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Nouvelle Calédonie : Les lagons calédoniens à l’Unesco

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  • Nouvelle Calédonie : Les lagons calédoniens à l’Unesco

    Source : Les nouvelles Calédoniennes




    Une délégation a officiellement déposé la demande de classement des lagons calédoniens au siège de l’Unesco, mercredi, à Paris. La décision finale interviendra en juin 2008.

    Dossier déposé. Une délégation calédonienne composée d’Isabelle Ohlen pour le Congrès, de Charles Washetine et de Didier Leroux pour le gouvernement, de Philippe Gomès pour la province Sud et de Nidoish Naisseline pour la province des Iles, s’est rendue, mercredi, au Centre du patrimoine mondial de l’Unesco, à Paris. La demande de classement des lagons calédoniens est donc désormais entre les mains de l’institution internationale.
    « Il était important pour nous de déposer en main propre ce dossier, a confié Isabelle Ohlen. C’est une façon de montrer que l’union pour la défense d’un patrimoine commun est forte ». Charles Washetine y voit « l’aboutissement d’un travail commencé en 2002 et le début d’une nouvelle période de travail pour voir comment sera géré ce patrimoine grâce aux comités de gestion ».

    Destin commun

    L’ancien ministre de l’Ecologie et du Développement durable, Yves Cochet, avait déposé un premier dossier en 2002. Mais, faute d’avoir été constitué conformément aux exigences de l’Unesco, il n’avait pu être retenu. La nouvelle majorité a repris le flambeau et a travaillé avec l’ensemble des institutions calédoniennes. Durant ces années, le débat a notamment porté sur le classement total ou partiel du lagon.
    Philippe Gomès se réjouit d’ailleurs de « la capacité des collectivités calédoniennes à aller au-delà des clivages politiques pour un dossier commun, pour l’intérêt du pays ». Politique, le président de la province Sud considère que « l’on ne peut prétendre à un destin commun si l’on ne peut travailler ensemble ».
    Au niveau local, la priorité sera désormais de mettre en place les comités de gestion. L’Unesco est très attentive à l’implication des populations. Ces comités seront formés par les associations, les communes et les coutumiers. Ils géreront et feront des propositions pour la protection des lagons.
    Pendant ce temps, l’Unesco va plancher sur le côté administratif du dossier. La France sera informée de sa recevabilité en mars. Il sera ensuite transmis à l’Union mondiale pour la nature (UICN). Ses experts viendront début septembre visiter les sites proposés à l’inscription.

    Deux sites naturels classés en France

    Ce n’est qu’en juin 2008 à Toronto (Canada) que le Comité du patrimoine mondial, constitué de vingt et un Etats signataires de la Convention du patrimoine mondial, se prononcera définitivement sur la demande de classement.
    15 500 kilomètres carrés, soit 60 % du lagon, dont 994,19 milles de barrière corallienne et 800 kilomètres de récifs, sont concernés. La France compte à ce jour vingt-huit biens culturels et deux biens naturels parmi les 830 inscrits au patrimoine de l’humanité. Pour 2008, la France a déposé un autre dossier, au titre du site culturel : « L’œuvre de Vauban », l’architecte de Louis XIV. Les îles Marquises, en Polynésie française, commencent à leur tour le long parcours de constitution d’un dossier pour être classées.
    Le Pacifique est le parent pauvre de l’Unesco. Hormis l’Australie et la Nouvelle-Zélande, seules les Salomon ont un site classé depuis 1998 : l’île de Rennell Est, le plus grand atoll corallien surélevé du monde.


    De notre correspondant à Paris, David Martin <!--sdvF=data-->
    Laurent-Xavier

    "C'est une maladie naturelle à l'homme de croire qu'il possède la vérité". Blaise Pascal
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  • #2
    J'habite près de Briançon qui fait partie du réseau Vauban (fortifications du XVIIIè siècle) et espère bien voir aboutir la candidature française au titre "monuments".
    Quant à la Nouvelle-Calédonie je souhaite bien aussi que ça aboutisse au titre "patrimoine naturel". Est-ce que les zones qui reçoivent les sédiments des mines de nickel seront concernées? Ce serait une bonne chose pour obliger à bien traiter ce problème, mais je doute que l'Unesco accepte pareille partie du lagon.
    « Dans les républiques démocratiques, ce n'est point ainsi que procède la tyrannie; elle laisse le corps et va droit à l'âme. » Alexis de Tocqueville

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    • #3
      Envoyé par Dôgen
      Quant à la Nouvelle-Calédonie je souhaite bien aussi que ça aboutisse au titre "patrimoine naturel". Est-ce que les zones qui reçoivent les sédiments des mines de nickel seront concernées? Ce serait une bonne chose pour obliger à bien traiter ce problème, mais je doute que l'Unesco accepte pareille partie du lagon.

      Les zones de construction et d'exploitation de nickel ne peuvent pas demander à être classées: cela fait partie des critères d'exclusion de l'UNESCO.

      C'est la raison pour laquelle la demande de classement concerne la partie lagonnaire du nord des Iles Loyautés (entre autre) parce qu'il n'existe pas de mine dans cette zone.
      Celle-ci doit être "indemne" de toute activité dite "polluante" pour l'environnement.

      L'exploitation du nickel sur le territoire fait partie de l'histoire de la Nouvelle-Calédonie et ne peut être considére par l'UNESCO dont ce n'est pas la mission.
      "Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes"

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