélangée à une substance au nom barbare de “dielectric elastomer”. Cette substance est un polymère électroactif (EAP en anglais pour “electroactive polymer”). Autrement dit, quand elle est traversée par un courant électrique, elle réagit en compressant le silicone qui réduit de taille. (http://www.iop.org/EJ/abstract/1748-3190/4/1/015006/)

Il reste aux chercheurs à construire un tentacule – pour l’instant ils ont construit un simulateur mécanique qui imite très bien les forces produites par les polymères électroactifs – mais ils restent convaincus que cela marchera pour de vrai. Il ne leur manque plus que quelques millions d’euros


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