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Plongée solo

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  • Plongée solo

    Bonjour à tous,


    Je félicite Soupion pour sa rapidité à fermer un fil alors que celui ci est actif depuis seulement quelques heures tout cela parce qu'un ou deux intervenants se prennent le chou.
    En attendant, moi, , je n'ai pas pu dire à Bertrand ce que j'en pensais
    En un mot et demi, ce n'est pas parce que les pingouins (qui sont des oiseaux) ne volent pas que tous les oiseaux ne doivent pas voler. En clair, ce n'est pas parce que tu n'oses pas que personne ne dois faire. La plongée n'est pas née en 2004 et elle ne se compose pas uniquement de plongeurs qui "ploufent" 10 fois l'an.

    Je te propose de lire ce qui suit. De plus, pour Ladern qui a l'air d'etre interessée par des arguments, en voici quelques uns :

    Soupion, s'il te plait, ne clos pas tout de suite.
    Et vous, là, ne me pourrissez pas mon fil

    Salut,
    Voici, en intégralité, le texte paru dans OCTOPUS n°19, d'avril mai 1999.
    L'entête est barrée du mot DANGER, en rouge.

    La règle d'or de la plongée sous-marine, c'est de ne jamais plonger seul.
    C'est vrai. Si l'on suivait à la lettre cette règle primordiale, ce dossier n'aurait pas lieu d'exister. Mais voilà, nombreux sont ceux que l'on peut croiser, seuls, au détour d'une épave... Les prétextes ne manquent pas : assurer le mouillage ou au contraire aller le relever, la grande expérience...
    Plus couramment, ce sont tout simplement des plongeurs qui ont perdu leur palanquée, qui se sont un peu trop écartés de leur coéquipier ou qui ont l'esprit occupé à autre chose : photo, observation bio etc...
    Alors, si d'aventure, vous vous sentez un peu seul au cours de la plongée, vous aurez le choix de prier tous les dieux aquatiques ou prendre en main, lucidement et sans panique, la gestion de votre plongée sans plus compter sur le lâcheur qui vous a planté là...
    CONFESSIONS D UN PLONGEUR SOLO
    Le matériel de plongée devient de plus en plus fiable.
    Qui connaît actuellement le cas d'un détendeur bien entretenu qui soit tombé en panne ? Celui d'un gilet de bonne qualité qui ait refusé de se gonfler ?
    Partout dans le monde, on a profité de cette évolution pour plonger autrement, avec de nouvelles techniques, de nouvelles pédagogies et de nouvelles idées.
    Chez nous, en France, cette évolution a été timide et circonspecte. Il a fallu une quinzaine d’années pour que dans le milieu fédéral, on accepte l’idée que l’on puisse utiliser le gilet au bapteme. Le double détendeur pour tous les plongeurs n’est pas encore coutumier. L'enseignement de la plongée reflète ce manque d’ouverture. On en est encore à disséquer et démontrer des gestes alors qu’il faudrait enseigner des comportements.
    Mais plus que tout, c’est surtout au niveau des idées que nous lanternons. On continue chez nous à plonger « dans sa tête » comme il y a 20 ans.
    Les esprits restent frileux, conformistes et se complaisent dans un marais de clichés, poncifs et de tabous.
    La « plongée-solo » en est un exemple.
    « Tu ne plongeras pas seul » est écrit dans tous les manuels de plongée. C’est le onzième commandement !
    Pardonnez-moi mon Père, mais j’ai péché !
    Pardonnez-moi mon Père, mais je me suis adonné à cette activité solitaire et je ne m’en repens même pas.
    Je me suis donné du plaisir et je compte continuer.
    La « plongée-solo »…
    Personne n’ose aborder ouvertement le problème. Quelle hypocrisie !
    Nombre de moniteurs et de monitrice s’y complaisent honteusement, mais n’en parlent que sous le manteau, chuchotent à quelques proches qu’ils adorent çà, et se défendent mordicus de la pratiquer. (Il en est d’ailleurs de même de la plongée profonde, autre sujet tabou dont nous parlerons une prochaine fois.)
    Le moniteur qui va fixer le mouillage à 40 m et qui se promène ensuite seul sur l’épave, celui qui se ré immerge une fois sa palanquée remontée à bord pour décrocher le mouillage ou pour se dé saturer…Tous font délibérément de la plongée solitaire.
    Voulez-vous que je cafarde et que je publie la liste de tous ceux que je connais et qui plongent seuls ? …Cette page n’y suffirait pas, le journal non plus.
    La plongée solo s’est toujours pratiquée.
    Un directeur de club, vers les années 1980, me disait : » lorsque je reçois un nouvel encadrant, je l’emmène sur la zone de plongée et, du bateau, je lui décris les sites. Je lui demande ensuite d’aller les explorer seul. Si les bulles ne s’écartent pas de l’ancre, je le l’engage pas. »
    Le problème de la plongée-solo agite actuellement la communauté internationale et la notion de plongée en équipe ou en palanquée, est sérieusement remise en cause ou tout au moins discutée. Chez nous, ce sujet reste sacro-saint.
    Je vous propose donc de vous interroger sur l’utilité de la présence d’une autre personne à vos cotés en plongée.
    Je le ferai volontairement de manière partiale en prenant fait et cause pour les adeptes de la plongée sol, non pas par prosélytisme, mais simplement pour présenter un éventail d’arguments qui méritent d’être analysés. En conclusion, je me permettrai de vous donner un avis plus nuancé sur ce problème.
    Avant d’entrer dans le vif du sujet, je vous convie à répondre à cette première question :
    - Demandez-vous à votre moniteur d’auto-école de vous accompagner lorsque vous conduisez votre voiture ?
    Si vous maîtrisez suffisamment votre véhicule et que vous possédez un permis de conduire, vous avez probablement répondu non à cette question.
    Alors pourquoi voulez-vous être accompagné d’un moniteur d’un moniteur des lors que vous savez plonger ? Il ne vous sert ni plus ni moins que votre moniteur d’auto école.
    Il se peut cependant que vous éprouviez le besoin d’être « cocooné ».
    C’est peut être parce que vous avez conscience de ne pas maîtriser suffisamment votre technique et alors votre demande est tout à fait légitime. Vous avez encore besoin d’être formé.
    Ce sentiment peut également résulter du fait que vous avez été « programmé » à plonger avec un « responsable » et qu’à aucun moment de votre apprentissage on ne s’est occupé de vous rendre autonome.
    C’est sans doute l’aspect le plus liberticide de la législation française concernant la plongée sous-marine.
    Celle-ci est essentiellement ***çue pour assujettir le plongeur au moniteur.
    La définition des espaces en est un exemple flagrant. Prenons le cas du Plongeur de niveau 1. Celui-ci ne peut accéder à la totalité de l’espace médian qui s’il est accompagné d’un encadrant. On ne lui permettra qu’exceptionnellement de plonger en équipe après une formation adaptée dans la zone des 10 m mais jamais de plonger seul.
    La norme, pour la plongée en France, est d’être déresponsabilisé. L’activité y perd ce qu’elle a de plus précieux.
    Elle devrait être une école d’aventure et de liberté. Elle n’est le plus souvent qu’une fade garderie de plongeurs assistés.
    Reprenons notre propos et supposons que vous ressentiez intensément le besoin de plonger sous tutelle.
    Dites-vous bien que vous allez représenter pour l’encadrement une servitude. Il va prendre la responsabilité de votre sécurité. Vous représentez pour lui un danger potentiel qu’il va tenter de gérer.
    Indépendamment du fait qu’il tire, d’une manière ou d’une autre, avantage de cette situation, il serait, à l’évidence, plus en sécurité s’il plongeait seul.
    C’est pour cette raison que la plupart des moniteurs estiment qu’ils prennent infiniment moins de risque à se promener en solitaire qu’avec une palanquée.
    La petite phrase traditionnelle que l’on adresse à la cantonade, avant les exercices à 40 m « pensez bien que votre moniteur n’est qu’un homme (une femme), qu’il a ses faiblesses, et qu’il fait partie, au même titre que vous de la palanquée » n’est pas un signe d’humilité de l’enseignant, ni une contrition publique. S’il le pensait vraiment, il ne descendrait pas. Cette précaution oratoire permet de rappeler aux élèves qu’un moniteur que l’on remonte d’un sauvetage à 40 m , immobilisé par un étranglement, un genou entre les omoplates, avec le détendeur dans l’oreille et le masque écrasé sur la figure a des raisons objectives de trouver le temps long et qu’il aimerait que quelqu’un de la palanquée s’occupe de lui.
    La conclusion de cette première analyse est qu’un moniteur est plus en sécurité s’il plonge seul qu’avec un ou plusieurs élèves.
    Et si vous n’êtes pas encadrant ? La réponse à une seconde question nous permet d’avancer dans notre analyse.
    - Vous semble t il prendre plus de risques lorsque vous conduisez votre voiture seul à 130 km/h, qu’avec un passager à vos cotés ?
    J’en ferai bien le pari mais vous avez probablement répondu non.
    Alors, pourquoi voulez vous être systématiquement accompagné par une autre personne en plonger pour d’hypothétiques raisons de sécurité.
    Si vous avez besoin d’un compagnon pour vous rassurer en plongée, c’est que vous n’êtes pas suffisamment formé malgré votre diplôme, et en particulier vous n’êtes pas autonome.
    Posez-vous alors la question suivante : » que se passerait il si je perdais ma palanquée ou mon équipier ? ». Seriez vous capable de remonter ? Vous ne savez pas ? Alors dites-vous que vous êtes imprudent et que vous prenez des risques inconsidérés en plongeant dans de telles conditions.
    La situation d’assisté est grandement périlleuse.
    Vous êtes persuadé que vous allez remonter sans problème. Alors vous avez conscience de disposer des éléments vous permettant d’évoluer en sécurité.
    Encore une question : et si votre partenaire a un problème, par exemple, une panique qu’il ne parvient pas à maîtriser parce qu’il a de l’eau dans le masque et qu’il ne supporte pas cette situation, êtes vous capable de l’aider efficacement ?
    Si vous répondez non, vous devez admettre que vous n’êtes pas une sécurité pour lui et qu’il représente pour vous un danger. Il aurait mieux valu pour vous deux plonger seuls.
    Si vous répondez oui, c’est que vous disposez déjà d’une technique affirmée. Mais alors pourquoi voulez vous prendre la responsabilité d’assurer la sécurité d’une autre personne alors que ce qui vous intéresse, c’est de regarder les poissons, les rochers mais pas de faire la nounou ?
    Là encore, vous auriez eu plus de plaisir à plonger en solitaire.
    Dans ces différents cas, on en vient à conclure que la plongée solo apparaît plus sure que la plongée en palanquée ou encore en binôme.
    Et si l’on envisageait la panne de matériel ?
    C’est à mon avis un faux problème et c’est pour cela que j’ai commence le texte en évoquant la qualité et la fiabilité de celui-ci.
    Bien sur, on ne peut prétendre qu’un détendeur ne tombera jamais en panne…
    Mais cela est insuffisant pour justifier la présence d’une personne à vos cotés, un second détendeur suffit. On connaît nombre de cas malheureux ou des plongeurs sont morts parce qu’ils ont été incapable de se prendre mutuellement en charge en l’absence du moniteur. Ces tragédies démontrent que l’on est en sécurité si l’on sait plonger de manière totalement autonome, que l’on maîtrise sa technique, ses comportements et que l’on sait gérer le milieu. C’est seulement dans ces conditions que l’on peut éventuellement porter secours efficacement à l’autre.
    Le but de l’enseignement de la plongée ne doit pas être de former des zombies captifs de l’encadrement et par-là même des clubs et des structures commerciales qui les emploient.
    Il doit avoir pour objectif de permettre à des personnes de prendre possession de l’espace sous-marin pour y vivre, s’y déplacer et y effectuer un certain nombre de taches pouvant aller de la simple observation du paysage à la photographie, à la reconnaissance des éléments de la faune et de la flore. Chacun doit vivre, en totale liberté, son aventure sous-marine, même, et surtout, s’il est débutant.
    ON PEU PLONGER EN SOLO QUAND ON SAIT QU ON EN EST CAPABLE ET NON PAS POUR SE PROUVER QU ON PEUT LE FAIRE.
    De la discussion précédente, et de ses conclusions, il ne faut pas déduire que je suis un activiste doctrinaire de la plongée-solo.
    Je dis simplement qu’il ne faut pas écarter cette possibilité sous de faux prétextes et que bien comprise et réalisée, elle peut être une manière sure de plonger pour qui sait définir ses capacités et ses limites.
    Nombre de moniteurs plongent profond, seuls, car ils se disent incapables de gérer la plongée d’une autre personne passé 60 m.
    Prennent ils des risques pour eux mêmes ? Oui et non ; oui parce qu’ils plongent profond, non parce qu’ils se préparent minutieusement, techniquement et psychologiquement pour ce type d’incursion. Tout est imaginé, calculé, pris en compte…
    Et l’impondérable ? … Vrai.il ne peut etre totalement éliminé, mais pas plus qu’il ne l’est dans la vie de tous les jours.
    Ces plongeurs prennent leurs risques, ils construisent leur aventure en fonction de leurs limites, c’est leur liberté…et s’il leur arrive quelque chose ? C’est leur problème, ils l’ont choisi…
    Fort heureusement, même à ces profondeurs, l’accident est rare.
    Lorsque l’on pratique seul, on plonge totalement pour soi, pas pour les autres, et l’on n’a rien à prouver à qui que ce soit. L’expérience montre que l’on est alors très raisonnable et que l’on sait se limiter en profondeur et en temps. On n’hésite pas à interrompre une plongée au moindre doute, ce que l’on en ferait peut être pas en présence d’un binôme pour ne pas gâcher sa plongée.
    Faut il alors refuser systématiquement d’être accompagné pour accéder à la béatitude sous-marine ? Surtout pas, mais pas pour des raisons de sécurité.
    Plonger avec un autre, avec des autres, avec un moniteur que l’on aime bien, rien que pour le plaisir, plaisir d’être ensemble, de vivre un même moment exceptionnel, de se regarder et prendre un fou rire, de montrer à l’autre le poisson qu’il n’avait pas vu..
    Voilà une incomparable dimension de la plongée dont il faut profiter.
    L’autre a toujours été considéré comme un élément de sécurité, ce qu’il n’est pas.
    Il faut lui redonner sa vraie place, celle d’un compagnon autonome avec qui on partage ses joies, ses émotions et parfois ses désillusions.
    Il faut aussi savoir s’en passer.
    Par Pierre LETELLIER BEMP de plongée sous-marine.
    Je rappelle que ces propos datent de 1999.


    PS, il y a une suite
    au fond, la forme
    Who dare dive

    Christophe 38
    bien faire et laisser braire

  • #2
    plongée solo suite et fin

    Re,


    Merci d'etre encore là

    voici donc la suite :

    et ceci, encore.

    Les limites de la plongée en palanquée, par Paul POIVERT , OCTOPUS n°19 d’avril mai 1999

    Si la plongée en palanquée est présentée comme la solution à tous les problèmes elle a pourtant ses limites. Quand on compte sur l’intervention d’un compagnon en cas de problème, encore faudrait il être sur que celui ci est en mesure d’intervenir.
    « Mieux vaut plonger seul que mal accompagné » dit le proverbe.
    En général, comme nous le dictent les consignes de sécurité, nous plongeons en compagnie d’une palanquée, voire simplement d’un coéquipier. Mais sommes nous surs d’être correctement accompagnés et de pouvoir compter sur une assistance en cas de problème
    Pour illustrer notre propos, nous allons prendre quatre situations différentes que nous allons analyser.
    - La première, c’est le cas classique du moniteur avec sa palanquée d’élèves (peu importe le niveau).
    - La deuxième, ce sont deux plongeurs qui ne se connaissent pas et qui sont bombardés coéquipiers dans une structure recevant du public.
    - La troisième, un plongeur accompagnant un photographe.
    - La quatrième, deux plongeurs, qui se connaissent bien, ont un niveau de plongée à peu près équivalent (peu importe le niveau ), sans être très expérimentés.
    Première situation : le moniteur et ses élèves :
    Dans son récit, voir post précédent, Pierre Letellier décrit quelques situations ou le moniteur, entouré d ‘élèves (pas forcément débutants), ne peut compter sur aucun d’entre eux en cas de problème. N’importe quel moniteur en a déjà fait l’expérience : au cours d’une plongée, avec ou sans exercice, de façon réaliste, le moniteur simule de façon réaliste et sans avoir prévenu ses élèves, une perte de connaissance. Il tombe doucement, perd son embout (réalisme oblige) et attend…
    Quand il ne tient plus au bout de quelques instants, il se redresse et voit toute sa palanquée agenouillée bien en rond autour de lui, attendant sagement la fin de ce que tout le monde croit être une démonstration ! !
    Il n’est venu à l’idée de personne l’idée que le moniteur pouvait réellement avoir un problème. Ca veut dire que si la situation avait été réelle, le moniteur serait mort sous les yeux très attentifs de ses élèves sans qu’aucun d’entre eux ne réagisse.
    Il est clair que pour ce moniteur, plonger avec une telle palanquée ou plonger seul revient exactement au même si l’on met de coté la responsabilité supplémentaire qu’il endosse en se chargeant de l’assistance de ses élèves. Car s’il est seul, ses élèves, eux ne le sont pas puisqu’il interviendra forcément si nécessaire.
    Deuxième situation : deux plongeurs qui ne se connaissent pas. Il est fréquent, quand on arrive en vacances sur le littoral, en été, de s’adresser à la première structure de plongée locale. Là, le directeur de plongée va s’enquérir du niveau de ses clients et former des palanquées à peu près homogènes, hormis les plongeurs ayant besoin d’être encadrés. Nous ne remettons pas en cause le travail du directeur de plongée. Mais le seul élément dont il pourra tenir compte, c’est qu’il va former des palanquées (ou des binômes) de plongeurs qui ne se connaissent pas. Dans l’eau, deux situations vont se présenter : soit les plongeurs se méfient l’un de l’autre et se surveillent trop, ce qui aura pour effet de se gâcher en partie la plongée de chacun, soit, ce qui se passe la plupart du temps, les deux coéquipiers vont s’observer dans le premiers instants, puis, rassurées, chacun va vaquer à ses occupations. Autant dire qu’à partir de ce moment, la possibilité d’assistance sera d’autant plus réduite si les 2 plongeurs ont des pôles d’intérêt différents. Il est évident que si votre coéquipier vous tourne le dos et poursuit la plongée de son coté, il lui sera très difficile de se rendre compte d’un problème se produisant derrière lui, à 20 m de là.
    Troisième situation : le plongeur qui accompagne un photographe se sent seul. Soit il sert de modèle et le photographe va l'envoyer à quelque distance pour un contre jour ou un éclairage d’ambiance, trop loin en tout cas pour pouvoir intervenir en cas de problème, soit le photographe s’intéresse à la photo macro et oublie littéralement la présence de son accompagnateur. Quand on sait qu’un photographe peut passer toute sa plongée sur une surface de quelques mètres carrés, on devine l’ennui de son compagnon et on comprend pourquoi, au bout de quelques instants, il commence à se promener de son coté, de plus en plus loin…de toutes façons, dans un cas comme dans l’autre, il est évident que les conditions d’assistances sont loin d’être réunies et que l’accompagnateur a tout intérêt à ne compter que sur lui-même.
    Quatrième situation : deux plongeurs, même de petit niveau, qui se connaissent bien, ont l’habitude et apprécient de plonger ensemble. Chacun reste attentif au comportement de l’autre, à son équipement et aux conditions de la plongée. C’est certainement le seul cas où ils seront à même de se porter assistance, à condition toutefois que chacun d’eux ait atteint un niveau d’autonomie suffisant pour être capable de gérer une situation de stress.
    Dans toutes les situations que nous rencontrons fréquemment en plongée, on se rend compte que l’assurance apportée par la présence d’un coéquipier, voire d’une palanquée, peut être illusoire. Elle peut engendrer un faux sentiment de sécurité qui peut se transformer le moment venu en une cruelle désillusion, et même à l’extrême, générer une catastrophe.
    On a déjà vu le cas ou un plongeur pris dans un filet sur une épave, s’est noyé sous les yeux de son compagnon de palanquée pris de panique et incapable d’intervenir…
    Il n’est pas question pour autant de militer pour une généralisation de la plongée en solo. Cette pratique existe, elle ne doit ni interdite, ni professée comme la solution de tous nos problèmes.
    Chaque plongeur, quand il a acquis une expérience et une autonomie suffisantes, doit être à même d’apprécier s’il a besoin ou non d’assistance.
    Si l’on effectue une plongée tout en sachant qu’en cas de problème, on ne serait pas capable de s’en tirer seul et on devrait s’en remettre à son coéquipier, c’est que l’on a pas atteint le niveau suffisant pour cette plongée. En réalité, cette situation ne devrait se produire qu’en école, sous la direction d’un moniteur dont le rôle est justement de faire apprécier à l’élève jusqu’ou il peut aller. En plongée « autonome », se trouver dans une telle situation signifie d’une part que si le coéquipier n’intervient pas assez rapidement, on se trouvera en réel danger et d’autre part, si le coéquipier est victime d’un problème, il ne pourra bénéficier d’aucune assistance puisque l’on sera dépassé par la situation.
    La leçon à tirer d’un tel cas est que c’est seulement lorsque le plongeur sait qu’il est capable de se sortir seul d’une mauvaise passe qu’il peut plonger en sécurité avec un coéquipier de même niveau. Là seulement, l’efficacité de l’assistance mutuelle pourra atteindre son degré maximal.
    D’autre, si l’on est capable de se sortir seul d’une situation délicate, on est évidemment capable de plonger seul. C’est ce qui se passe déjà dans certaines spécialités comme la plongée souterraine, l’exploration de l’intérieur des épaves ou la plongée profonde. Dans un conduit étroit ou il est impossible de se tenir à deux de front et ou les sédiments ont réduit la visibilité à zéro, les coéquipiers ne peuvent s’apporter aucune aide mutuelle puisqu’ils ne se voient même pas. Au contraire ils risquent plutôt de se gêner et un incident dans ces conditions n’aurait pour conséquence de faire deux victimes au lieu d’une…
    Le plongeur solo doit avant tout être capable d’anticiper sur les problèmes qui peuvent survenir au cours d’une plongée. Cela veut dire avoir un matériel en bon état et correctement entretenu, ce qui limite les pannes, et ensuite de faire l’effort de planifier sa plongée. Là, tout doit être passé en revue : les conditions de plongée (temps, profondeur), mais aussi la décompression, le principe des tiers ou des quarts pour l’autonomie et les quantités de gaz à emporter, le sacro-saint principe de la redondance pour la sécurité. Tous les spécialistes s’accordent à dire qu’une plongée bien préparée (même en solo) a toutes les chances d’arriver à terme sans problème.
    L’autre facteur très important en plongée solo est la gestion du stress. Le plongeur sait qu’il ne peut s’en remettre qu’à lui-même en cas de problème, il devra seul en trouver la cause et la solution. Cet aspect est très important car bon nombre d’accidents se produisent par manque de maîtrise du plongeur. La panique est très mauvaise conseillère, et pour l’éviter, le meilleur moyen est encore une fois l’expérience et la pratique régulière.
    Comme pour la plongée profonde, on peut plonger en solo quand on sait que l’on en est capable et non pas pour se prouver que l’on peut le faire.
    Pas question de défi ou de recherche de dépassement dans le comportement du plongeur solo. Uniquement une expérience, une bonne maîtrise du matériel et des techniques mises en œuvre, une bonne maîtrise de soi. Paul POIVERT


    Voici donc quelques arguments
    que je partage

    Bonnes bulles
    au fond, la forme
    Who dare dive

    Christophe 38
    bien faire et laisser braire

    Commentaire


    • #3
      Plongez solo

      Je veux bien d'un sujet la dessus. Mais attention :

      Chacun donne son avis en tenant compte de celui des autres.

      Au 1er dérapage, on ferme

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      • #4
        Plongée solo (4)

        Rapidement avant la cloture du sujet.
        Je pratique la plongée solo pour plusieurs raisons:
        La première est lorsqe je fait de la photo. Je ne vois pas pourquoi je vais emmerder un pauvre binome qui ne m'a rien demandé.
        La seconde est lorsque je plonge profond. Je suis comme tout le monde sujet à la narcose. J'arrive a peu prés a me controler mais je ne pense pas réussir a controler un binome.
        Enfin, a partir du moment ou mon binome est a plus de 15m de moi, je me considère comme étant en solo.
        Dernier point, si X palanquée sont larguées sur un site, comment peut on faire de la plolngée solo alors que l'eau est entrain de bouillonner en surface. simplement je n'ai pas de binome défini.


        Enfin le pourquoi? J'aime ma liberté. autant je ne veux pas imposer un type de plongée a qq qui n'en n'a cure autant je ne veux pas que l'on m'impose un type de plongée.
        Tous les photographes ont rélés contre le binome qui d'un coup de palme malencontreux a soulevé des nuages de paritcules juste au moment ou ils allaient prendere la photo du siècle.
        Et enfin si je plonge profond, je refuse de prendre la responsabilité d'un autre plongeur.
        Philippe

        Commentaire


        • #5
          Re bonjour à toutes et à tous,

          Perso, au début, pffffffffff, il a quelques gonflages , je me suis dit, "ils sont fous, et si ....."
          J'ai plongé, re plongé, pas toujours avec des gens qui pouvaient me remonter, pas souvent avec des binomes qui restaient à coté de moi, j'ai fait aussi un peu de baby sitting, d'encadrement (pardonnez moi ) et j'ai éprouvé le besoin de "décompresser" en plongeant pour moi... J'ai taté un peu à la spéléo....
          Bref, aujourd'hui, avec du recul, je me dis que les spéléos, les corailleurs, les plongeurs pros, les plongeurs tek, les pompiers ne sont pas des fous. Ils "modifient" une technique afin de la rendre le plus sur possible.

          il en faut pas rejeter l'autre, juste essayer de comprendre. Je n'ai pas écris "adherer", comprendre.

          Bonnes lecture, Ladern et à vous tous.
          PS : j'avais trouvé savoureux ces 2 textes que je les ai gardé pour les "ressortir" chaque fois qu'un sceptique voulait un point de vue différent.

          Bonnes bulles
          au fond, la forme
          Who dare dive

          Christophe 38
          bien faire et laisser braire

          Commentaire


          • #6
            Bonjour,

            Je suis d'accord a 100 % avec les deux articles, juste une chose me choque, ou plutot me gene, a la fin du 1er article on a l'impression que ceux qui ne plongent pas solo, ne plogent pas solo car ils ne sont pas autonomes et seraient donc en palanquée pour se rassurer....Il s'agit d'une impression generale qu'on a la fin de la lecture de l'article pas de quelquechose d'ecrit noire sur blanc. Et je suis pas tout a fait d'accord avec ca, personnelement je ne plonge pas solo, parce que j'en ai pas envie, parce que j'envisage aussi la plongée sous le coté de la plonger partage et que j'ai la chance de plonger avec un binome que je connais et avec qui il est agreable de plonger. Maintenant peut etre que le jour ou on me collera des boulets sous l'eau j'aurais cette envie...

            Pour le reste cet article (ces) sont tres instructifs et qu'il y a un coté finalement assistanat, a croire que le secour viendra toujours de l'autre......peut etre que a cote du conseil "regle n° 1 on par le pas du fight club" pardon " jamais seul tu plongeras " on pourrait et un peu moisn infentiliser le plongeur, lui apprendre que l'autonomie n'est pas qu'un mot...
            Là debout et la mer devant, Là devant et la vague venant
            Bourinopathe since 1977
            Narcopathe since 1985

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            • #7
              Bonjour Coco, ma cyber modératrice préférée


              Je n'ai fait qu'un copier coller d'un texte dont je cite les sources.
              J'ai plongé avec des amies , compagnes du moment, main dans la main. J'ai plongé avec des amis qui comptent plus qu'un frere, éprouvé du plaisir en plongeant ensemble pour la premiere fois sur une épave (plaisir de partager, bien sur, ne venez pas pourrir le fil les mecs), bien sur en club et aussi solo.
              C'est vrai que le texte peut donner aussi cette impression :" tu ne plonges pas solo, donc t'as pas de cojones" .
              Il ne faut pas forcément le prendre comme cela : Je pense que Mr LETELLIER (qui est un monsieur dans la plongée) a voulu dire qu'il y avait *aussi* une plongée hors club, hors structures et que l'on pouvait aussi plonger seul.
              Je ne suis que N3.
              J'ai plongé avec beaucoup de binomes, parfois binomes d'une seule plongée dans des clubs commerciaux. Comme tu as pu le constater, certains (je n'ai pas écris "la majorité") ne sont pas (ne sont plus) au point. Il y a là, à mon sens, une carence de la formation : ton niveau, tu l'acquiers à vie, sans forcément de recyclage (sauf si tu le souhaites, et encore).
              Et parfois, se faire plaisir seul, c'est pas mal non plus.

              L'autre avantage, qui a été évoqué en 2 mots, c'est que si, équipé, pret à sauter, tu n'as soudainement plus envie, tu n'es pas obligé de te forcer ; tu te déséquipes et tu ne pourris pas la plongée de ton binome. Simplement.

              Bonnes bulles et au fait, c'est kankonplonge ?
              au fond, la forme
              Who dare dive

              Christophe 38
              bien faire et laisser braire

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              • #8
                Oui oui comme je disais c'etait une impression sur le reste je ne peux être que d'accord avec l'article. Je comprend et surtout respecte le choix de ceux qui plongent seuls (avant les articles), je connais tres bien la plongée hors club c'est mes plongées de tous les jours. Ca laisse place a plus de reflection sur soit meme (est ce que j'ai le niveau pour cette plongée), choix du site , je plonge ou je plonge pas, meteo bonne pas bonne........et ces questions peuvent aussi etre et amener a "j'y vais accompagne ou seul".

                Bonnes bulles et au fait, c'est kankonplonge?
                Bah t'es pas sans savoir qu'il ya un WE plongeur.com a marseille ce WE ?????????
                Là debout et la mer devant, Là devant et la vague venant
                Bourinopathe since 1977
                Narcopathe since 1985

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                • #9
                  Mais comment se juger autonome et apte à la plongée solo ?
                  Comment cette appréciation personnelle peut-elle être faussée ?
                  Que conseiller à un plongeur intéressé par la plongée solo ?
                  Tout jugement à cette aptitude reste-t-il pas aléatoire ?

                  Les notions de peur, de solitude, de défi etc..
                  a l'inverse, la notion de plaisir et de liberté ..

                  Pardon, je vais sûrement faire monter certains solistes au créneau . mais j’ai besoin de comprendre : je n’ai jamais discuté de ce sujet auparavant et je vous en remercie.

                  La majorité des plongeurs, j’en fais partie, raisonne par le fait que la plongée est une pratique commune à plusieurs personnes : donc on plonge ensemble : binôme etc..

                  La formation à la plongée en solo existe-t-elle dans d’autres pays ? Une façon d’anticiper les dangers et mieux préparer le plongeur solo ? Une autre manière, de ne plus se voiler la face en jouant l'autruche ?

                  Je ne parle de plaisir à la plongée solo qui est sûrement considérable.


                  Cath’
                  Dernière modification par ladern, 24 mars 2004, 18h43.

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                  • #10
                    Bonjour, Solo, tu ne veux pas argumenter ton choix de vie en matière de plongée ?


                    Cath'

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                    • #11


                      Le genre de débat que j'adore....

                      Hop, c'est parti:

                      La plongée Solo est selon moi une forme de plongée extrème, nécessitant une exellente maitrise et un matériel absolument redondant.
                      En fait, lorsque vous plongez en palanquées, ou avec un binôme, vous devez pouvoir être totalement autonome, tant au niveau matériel (voir plus haut) qu'un niveau de vos capacités de réaction, de maitrise, de navigation, etc...
                      Le fait de savoir qu'en cas de perte de votre binôme vous pouvez "rentrer sans problème" et même profiter encore de votre plongée est très important. Chaque plongeur devrait être capable de plonger seul et de gérer sa plongée en cas de besoin, celà éviterait bien des situations de stress dues à la perte du binôme. Une telle formation devrait d'ailleurs être prévue dans les cursus, une sorte de "what if?".

                      Cà, c'est pour les cas d'urgence.

                      Loin de vouloir proner l'idée de la plongée solo, je la présenterais plutôt comme un style de vie, comme un choix personnel.
                      Le choix de plonger seul dès le départ est un plaisir auquel j'adhère mais qui demeure un choix totalement personnel que je ne défendrai pas ici.

                      Conclusion: plongez avec un binôme si vous le sentez mieux, mais soyez préparé à vous retrouver seul au cas où...

                      Maintenant, des messages du style "ON NE PLONGE JAMAIS SEUL" en lettres de feu, çà me fait marrer....
                      En plongée c'est comme dans la vie: vaut mieux être seul que mal accompagné.

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                      • #12
                        c'est exactement ce que je pense...

                        Merci

                        Seb
                        web.mac.com/wilem

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                        • #13
                          Bonjour,
                          Quelques mots, sur ce sujet effectivement toujours "sensible":
                          -il est bien évident qu'il n'y a pas de prosélytisme à faire, mais de là à clore toute discussion, il y a un pas... on peut ne pas réduire cette question à un troll, il me semble.
                          -plusieurs articles fort interéssants (hélas en anglais) on été publiés sur la plongée solo, ainsi qu'un bouquin entier (assez mal fait je trouve d'ailleurs) -réf à ceux qui le souhaitent -l'essentiel de l'argumentation de ces textes est non "pour" la plongée solo, mais "CONTRE" les binômes non autonomes sur lesquels on peu guère compter;
                          -l'analyse de ces binômes est fort pertinente, et il y a en tirer des enseignements -sur soi, sur l'enseignement de la plongée aussi, je pense. A qquns, nous en avons fait une "compil", si ça interesse certains...
                          -un argument fort, qui est avancé pour les plongeurs profonds (zone des 100m aux mélanges), c'est que de toute façon dans ces conditions, on ne peut aider personne (je ne parle même pas de ces profondeurs à l'air!); même à deux, on plonge de fait quasi solo;
                          -un autre argument, qui s'applique à toutes les plongées, c'est l'effet de groupe: on n'a pas trop envie, mais on y va pcque sinon le binôme ne pourra pas plonger, ou pour pas rester sur le bateau alors qu'on venait plonger -à qui celà n'est pas déjà arrivé (sérieux, "pourrissez" pas le fil en disant: moi-moi -sinon il va faire 100 pages!! :-)? Solo, on n'a aucune "pression" pour plonger -et on annule simplement, ou on diffère.
                          -cas particulier de la spéléo, où être à deux peut augmenter le risque (visibilité nulle, emmêlage dans le fil...) -mais certaines écoles ont la même position de ne jamais plonger solo en spéléo.
                          -enfin, juste un mot: plonger solo n'est pas simplement plonger seul, à moins d'être débile -pardon, imprudent :-) ! La sécurité suppose une redondance *réelle*
                          -et à ce sujet, la vraie redondance, même à deux, est souvent négligée en plongée ordinaire (ex banal: ne pas calculer et prévoir du gaz **pour 2** qd on plonge en binôme en monobouteille, au moins pour paliers + remontée: 60% des accidents= panne d'air si je me souviens bien du dernier rapport du Crossmed: très convaincant n'est ce pas sur l'efficacité du système en binôme, et la planification des plongées!).
                          Y'a sans doute plein d'autres remarques à faire... mais bon, c'est un début... :-)
                          cordialement,
                          marc

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                          • #14
                            Ladern, je pense que simplement le fait de te pauser c'est question est la preuve que tu n'es pas encore prete a te mettre seul a l'eau.

                            Moi et mon binome, si on se pert c'est chacun sa merde comme on dis.

                            Comme dis plus haut il faut en plus de tous le matos... une grande connaissance de soit...

                            Meme si je plonge avec des autres plongeurs, c'est comme si j'étais seul, car 85% de mes plongées se font avec des gens que je ne pense pas encore assez mure pour gerer une situation de crise a -30 ou -40M, donc je fais tous comme si j'étais seul, en qque sorte j'organise moi meme ma sécu, alors qu'eux compte sur moi pour leur secu...

                            a+

                            seb
                            web.mac.com/wilem

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                            • #15
                              Je confirme, Seb, je n’ai jamais envisagé la plongée solo, cela ne m’a jamais effleuré l’esprit car, depuis que je fréquente le milieu subaquatique (Niveau II, 1998), je n’ai entendu parler de plongée solo que depuis peu.

                              Quand bien même : je ne m'en sens pas prête.

                              Peu pratiquante de plongée mais très croyante , je me tenais à une réglementation stricte et officielle de la plongée : approches traditionnelle de la plongée, être autonome, s’équiper, être en bonne condition physique, etc ..

                              A croire, qu’il existe deux mondes en plongée : pardon pour les spéléo et apnéistes , mais aussi, les chasseurs et autres disciplines que j’isole un peu, sans arrière-pensée.

                              Le mot interdiction a contraint cette pratique à une "tendance" illégale, "technique" qui apparemment, à vous écouter, n’est pas si minoritaire qu’elle n’y paraît.

                              Merci à tous de la rendre plus .. banale (?) .. du moins à mes yeux.

                              Cath’
                              Dernière modification par ladern, 24 mars 2004, 19h15.

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