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Caisson Sea&Sea RDX et Canon 450D : vers la démocratisation du reflex en photo sous-marine.
 
caisson monté avec dôme
L’annonce de la nouvelle génération de caissons Sea&Sea pour reflex a émoustillé le photographe testeur que je suis. Sea&Sea avait annoncé la couleur avec la production d’un caisson très ergonomique pour compact - le DX-1G - et affirme désormais sa stratégie en annonçant de manière plus généralisée la production de caissons moins coûteux, en polycarbonates, compatibles avec l’ensemble des accessoires de la marque – hublots, dômes, flashs, … - gamme financièrement beaucoup plus accessible.
es caissons sont-ils la révolution attendue sur un marché très fermé ? L’achat de caissons pour reflex va-t-il se démocratiser ? Basculons-nous dans le bas de gamme ou au contraire est-ce un vide qu’il fallait combler ?
Essayer en conditions l’un de ces caissons devait me permettre de faire le point sur ces nouvelles productions.
Mon choix s’est porté sur le caisson RDX450D, caisson pour le Canon 450D.
Le 450 D bénéficiait à la date d’acquisition d’une excellente réputation : meilleur rapport qualité prix du moment, meilleure vente mondiale des reflex en 2008.
Ce caisson existe actuellement en deux versions. L’une pour le Nikon D60, l’autre pour le couple Canon 450D et 500D sortie peu après (Ces deux Canon, ayant, chose rarissime, exactement la même taille et dispositions des commandes. Les fonctions attribuées aux commandes en revanche diffèrent, ce qui implique une lecture erronée des pictogrammes associés).
J’aurais souhaité un test en avant première lors de la sortie de ceux-ci, mais les conditions d’acquisition du matériel m’ont conduit 9 mois plus tard à réaliser un test sur la durée, en utilisation réelle, au fil de mes périples.
Première constatation : sur un marché aussi prometteur – le Reflex – la France continue à privilégier le marché du compact (APN) et il n’est pas facile de se procurer du matériel de la gamme au dessus. Marché secondaire imposé, pourtant les amateurs de photo sous-marine scrutent de plus en plus la gamme des Reflex.
Encore réservés à des amateurs confirmés et prêts à y mettre les moyens, les caissons en polycarbonates peuvent bouleverser la donne…
J’ai dû finalement me procurer le caisson à Barcelone, chez Sagadive.com, réactif et professionnel, proposant un tarif inégalé.
Prise en main
Le caisson RDX 450D

caisson hublot standard
Le caisson est résolument nouveau.
Alors que la marque concurrente Ikelite (dans la même gamme de prix) propose des caissons construits autour de modules adaptés à chaque appareil, celui-ci est moulé au plus près des formes du boîtier.
Pour diviser le prix par (presque) deux, le concept est très simple, il a suffi de remplacer l’aluminium par du polycarbonate moulé.
Pour conserver la compatibilité avec les jeux de dômes et hublots en aluminium sur un support plastique, un nouveau système de fixation a été conçu : il se présente sous la forme du baïonnette métallique intimement enchâssée dans le caisson. Une bague métallique rotative vient verrouiller la fixation des dômes et hublots.
Cette baïonnette n’étant pas compatibles avec le système MDX de la marque, de nouvelles extensions (voir glossaires) sont proposées. Ces extensions permettent et c’est très important d’utiliser les dômes Sea&Sea existants.
J’ai choisi d’acheter un ensemble vendu en kit : caisson + hublot standard au format de cette nouvelle baïonnette.
Ce hublot permet d’utiliser l’objectif 18-55 EF-S généralement proposé en kit avec les Canon mais aussi le 60 EF-S macro.

L’équipement en action durant l’opération Osiris à Malte.
Photo Bruno Real
J’ai été tout particulièrement attiré par la présence de connecteurs pour fibres optiques qui permettent de brancher des flashs déportés de la manière la plus simple qui soit. Tous les utilisateurs de compacts connaissent maintenant bien le principe : le flash interne déclenche par une transmission optique ou infrarouge le ou les flashs distants. C’est très sûr : plus de connecteurs électriques qui risquent de provoquer la noyade mais c’est surtout le moyen le plus simple d’assurer le contrôle TTL de l‘exposition.
La présence de connecteurs pour fibres avait déjà été expérimentée il y a peu chez d’autres fabricants de caissons pour reflex, rompant avec la longue tradition du connecteur Nikonos et du contrôle manuel du flash associé…
Il est toujours possible de passer par une connexion électrique, la prise est bien présente sur le caisson, il faut alors se procurer le module TTL optionnel.
Avec ce module TTL Sea&Sea vous serez limités aux flashs de la marque, alors qu’en n’achetant … rien vous aurez le choix entre les flashs Sea&Sea et Inon.
La fixation du hublot est particulièrement simple. La baïonnette est juste poussée au fond du logement du caisson sans aucune rotation. C’est la bague rotative qui vient se bloquer par un petit cliquet en plastique (petite inquiétude qui ne sera pas confirmée par ce test longue durée) qui assure le bon blocage de l’ensemble. Le joint torique ne subit donc que peu de contraintes.
Il n’y a aucun risque de désolidarisation de l’ensemble contrairement à ce qu’on trouve chez « le » concurrent.
La mise en place de l’appareil dans le caisson est extrêmement ergonomique. Un sabot est fixé sur le boîtier avec le boulon « pied photo », celui-ci vient ensuite s’enficher sans effort dans le caisson. Certains habitués de compacts plus « délicats » seront surpris de cette simplicité.
Il faudra tout de même penser, piège classique, à enlever l’œilleton de l’appareil qui ferait une surépaisseur dans le caisson au moment de la fermeture. C’est une contrainte habituelle dans le monde des reflex en caisson. On ne laisse pas la dragonne non plus…
On pensera à sortir le flash avant la mise en caisson. C’est dommage, mais il n’est pas prévu d’ouvrir celui-ci, une fois le caisson fermé.
Si vous utilisez des flashs Sea&Sea connectés par fibres optiques, aucun problème : le connecteur est bien sûr spécifique à la marque. Utilisant des flashs Inon et très conscient des problèmes que peuvent donner des connexions défaillantes, j’ai fait appel à l’ami Alain Roumiguières (alain31 bricoleur en chef du forum) qui m’a trouvé l’alternative la plus simple : deux bouchons en plastique sont fournis avec le caisson pour occulter les deux prises fibres, ceux-ci ont été percés pour faire passer les fibres de part en part. Ces bouchons avec leurs petits joints toriques font des connecteurs très respectables et probablement très proches dans leur conception de ceux qui sont fournis avec les fibres Sea&Sea. Aucune crainte à avoir : ces bouchons n’ont aucune fonction liée à l’étanchéité, les ouvertures pour les fibres sont de simples petites fenêtres rondes et étanches.

Détail connecteur fibre
Le seul regret concerne une économie un peu mesquine de la part du fabricant. Tous les caissons pour reflex sont fournis avec platine et poignées pour fixer des bras de flash. Le plus souvent d’ailleurs, les poignées sont fixées directement sur le caisson.
Ici l’ensemble platine et poignées est optionnel. C’est un comble car il ne vient à personne l’idée d’utiliser durablement un reflex sans flash.
Il existe une raison technique, les grenouillères de fermeture en polycarbonates sont très largement dimensionnées. Leur grande taille interdit la mise en place de poignées fixes. Il faut un système amovible prévu par Sea&Sea qui augmente sensiblement la facture.
Du coup la platine maison en alu qui me suit depuis des années (avec laquelle vous avez déjà fait connaissance avec le test du G9) a été encore une fois mise à contribution : 2 trous de plus et 3 vis au pas « Kodak » en alu et le tour est joué.
Le poids du plastique comparé à l’alu est sensiblement en faveur du premier. C’est donc encore un point positif en faveur de cette nouvelle génération de caissons.
Le Canon 450D

450D vue de face
Un appareil tout « plastoc » qui ne flatte pas l’ego de son propriétaire, mais un appareil sans concession sur les possibilités et les performances voilà en résumé ce qui fait un appareil sous-marin bien séduisant, si l’on sait le trouver au meilleur prix. Ce reflex avait fait l’unanimité lors de sa sortie dans la presse spécialisée.
Les 450D, 500D sont des reflex experts premiers prix, situé dans la gamme juste au-dessus du Canon 1000D. Mais contrairement à ce qui s’est fait dans le passé, on ne trouve ici aucune des mesures vexatoires, consistant à brider artificiellement l’appareil pour construire une gamme. Ici la mesure spot, le testeur de profondeur de champ ou encore le mode haute lumière, le Liveview par contraste de phase et par micro-contraste qu’on trouve dans la série supérieure sont bien là . Seul le polycarbonate, ici aussi, opposé au magnésium du 50D fait la vraie différence de cet appareil dénué de « bling-bling ».
Au final, dans l’avion, compte tenu du poids total de l’équipement, on sera heureux d’avoir laissé le reflex « Rolex » à la maison.
C’est l’aspect extrêmement complet et équilibré qui a séduit tous les spécialistes lors de sa sortie, au point de le trouver encore au palmarès des meilleurs choix aujourd’hui.
En cherchant dans les menus, on regrettera cependant l’absence de balance des blancs par indications directe de la température en degré Kelvin. Les plus experts savent trouver un réglage adapté par profondeur en plongée.
Mais les modes de balance de blancs prédéfinies, un mode manuel multipliable à l’infini, une correction personnalisée par un astucieux graphique à 4 côtés (bleu, magenta, vert et ambre) suffisent au bonheur des plus exigeants. D’autant plus que les logiciels fournis permettent d’aller plus loin.
Dans tous les cas le format Raw permet de revoir ce réglage a posteriori.
Contrairement au 500D sortie quelques mois plus tard, le 450D ne possède pas la vidéo. Mais actuellement aucun reflex n’est capable de filmer en conservant l’autofocus. Autant oublier sous l’eau.
En photo subaquatique, un reflex doit avoir un bon capteur et reste avant tout un porte-objectif comme nous allons le voir.
A l’eau
Quels objectifs ?

le Canon 18-55 et le Tokina 10-17 avec les comnandes de zoom Sea&Sea
En utilisation sous-marine, les 3 objectifs retenus ont été :
- Le Canon EF-S 60 Macro, compact, d’un prix raisonnable et se logeant sans accessoire dans le hublot standard du kit.
- Le Tokina 10-17, dont la réputation en photosub est telle qu’il peut à lui seul, conditionner le choix du boîtier parmi les modèles compatibles. En effet, il est le seul fish-eye (voir glossaire) zoom du marché.
- De manière plus anecdotique le Canon 18-55 EF-S est utilisé pour les plongées de nuit, ce qui permet en zoomant de passer du témoignage sur le plancton fluorescent qui entoure mon binôme à la proxi sur une castagnole. Les deux images ci-dessous sont prises à 5 mn d’interval :
Image plancton plongeur :

Image castagnole :

Pour utiliser le zoom il faudra investir dans la bague associée (voir commande de zoom dans le glossaire). Pour le fish-eye, il faut compléter le caisson d’une extension et d’un dôme (glossaire). Ceci pourra faire l’objet d’un prochain article.
Premiers essais
Pour cette première mise à l’eau, il semblait naturel d’essayer le liveview (voir glossaire), très vite, la tentation de mettre l’œil au viseur est la plus forte. Après quelques images, la visée sur l’écran arrière est oubliée (voir la longue digression sur le sujet dans le glossaire).


En mer
Le bruit sec du mouvement miroir, perçu à travers le caisson, procure au plongeur photographe une satisfaction encore inconnue des utilisateurs d’apn.
La commande de zoom est considérablement plus précise que celle des compacts.
L’action directe sur l’objectif à l’aide d’une molette est très instinctive.

commande du zoom sur le caisson
La levier du déclencheur est intelligemment pensée : on peut soit la presser vers le bas
, soit vers l’arrière, grâce à son dessin en L, avec des surfaces de contact bien matérialisées.

détail déclencheur
Le tas de plastique qu’est le Canon 450D connaît une petite limitation, contrairement aux grand frères (50,7,1D) qui en possèdent deux, il ne possède qu’une seule molette de réglage. C’est moins pratique en mode manuel, qui est le mode par défaut du photographe sous-marin expert.
C’est effectivement un défaut sur terre, car pour régler le diaphragme, il faut simultanément maintenir un bouton et tourner une molette. La vigilance des ingénieurs de Sea&Sea est venue pallier cette carence. Pour cela, ils ont rendu verrouillable le bouton poussoir qui bascule le réglage de la vitesse à celle du diaphragme. L’existence de cette astuce indispensable devra impérativement être vérifiée si vous vous décidez pour un caisson d’une autre marque.
Le grand écran arrière facilite la lecture des paramètres de prise de vues. Les reflex de gamme supérieure affichent ces valeurs sur un écran auxiliaire. La simplicité du 450D devient donc un atout sous l’eau:

Utilisation des flashs avec les fibres :
Lors du test du Canon G9, j’avais regretté l’impossibilité de conserver la mesure TTL de l’exposition au flash avec le mode manuel de l’appareil. Fort heureusement, ce comportement ne se trouve plus sur les reflex Canon. Sur le 450D le pré-flash est systématiquement envoyé, même en mode M, ce qui signifie que le contrôle du flash intégré est TTL dans tous les modes.
Qui peut le plus, peut le moins : les flashs déportés, ici de marque Inon, peuvent donc être utilisés en sTTL ou en manuel.
La fibre apporte un confort considérable. Manuel ou TTL, l’avenir est clairement au pilotage par fibre, dès lors que le reflex est équipé d’un flash intégré. Ce qui n’est pas le cas des modèles professionnels.
Le mode haute lumière :
Il reste un domaine ou la pellicule argentique garde une avance sur le capteur numérique, c’est la dynamique de l’image : la capacité à enregistrer sur une même photo les zones les plus sombres et les plus hautes lumières. Sur ce point, les capteurs sont plus proches des diapositives (plus limitées) que des négatifs couleurs.
Sur le 450D, Canon utilise une astuce qui améliore très sensiblement les choses. Le mode haute lumière, sous-expose volontairement l’image, ce qui est favorable aux parties les plus lumineuses de l’image, et remonte de manière logicielle les parties les plus sombres. Les caractéristiques modernes du capteur CMOS associées à un processeur musclé permettent ce genre de manipulations. En photo, sous-marine d’ambiance, ou la scène photographiée est généralement prise en contre-plongée avec la lumière qui vient de la surface, ce mode sera utilisé en permanence.
La sensibilité nominale de cet appareil qui est de 100 ISO, monte alors à 200 ISO.
Le poids apparent de l’appareil en situation, avec toute son armada, sous l’eau n’est que légèrement positif (flottabilité légèrement négative). Il semble plus léger que le G9, dans la même configuration. C’est encore plus vraie avec le dôme en acrylique qui augmente encore le volume en diminuant le poids.
Avec un équipement de cette importance je ne saurais que trop vous conseiller de savoir le protéger dans le bateau. J’ai testé pour vous la solution cheap : la glacière souple Ikea à 3 € (rayon frais),

glacière Ikea
puis la solution grand luxe, expérimentée lors de l’opération Osiris la glacière Picard grand format à … 10€ :

glacière Picard
Résultats en ambiance
La vraie grande différence entre compact et reflex se situe au niveau de la formule optique au grand-angle.
L’écart entre les solutions autour des compacts et ce 450D avec le fish-eye Tokina est saisissant.
Avec le dôme retenu, pourtant le modèle le, meilleur marché de Sea&Sea, choisi selon les préconisations du fabricant, les résultats sont remarquables. Les déformations classiques des fish-eyes sont bien présentes, et jamais gênantes en photo sous-marine, mais le piqué sur les bords est remarquable. Il faut noter que pour ce système caisson-objectif, Sea&Sea propose deux autres solutions moins biens notées sur son tableau des compatibilités,
Zoomer un fish-eye, ce que seul cet objectif permet, ouvre la porte aux macros d’ambiances :


Ce jour là , si j’avais un fish-eye traditionnel, j’aurais eu peu de chance de pouvoir exploiter cette rencontre exceptionnelle.
Grâce au mode haute lumière, associé au capteur du 450D, la dynamique des images permet d’avoir des Jpeg directs très propres.
La proportion des images nécessitant une retouche est réduite à presque rien. Elle reste alors de la responsabilité du photographe et non plus de son équipement.
 

Résultat en macro
Il faut le reconnaître on fait de très bonnes macrophotographies avec les compacts actuels.
Avec le 450D, nous gagnons un objectif macro remarquable avec le EF-S 60 et la réactivité de l’autofocus du reflex.
Les habitudes sont bouleversées. Le photographe habitué à son écran arrière sera dérouté par la visée directe quelques instants, mais le confort du déclenchement instantané dès que le sujet apparaît net dans le viseur convaincra les irréductibles.
Photos réalisées avec l’objectif trans-standard 18-55 :

Logiciels du Canon 450D
Le dématriceur DPP a fait de gros progrès depuis les premières versions. Si l’on fait une mise à jour gratuite sur le site Canon, on trouvera une version avec de nouveaux curseurs permettant un travail dissocié entre les bases et les hautes lumières.
Il n’est pas encore au niveau de Lightroom ou Adobe Camera Raw pour rattraper les grands écarts de dynamique. En revanche il produit des images de qualité avec une colorimétrie irréprochable.
Le dématriceur Raw Image Task fourni avec ZoomBrowser produit à partir des Raw, des clones parfaits des fichiers JEG issus de boîtier.
C’est le troisième larron de la suite logiciels Picture Style Editor qui a retenu mon attention.
Alors qu’avec la balance des blancs vous faite une correction colorimétrique globale, avec ce produit vous pouvez corriger sélectivement une couleur (le bleu de l’eau, par exemple…). Vous définissez, ainsi un profil que vous pourrez appliquer à tous vos fichiers Raw.
Mais plus fort encore vous pourrez injecter ce profil à travers le câble USB (fourni) dans la mémoire du boîtier et traiter directement les JPEG à la prise de vue.
Un bon moyen pour faire de l’eau bleue… dans l’étang de Thau…
Conclusion
Investir dans un équipement reflex, est, il faut l’espérer, un engagement dans la durée.
Y mettre les doigts, c’est rompre à la frénésie de changement d’équipement que l’on voit chez certains sur les forums.
De la même manière que le Nikoniste / Canoniste, risque de rester longtemps fidèle à la marque du fait des investissements en objectifs, flashs et accessoires déjà réalisés, l’achat d’un caisson vous engage pour les mêmes raisons.
Il sera très coûteux de s’équiper en une seule fois bien sûr. Il est courant de voir les candidats au reflex , commencer par la macro et poisson, avant d’investir pour la photo d’ambiance.
En mars l’équipement suivant a été acheté en Espagne :
Caisson RDX-450 + hublot standard : 1108 €
L’équipement dôme + extension + commande de zoom pour le Tokina alourdi la facture de 695€.
Il faut bien sûr ajouter le prix de l’appareil et des objectifs (450D + 18-55 acheté 550€).
Le prix de ce caisson, surtout comparé à certaines solutions de luxe pour compact, peut être une vraie opportunité pour amorcer le grand virage. Ses qualités m’ont convaincu et je ne vois pas bien ce que m’apporterait un caisson en alu en dehors de l’intégration des poignées porte flash.
Caisson RDX-450 :

- PRIX
- Ergonomie générale
- 2 prises fibre optique
- Le système de fixation à baïonnette non rotative
- Poids
- Robustesse après 9 mois d’utilisation
- Facilité de mise en place de l’appareil
- Non sujet à la corrosion

- Pas de poignées fournies
- Je cherche encore
Canon 450 D :

- Excellent rapport qualité / prix
- Encombrement, poids
- Qualité des images
- Appareil très complet
- Mode haute lumière
- Compatible avec le Tokina 10-17
- Suite de logiciels

- Pas de balance des blancs en degré Kelvin
- Liveview anecdotique (comme tous les autres reflex)
Glossaire :
Commande de zoom : Zoom gear en anglais, bague crantée que l’on fixe autour de l’objectif et qui est commandée de l’extérieur du caisson par un système d’engrenages.

détail commande zoom objectif
Dôme : on parle de dôme pour un hublot de forme hémisphérique. Ce type très particulier de hublot est utilisé avec les objectifs grands-angles ou fish-eyes. Ils permettent de conserver sous l’eau, l’angle de champ initial de l’objectif qui derrière un hublot plan se réduit considérablement comme derrière le masque. Le dôme améliore également s’il est bien adapté les performances de l’objectif par rapport à un hublot plan pour les objectifs grands-angulaires. Il se comporte comme une lentille divergente, une image viruelle est créée devant le dôme.
Extension : (port en anglais) sont des bagues allonges qui assurent le lien entre le caisson et le dôme. Un même dôme peut nécessiter une extension différente pour parfaitement s’adapter au couple caisson objectif utilisé. Voir à ce sujet l’excellente discussion ouverte par Bernarb animateur de notre forum favori. Elles ne sont pas toujours nécessaires : c’est le cas pour le hublot standard de ce test qui est d’un allongement parfaitement adapté pour plusieurs objectifs.
Fish-eye et grand-angle : dans les deux cas il s’agit d’objectifs à large champ, qui permettent sous l’eau d’approcher le sujet au plus près tout en cadrant le plus large possible. La différence se situe au niveau de la formule optique. Un grand-angle dit orthoscopique limite les déformations sur les bords de l’image : une droite reste une droite. Un fish-eye ne cherche pas à limiter ces déformations. En contrepartie à distance focale identique il embrasse un champ bien plus large. Par exemple un 10-20 Sigma aura un angle de champ très inférieur au Tokina 10-17.
Format APS : les capteurs des reflex grand publics ont un capteur dit APS en souvenir du format de cette pellicule née et morte peu de temps avant l’avènement du numérique. Le capteur mesure chez Canon 15×22 mm à comparer au 24×36 des pellicules historiques et des capteurs dit “plein format” des appareils hauts de gammes. Le champ couvert est donc 1.6 plus petit que sur un 24×36 (1.5 sur les Nikon).
Hublot : on parle de hublot quand celui-ci est plan (voir dôme). On l’utilise en macrophotographie où la réduction de l’angle de champs est ici favorable : le sujet semble plus proche et plus gros.
TTL au flash et sTTL : La mesure de la lumière du flash est réalisée directement sur le capteur à travers l’obectif (Trough The Lens), par l’analyse d’un pré-éclair. Dans le sTTL, la commande des flashes externes (allumage et extinction) se fait à travers une fibre optique (et même aujourd’hui sans fibre du tout) selon un protocole très simple. Voir les explications
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le 15 janvier 2010 à 11:10
C’est terrifiant, du me donne envie pour mon 450D !!!!
le 15 janvier 2010 à 17:18
Je confirme de visu toute la classe et l’élégance de la glacière Picard Grand Format.
Toutes les élégantes maltaises alimentent maintenant un trafic d’imortation parallèle.
On parle de renommer l’île, qui s’appellerait bientôt GozoFPicard.
Bon boulot, ça fait rêver.
le 16 janvier 2010 à 23:08
Merci FP pour ce test.
J’ai acquis le même caisson que toi mais pour le Nikon D60. Même conclusion, du tout bon pour un prix raisonnable. Seul bémol que j’ajoute, sur le Nikon le bouton programmable n’est pas accessible sur le caisson ce qui oblige a des manips nombreuses pour fair une balance des blancs…
Mais pour le reste c’est du vrai bonheur ! Je ne regrette en rien mon petit apn, si peut-être pour le poids de transport de l’ensemble…
Pour la poignée, je me sert personnellement de la poignée souple fournie que je trouve même assez sympa. Mais j’ai une poignée bras de l’autre côté avec mon flash…
le 17 janvier 2010 à 14:38
Salut FP, et ben ça c’est de l’article.
J’ai trouvé certaines de tes photos plutôt sympas.
Bonne continuation et à bientôt,
Yannick
le 17 janvier 2010 à 16:36
ce comparatif tombe à pic…., tu ne parles pas de la porte arrière, celle ci se positionne t’elle facilement et les deux grenouillères te semblent t’elles pratique et solide dans le temps?
dans tous le cas,merci pour ce travail
alain
le 17 janvier 2010 à 17:56
alain29-> Le dos ne pose aucun problème de fixation, Sea&Sea a même prévu une petite patte métallique pour le retenir le temps de fermer les grenouillères. Le joint est un peu chiant à remettre, s’il a été enlevé durant un transport. Les grenouillères en plastique (ça surprend) sont très largement dimentionnées (c’est évoqué dans l’article car c’est à mon avis la principale raison qui explique la nécessité d’une platine amovible). Elles semblent très solides, D’autant que les contraintes sont faibles.
Pediluve-> Merci pour ce retour d’expérience qui valide la bonne idée du concept de ces nouveaux caissons.
le 18 janvier 2010 à 12:56
“Le Tokina 10-17 […]. En effet, il est le seul fish-eye (voir glossaire) zoom du marché”
Super … un fish-eye full frame sur un APS-C … quoi de mieux …
Essayer le 10-22 canon, vous trouverez le 10-17 bien fade en comparaison. Mais c’est sur que le prix n’est pas le même …
Enfin bon, ce n’est que mon avis …
le 18 janvier 2010 à 13:09
autant pour moi sur l’aspect full frame du 10-17 …
Le site de tokina ne correspond pas à leur brochure.
le 18 janvier 2010 à 18:40
Fred->Le site de Tokina ne fait pas d’erreur “Fish-eye full frame” se traduit par “fish-eye plein cadre” en opposition à fish-eye circulaire. Mais il reste bien APS-C. Je vous l’accorde, dans un premier temps, j’ai fait également la confusion.
Le Tokina 10-17 et le Canon 10-22 n’ont strictement rien à voir. Un un fish-eye opposé à grand-angle orthoscopique, on ne parle pas de la même chose. Et en photo sous-marine le 10-22 ne souffre pas la comparaison. Faites-vous de la photo sub ?
le 19 janvier 2010 à 22:44
alors la ,c’est de l’article top niveau. on reconnait bien le savoir faire du maitre. (et il insiste bien sur le super tokina,qui ne monte pas sur un sony alpha !) grand bravo,chef FPL.
le 20 janvier 2010 à 14:39
Oui je fais de la photosub, et avec le 10-22.
Maintenant, en regardant les photos, je vois surtout que l’on n’a pas le même point de vue photos.
Donc avant de raconter plus de conneries, je vais de ce pas louer (ou me faire prêter) un tokina pour voir ce qu’il vaut…
Quoi qu’avec mon dôme, cela risque d’être super juste …
le 24 janvier 2010 à 17:29
Merci beaucoup FPLangois pour ce test au combien intéressant.
J’ai aussi investi il y a 1 an dans un pack Sea and Sea RDX et Canon 450D avec pour l’instant 2 objectifs 18 / 55 et le 60 mm macro.
J’ai également pour le caisson une double platine Sea and Sea mais il faut obligatoirement la retirer à chaque ouverture/fermeture du caisson, heureusement qu’ils ont prévu un système rapide.
Sinon je trouve le caisson très bien fait ; les touches sont très souples (même au-delà des 40 m), la mise en place de l’appareil est facile avec assez de place à l’intérieur pour mettre un détecteur d’humidité et quelques sachets de silica-gel.
Après 1 an d’utilisation je ne regrette absolument pas mon acquisition, bien au contraire je la conseille…
le 17 juin 2010 à 15:24
A la lecture de cet excellent article, je me suis précipité sur le site de Sea & Sea pour voir ce qu’il en est de la série des caissons RDX et je dois dire que la surprise est plutôt désagréable.
Ils ne proposent plus que RDX-D60… Plus rien pour Canon dans cette gamme de produits. Les RDX450D et RDX500D ne sont tout simplement plus livrables…
Déçu, déçu, déçu…
Je trouvais l’idée de boîtiers en résine bonne, mais visiblement, malgré la satisfaction de tous les utilisateurs ci-dessus, il doit y avoir un problème quelque part…
le 18 juin 2010 à 20:31
Christian,
Le RDX-550D pour le 550D et le 500D va bientôt sortir (selon le site sea and sea USA)
j’ai le RDX-450D, je ne regrette pas mon achat.
J’emploi la platine et poignée que j’avais pour mon olympus 5060
J’ai seulement un problème avec mon flash sea and sea YS110 qui ne fonctionne pas bien avec mon canon (problème connu et résolu avec le YS110a)
Wendy
le 19 juin 2010 à 10:39
bonjour Wendi,
quel genre de problème as-tu avec ton flash YS110
Yves
le 22 juin 2010 à 21:38
Problème de synchronisation. Le flash ne marche pas en manuel (ni manual 1, ni manual 2). Il marche en TTL (= full power, pas possible d’adapter) mais avec un temps de recharge de 10 sec.
Je n’avais pas ce problème avec ce flash avec mon olympus 5060.
J’ai maintenant acheté le YS110a qui marche tres bien avec le canon 450D
le 23 juin 2010 à 23:01
j’ai également ces problèmes
merci pour ta réponse
le 28 juillet 2010 à 22:27
sur quel site peut on trouver ce caisson
que me conseil tu d’acheter pour avoir un equipement complet
merci
le 28 juillet 2010 à 23:14
le caisson pour la version 450D est très difficile à trouver (ancien modèl)
apparement sea & sea vient de sortir le caisson type RDX pour le 550D.
tu peux poser tes questions sur ce site : www.sagadive.com
ils sont très serieux
le 4 août 2010 à 6:09
en effet se caisson n’ est plus en vente
7 mois apres la parution l ‘article de Francois Pierre
à rien y comprendre
que me proposerais ton pour un reflex 450 d
merci