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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 04/11/2018 dans toutes les zones

  1. 3 points
    Bon, désolé si mon ton a pu en irriter quelques uns. C'est que le sujet mérite un peu mieux que ce fil. Il y a un avertissement à l'entrée de cette salle et malheureusement, ce fil de plus partait plutôt comme une consultation que comme une discussion d'intérêt public... Alors pour essayer de répondre à ceux qui liront ce fil pour eux: Une crise d'épilepsie, isolée, dans des circonstances exceptionnelles (extrêmes de la vie, envenimations, hypertension gravidique, intervention de neurochir...) finalement c'est banal, on estime que çà arrive dans une vie humaine sur 10 environ. C'est la répétition des crises qui définit la maladie épilepsie. C'est aussi çà le problème, en particulier pour la plongée: çà vous prend n'importe quand sans prévenir. SAUF dans certaines épilepsies réflexes, qui ne surviennent que dans des situations précises (rare) SAUF dans des épilepsies secondairement généralisées, où le patient sent venir la crise, parfois assez longtemps à l'avance (beaucoup plus fréquent) Bien sûr qu'une épilepsie avec des crises tonico-cloniques généralisées non contrôlées par un traitement est incompatible avec la plongée scaphandre. Bien sûr qu'une crise sans lendemain comme on en voit par exemple au post-opératoire immédiat d'une chirurgie de méningiome n'est pas en soi l'élément qui pourrait poser problème pour la plongée. Le tout est de croiser l'histoire naturelle de cette épilepsie et le genre de plongées auxquelles prétend le plongeur pour évaluer le risque. sachant qu'une seule crise par an, c'est peu ou prou le même problème que trois par jour pour autoriser, on ne parle pas de "risque acceptable", mais bien de "situation dans laquelle il ne faut JAMAIS se retrouver". Dans le cas des "absences": ce sont des crises généralisées mais limitées à une très brève suspension de toute activité motrice, sans prodrome et sans phase post-critique. Autrement dit, une absence typique ne devrait pas poser trop de problème sous l'eau, sauf plongée très engagée!!!! A noter qu'on a tous des "absences", habituellement pas épileptiques, à tel point que beaucoup de patients qui ont une épilepsie-absence ne le savent même pas pendant des années... L'épilepsie-absence est souvent une épilepsie de l'enfance, qui guérit à l'âge adulte, et qui répond bien au traitement -en général pas de crises sous monothérapie bien suivie. Il est assez probable que ce soit le cas d' Alex, mais encore une fois, il va falloir qu'il en discute avec un neurologue qui a un solide bagage d'épileptologie. Et s'il le veut bien, nous en donner le retour, parce que là, la discussion aura de l'intérêt. Il y a en effet des formes qui vont évoluer vers des crises plus sévères, persister, et des formes dans lesquelles les crises ne sont pas le seul symptôme de la maladie (absences atypiques, sclérose de l'hippocampe...). Enfin concernant l'encadrement, là c'est plus un point de vue de plongeur que de toubib. Mais pourquoi diable tant de plongeurs s'acharnent-ils à vouloir encadrer comme si cela était l'aboutissement suprême??? Encadrer, c'est prendre la responsabilité d'autres. Plonger avec une épilepsie, même si la situation est tout à fait rassurante, c'est déjà avoir fait le pari que les toubibs ne se sont pas plantés dans leur pronostic. Quel besoin d'imposer à ses futurs élèves de partager ce risque quand il y a déjà tant d'encadrants diplômés mais inactifs??? On peut être un très bon plongeur sans avoir besoin absolument d'encadrer sous l'eau...
  2. 1 point
    Pas plus que chauffeur de taxi ou moniteur de conduite est l'aboutissement suprême pour le chauffeur de voiture de base.
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