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Un mort de plus...: Décès d'un plongeur-démineur dans la Manche

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  • #61
    Mes 2 pscr prennent tranquillement la poussière, je n’ai même pas plongée avec cette année. J’ai fais de superbes plongées avec mais j’ai fini par craqué pour des ccr. Le gros problème du pscr, c’est que tu ne diminues pas le nombre de bouteilles par rapport à de l’ouvert, mais juste leur taille. Tu te retrouves donc à devoir gérer beaucoup de gaz (oxy/n4o/n60/2 trimix et. ) . C’est simple quand je suis dans le sud, une vrai galère quand je suis à Paris. J’ai donc basculé du côté ccr: des relais en quantité avec les bon mélange pour faire les backup, qui restent gonflés en permanence ( c’est là où je rigole quand je lis certains qui s’inquiètent pour leur bouteilles gonflées depuis 6 mois) et j’ai juste des 2/3/4 litres à utiliser e à remplir en oxy/air/trimix selon ce que je veux faire. Mon énorme regret : en double recycleur pscr j’étais parfaitement au point et j’ai encore énormément de boulot pour arriver à faire la même chose en double ccr.(et je cours un peu après le temps).

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    • #62
      La discussion bien intéressante sur le matériel, ne doit pas occulter le fond du problème qui est celui de la place que doit occuper le personnel militaire, (les trois armes), dans notre société française, en tant que citoyens, et sur les moyens qui lui sont donnés, pour se protéger professionnellement.

      « Les militaires jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens. »
      Sur ce point, le Code de la Défense est sans ambiguïté (Article L4121-1).
      En partant de ce principe, la logique voudrait que nos concitoyens soient totalement libres d’agir pour faire respecter leurs droits individuels dans leur vie courante, professionnelle, et qu’en particulier ils disposent de la capacité de discuter de leur sécurité au « travail ».
      Il n’en est pas ainsi, car cette assertion du Ministère de la défense, est suivie d’une autre qui tempère (et annule partiellement), la précédente :
      « Toutefois, l'exercice de certains d'entre eux est soit interdit, soit restreint dans les conditions fixées au présent livre. »
      Dès lors, il n’est pas simple pour un personnel militaire de faire respecter ce qu’il suppose être ses droits, ses intérêts, en particulier lors des entrainements et des interventions.
      C’est toute l’ambiguïté de leur situation réglementaire.
      Ils sont des citoyens à part entière, mais comme le disait Coluche, « y en a qui sont plus égaux que d’autres ».

      Pour le cas qui nous préoccupe, il apparaît que le CRABE est un matériel qui n’assure pas une sécurité individuelle totale aux plongeurs.
      Ils le disent entre eux.
      Les médecins de la Marine Nationale en conviennent.
      L’État-Major connait cette situation puisqu’il envisage même de modifier l’appareil.
      En attendant, il s’agit, pour lui, d’un problème stratégique.
      S’il juge que ce matériel donne aux plongeurs une supériorité opérationnelle incontestable, qu’il leur confère un avantage tactique évident, pourquoi adopterait-il l’option d’interdire son emploi ?
      Quelques vies de plongeurs ? ….
      Ce serait volontairement, militairement, s’affaiblir.
      On peut penser que tout cela a été bien pesé.

      La logique martiale l’a emporté et la Marine Nationale a décidé d’imposer et pérenniser l’emploi du CRABE, malgré la mise en danger objective de ses plongeurs.

      Cette décision est-elle éthiquement légitime, dans le cadre de l’Armée Française ?
      Est-elle éthiquement légitime, dans le cadre de notre société ?
      C’est de cela dont il s’agit et qu’il faut débattre.

      Des experts ont été nommés. Ils apporteront des réponses.
      Mais ce sera au tribunal de grande instance de Rennes de juger s’il y a faute ou pas.

      En attendant les questions précédentes demeurent.
      Ce sont celles que posent les parents du malheureux militaire décédé.
      Ce sont sans doute celles que posent ses camarades plongeurs.

      Ce sont celles que nous devons tous nous poser, en tant que citoyens.

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      • #63
        Merci pour ton intervention nanobulle

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        • #64
          Les militaires ne sont pas des citoyens comme les autres; par exemple, on ne demande pas aux autres d'aller se faire tirer dessus ou d'aller jouer avec des explosifs...


          l'avenir, c'était mieux avant !

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          • #65
            Envoyé par nanobulle Voir le message
            La discussion bien intéressante sur le matériel, ne doit pas occulter le fond du problème qui est celui de la place que doit occuper le personnel militaire, (les trois armes), dans notre société française, en tant que citoyens, et sur les moyens qui lui sont donnés, pour se protéger professionnellement.

            « Les militaires jouissent de tous les droits et libertés reconnus aux citoyens. »
            Sur ce point, le Code de la Défense est sans ambiguïté (Article L4121-1).
            En partant de ce principe, la logique voudrait que nos concitoyens soient totalement libres d’agir pour faire respecter leurs droits individuels dans leur vie courante, professionnelle, et qu’en particulier ils disposent de la capacité de discuter de leur sécurité au « travail ».
            Il n’en est pas ainsi, car cette assertion du Ministère de la défense, est suivie d’une autre qui tempère (et annule partiellement), la précédente :
            « Toutefois, l'exercice de certains d'entre eux est soit interdit, soit restreint dans les conditions fixées au présent livre. »
            Dès lors, il n’est pas simple pour un personnel militaire de faire respecter ce qu’il suppose être ses droits, ses intérêts, en particulier lors des entrainements et des interventions.
            C’est toute l’ambiguïté de leur situation réglementaire.
            Ils sont des citoyens à part entière, mais comme le disait Coluche, « y en a qui sont plus égaux que d’autres ».

            Pour le cas qui nous préoccupe, il apparaît que le CRABE est un matériel qui n’assure pas une sécurité individuelle totale aux plongeurs.
            Ils le disent entre eux.
            Les médecins de la Marine Nationale en conviennent.
            L’État-Major connait cette situation puisqu’il envisage même de modifier l’appareil.
            En attendant, il s’agit, pour lui, d’un problème stratégique.
            S’il juge que ce matériel donne aux plongeurs une supériorité opérationnelle incontestable, qu’il leur confère un avantage tactique évident, pourquoi adopterait-il l’option d’interdire son emploi ?
            Quelques vies de plongeurs ? ….
            Ce serait volontairement, militairement, s’affaiblir.
            On peut penser que tout cela a été bien pesé.

            La logique martiale l’a emporté et la Marine Nationale a décidé d’imposer et pérenniser l’emploi du CRABE, malgré la mise en danger objective de ses plongeurs.

            Cette décision est-elle éthiquement légitime, dans le cadre de l’Armée Française ?
            Est-elle éthiquement légitime, dans le cadre de notre société ?
            C’est de cela dont il s’agit et qu’il faut débattre.

            Des experts ont été nommés. Ils apporteront des réponses.
            Mais ce sera au tribunal de grande instance de Rennes de juger s’il y a faute ou pas.

            En attendant les questions précédentes demeurent.
            Ce sont celles que posent les parents du malheureux militaire décédé.
            Ce sont sans doute celles que posent ses camarades plongeurs.

            Ce sont celles que nous devons tous nous poser, en tant que citoyens.
            Tu fais juste une erreur, contrairement à ce que tu penses il n'y a pas de logique martiale dans cette affaire. Relis bien le texte posté sur facebook, il est très clair ....

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            • #66
              Envoyé par la philoche Voir le message
              Mes 2 pscr prennent tranquillement la poussière, je n’ai même pas plongée avec cette année. J’ai fais de superbes plongées avec mais j’ai fini par craqué pour des ccr. Le gros problème du pscr, c’est que tu ne diminues pas le nombre de bouteilles par rapport à de l’ouvert, mais juste leur taille. Tu te retrouves donc à devoir gérer beaucoup de gaz (oxy/n4o/n60/2 trimix et. ) . C’est simple quand je suis dans le sud, une vrai galère quand je suis à Paris. J’ai donc basculé du côté ccr: des relais en quantité avec les bon mélange pour faire les backup, qui restent gonflés en permanence ( c’est là où je rigole quand je lis certains qui s’inquiètent pour leur bouteilles gonflées depuis 6 mois) et j’ai juste des 2/3/4 litres à utiliser e à remplir en oxy/air/trimix selon ce que je veux faire. Mon énorme regret : en double recycleur pscr j’étais parfaitement au point et j’ai encore énormément de boulot pour arriver à faire la même chose en double ccr.(et je cours un peu après le temps).
              OK, grosse logistique de fond, je vais rester avec mon eCCR, ça me va très bien

              Sinon l'IRBA essaie de faire une rustine au lieu de régler le problème à la source...:

              Parce que des accidents de plongée touchent régulièrement le personnel militaire, l’Institut de recherche biomédicale des armées (Irba) a développé un dispositif qui avertit le plongeur et son binôme en cas de risque d’accident.

              Les plongeurs militaires fournissant des efforts physiques et ventilatoires importants, ils s’exposent à un type d’accident particulier : l’œdème pulmonaire d’immersion.

              De quoi s’agit-il ?
              IRBA-barotachographe-1
              L’œdème pulmonaire d’immersion est principalement consécutif à un exercice physique en immersion associé à un effort ventilatoire important. C’est l’association des deux qui va créer une congestion vasculaire pulmonaire. Cette congestion peut se révéler fatale. Or, ces dernières années on observe une augmentation de la prévalence de cet œdème pulmonaire d’immersion. Cela s’explique notamment par le fait que cet accident est mieux connu et ses symptômes mieux identifiés.

              Afin de réduire ce risque chez les plongeurs militaires, il est essentiel de pouvoir mesurer les principales variables physiologiques lors de la plongée. À ce jour, seuls quelques modèles d’ordinateurs de plongée civils enregistrent la fréquence cardiaque du plongeur et uniquement celle-ci. Le médecin en chef Olivier et l’ingénieur d’études et de fabrication Bruno, de l’équipe résidente de recherche subaquatique opérationnelle de Toulon, ont donc eu l’idée d’un prototype qui permet des mesures plus complètes : le pneumo-barotachographe (PBO).

              Comment ça marche ?
              IRBA-barotachographe-2
              Le prototype se monte sur tout type d’appareil respiratoire, civil et militaire. Il peut être utilisé pendant 24h, jusqu’à 100 m de profondeur. Il enregistre l’ensemble de données respiratoires (pression thoracique différentielle, débit et fréquence ventilatoires), fréquence cardiaque, intensité du palmage et conditions environnementales (profondeur d’immersion, température, inclinaison du plongeur). Toutes ces informations sont accessibles immédiatement au cours de la plongée. Lorsqu’une ou plusieurs variables dépassent un seuil prédéfini, une alarme sonore et visuelle se déclenche et avertit le plongeur et son binôme. Le militaire peut ainsi réagir afin d’éviter un accident.

              En savoir plus :

              Les améliorations suivantes sont en cours de développement :
              • miniaturisation et intégration dans un ordinateur de plongée porté au poignet ;
              • meilleure définition des seuils d’alerte ;
              • mesures de la pression partielle des gaz inspirés et expirés.

              La création de cet outil correspond à une recommandation du Bureau Enquête Accidents Défense-mer (BEAD-mer) et de la division expertise et stratégie santé de défense (DIV ESSD) de la direction centrale du SSA. Ce prototype, financé par la mission innovation participative (MIP) a été finalisé en 2018.
              source: https://www.defense.gouv.fr/fre/sant...br70bdOktWU_2U

              Ça reste cependant une excellente approche qui pourrait être utile par la suite pour d'autres application (personnalisation des modèles de sat/désat entre-autres)

              Commentaire


              • #67
                Envoyé par Harold_S Voir le message

                OK, grosse logistique de fond, je vais rester avec mon eCCR, ça me va très bien

                Sinon l'IRBA essaie de faire une rustine au lieu de régler le problème à la source...:



                source: https://www.defense.gouv.fr/fre/sant...br70bdOktWU_2U

                Ça reste cependant une excellente approche qui pourrait être utile par la suite pour d'autres application (personnalisation des modèles de sat/désat entre-autres)
                le lien est tout à fait intéressant.
                Merci

                Commentaire


                • #68
                  Envoyé par nanobulle Voir le message

                  Pour le cas qui nous préoccupe, il apparaît que le CRABE est un matériel qui n’assure pas une sécurité individuelle totale aux plongeurs.
                  Ils le disent entre eux.
                  Les médecins de la Marine Nationale en conviennent.
                  L’État-Major connait cette situation puisqu’il envisage même de modifier l’appareil.
                  En attendant, il s’agit, pour lui, d’un problème stratégique.
                  S’il juge que ce matériel donne aux plongeurs une supériorité opérationnelle incontestable, qu’il leur confère un avantage tactique évident, pourquoi adopterait-il l’option d’interdire son emploi ?
                  Quelques vies de plongeurs ? ….
                  Ce serait volontairement, militairement, s’affaiblir.
                  On peut penser que tout cela a été bien pesé.

                  La logique martiale l’a emporté et la Marine Nationale a décidé d’imposer et pérenniser l’emploi du CRABE, malgré la mise en danger objective de ses plongeurs.

                  Cette décision est-elle éthiquement légitime, dans le cadre de l’Armée Française ?
                  Est-elle éthiquement légitime, dans le cadre de notre société ?
                  C’est de cela dont il s’agit et qu’il faut débattre.

                  Des experts ont été nommés. Ils apporteront des réponses.
                  Mais ce sera au tribunal de grande instance de Rennes de juger s’il y a faute ou pas.

                  En attendant les questions précédentes demeurent.
                  Ce sont celles que posent les parents du malheureux militaire décédé.
                  Ce sont sans doute celles que posent ses camarades plongeurs.

                  Ce sont celles que nous devons tous nous poser, en tant que citoyens.
                  Voilà bien du bon sens et des questions bien légitimes
                  Le tribunal de Rennes pourra statuer de manière limpide si le secret défense n'est pas opposé ...
                  Backmount is so DEAD

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                  • #69
                    Envoyé par Amore Voir le message

                    Voilà bien du bon sens et des questions bien légitimes
                    Le tribunal de Rennes pourra statuer de manière limpide si le secret défense n'est pas opposé ...
                    Tout dépend de l'interprétation, la machine est elle un équipement de combat ? La plongée dans ce cadre est elle "hors structure"... on n'a pas finit de troller sur le sujet

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                    • #70
                      Vous savez comment on appel l'armée ? ......la grande muette.... Et la Marine est encore plus "spéciale"" .
                      Le CRABE est considéré comme arme de guerre/secret défense et tout le tralala , tout comme l'était le DC55...Ça m’étonnerait qu'il sorte quelque chose de concret de cette affaire ou alors les chose ont bien changé depuis que mon pére y était (officier de la Marine).
                      dan
                      LMNT /ALKIN

                      www.alkin.fr
                      www.nitrox-trimix.com/fr/produits/

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                      • Pub

                      • #71
                        L'armée laisserait la justice civile mettre son nez dans ses affaires ?


                        l'avenir, c'était mieux avant !

                        Commentaire


                        • #72
                          Envoyé par nics Voir le message
                          L'armée laisserait la justice civile mettre son nez dans ses affaires ?
                          Pas sûr qu'ils aient eu le choix !
                          Bardass utilise aussi un OSTC.
                          Je n'oserais pas utiliser un autre ordinateur.

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                          • #73
                            Envoyé par CMDC Voir le message

                            Pas sûr qu'ils aient eu le choix !
                            Ils ne l'ont pas eu.

                            En France, la loi 82-261 du 21 juillet 1982 a supprimé, en temps de paix, les tribunaux permanents des forces armées ainsi que le Haut tribunal permanent des forces armées.

                            Depuis l'entrée en vigueur de cette loi, les infractions au code de justice militaire ainsi que les crimes et délits de droit commun commis par les militaires dans l'exécution du service ne relèvent donc plus de la compétence des juridictions militaires, mais de celles des juridictions de droit commun.

                            Commentaire


                            • #74
                              Mais ... nous ne sommes pas en temps de paix si je m'en réfère aux déclarations de nombreux "politiques" ...
                              Et si le secret défense ne peut s'appliquer, il restera la raison d'Etat.
                              Backmount is so DEAD

                              Commentaire


                              • #75
                                Mais là on parle de crime perpétré par un ou des militaires... pas de responsabilité de l'institution potentiellement engagée à cause de matériel utilisé par certains militaires...


                                l'avenir, c'était mieux avant !

                                Commentaire

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