Ouvrez ce bandeau pour des informations importantes sur le site ou la plongée sous-marine!
La carte privilèges des plongeurs et voyageursLa Carte Plongeur.com
Une carte et des avantages pour les plongeurs et les voyageurs!
Le magazine de la plongée sous-marinePlongeur.com Magazine #6
Téléchargez le dernier numéro du mag plongée qui vous embarque!
>63005386894266869020206

L’histoire de la Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano et vendue pour 260 500 Euros


Chapeau Bugatti

Samedi 23 janvier 2010, s’est vendue aux enchères du Salon Rétromobile (porte de Versailles à Paris), la Bugatti retrouvée l’année dernière dans le lac Majeur par -53m. L’épave remontée dans un état remarquable par le club de plongée d’Ascona trônera désormais dans le futur musée de Peter Mullin à Los Angeles.

Voici l’étonnante histoire de la Bugatti la plus célèbre de tout les temps après un séjour de presque 70 ans au fond du lac Majeur

La présence de la Bugatti immergée était connue du club de plongée local depuis bien des années, mais en février 2008, un événement tragique allait précipiter le projet de sa récupération.
Le 1er février, Damiano Tamagni fut agressé par trois jeunes et battu au point de mourir de ses blessures. Damiano et son père Maurizio étaient tous les deux membres du club de plongée d’Ascona (Centro Sport Subacquei Salvataggio Ascona, CSSS) et l’on décida de renflouer la Bugatti afin d’employer le produit de sa vente au financement d’un projet caritatif institué en mémoire de Damiano, la « Fondazione Damiano Tamagni » en faveur de la lutte contre la violence des jeunes.

La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano

Mais comment cette Bugatti était-elle parvenue au fond du Lac Majeur ?
Les recherches ultérieures dévoilèrent une grande partie de son histoire. Le 11 avril 1925, le châssis n° 2461 fut immatriculé à Nancy (France) au nom de Georges Paiva - 49 rue des Dominicains, sous le n° 8843 N5.
Une petite plaque de cuivre découverte sur la voiture après sa sortie du lac porte le nom de Georges Nielly - 48 rue Nollet, Paris, mais la plaque d’immatriculation en partie illisible ne donne que les derniers caractères « RE 1 ».
Ce numéro a été émis à Paris entre mai et juin 1930, indiquant peut-être que Georges Nielly a acheté la voiture au début de 1930 à Nancy avant de l’immatriculer à Paris à son nom. Ces plaques d’immatriculation françaises sont ensuite restées sur la Bugatti.

La Bugatti de  Nancy retrouvée pour DamianoJusqu’à présent, il n’a pas été possible de déterminer avec certitude l’identité du propriétaire de la voiture à Ascona.

Cependant, parmi les différentes hypothèses, celle la plus vraisemblable concerne Marco (Max) Schmuklerski, architecte d’ascendance polonaise né à Zurich.
On sait qu’il a résidé à Ascona du 17 juillet 1933 au 25 août 1936, date à laquelle il repartit à Zurich. Lors de son séjour à Ascona, il dessina, entre autres bâtiments, la « Casa Bellaria », immeuble résidentiel récemment démoli.

Si Marco Schmuklerski étudia l’architecture à la célèbre école des Beaux-Arts de Paris, il est possible qu’il ait acheté la Bugatti à Georges Nielly et qu’il l’ait ramenée en Suisse sans la dédouaner. Il est aussi possible qu’il l’ait achetée à un touriste (ou à un client) français à Ascona.

Quoi qu’il en soit, la Bugatti a toujours circulé en Suisse sous plaques françaises et les droits de douanes n’ont jamais été payés. La voiture n’a jamais non plus porté des plaques suisses.

La Bugatti de Nancy retrouvée pour DamianoSon propriétaire du moment n’est pas connu, mais les douaniers du bureau local qui connaissaient l’existence de la voiture insistaient pour percevoir les droits impayés.

À cette date, ces droits se seraient élevés à une somme supérieure à la valeur de la Bugatti, alors âgée de onze ans et bien usée.

En cas de non-paiement des droits, la voiture devait être détruite et le moyen le plus simple aurait consisté à l’immerger dans le lac voisin.

 

Pour faciliter sa récupération, la Bugatti fut attachée à une grosse chaîne, mais celle-ci attaquée par la rouille cassa et la voiture plongea au fond du lac à 53 m de profondeur.

La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano

Elle devait y demeurer, oubliée, jusqu’au 18 août 1967 lorsqu’un plongeur, Ugo Pillon, découvrit la mythique Bugatti, couchée sur le flanc gauche et en partie enfouie dans la vase.
Pillon l’avait cherchée pendant un certain temps et, après sa découverte, la voiture devint un site de plongée favori des membres du club.

Le 12 juillet 2009, après un séjour de 73 ans au fond du Lac Majeur, la Bugatti fut finalement sauvée des eaux par Jens Boerlin et ses camarades du club de plongée d’Ascona.

La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano

La Bugatti fut transférée sur une remorque au moyen d’une grue et examinée par une foule considérable de curieux.

Sa longue immersion dans le lac s’est traduite par une détérioration quasi générale, les pièces en fer ou acier étant notamment très corrodées surtout du côté droit, le plus exposé.
Seule, reste quasi-intacte, la partie gauche immergée dans la vase.

La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano

La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano

Samedi 23 janvier 2010, la Bugatti retrouvée l’année dernière s’est vendue aux enchères du salon Rétromobile pour la coquette somme de 260 500 €.

La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano  La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano

La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano

L’acquéreur de cette « Bugatti des abysses » a annoncé que celle-ci ne serait pas rénovée mais subirait seulement un traitement de conservation.

La Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano

Elle sera ensuite exposée en tant qu’œuvre d’art au Museum Automotive de Los Angeles.

Photos : AFP, medienservice.ch




Une réponse pour “L’histoire de la Bugatti de Nancy retrouvée pour Damiano et vendue pour 260 500 Euros”

  1. Histoire tragique qui fait revivre cette épave. La force du sacrifice de ces plongeurs perdant leur épave pour faire changer les choses est à saluer sincèrement.
    Bravo!

Ecrire un commentaire

*Vous souhaitez changer votre avatar ? Passez sur Gravatar