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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

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Contenu populaire

Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 13/08/2019 dans Messages

  1. 12 points
    Ah non, là, ça ne peut pas prendre, trop simple. Il faut une assertion criticable, qui puisse faire réagir. Après ça répond dans tous les sens, avec des arguments à toutes les sauces, puis ça sur-répond et là ça devient une belle discussion, bien touffue, pleine de pages, de dérives, d'avis tranchés, de réponses à coté de la plaque etc. Donc "PADI, y a pas mieux" ou "PADI, c'est le top" ou "PADI, la meilleure formation", là tu as des chances d'amorcer un peu plus. Et si tu rajoutes un argument qui n'en n'est pas un ou partisan ou teinté de mauvaise foi, alors là, ça va décoller : "parce ce qu'ils son leader du marché" ou "parce qu'ils ont certifié le plus grand nombre de plongeur dans le monde" ou "grâce à l'excellence de la méthode américaine" ou encore "parce qu'ils n'ont pas beaucoup d'accidents" ou "s'ils avaient des accidents ça se saurait" ... Le mieux pour troller reste encore d'attaquer frontalement les interlocuteurs sur ce qu'ils sont. Ici, sur ce forum majoritairement des français et beaucoup de plongeurs formés par le système FFESSM. Un truc du genre : "c'est quand même dingue qu'un petit pays comme le votre s'entête à faire si différent que le meilleur système qui existe, PADI, leader du marché, dont même les principaux concurrents se sont alignés sur un système de formation quasi-identique". Avec ça, lancé à la volée dans une discussion honnête, tu es sûr de faire un carton !
  2. 11 points
    Bonjour, J'ai passé une bonne partie de l'après-midi à recenser les principaux joints toriques pour la plongée. J'en ai fait 2 tableaux, si cela vous intéresse (également en PDF). Selon les vendeurs (Big.., DiveA..., Inno..., LaPal..., etc.) on ne trouve pas toujours les dimensions, ni parfois les mêmes pour une même référence (AN.../R...). Si vous voyez une erreur, merci de m'en informer, je mettrais à jour mes tableaux. Principaux_Joints_&_Robinet.pdf
  3. 11 points
    Outch, j'arrive un peu plus tard, mais la Nicolas tu as tapé fort et la ou ça fait mal (déclin de la France, ancienne puissance coloniale, etc), mais bon, pourquoi tirer sur l'ambulance ? Dans l'Histoire: -Sans la France, pas de Québec, pas de francophonie en Amérique du Nord, ni ailleurs. Bon c'était au 16è et 17è siècle ou nous étions une grande puissance, et à l'époque ça passait par la colonisation. -Sans la France, pas de Code Civil, dont le droit privé du Québec, et de dizaines de pays dans le monde est largement inspiré, et ça a fait ses preuves vs la common law anglo saxonne (qui a ses vertus également). -Sans la France, peu ou pas de modèles étatiques centralisés efficaces dans le Monde (hors communisme et dictature) pour le meilleur, ...et pour le pire. -Sans la France, pas de vin en Californie et ou que ce soit dans le monde, et ça quand même tu avoueras que ce serait très très grave... et pas de système métrique ! Et dans le monde actuel: -France première destination touristique mondiale, Airbus, fusée Ariane L'Oréal, LVMH, puissance agricole, plusieurs multinationales de taille mondiale, 7è économie mondiale; 2è en Europe...certes en déclin, avec de multiples problèmes internes et externes, comme toutes les vieilles démocraties sociales démocrates, à l'heure ou les modèles performants sont les dictatures plus ou moins soft (Chine) et les démocratures (Turquie...) et encore et toujours les USA, qui masquent sous leur montagne de dollars dont ils arrosent la planète leurs énormes problèmes internes. Bref, cher Nicolas, oui la France était une puissance coloniale qui avait et a encore comme modèle culturel l'intégration universaliste, effectivement issu du Siècle des Lumières, de Napoléon, de De Gaulle et de JP Sartre qui dit que la France a une voix particulière dans le monde, sentiment incontestablement arrogant mais peut-être pas plus que l'arrogance des colons blancs vis à vis des Natives en Amérique du Nord ou que celle vis à vis des Noirs aux USA aujourd'hui, ou des Indonésiens à l'égard des Papous, des Russes vis à vis des Tchétchènes, des Chinois vis à vis des Tibétains liste interminable... Et j'ai pas parlé des problèmes que vous avez au Canada avec les Natives en ce moment ! Donc, nous avons un modèle universaliste certes un peu surrané, peut être dépassé à l'heure du communautarisme partout, mais justement en France, le communautarisme c'est pas dans la culture. Et la culture c'est un truc loin, très long à changer. Tu noteras au passage que c'est pas non plus celle des Chinois qui veulent assimiler de force les Ouighours et les Tibétains, et je ne reviens pas non plus sur ce qu'on a fait aux Natives en Amérique du Nord tu le sais mieux que moi. A tout prendre, je préfère la France à prétention universaliste, celle de l'Etat providence, de la laïcité, et de la Déclaration des Droits de l'homme avec toute son arrogance supposée et son intansigeance à tout ce qu'on nous propose aujourd'hui comme modèles d'avenir, qui oscillent entre le nationalisme ethnique et le relativisme culturel. Je ne fais pas l'impasse sur ce que le modèle français a posé comme problème pendant la colonisation ou pour le droit des femmes, entre autres, et a méprisé voire écrasé la diversité et le multiculturalisme. Mais bon, it's a long way to Tipperary !
  4. 10 points
    Suite des tests de l’algorithme Fused 2, proposé par Suunto, comme une évolution majeure du Fused, suite aux commentaires peu amènes des plongeurs pour les plongées au-delà de 40 mètres. La première version des tests publiée en mars concernait les profils carrés. Ma conclusion de l’époque était que Suunto avait bien corrigé le tir pour des plongées jusqu’à 50m avec des profils proches de ceux des ordinateurs utilisant un algorithme Buhlmann correctement réglés. Au-delà de 60m, cela se corse pour le Fused 2, on retrouve les mêmes défauts que pour le Fused avec des plans de décompression exagérément longs, que ce soit à l’air ou au trimix avec des gaz Nitrox en déco. La conclusion de l’époque était que le Fused 2 était bien adapté à la plongée loisir jusqu’à 50m. Et donc parfaitement adapté à un ordinateur comme le modèle D5 chez Suunto. Mais pas du tout pour les profils trimix autorisés par les modèles Eon (Steel et Core) Pour cette suite, j’ai décidé de mettre à l’épreuve l’algo Fused 2 sur des profils moins contraignants mais peut-être plus réalistes par rapport à notre pratique : les profils multi-niveaux, avec un point bas en début de plongée et une remontée progressive le long d’un tombant ou autour d’un sec. Evidemment, il n’est pas possible de modéliser une remontée progressive sur une plongée complète. J’ai simplifié le modèle en travaillant sur des profils à 3 niveaux de profondeur : - profil 40 mètres : niveau 1 = 8 minutes à 40 mètres, niveau 2 = 10 minutes à 30 mètres, niveau 3 = 15 minutes à 20 mètres. - profil 60 mètres : 5 minutes à 60 mètres, 5 minute à 40 mètres, 10 minutes à 20 mètres - profil 70 mètres : 6 minutes à 70 mètres, 5 minutes à 50 mètres, 5 minutes à 30 mètres - profil 96 mètres : 10 minutes à 96 mètres, 5 minutes à 70 mètres, 5 minutes à 51 mètres. Pour chaque profil, un Run Time de remontée est établi et sera respecté par les simulateurs utilisés. Run Time profil 40 mètres : niveau 40m quitté à la 10e minute, niveau 30m à la 21e minute, niveau 20m à la 37 minute Run Time profil 60 mètres : 60m/8e min, 40m/15e min, 20m/27e min Run Time profil 70 mètres : 70m/10e min, 50m/17e min, 30m/24e min Run Time profil 96 mètres : 96m/15e min, 70m/23e min, 51m/30e min Selon le profil et réglages utilisés, il a parfois fallu diminuer la durée d’un niveau pour respecter le RunTime de remontée. Les hypothèses sont les suivantes : - Les temps de descente ne sont pas inclus, les durées annoncées correspondent au temps passé réellement sur chaque niveau. - La vitesse de descente est réglée à 20 mètres / minutes, les vitesses de remontées à 10 mètres / minute pour l’algorithme Buhlmann, 8 mètres / minute pour les Fused. - l’altitude est réglée à 0 mètre (1013 mb) - l’option Palier profond des algo Fused est désactivé - pour chaque profil, 3 modes de sécurisation sont testés : P-2, P0, P+2 - La consommation est de 15 litres/minute en surface. - Les profils sont réalisables avec les blocs prévus pour chaque profil, avec les procédures de perte de gaz le cas échéant - l’algorithme embarqué dans le simulateur DM5 fourni par Suunto est équivalent à celui embarqué dans les ordinateurs de la marque. - le simulateur Buhlmann + GF utilisé est PastoDeco 4.9.0.P du regretté A. Pastorelli. Les résultats ont été croisé avec Ostc Planner 3.00 beta 14. Profil 40 mètres avec gaz Air, Nitrox 28 ou Air + Nitrox 75. Bloc 15 litres à l’air ou Nx28 et pony 7l pour le Nx75 Quels que soient les gaz utilisés, les profils Fused et Fused 2 sont quasiment parfaitement alignés. En sécurisation P0, Fused et Fused 2 correspondent quasiment à un Buhlmann + GF80/80 (réglage que j’utilise sur ce type de profil) En sécurisation P-2, Fused et Fused 2 correspondent à un GF90/90 En sécurisation P+2, Fused et Fused 2 correspondent à un GF66/66 Cela vient (encore) renforcer l’idée (puisque aucune information n’est fournie par Suunto) que Fused et Fused 2 sont identiques entre 0 et 40 mètres et que l’évolution du Fused concerne les plongées au-delà de 40 mètres. Profil 60 mètres avec gaz Air, Air et Nitrox 50 Bloc 15 litres à l’air et pony s80 pour le Nx50 Les remarques suivantes sont applicables quels que soient les gaz utilisés dans cette simulation. En mode P0, l’algo Fused 2 est assez proche des valeurs de GF60/75 que j’utilise, il sort 4 minutes après avec de l’air ou en même temps quand une déco est utilisée. Cela montre que l’algo Fused 2 n’aime pas l’air et préfère quand le Nitrox est utilisé en déco. Ce qui n’est pas un mal vu le profil de la plongée … Quant à l’algorithme Fused 1e version, c’est la catastrophe : il attaque les paliers dès 24 mètres ce qui nécessite d’ajuster la durée du niveau à 20 mètres. Conséquences : en mode Air, il sort 23 minutes après son petite frère Fused 2. Avec un Nitrox 50 en déco, la peine est moindre, il sort 13 minutes plus tard. C’est sur ce type de profil que l’on se rend compte de l’inadéquation de l’algorithme Fused : sur un profil classique où un plongeur lambda sort la tête de l’eau après 50 minutes de plongée environ, le Fused le fait sortir 25 minutes plus tard … En mode P-2, l’algo Fused 2 correspond à un GF80/80, en mode Air ou Air+Nx. Fused est toujours à la ramasse en sortant 15 à 20 minutes après tout le monde. En mode P+2, l’algo Fused 2 correspond peu ou prou à un GF60/60, en mode Air ou Air+Nx Fused … des paliers à partir de 27 mètres et une sortie entre 15 et 25 minutes plus tard. Que dire … Profil 70 mètres Trimix. Bloc 2x10 litres en Tx18/45 et pony s80 pour le Nx50 Grosse surprise sur ce profil ! Quel que soit le niveau de sécurisation Px, Fused et Fused 2 sont quasiment alignés en terme de remontée. Avec une différence notable : Fused 2 débute les paliers plus profond, cherchant à maximiser la ppO2 au palier à 21m et raccourcit les paliers proches de la surface. J’en reparlerai plus bas. En mode P0, les deux Fused sont quasiment alignés sur les profils GF50/70 ou 60/75 que j’utilise. En mode P-2, les deux Fused correspondent à un profil GF45/85. En mode P+2, les deux Fused correspondent à un profil GF20/65. C’est plutôt pas mal. Profil 96 mètres Trimix Bloc s80 Tx 23/50 en travel à 20m pour la descente Bloc 2x12 litres en Tx10/65 Bloc s80 Tx 23/50 en déco à 51m Bloc s80 Nx50 à 21m Bloc s80 OXY à 6m La surprise se confirme : là encore, quel que soit le niveau de sécurisation Px, Fused et Fused 2 sont très proches en terme de remontée. Certes, le Fused première version sort tard, mais l’écart avec le Fused 2 est bien plus faible que sur les profils carrés au trimix. En mode P0, Fused 2 un profil presque équivalent à un GF05/80 avec des paliers débutants à 72m pour les Fused et 63 mètres pour le GF. A titre de comparaison, avec un GF40/70 que j’utiliserai sur cette plongée, les premiers paliers apparaissent à 39m. En mode P-2, Fused 2 a un profil équivalent à un GF15/90 En mode P+2, Fused 2 a un profil équivalent à un GF05/70 Comme sur les profils carrés, les premiers paliers des Fused démarrent très profond (72 mètres) et les paliers proches de la surface sont raccourcis par rapport à mes réglages GF (type 40/70). Tableau des équivalences GF pour les profils de remontée générés par le FUSED 2 Conclusion Les profils mutli-niveaux sont moins contraignant que les profils carrés au niveau de la décompression. De fait, l’algo FUSED 2, mais aussi son ainé le FUSED, sont plus à leur aise dans cet exercice que précédemment. Je tire les constats de l’analyse de ces nouvelles courbes : - les algorithmes FUSED et FUSED 2 n’aiment pas l’air en plongée. C’est d’autant plus vrai pour le FUSED dès que le plongeur dépasse 40 mètres. FUSED 2 corrige la donne même s’il sécurise encore pas mal comme on a pu le voir sur les profils carrés. Sur les profils multi-niveaux, cela se ressent moins. - l’algorithme FUSED 2, encore plus que le FUSED, a tendance à démarrer les premiers paliers vraiment profonds. C’était carrément visible sur les profils carrés, cela se voit moins sur les profils multi-niveaux. Toutefois la plongée multi-niveaux depuis 96 mètres est révélatrice de ce comportement : le plongeur n’a pas atteint le dernier niveau de sa plongée à 70 mètres qu’il a déjà attaqué les paliers de décompression à 72 mètres !! Honnêtement, je ne comprends pas, je me croirais revenu dans les années 2000. Depuis ce temps, il y a eu pas mal de publications, de discussions, de webinar indiquant une tendance générale à remonter la valeur du GF bas et à diminuer la valeur du GF haut pour limiter le risque d’ADD, l’hélium permettant de remonter plus vite que prévu initialement par les modèles. Or, à voir ses équivalents GF, Suunto continue de produire des algorithmes qui ne tiennent pas compte de ces avancées sur les procédures de remontées. C’est dommage de rester 15 ans en arrière … Du coup, je confirme ma conclusion précédente : Pour moi, FUSED 2 reste encore un algorithme Loisir. Sur le principe, il est tout à fait adapté aux caractéristiques du modèle D5 de Suunto. Mais il l’est beaucoup moins sur un ordinateur Trimix comme l’EON CORE (80m) ou STEEL (150m) et autres modèles Trimix. Dommage … Episode 3 à venir : l'algorithme FUSED 2 et les recycleurs
  5. 10 points
    De retour de plongée, voici un témoignage d'un incident. Contexte, plongée organisée par le Club en deuxième journée avec pour le premier jour, deux plongées de respectivement 45m et 30m max. Plongeurs aguerris niveau 3 minimum. Ce dimanche météo favorable, le vent est tombé dans la nuit ainsi que les vagues. Site la Drôme, 52m. Directive du DP pression de départ 90b DTR 12. Je descent avec un plongeur confirmé N3, planification au préalable entre nous. La descente se passe sans aucun soucis, visibite mauvaise mais nous atteignons l'épave sans difficulté nous suivons le chemin que nous avions prévu puis encore situé sur l'épave après échange de nos paramètres, nous nous donnons le signal de remontée. En palanquée serrée nous débutons la montée, et à 36 m, je vois mon binôme repartir vers le fond tête en bas.... Il me faut quelques secondes pour essayer de comprendre puis je prends la décision de le rejoindre il me reste 120b sur mon bloc. Je le rejoins à 46m et le saisie par son gilet pour nous placer en vis à vis. Regard hagard, je contrôle son Mano qui indique 50b. Ne me donnant pas l'impression de comprendre la situation, saisie fermement je commence à le remonter. Mais je dois lutter contre lui qui ne cesse d'agir sur ces purges pour les vider. J'arrive néanmoins à le remonter tout en ayant par deux fois été en début dessoufflement. Durant la remontée, je lui fait prendre mon détendeur de secours dès qu'il attend 20b. Arrivee dans la zone des 10m, je tente encore de communiquer, mais si apparemment moins distrait, il continu à ne pas gérer son équilibre à purger continuellement, je gère donc toute la déco comme je peux. Je lui indique que de mon côté mon ordi m'indique que la déco est terminée et lui m'indique qu'il a encore des paliers à faire. Je prends son bras de force pour lire son ordi et pour me rendre compte que son ordi est en SOS. Je force son attention pour qu'enfin il me fasse un signe et me disant, le chef de la palanquée c'est toi. La tout devient plus facile, il est docile, je nous stabilisé à 3m et vide quasiment mon bloc, je rappel que nous sommes deux sur mon bloc. Puis revenu en surface, je gonfle son gilet et demande à la secu surface de le prendre en charge avec mise sous oxy. Apres explication en surface, il m'explique que lorsque je l'ai rejoint il pensait remonter et qu'il avait la sensation de problèmes matériel tout au long de notre remontée. Il pense qu'en fait la narcose et l'état de stress après l'a complètement perturbé au point de perdre tout repère. C'est un bon plongeur et nous avons plongé à plusieurs reprises sans jamais quoi que ce soit à dire. Pour moi cette remontée assisté à été très compliquée même si au regard de la courbe de plongée, la remontée est à peu près régulière, elle a été difficile car j'ai du lutter contre ses mauvais réflexes, et limite à me mettre en danger par essoufflement. Ce qui m'a énormément surpris c'est de devoir le gérer jusqu'en surface même si en faible profondeur il avait l'air plus lucide. Voilà c'est un peu long, mais c'est un temoignage
  6. 10 points
    le texte est écrit à demeure j'ai de la place, au dos, pour rajouter du texte... dans le "tuyau jaune", il y a un crayon mine dont je verifie regulierement l'état. Je n'ai qu'à cocher et à rajouter un peu de texte avant d'envoyer.
  7. 10 points
    Bonjour a tous, Ça fait un peu "3615 mylife" mais j'ai envie de le partager avec vous : la petite Manon nous a rejoint hier matin après une plongée de 9 mois dans le ventre de sa maman. L'adaptation a la surface se passe plutôt bien même si elle empêche pas mal des parents de dormir. Tout le monde va bien en tout cas. Petit message au passage : je compte sur vous pour rester sage pendant cette période où je serai dans doute un peu moins réactif (sauf la nuit vers 3/4h du matin visiblement)
  8. 9 points
    Bonjour Faktice, Rapide présentation pour savoir qui te réponds: je suis un moniteur non-professionnel (fédéral), moins de 1000 plongées. Je plonge habituellement en eau chaude, je me passionne de bio et je m'investi dans la vie associative. J'ai aussi fait un divemaster après mon niveau 3 qui est un diplôme qui ne m'a finalement peu appris, sauf en ce qui concerne le fonctionnement du modèle PADI. Pour l'aisance, mieux vaut plonger, en variant les expériences. Passer des diplômes et surtout le divemaster dans cet objectif bof bof. Pourquoi pas t'installer (comme moi) dans un petit coin de paradis pour profiter des eaux chaudes tropicales au quotidien? Par contre je te mets doublement en garde: les centres te promettront certainement des choses pour te vendre une formation de divemaster (ou pour que tu leur nettoies les chiottes sans avoir à te payer) mais cette formation ne permet pas, sauf rare cas de gagner sa vie. Bon si tu parles courement japonnais, allemand et anglais tu intéresseras peut être un club calédonien.... Il faut savoir que la "formation professionnelle" de PADI leur rapporte plus d'argent que la plongée elle même.... Donc choper des petits jeunes, les faire rêver du métier de moniteur de plonger ("Changer de vie") et leur prendre pas mal de sous c'est le coeur de métier de PADI (plus que la plongée elle-même) et ... pas seulement de PADI. Bref il y a peu de chance qu'après ton DM tu puisses travailler dans la plongée, mais tu pourras plus certainement acheter d'autres formations, .... J'ai peu de chance que tu m'entendes, le rêve est souvent trop beau, mais je te rappelle que si tu as envie de plonger, la solution de te trouver un métier autre sous les tropique par exemple, et de vivre ta passion dans le milieu associatif (ce que je fais) est, à mon avis, bien plus réaliste et plaisant.
  9. 9 points
    Bonjour, Ci-joint le dossier que j'ai préparé, je vous le transmets car vous souhaitiez avoir un retour. Ce dossier a été préparé en peu de temps compte tenu de son coefficient peu important dans mon cursus. L2EM_PRIMAULT_BELLANGER_Engagement corporel.pdf
  10. 9 points
    Voilà ce qui nous attends, pauvre de nous
  11. 9 points
  12. 9 points
    Et après ça, on me demande pourquoi je suis farouchement opposé à votre système des PE40... 25 plongées, de la peine à se stabiliser et on les envoie par 40m de fond dans le bleu... @clic, ce n'est pas contre toi, ta copine ou cette plongée, c'est contre ce système dans lequel un plongeur pro qui a une carte pas locale ne pourra pas faire son métier mais on prend des débutants à des profondeurs auxquelles ils n'ont rien à faire...
  13. 9 points
    Le Directeur de Plongée a eu raison sur un point, le principal, un essoufflement survenu en plongée peut majorer le risque d'ADD. Pour appuyer @LGF et @Matt, le pourquoi du comment et les contre-arguments fondés sur tel ou tel détail du modèle de truc ou de machin sont sans grande importance. Oui, c'est vrai, dans le modèle de Henry, la ventilation n'a aucun impact sur la saturation/désaturation. Sauf que dans ton cas, on ne parle pas du modèle de Henry, on parle de TOI, de TON risque d'ADD. Ce risque est estimé par ton ordinateur (par le calcul, non par une mesure de ce qui se passe dans ton corps), à partir du modèle de Henry, mais d'autres éléments interviennent à coup sûr dans ton organisme. Tu as fait un essoufflement, c'est à dire, pour faire simple, que pendant un moment de ta plongée, ta ventilation a été inadaptée aux besoins de ton organisme. Tu as été incapable d'éliminer suffisamment de CO2 pendant quelques minutes au moins. Ca, c'est sûr et certain. A ce titre, pendant ce temps là, et probablement aussi les minutes nécessaires au retour à un semblant de normalité, ton organisme (dans son ensemble, peu importe le paramètre précis concerné) s'est très probablement éloigné assez fortement des différents modèles avec lesquels les ordinateurs simulent ce qui se passe dans la viande. A partir de là, il est tout simplement bon de relativiser fortement ce que peut te dire l'ordinateur et de se méfier. Typiquement, je ne replongerais pas dans la journée après un évènement de ce type. Pour finir, j'ajouterais que dans la conception actuelle de la genèse des ADD, on incrimine notamment des micronoyaux gazeux au niveau de la paroi des vaisseaux dans la formation des bulles. L'origine et la composition de ces micronoyaux gazeux reste discutée, mais certains auteurs proposent que ces noyaux soient initialement formés avec du CO2 ...
  14. 9 points
    ça suffit, les journalistes connaissent leur boulot et s'ils te disent que tu as fait du caisson, tu as fait du caisson et pis c'est tout!
  15. 9 points
    Puisque nous sommes au bistrot, je vais vous en raconter une: l'histoire se passe au bar des sports-PMU "chez Manu" un dimanche matin. Une altercation éclate au comptoir entre Nico, un touriste qui passe du temps dans la région, et Roro, un vieux de la vieille qu'a tout vu et qui sait tout. Nico explique à Roro que dans son patelin ils servent le Pastis bien différemment d'ici et qu'ils mettent le pastis, puis les glaçons, puis l'eau. Roro est outré de cette indélicatesse, il sait bien que dans le Pastis on met toujours les glaçons en dernier, sinon ça fausse tout! Aucun des deux n'en démord et le ton monte... les noms d'oiseaux commencent à fuser. Aux tables alentour les couples de passage commencent à s'inquiéter et les parents avec enfants quittent l'établissement pour protéger leurs petits de ce vocabulaire grossier. Les piliers de comptoir se rapprochent et savourent ce moment de franche rigolade, ils ont parfois tendance à rajouter une pique pour remettre de l'huile sur le feu quand il menace de s'éteindre. Manu, le patron du troquet, commence à s'inquiéter du raffut et il demande aux protagonistes de bien vouloir se calmer pour ne pas faire fuir tous ses clients. Il arrive même à prendre Nico à part 5 minutes pour lui demander de se calmer et de se conformer aux usages locaux. Peine perdue, la situation empire, les verres se renversent et le Pastis est gâché. Manu demande à Lolo, son serveur, de virer les 2 ivrognes et de faire le ménage sur le comptoir. Le calme revient enfin, les clients qui n'ont pas fui sont soulagés et reprennent leurs conversations habituelles, nous avons même l'instituteur et le maire du village qui se lancent dans une discussion sur les bienfaits et les échecs de la science pour la prévention de l'alcoolisme, c'est vachement intéressant. Par contre, nos 3 piliers de comptoir sont bougons, l'ambiance est retombée. Fifi dit à qui veut l'entendre qu'on aurait pu éviter le conflit en faisant plus de prévention et qu'il n'y aurait pas eu besoin de les virer, Polo lui répond que le serveur il est pas payé pour faire de la psychologie et qu'il a pas le niveau pour faire casque bleu mais qu'il est plutôt bas du front, et Nono aurait préféré qu'on laisse la situation se calmer d'elle-même et qu'on pourrait très bien se passer d'un serveur et de la police et qu'on pourrait se faire un bar libertaire auto-géré qui fonctionnerait bien mieux. Nul doute que dimanche prochain, tout ça recommencera, pour le plus grand plaisir des petits et des grands Toute ressemblance avec des faits réels est purement fortuite.
  16. 8 points
    Il n'y a pas si longtemps, il y a eu un mouvement d'ampleur mondial... #metoo Et en France, on a pas été épargné. Dois je te rappeler qu'il y a encore en France 1 femme qui meurt sous les coups de son compagnon tous les 3 jours... en 2020! Ceci peut certainement t'agacer, pour autant il y a une vérité certaine. Les reluquages insistants, les remarques déplacées, les "dragouilles" lourdingues, les insultes lorsqu'un gros lourd est rembarré, les "hep m'dame, t'es bonne", se demander si elles peuvent porter telle ou telle tenue suivant ou elles vont, et j'en passe et des meilleures sont des choses que beaucoup de nanas vivent régulièrement. J'ai assez d'amies que le vivent. Quand ça commence à l'adolescence, à une période pas toujours facile pour une fille (la mienne entre dans cette période)... au bout de quelques années, oui je comprends le raz le bol et une certaine paranoïa. Alors non, tous les mecs ne sont pas des gros lourds, mais il y a assez de gros lourds pour faire penser que tous les mec en sont. Le problème est bien là Ici même sur ce forum, on a eu l'exemple d'un comportement inacceptable et déplacer avec une histoire de concombre auprès d'une ado. Il y a quand même des crétins qui ont trouvé ça marrant et on amoindrit l'impact que ça peut avoir sur une gamine et relativisé cet épisode... ce n'est pas acceptable. Je suis désolé, mais un gros dégueulasse fait ça à ma fille... j'lui pète les dents. Un gros dégueulasse fait ça à une gamine à coté de moi... j'lui pète les dents aussi. Et si plus de mecs réagissaient comme ça (au moins s'insurger) fasse à ces gros dégueulasses, ça changerait déjà pas mal de choses.
  17. 8 points
    Après les gars, je dis ca pour vous taquiner un peu, mais ceux qui échangent sur le fil ne sont pas les derniers a conseiller un teric a ceux qui viennent demander un conseil avec un besoin correspondant à un Zoop :). Après il ne faut pas s’étonner que les mecs ne sachent pas s'en servir.
  18. 8 points
    Des conseils, on peut en donner plein mais pourquoi faire? des conseils pour réussir cette "épreuve" avec la personne qui va t'évaluer? c'est quasiment impossible: entre le moniteur "canal historique" et le moniteur tekkie biberonné au trim les attentes vont être tellement différentes qu'il est impossible de te dire comment réussir ton examen sans connaître ton enseignant. des conseils pour gérer les phases de remontée en plongée, seul ou à deux? si je ne devais retenir qu'un conseil: "écoute" ton corps et tes sensations lors des phases de rupture d'équilibre (montée et descente); ressens ce qu'il se passe dans tes oreilles, sur ta peau, le volume de ton gilet... les sensations d'accélération et de ralentissement, de descente et de montée, de rotation et d'inclinaison. si tu as un enseignant avec qui tu peux le faire, fais des "expériences" sensorielles en immersion: ferme les yeux, enlève tes palmes, gère sa descente, fais du "fractionné" en faisant des décollages puis stabilisation puis recommence. Cherche à provoquer un déséquilibre puis un équilibre, à toute profondeur, seul puis à deux... pour réussir une remontée à deux, il faut d'abord trouver tes sensations - pas l'écran de l'ordinateur - pour se stabiliser seul, remonter seul, puis à deux. En te disant cela je te donne mes attentes et la façon dont je regarde quelqu'un plonger, probablement pas celles de la personne que tu auras en face de toi. La plongée -la gestion des phases de déséquilibre en particulier- c'est l'art de retrouver sous l'eau les sensations que nous perdons lors de l'immersion, tout ce qu'on appelle la proprioception, que l'on perd dès lors que nous n'avons plus les pieds sur terre et un horizon stable à fixer. En tout cas je suis d'accord avec moi-même et peut-être même avec ceux qui ont partagé ces notions avec moi
  19. 8 points
    Je profite de mon retour en train pour compléter le CR de @fleq avec qui j'ai passé la semaine pour la formation SM proposée par Philippe Pellegrin au centre Aquanaut de Saint-Cyr sur Mer. Pour faire simple, de tous les moniteurs que j'ai rencontrés au cours de ma jeune "carrière" de plongeur, Philippe est de très loin le meilleur que j'ai vu, et cette semaine était un véritable bonheur malgré la remise en question dont parle @fleq Avant d'entrer dans le vif du sujet (le SM), laissez-moi préciser pourquoi je trouve Philippe au top. - Primo, il est d'une gentillesse et d'une bienveillance remarquables, aux petits soins, étant venu nous accueillir à la gare, m'y redéposer, ayant été super disponible avant le stage pour répondre à toutes nos questions etc. - Dès qu'il s'agit de plongée, on découvre un instructeur qui a réfléchi en profondeur à sa pratique, aux raisons qui motivent telle ou telle procédure. Comme il le dit, il ne cherche pas à former des gens qui vont survivre dans l'eau, mais des plongeurs qui savent ce qu'ils font et pourquoi ils le font, et ça commence dès les premières bulles (je le lui ai dit, j'aurais voulu démarrer avec lui pour acquérir d'emblée les bonnes pratiques et les bons réflexes). - Philippe est aussi très exigeant (envers lui pour commencer), et envers ses élèves, qu'il cherche à amener au meilleur niveau. Mais quand l'exigence est combinée à la bienveillance, c'est vraiment chouette. - Il s'adapte aussi totalement aux élèves qu'il a face à lui : dans le cas présent, deux plongeurs plutôt orientés loisirs (j'ai découvert que mon advanced nitrox et les quelques expériences tek que j'ai eue n'étaient clairement pas assez solides ). On a donc décidé ensemble de prendre plus de temps pour acquérir ce dont on avait besoin pour être lâchés en SM, car il fallait effectivement en repasser par des "bases" qui nous manquaient : MIEUX se stabiliser, MIEUX palmer, MIEUX respirer. En gros, il s'agissait de laisser tomber l'"a peu prisme" pour tendre vers la rigueur. - Les briefings et débriefings sont aussi vraiment peaufins, notamment grâce à l'usage de la vidéo pour rejouer le match une fois sortis de l'eau et visualiser les éléments à améliorer. - Ajoutons à cela que Philippe est hyper humble et ouvert. Il cherche en permanence à améliorer sa pratique et son enseignement, on est loin, trèèèès loin du moniteur qui à tout vu, tout fait. Cela rend les échanges au top avec ce passionné de plongée. Je suis donc complètement en phase avec @Nemo83 et @val74700, les plongeurs DIR qui ont déjà un trim parfait, qui maitrisent la vie à plat feront probablement face à un gap bien plus petit que nous. En revanche, il me semble qu'il faille aborder cette formation avec humilité (comme chaque formation en fait), car il y a peut-être là matière à prendre conscience de ses lacunes, et c'est piquant au début Côté SIDEMOUNT maintenant : - Philippe est impressionnant dans sa connaissance et sa maîtrise de tous les aspects de la pratique. Qu'il s'agisse de l'historique, des différents courants existant, des spécificités matérielles, etc, on est face à une personne qui a bossé son sujet, et qui a surtout beaucoup expérimenté, bref un passionné ! Dans le détail (le plan de départ était de faire 5 plongées, mais en fait, 6 étaient nécessaires pour être plus à l'aise. Philippe en était presque désolé et ne poussait pas à la consommation, on a du lui dire qu'on voulait vraiment le faire pour être mieux armés ). - 1e plongée : découverte des sensations. Après les réglages à terre, c'est parti pour l'acculturation, avec d'abord une S80, puis une seconde à mi-plongée. C'est l'occasion d'appréhender les sensations et de peaufiner tous les réglages qui nous permettront de ne pas faire du bordel mount ensuite - 2e plongée : cette fois, c'est à nous de prendre en charge l'équipement. C'est aussi, après les essais sur table du matin, l'occasion de s'essayer aux différents palmages... et de prendre conscience que c'est pas ça du tout . On découvre aussi les joies du lovage de notre long hose sous l'eau, et de notre propension à oublier de rester en position, voire à carrément faire n'importe quoi - 3e plongée : équipement depuis le bateau (à faire proprement, et pas en vrac), premiers S-drills et valve-drills... que c'est dur de garder un bon trim et une bonne stabilisation quand on doit faire ces exercices. - 4e plongée : on reprend les mêmes exercices et on recommence, avec de notables progrès. - 5e plongée : de nouveaux palmages arrivent au menu et on continue à améliorer notre trim, et notre aisance dans la réalisation des S-drills, Valves drills, et autres manipulations de blocs (que faire si l'attache basse casse, si le bungee casse, etc). C'est aussi l'occasion de faire quelques exercices de respiration pour être plus fins et plus précis (c'est dans ces moments là que je réalise que je faisais pas mal de choses à peu près bien... et qu'entre à peu près bien et bien, il y a une belle marge de progrès!) - 6e plongée : c'est la plongée ludique : après le S-Drill et une remontée avec @fleq, Philippe simule plein de problèmes sous l'eau. Un premier étage qui fuit, un mousqueton qui casse, un free flow, etc... Bref, c'est un pot pourri de tout ce qui peut nous arriver, fait dans la bonne humeur. Après 6 plongées, un petit test théorique, une petite correction et de nombreuses discussions plus tard, nous voilà certifiés... c'est-à-dire qu'il nous revient désormais à nous de continuer à progresser, à apprendre, à travailler. C'est le début d'une nouvelle façon de plongée, SM ou back mount, avec plus de précision et avec toujours autant de plaisir, si ce n'est plus Je profite de ce post pour remercier l'équipe de @aquanaut (LECQUES AQUANAUT) qui était au top tout au long de la semaine, et avec qui nous avons eu plaisir à faire, ce matin, une petite 7e plongée pour le plaisir. Désolé pour le CR un peu long
  20. 8 points
    Je peux te donner une vision de l'autre cote, mes 6 chimios pour un lymphome classique, celui qui se soigne bien, je les ai plutôt bien supporte. Penser a la mort, oui quand tu as la perf dans le bras, tu as le temps de cogiter , avant d’être assomme par les calmants, tu y penses intensément. Je n'ai jamais arrêté le boulot, mêmes si c’était loin d’être parfait , mais je preferais ca a tourner en rond et cogite chez moi. J'ai continue a plonger après les 2 premières (j'avais juste range le recycleur, car tu vis dans un brouillard permanent et le système immunitaire n'est pas au top) et après c’était le ski. Pourquoi j'ai continue a plonger , parceque c'est ma passion, depuis l'age de 14 ans. Une chimio c'est une telle contrainte a vivre , que je n'allais pas me priver de mes plaisirs, a partir du moment ou je me sentais capable de les assumer. Objectivement, il y avait un tas de raison pour ne pas plonger (les produits de chimio peuvent attaquer le cœur etc ....) le problème c'est que quand j'ai pose la question la seule réponse que j'ai eu, c’était "on ne sait pas mais c’est non , est ce que vous voulez voir un psy ?". Le psy il pouvait se le carrer .... Le plaisir de voir les siens , ce n'est pas forcement évident, en chimio, il ne faut pas se tromper, tu pars en lambeaux petit a petit, tu as des problèmes de bides, tu pèles etc ... et pires que tout tu dois affronter le regard des autres : ce qui on peur de l'attraper, gérer le stress de sa compagne, qui n'est pas dans l'action et qui a un sentiment terrible d'impuissance, les misérabilistes qui projettent sur toi leurs propres angoisses etc ... ( ce que je t’écris la, c'est recoupe avec d'autres personne). Tout ça pour te dire que oui, je me suis raccroche a ce qui me faisait egoistement plaisir, la plonge en fait parti. C'est ma vision des choses, je suis conscient qu'elle n'est que parcellaire et que tu dois croiser des cas beaucoup plus lourd.
  21. 8 points
    Et je ne parle pas des 45% de français qui croient qu'il a raison, non pas parce que ce sont tous des spécialistes des épidémies mais parce que: Il s'oppose au gouvernement Il est seul contre tous Il est marseillais contre l'élite parisienne Il est anti conformiste...
  22. 8 points
    Bon désolé, en fait il y a 1 erreur. Pour la sortie HP du 1er étage, il faut lire 7/16 UNF La même chose en version graphique Qu'est-ce que l'on ne peut pas faire quand on a du temps ... Principaux_Joints_&_Robinet.pdf
  23. 8 points
    Pas si simple. Ce sont les chinois d'abord qui ont annoncé avoir des résultats intéressants avec la chloroquine. Le Pr Raoult a trouvé ces résultats très prometteurs (un des seuls experts occidentaux qui se soit vraiment enthousiasmé) et a lancé sa propre étude dés les 1ers cas pris en charges en région Sud. Il a présenté ses résultats partiels en conférence scientifique la semaine passée (procédé habituel). L'information a été immédiatement médiatisée et on connaît la suite. Bah, le paracétamol, comme pour toute infection fébrile, c'est juste du confort. Quand tu as 39°, des sueurs, des courbatures, des maux de tête ... une dose de paracétamol et 1h après tu te sens beaucoup mieux. C'est tout. Rien de plus. Après, c'est toujours la même histoire, un problème de communication. On demande a un expert quel est le traitement du Covid-19. Il répond : "actuellement, pas de traitement, juste du paracétamol" (sous entendu pour faire baisser la fièvre et se sentir moins mal). Les médias reprennent : "il faut prendre du paracétamol". Le clampin moyen comprend : "le paracétamol est efficace contre Covid-19". Conséquence, des milliers de gens foncent dans les pharmacies pour acheter du paracétamol. Le pharmacien soucieux de son chiffre laisse faire (pas tous, heureusement). In fine, le vrai malade Covid confiné chez lui, quand il aura besoin de paracétamol, se trouve confronté à de vraies difficultés d'approvisionnements parce que ses idiots de voisins en ont stockés 10 boites chez eux ... On vit une époque formidable.
  24. 8 points
    Voici MON analyse du nouvel algorithme Fused 2. Ne disposant pas sous la main d’ordinateur utilisant cet algo, je me base sur le simulateur Suunto DM5, dans sa version Pc 1.4.1.407 (la version Mac étant une grosse bouze qui plante toutes les 5 minutes). C’est donc mon hypothèse de départ : l’algo embarqué dans le simulateur est équivalent à celui qui sera embarqué sur les ordinateurs de la marque. J’utilise les algorithmes en P0 (sauf indication contraire) sans paliers profond (sauf sur la plongée à 30m). Pour les autres simulateurs, je me suis servi de : - OSTC Planner 3.00 beta 14 correspondant à la version 3.13 utilisé par les OSTC 2c v3.13. - simulateur du Teric v17, une merveille. L’objectif est de comparer des profils de remontée sur des plongées à profil carré, selon MES réglages pour les profondeurs déjà réalisées (jusqu’à 70m) ou avec des réglages utilisés par des plongeurs de mon entourage pour la plongée à 96m. Idem pour les gaz, ce sont ceux que j’ai réellement utilisés sur ces plongées quand j’étais en circuit ouvert. Vous pouvez ne pas être d’accord, cela ne changera pas grand chose Plongée 32 mètres - 25 minutes de temps fond, incluant le temps de descente, gaz Air Très peu de changement entre l’algo Fused et Fused 2 : ils font sortir le plongeur plus rapidement qu’un algo Buhlmann+GF80/80. C’est cohérent : le réglage GF80/80 est très sécurisé pour un tel profil. Plongée 42 mètres - 20 minutes de temps fond, gaz Nitrox30 L’algo Fused 2 commence à se démarquer de son prédécesseur avec un profil quasi identique à ceux du Teric et de l’OSTC. La seule différence est que les algo Fused utilisent une vitesse de remontée de 8m/min, le Teric est à 10m/min. Dès cette profondeur, on commence à deviner le niveau de sécurisation du Fused qui a tant fait parler. Plongée 48 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Air Voici le profil typique qui a tant fait râler les plongeurs français utilisant l’algo Fused : il sort 10 minutes plus tard que ses camarades. Et encore, j’ai désactivé le palier profond pour éviter des arrêts à 22m. On voit les progrès du Fused 2 qui a un profil quasi identiques aux algo bubul + GF80/80 Plongée 48 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Air + Nx80 Avec un pony Nx80, la tendance est la même que pour la plongée précédente : le Fused 2 colle aux GF80/80 tandis que le Fused 1e version sort 7 ou 8 minutes plus tard que les GF. Plongée 55 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Air Voilà la plongée des gros barbus de la fédé, pour laquelle le Fused 1e version ne peut pas convenir : il fait sortir le plongeur au bout de presque 2h de plongée, avec quasiment 90 minutes de paliers. Le Fused 2 a bien évolué en sortant 7 minutes après le GF80/80, GF limite à l’air à cette profondeur, à mon sens. Plongée 55 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Air+Nx50 Fused 2 et GF80/80 sont alignés, quoi que le Fused 2 démarre ses paliers un peu plus profond et un palier moins long à 6m. Je n’aime pas cela, point de vue très personnel. Le Fused est toujours à la ramasse, en sortant 18 minutes plus tard avec des premiers paliers à 27m … (option paliers profonds désactivés). Avec un Nx75, les écarts augmentent : Fused 2 et GF sont presque alignés et sortent en 34 minutes avec la même tendance du Fused 2 à démarrer les paliers plus profonds et à raccourcir celui à 6m. Fused 1 sort lui 22 minutes plus tard … Plus le pourcentage d’oxy augmentent, plus la tendance du Fused 2 s’accentuent avec des paliers de + en + profonds (18m avec un pony Oxy alors que GF démarre à 12m). Mais le Fused reste proche des GF/ Le Fused 1, lui, s’enfonce de plus en plus : il sort 30 minutes plus tard avec un pony Oxy. Pour l’instant, l’algorithme FUSED 2 tient à peu près ses promesses de mon point de vue. La suite est moins glorieuse … Plongée 55 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Tx20/30 Voilà le type de plongée avec ce gaz fond pour laquelle le choix du gaz de déco est important. Parce que je considère que Suunto n’est pas allé au bout de sa démarche avec le Fused 2.Ainsi avec une déco Nx50, la courbe de remontée Fused est parfaitement alignée avec celle du GF50/80. Le Fused ne sort pas trop loin mais avec une courbe vraiment pas à mon goût : paliers dès 30m sur le gaz fond, bof … Avec une déco Nx75, l’algo Fused 2 commence à partir en cacahouète et reprend une courbe proche quasi identique à celle du Fused 1e génération : la remontée est identique jusqu’à 6m, avec des paliers plus courts à 6m pour le Fused 2. Et ils sortent 10 minutes après les GF. Avec une déco Oxy, c’est encore pire. Les Fused sont alignés, le Fused 2 étant un poil plus court sur le palier à 6m. Et ils sortent 15 minutes plus tard que les GF. Plongée 65 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Tx18/45 Là, c’est le début de la galère avec les algo FUSED, version 1 ou 2. Accompagné d’un nitrox 50, les Fused attaquent les paliers au delà des 30m, donc sur le gaz fond. Je rappelle que les paliers profonds ont été désactivés pour les 2 algorithmes. Le plongeur passe donc près de 7 minutes en paliers à respirer son gaz fond. Alors que les GF démarrent les paliers lors du passage au nitrox 50, avec une fenêtre oxygène maximale. Etonnement et comme pour la plongée à 55m, l’algo Fused 2 préfère allonger les paliers profonds et raccourcir le palier à 6m pour finir en même temps que son ainé. Au final, les Fused sortent entre 7 et 9 minutes plus tard que les GF. Avec un nitrox 75 ou un OXY, les profils de remontée sont identiques à celui rencontrés avec le NX50. Sauf que les paliers profonds sont toujours aussi profonds, que le temps à respirer sur le gaz fond avant de passer au mélange enrichi en oxygène augmentent donc de plus en plus en plus, et que l’écart en sortie avec les GF augmentent aussi : avec un NX75, les plongeurs sortent 14 minutes plus tard que les GF. Avec un OXY, ils sortent 20 minutes plus tard. Avec un nitrox 75 Avec un OXY pur Imaginons maintenant une config un peu plus lourde avec le même mélange fond et deux déco : un nitrox 50 + OXY. Et bien cela ne change pas grand chose : avec les Fused, les paliers avec démarrent toujours aussi profonds et ils sortent avec 10 minutes de retard par rapport aux GF. En fait, quelle que soit la configuration des déco, les FUSED 1 et 2 ont un profil de remontée quasi identique. En cela, le FUSED 2 n’apporte donc aucune évolution par rapport au FUSED de première génération. Plongée 70 mètres - 13 minutes de temps fond, gaz Tx18/45 et Nx50 Evidemment, cette plongée est très peu différente de la précédente. Mais c’est un profil que je connais bien, sur lequel j’utilise un GF50/80 voire un GF60/75. J’ai rajouté un profil GF30/80 car c’est celui enseigné par la FFESSM notamment, et c’est souvent un réglage de base des ordi tek trimix. Là encore, les algo FUSED (réglage P0 de base, je rappelle) sortent avec 10 minutes de retard par rapport à les GF. Et toujours un profil de remontée décalée vers le fond pour les FUSED, assez éloigné de ma pratique. Sur ce profil, j’ai joué sur les réglages de sécurité du FUSED 2 pour m’approcher de mes profils : le FUSED réglée en P-2 donne un profil quasi identique à mon GF60/75. A l’identique de ce que faisait le FUSED 1e génération. Plongée 96 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Tx10/65 Voici la seule plongée que je n’ai jamais réalisée. Pour les gaz, je me suis servi de ceux utilisés réellement par une palanquée sur cette épave. Je n’ai aucun idée des GF utilisés par ces plongeurs. De mon côté, ce serait un GF40/70. J’ai aussi ajouté au comparatif des GF tels qu’utilisés par des plongeurs de mon entourage : 20/70 ou 30/80 Si on analyse les courbe, on retrouve encore FUSED 2 = FUSED 1 : profil de remontée identique, FUSED 2 sort un poil plus vite. Avec des paliers commencent dans la zone des 65m. Bien trop profonds à mon goût. Et 15 à 25m plus profond que les premiers paliers avec les GF. N’ayant pas de recul sur cette plongée, je vous laisse tirer vos propres conclusions. Au final : Suunto a fait un véritable effort avec son algo FUSED 2 pour les plongées loisir jusqu’à 50m, avec ou sans déco. Au delà ça se gâte : toutes les courbes suivantes sont quasi alignées entre les deux versions de FUSED, quelles que soient les profondeurs, gaz et déco utilisés. FUSED 2 = FUSED 1 Pour l’utiliser au delà de 50m, il faudra encore abaisser au maximum la sécurité du FUSED 2 pour obtenir des profils qui me conviennent. Dommage que Suunto n’est soit pas allé au bout de sa démarche avec le Fused 2. Pour moi, cela reste encore un algorithme Loisir. Sur le principe, ce n’est pas gênant quand il est utilisé sur une D5. Ca l’est beaucoup plus s’il doit être implémenté sur un ordinateur Trimix comme l’EON CORE (80m) ou STEEL (150m) et autres modèles Trimix. Dommage …
  25. 8 points
    Personne n'a remis en cause l'effet anti-agrégant de l'aspirine, qui est utilisée dans ce but par des millions de patients dans le monde, tous les jours. C'est là qu'il manque une petite subtilité pour être exacte : "qui lui permettrait, en théorie, de limiter la formation de caillots dans le sang à l'occasion des accidents de décompression, bien qu'aucune démonstration de son intérêt thérapeutique dans ce domaine n'ait été apportée". Inutile. Pas du tout. On simplifie une conduite à tenir inutilement complexe. Tout le monde sait qu'en situation de crise, d'urgence, plus c'est simple, mieux c'est. Et bien, pour une fois, on fait les choses dans le bon sens. Les recommandations françaises étaient les seules au monde à recommander l'aspirine en pré-hospitalier. Sur le terrain, depuis des décennies, cette histoire d'aspirine dans les ADD a malheureusement généré une certaine confusion dans les esprits de nombreux plongeurs, aboutissant à des prises sans administration d'O2 ni déclenchement de la chaine des secours, témoignant d'une inversion de priorité regrettable. Le retrait de l'aspirine des recommandations devrait permettre de passer un peu plus facilement le message que le médicament du plongeur, c'est l'O2, pas l'aspirine.
  26. 8 points
    3615 my life A la trentaine (45 maintenant) j'ai été instructeur padi pendant 2 ans. (je rentre bien dans les stats :-)) Sur ces 2 années soit 4 centres dans 4 pays j'ai gagné respectivement par mois environ Rép Dom : 800$ - logement et bouffe non inclus 400$ = 400$ (6j/7) Grèce : 600€ - bouffe 150€ = 500€ (6j/7j) Vietnam : 300$ - logement et bouffe 300$ = 0$ (7j/7j) Egypte : 800€ (logement et bouffe inclus) = 800€ (6j/7j) Bien sur il a fallut payée l'avion et la cotisation padi ... vivre un peu ... et sans cotiser à la retraite et avec encore la sécu (on avait encore droit à 2 ans de couverture à l'époque, plus maintenant) Financièrement , pour mon cas ce n'a pas été le jackpot, mais j'en avais envie et ne voulais pas regretter de ne pas avoir essayé. De plus j'avais un petit matelas financier et de l'expérience pro hors plongée sur un secteur porteur (info) qui m'a permis de reprendre "une voie classique" après cette aventure. De mon point de vue, bien sur il y en a qui réussisse mais ce n'est pas la majorité. La plongée est un business basé sur la passion des jeunes encadrants avec tout les travers que cela engendre.
  27. 8 points
    un vieux qui a 20 ans de forum et 3 ans de sevrage. bonsoir à tous (chez moi, il est + 2h par rapport à vous)
  28. 8 points
    Il me semble que tout le monde (ou presque) s’accorde pour dire, qu’au lieu de rabâcher à nos élèves des définitions obscures, des noms de célèbres Savants momifiés, d’enseigner des théories fumeuses parfois incompréhensibles, souvent mal maitrisées par les formateurs eux-mêmes, de proposer des calculs modèles, il serait préférable de décrire et expliquer à nos élèves des faits, qui permettent de comprendre la nature des contraintes que nous subissons en pratiquant notre activité et leurs conséquences. On peut le faire simplement "avec les mains." Un Instructeur FFESSM « légendaire » des Pyrénées Orientales disait à ses stagiaires MF1, « ce que vous expliquez, un berger des Causses doit le comprendre ». Il avait raison. C’est à ce prix que notre activité pourra être pratiquée à tous les niveaux (plongeur, moniteur), par tout le monde, quel que soit son niveau scolaire, sa culture, et sa place dans la société. La plongée ne doit pas discriminer, elle doit rassembler. Elle doit être une « pratique populaire ». Donc fi de des approches abstraites, des doctrines, dont le seul intérêt est de se faire mousser dans les salons, un verre de champagne (avec des bulles) à la main. Du pratique, du pragmatique ! Soyons matérialistes. Je reste donc persuadé qu’il faut revoir toute notre conception de l’enseignement théorique pour la plongée, y compris et surtout pour ce qui concerne la décompression. Un certain nombre d’intervenant du forum jugent qu’il est nécessaire d’enseigner « la théorie de la décompression ». Pourquoi pas ? Mais c’est quoi la théorie de la décompression ? Force est de constater que plus la recherche (physique, physiologie, etc.) avance sur ce sujet, moins on comprend ce qui se passe réellement dans l’organisme lorsque l’on remonte. Prenons l’exemple des bulles. On sait depuis une dizaine d’années que les solutions sursaturées en gaz sont stables dans le temps, (souvent 3 semaines). Elles ne dégazent pas. Elles forment des bulles en équilibre dans le milieu, dont la masse est fixée par le taux de sursaturation. L’image de la bouteille de coca qui dégaze et qui dissémine ses bulles dans tout l’organisme est probablement fausse. Qu’il y ait des bulles dans les circuits sanguins pendant la remontée, cela ne heurte pas grand monde. Mais leur taille, leur forme ne sont pas connues. Les lois classiques de la compressibilité ne s’appliquent probablement pas aux gaz qui les constituent. D’autres paramètres sont évoqués dans l’accident de décompression, y compris une origine génétique. On ne dispose pas actuellement de théorie unitaire de la décompression. On cherche. Alors c’est quoi faire un cours sur la théorie de la décompression ? Expliquer comment ont été établis les modèles qui ont conduit aux algorithmes utilisés dans nos ordinateurs ? Si c’est cela, alors pardonnez-moi, mais on s’en tamponne. Cela n’a pas d’intérêt. Apprenons déjà à nos élèves à lire correctement le cadran de leur ordinateur et à utiliser l’appareil en respectant ses indications. Et puis, car nous sommes honnêtes, informons les que cela ne sera peut être pas suffisant pour leur éviter un accident de décompression.
  29. 8 points
    Je ne suis pas sûr de voir exactement où tu veux en venir : je ne sais pas comment le dire de façon agréable, mais je trouve le message initial un peu brouillon. En particulier, il pose ou semble poser un tas de questions différentes, et à mon sens la plus intéressante n'est pas formulée clairement. Je vais donc essayer de le prendre une par une pour clarifier ça, au moins dans ma tête. 1. Est-ce que les procédures ont été améliorées sont meilleures que celle de Haldane en 1908 ? Il me semble indiscutable que oui, ne serait-ce que parce que tu cites Bühlmann juste après, qui est une progression par rapport aux travaux de Haldane ; progression très bien mesurée par la réduction du nombre d'accidents observés, sans confondre empirisme et validation expérimentale. 2. Est-ce que les procédures ont été améliorées par rapport à celles des années 70-90, en particulier GERS 65, COMEX et Bühlmann ? Je ne me prononcerai pas sur les tables COMEX, ni de façon générale sur leur approche de la décompression "moderne" qui vise un type de plongées très différent de celles dont il est question ici. Pour les tables GERS 65, je n'ai pas de source à citer, mais il me semblait avoir compris que les tables qui ont suivi (MN 90, puis leur adaptation fédérale) étaient aussi directement justifiées par un objectif (atteint) de réduction du nombre d'accidents. Il me semble donc que, pour notre pratique, les procédures actuelles sont effectivement meilleures et que personne ne le conteste tellement. Par rapport à Bühlmann, la question est un peu mal posée à mon sens, parce que justement les ordinateurs multi-gaz dont tu parles implémentent pour la plupart une version de Bühlmann. À la rigueur, on pourrait dire que la différence avec la présentation originale vient des gradient factors. J'avoue être trop jeune pour savoir si vous utilisiez déjà ça "à ton époque" et trop flemmard pour chercher, mais bon ça reste fondamentalement du Bühlmann. 3. Est-ce que les procédures de décompression sont meilleures en passant au multi-gaz ? Il s'agit d'une question que tu n'as pas vraiment posée, mais qui semble être là en filigrane : est-ce que, en mettant de côté à la fois la narcose et la réduction du risque hyperoxique (et donc les plongées très profondes qui deviennent possibles), le trimix constitue ou non un progrès en termes de décompression ? Ici il me semble que la réponse a au moins été donnée clairement par Bernard Gardette lors du congrès "Plongées profondes souterraines" : si les procédures sont respectées, l'helium est effectivement un gaz nettement plus sécuritaire que l'azote. Je ne pense pas que l'argument "l'azote est plus permissif si on fait n'importe quoi" tienne vraiment la route, et donc oui, je pense qu'on peut considérer qu'en passant à des mélanges ternaires on a fait un progrès en termes de décompression (encore une fois, sans compter tout le reste). 4. Est-ce que l'ordinateur a amélioré les procédures de décompression ? Tu cites les ordinateurs dans les exemples modernes de progrès supposés, donc j'y réponds : je pense que c'est une question orthogonale, et que l'ordinateur est surtout un outil qui permet de faire des choses qu'on savait déjà faire avant mais pour lesquelles on n'avait pas de solution technique. Plus clairement, on savait déjà calculer des procédures de décompression précises pour des plongées à profils complexes, et on a continué à proposer des modèles par la suite sans avoir besoin d'ordinateurs immergeables pour ça. À la limite, on n'a même pas besoin d'ordinateur pour faire une plongée multi-niveaux planifiée et calculer une décompression sans considérer simplement la profondeur maximale : il suffit d'une petite calculette en surface et d'une plaquette immergeable. Les ordinateurs permettent de le faire pour chaque plongée et sans avoir à planifier à l'avance précisément les niveaux atteints : il s'agit d'une solution plus confortable, mais fondamentalement elle ne change rien à nos connaissances sur la décompression ni à nos modèles de calcul. Simplement, elle permet de ne pas avoir à faire des simplifications purement calculatoires du problème pour que ça devienne humainement gérable (du genre "je considère que toute la plongée sera faite à la profondeur maximum" pour éviter d'avoir 1000 pages de tables en fonction de tous les niveaux atteints). 5. Est-ce qu'il y a un lien entre notre connaissance de la décompression et la modélisation des comportements ? C'est la question principale que tu poses, et je pense qu'elle est mal posée. En effet, à mon sens, ce lien existe et est incontestable : il n'y a qu'à voir les ordinateurs fondés sur les différents modèles à bulles qui sont apparus quand on a considéré que ces modèles décrivaient mieux la réalité, ou plus récemment l'adaptation des procédures par les utilisateurs des capteurs d'Azoth System en fonction précisément d'une meilleure connaissance de leur décompression. Quand nos connaissances ont avancé (ou du moins quand on l'a pensé), les procédures ont toujours évolué. Parfois ça s'est peu remarqué (parce que l'avancée ne menait pas à un changement énorme), mais il y a en tout cas un lien que je pense indiscutable. Après, peut-être que la question que tu voulais poser est plutôt la suivante : 6. Est-ce que notre connaissance scientifique de la décompression est le seul moteur de nos procédures ? Et là, la réponse est aussi indiscutablement non. L'exemple le plus parlant est sans doute celui des Pyle stops, où tout le monde s'est mis à adopter des procédures de remontée comme une balle jusqu'à mi-profondeur suivi d'une pause d'une ou deux minutes parce qu'un ichtyologiste "se sentait mieux" en faisant un truc qui ressemble. Quelques années après, même les fédéraux commencent par faire désactiver ces paliers au début des stages de monitorat. On a donc indiscutablement des adaptations des procédures basées sur un empirisme hasardeux, à ne pas confondre avec les validations expérimentales, proprement scientifiques, qui ont fondé de nombreux modèles. Parfois aussi, les scientifiques, malgré leur rigueur, se sont trompés, et on est revenus sur des changements bien établis (ce qui veut simplement dire que notre connaissance a évolué, et que même si on pouvait être dans l'erreur, la méthode était la bonne). Enfin, je pense que ça nous amène à la question qui est selon moi la bonne à se poser : 7. Est-ce qu'on peut raisonnablement affirmer que notre connaissance actuelle de la décompression est suffisamment bonne pour mener non seulement à de meilleures procédures que dans le passé, mais en plus pour ne pas introduire dans ces procédures (en plus des imprécisions inévitables) de véritables erreurs sur lesquelles on reviendra plus tard ? Et là, tu es scientifique comme moi et plusieurs autres ici : sans même se prononcer sur la validité des modèles actuels, affirmer que, ça y est, on sait comment faire les choses et qu'on a atteint le pinacle de nos connaissances serait à mon avis simplement la preuve d'un orgueil démesuré. Une confiance aveugle en l'état actuel de nos connaissances ne vaut pas beaucoup mieux qu'un refus net des avancées du domaine. En variant un peu, invoquer "la science" comme un argument incontestable qui coupe court à toute discussion sans chercher à comprendre ce qui se passe est aussi une attitude un peu ridicule. C'est malheureusement un peu ce qu'on retrouve dans les messages de @Nicolas Duguay, où les mots "science" ou "consensus" sont utilisés un peu à tout bout de champ en espérant couper court à toute discussion, et en particulier pour éviter d'avoir à se poser les vraies questions. Ma conclusion à ce message serait donc quelque chose comme ça : la science de la décompression progresse encore, et on est loin d'avoir atteint les limites de nos connaissances. Les procédures vont évoluer, peut-être même que certaines bonnes pratiques actuelles vont être révisées. Ça reste pour autant "ce qu'on sait faire de mieux à l'heure actuelle", et tout en gardant l'esprit critique il ne faut pas ignorer cet état de nos connaissances -- mais se contenter des résultats sans comprendre leur domaine d'application et leur justification est complètement contraire à un véritable esprit scientifique.
  30. 8 points
    Te dire comment régira le gars que tu auras en face, c'est pas facile. Au Maldives, il y avait un club où, qq soit la carte présentée, c'était "check dive" d'abord! Avec une carte N3 CMAS***, on peut aussi te donner les prérogatives d'un divemaster ailleurs... Enfin, il y a quand même pas d'endroit, où quand tu es français, que tu présentes une carte de plongée à 60m et que tu demande de louer des blocs d'air pour plonger en autonomie (alors que 95% des plongeurs du coin prennent du Nitrox), tu as le gérant qui commence à suer à grosses goutes. En plus si tu as un gros couteau et une grosse.... Solution, faire une spé nitrox, et prendre un S80 de N32 le rassurera certainement... ou prévoir une carte PA40 ? Nicolas, on est bien obligé de descendre à 60m avec une 12L d'air, pour avoir des stats d'accidents de plongée semblables à ceux que vous avez de votre côté de l'Atlantique, où le suivi médical des plongeurs est quasi-inexistant, où un moniteur fait 4 baptêmes en même temps,.... Si en France, on limitait la plongée à l'air à 40m on se retrouverait avec 2 à 3 fois mois d'accidents de plongée que les américains, ce serait franchement pas juste. Avec l'évolution de la masse lipidique et des cardiopathies du plongeur américain moyen, je me demande même si on va pas être obligé de passer à 70 pour ne pas perdre le rythme
  31. 7 points
    D'accord avec toi pour ne pas généraliser..... mais à la lecture de l'ensemble je trouve (c'est une impression personnelle) quand même qu'il ressort une impression globale qui me gêne un peu: ATTENTION A partir d'ici je caricature (mais pas tant que ça parfois). Sur 31 pages essentiellement bourrées de testostérone. CERTAINS (donc inutile de m'accuser de généraliser) ont bien monopolisé le fil en : disant qu'ils n'avaient jamais rien vu donc, pas de souci.. disant qu'ils n'avaient rien entendu... donc pas de souci Que compte tenu des points 1 et 2 c'était un non sujet et qu'il n'y avait rien à dire . D'autres ont copieusement dérivé sur d'autres sujets sans rapport (il n'y a que la guerre fédé / PADI qui n'a pas été essayée, c'en est presque décevant) On a eu droit aussi au classique c'est NATUREL. la femme est un petit être fragile, frileux, peu tenté par l'aventure. Pas la peine de réfléchir, elles n'auront jamais envie de faire de la plongée. Même le non moins classique elles peuvent (puisque c'est permis) OR elles ne le font pas DONC c'est qu'elles ne le veulent ou ne peuvent pas a été utilisé par ces messieurs qui ne se rendent sans doute pas bien compte que oui elles peuvent faire plein de choses sur le papier (premier ministre, président de la république, astronaute, donneur de sperme, Nobel de littérature, de physique; attention il y a un intrus) mais que comme ces messieurs (dont je fais partie) dominent l'ensemble de la société depuis des générations et des générations, le fait de pouvoir sur le papier est très différent d'accéder réellement dans les faits. Quant aux "raisonnements" (il n'a pas été fait comme cela mais certains post ne sont pas bien loin de ça ) du style il y a moins de prix Nobel femme que Homme donc c'est bien la preuve qu'elles sont moins intelligentes.... comment dire.... Tout ça pour dire que ce qui m'étonne, ce n'est pas qu'il y ait peut-être moins ou pas assez de femmes qui plongent, c'est surtout qu'il reste encore des femmes sur plongeur.com Nico
  32. 7 points
    C'est sûrement une réalité difficile à entendre mais la réponse est "Oui". J'ai mis de nombreuses années à l'intégrer, j'ai longtemps raisonné comme toi, mais c'est une façon de se voiler la face en tant qu'homme (qui plus est blanc, hétéro), nous sommes collectivement des gros boulets misogynes et imbus de leur position dominante. Toute l'évolution actuelle ne fait que réduire -en partie- cet état de fait. Jamais je n'ai ressenti la peur de me faire agresser sexuellement dans la rue, une soirée, une activité, jamais je n'ai réfléchi à mettre des vêtements amples pour éviter les regards pénibles sur moi, jamais je n'ai eu besoin de remettre à sa place une femme lourdingue qui me saoulait... Bon, c'est peut-être parce que je suis petit, moche et gros mais quand même! Oui, nous sommes souvent un repoussoir dans plein de domaines. Heureusement, elles ont quand même parfois envie de nous fréquenter malgré tous ces défauts, sinon elles feraient tout sans nous. Je n'ai pas une haute opinion du comportement des hommes avec les femmes, malgré les progrès indéniables des dernières décennies.
  33. 7 points
    Bonjour à tou.te.s, J'ai parcouru avec attention ce fil de discussion, et je ne m'étendrai pas sur le sentiment d’écœurement que certains messages m'ont inspirée. Je n'ai pas la prétention d'avancer une théorie générale, ni de considérer que mon point de vue est majoritairement partagé. Cependant, pour répondre à la question initiale (qui était rappelons le de savoir pourquoi la plongée attirait moins d'hommes que de femmes, et comment favoriser la mixité), je vais juste vous faire part de mon expérience personnelle. J'ai attendu d'avoir plus de 30 ans pour me mettre à la plongée, alors que je viens d'une famille de plongeurs (père, mère, soeur). Je n'avais pas envie de passer le plus clair de mon temps à faire de la nage en piscine (pas très ludique à mes yeux), plonger ponctuellement en fosse ou carrière (j'en ai une image lugubre), et seulement rarement dans la mer. L'attrait que j'ai pour cette discipline porte sur la sensation ressentie sous l'eau mais aussi beaucoup sur ce qu'il y a à voir sous la surface. Donc clairement, si je n'avais pas la mer à proximité et les moyens de voyager je pense que je n'aurais pas été tentée. Ensuite, j'ai attendu d'avoir quelqu'un pour m'accompagner, parce que j'avais un peu peur de franchir le pas seule (manque de bol, j'ai passé 10 ans de ma vie avec un non nageur...). Heureusement, j'ai finalement décidé de ne plus attendre et de faire ce qui me faisait plaisir comme une grande. Mais j'ai toujours un peu peur d'être regardée avec un brin de mépris, parce que je suis débutante, ou de tomber sur un binôme peu attentif. J'appréhende aussi le bateau, selon la météo je sais pour avoir un petit passif de voileuse que je ne le supporte pas toujours bien. Et puis il faut se mettre en maillot de bain, vivre avec le regard des autres, s'épiler (je ne suis pas encore sûre d'avoir envie de m'y résoudre au quotidien, j'espère un peu pouvoir aller à la piscine avec une combi ^^), ne pas sortir d'une séance de tatouage, ne pas avoir ses règles (parce que pour passer la journée sur un zod ce n'est quand même pas l'idéal), bref être soumise à plein d'injonctions qui pèsent en plongée comme ailleurs sur le corps des femmes. Et je n'ai pas toujours été assez à l'aise avec moi même pour faire ça. Encore ce matin je lisais sur les réseaux une amie AOW qui racontait qu'un moniteur lui avait tendu une combi homme, en lui disant : "ne soyez pas offensée, mais même dans la plus large chez les femmes ne sera pas assez large pour vous". Évidemment c'est vexant. Évidemment les équipementiers ont leur rôle à jouer pour rendre la plongée plus inclusive : pour les femmes mais pour tous les corps surtout. Mais que diable, un peu de bienveillance ne coûte pas cher, s'abstenir de toute remarque aurait suffit. Bref, jamais au grand jamais mes freins n'ont donc porté sur le poids du matériel ou la température de l'eau.
  34. 7 points
    Listede courses à faire ce samedi: aller acheter un nouveau 2e degré...
  35. 7 points
    Certains d’entre vous le savent, nous avons un membre du forum qui a créé son propre ordinateur de plongée. Après plusieurs boîtiers différents, voici la nouvelle version, nommé McLean Extreme Diving Computer Cet ordinateur n’est pas une surprise pour moi : j’avais testé des versions précédentes du soft et le boitier est le même que celui du Divecomputer.eu que j’avais testé pendant quelques mois l’année dernière. Ce premier test a été réalisé en mode Recycleur, diluant Tx11/51, setpoint fond à 1,2 et déco à 1,4, GF60/75. Il a été comparé à un Petrel connecté et un Teric en redondance, tous avec les mêmes réglages. Un retour rapide : - la prise en main du logiciel est vraiment facile pour les plongeurs habitués aux ordinateurs tek. On trouve assez facilement les réglages à appliquer avant la plongée : type de plongée, gaz, gf, sp, - l’interface est en francais et en anglais - les boutons piezo sont réglables en dureté - l’écran est très lisible, David a fait le choix d’afficher les informations primordiales en gros caractères. - les informations de déco sont très proches du Teric et du Petrel connecté. J’ai eu 4 minutes de DTR en plus sur le McLean (34 minutes pour 30 minutes avec le Teric et Petrel). Au moment des paliers, la DTR s’est alignée et les 3 ordinateurs ont calculé une fin de déco à la minute près. Good job. Il reste encore un peu de travail, c’est normal vu la jeunesse du produit : - quelques fautes d’ortograffes subsistent - certaines données secondaires sont affichées en caractères trop petits à mon gout - la consommation électrique (ou son calcul) doit être confirmée. La pile est passée de 80% à 8% au moment le plus froid de la plongée pour remonter à 30% en fin de plongée - certains calculs non indispensables sont à vérifier : plafond, cns, otu et iss Je n’ai pas encore testé les fonctions bluetooth, boussole, planificateur, il me reste du boulot En résumé, un ordinateur bien né qui fonctionne parfaitement. Les ajustements sont mineurs.
  36. 7 points
    Pour compléter : l'étude statistique de DAN Europe en 2017 va un peu plus loin : Dive Risk Factors, Gas Bubble Formation, and Decompression Illness in Recreational SCUBA Diving: Analysis of DAN Europe DSL Data Base https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28974936/ Elle montre que le lien entre niveau de bulles et ADD est plus complexe que prévu : le niveau de bulles est fortement corrélé à l'IMC (indice de masse corporel), la masse grasse, l'âge et l'engagement de la plongée. Alors que le risque d'ADD est fortement corrélé par exemple au sexe, à l'exercice intense en court de plongée (baisse le risque), ou à un fort courant, sans que le niveau de bulles soit impacté. Si on regarde dans le détail les paramètres qui dégradent (augmentent) le niveau de bulles - la combinaison du poids et de la taille (IMC = Poids/taille au carré) - le % de masse graisseuse - une valeur importante de GF en sortie de l'eau - la profondeur de la plongée - l'âge Les paramètres qui n'impactent pas le niveau de bulles : - le poids et la taille, pris individuellement (alors que l'IMC en a un) - le temps d'immersion - la température de l'eau - le type de gaz (air ou nitrox) - le sexe - le courant - le type de combinaison - l'exercice physique avant la plongée - l'absorbtion d'alcool avant la plongée - le sentiment de fatigue avant la plongée Les paramètres qui améliorent (diminuent) le niveau de bulles : - une charge de travail à réaliser en immersion - un faible visibilité (car elle réduit l'engagement de la plongée) - la plongée en lac (car elle réduit l'engagement de la plongée) Les paramètres qui augmentent le risque d'ADD : - le sexe, les femmes ayant un risque supérieur selon la période de menstruation - l'âge - la baisse de l'IMC semble augmenter le risque ! - la masse graisseuse - la profondeur et le temps d'immersion - une valeur important de GF en sortie de l'eau - l'augmentation de la température de l'eau car elle augmente le niveau d'engagement de la plongée (temps, profondeur) - la plongée en lac - la faible visibilité - la présence de courant - la combinaison étanche (car le plongeur augmente son engagement) Les experts présupposent de plus en plus que formation de bulles et occurence d'ADD ne sont pas liés qu'au simple profil de plongée, mais liés aussi à des prédispositions d'avant plongée et à des prédispositions individuelles. Au final, selon DAN, le niveau de bulles semble impacté uniquement par l'IMC et à l'âge. Enfin, les auteurs insistent pour que les plongeurs évitent tout effort et bloquage de respiration lors du pic de bulles qui apparait entre la 30 et 45e minutes après la sortie de l'eau.
  37. 7 points
    encore une intervention ................................ "qui fait plaisir à lire"... tu as le don d'etre clivant. en France, il y a des plongeurs qui plongent à l'air ou au nitrox pour les memes profondeurs... ça te gène en quoi ??? pour certains d'entre nous, nous avons connu des ppO2 de 2 bars, voire plus... quant à plonger à autre chose... c'est bien que tu sois trimix, c'est bien !!! tu comprends que si nous avons environ 350 000 plongeurs en France, il y en a peut etre 10-15 000 qui sont trimix et qui pratiquent. pour beaucoup, la plongée, c'est aller dans l'eau voir des petits poissons... la course à la cacarte ne les interesse pas. donc, plonge nitrox, plonge trimix... c'est super. et si tu as l'occasion de venir en France, essaie d'en faire autant et reviens nous donner le résultat. L'air, c'est le moyen le plus disponible, le plus facile, le plus connu pour faire nos plongées, jusqu'à 60 maintenant (il y a 30 ans, nous pouvions aller à 85 m à l'air). nous ne nous gaussons pas des ppO2 des nords americains... chacun fait ce qu'il veut...ou ce qu'il peut.
  38. 7 points
    j'y reviens... je ne vais pas faire plaisir, mais, j'ai un peu l'habitude de prendre les choses avec un autre angle. La mort, c'est une maitresse que je croise parfois. En plus de 30 ans de boulot, j'ai eu à intervenir sur des flinguages, des accidents de la voie publique, des accidents de la route et de voir des corps abimés, des mourants, des morts... (et meme un accident en (début de ) plongée (passé dans l'hélice, fémorale sectionnée, mais il s'en est tiré). (Bref, souvent, ils sont encore tout chauds) Je suis aussi intervenu sur des collègues qui se sont suicidés (et mon épouse est intervenue le mois dernier sur un collègue qui s'est pendu ; comme nous le disons, tant que la tête n'est pas séparé du corps ou qu'il n'y a pas de certificat de décès, on prodigue les premiers secours). Comme les gens en blanc, nous avons tous notre placard (mémoriel) dans lequel ces images restent (les odeurs restent moins longtemps, mais quand on les a dans le nez, on a du mal à les évacuer, d'autant qu'elles sont associées avec les images). Nous sommes donc obligés de nous betonner le mental, quitte à chialer un bon coup dans notre coin, après (la pudeur et il faut évacuer). Comme les gens en blanc ou ceux qui sont dans les voitures rouges, nous sommes obligés de dissocier pour rester efficace. et cette dissociation nous sert quand c'est un proche qui est gravement malade ou qui meurt.... (au moins en public). La pudeur (ou la connerie (fierté)) font qu'on a du mal à en parler entre nous... donc on entasse (les corps sur les situations pas jolies-jolies). J'applique aussi une maxime que j'ai trouvé sympa : "les morts ne sont vraiment morts que quand on ne pense plus à eux"... (donc, de temps en temps, boire un petit coup à la mémoire d'UNTEL ou UNAUTRE) Vieux con, j'ai connu l'époque où nous veillions nos morts, où nous leur faisions la toilette, les habillions des plus beaux vêtements avant de les mettre dans la boite. Maintenant, la mort est déshumanisée ; on ne meurt plus, on part. Nous avons même peur des mots... Pourtant, ça ne sert à rien, la mort est contagieuse : elle nous chopera tous. Après, coté éthique, cela dépend comment on veut finir : veut on laisser une belle image de nous ou de ce que nous avons fait ou pratiquer la politique de la terre brulée ??? ça peut conditionner notre vie, avant de faire le bilan final. sinon, cékankonplonge (le 14, sur Mayotte, voisin) c'etait mon quart d'heure sérieux : Matt ou Laurent, si cela ne colle pas, vous pouvez passer l'éponge et effacer...
  39. 7 points
  40. 7 points
    Une raie rare et méconnue filmée sur la barrière de corail
  41. 7 points
    "Le plus important n’est pas la plongée, mais c’est surtout la survie." (je cite l'article de Wetnotes)? Ca ne vous frappe pas cette assertion ?! Très intéressant article cité par Bardass, qui révèle à quel point l'évolution de nos sociétés à mis la vie humaine au dessus de tout, sans doute pour la première fois à ce niveau dans l'histoire de l'humanité. Nos sociétés modernes ont banni la mort, certaines d'entre elles (nous, occidentaux) ont également banni l'antichambre de la mort, tellement c'est affreux (le fait est que la durée de vie en EHPAD est de 2 ans à 2 ans et demi (rien à voir avec le covid)...Le saviez vous ?) et nous rappelle notre affreuse qualité de mortel, et menace notre "avoir" (ca coute cher de s'occuper d'un dépendant) qui prédomine dans ce cas sur "l'être". Il y a 50 ans la grippe de HongKong a fait 1 million de mort dans le monde (quoi ? et personne n'en parle ?), dont probablement 31 000 en France (https://fr.wikipedia.org/wiki/Grippe_de_Hong_Kong). Vous lirez avec grande attention le paragraphe "compte rendu en France" de cet article de wikipedia, extrêmement révélateur de pourquoi à l'époque on a accepté autant de morts sans fermer quoi que ce soit et sans même s'émouvoir ! Impensable aujourd'hui !! C'est vrai que toute l'évolution de l'histoire des idées nous a amené à un anthropocentrisme ultime (l'homme est l'entité la plus centrale de l'univers), religions et darwinisme se complétant sur le sujet. On a atteint un point culminant, les pays occidentaux n'acceptent plus que leurs soldats meurent pendant des guerres, la maladie est combattue à coups de milliards par la recherche et n'est pas plus acceptée, l'espérance de vie culmine à des niveaux inconnus depuis l'existence de l'Homme. Alors, bientôt la fin de la mort ? Je ne peux à ce propos que recommander la lecture de l'excellent livre de José Saramago (Prix Nobel de littérature svp) Les Intermittences de la Mort, roman sur un pays ou plus personne ne meurt... et ses conséquences qui s’avéreront épouvantables ! Bref, non... La survie n'est pas forcément plus importante que la plongée ou que tout autre activité humaine légitime (dont des années de crises économiques majeures). Alors oui, j'ose: plutot l'étonnement et la beauté que la survie entre 4 murs stériles. Irresponsable ? Peut-être, je m'en fous, je veux sortir et plonger !
  42. 7 points
    Notre DGS compare l'epidemie actuelle à l'epidemie de peste . Vivement la fin!!!!!
  43. 7 points
    Wah ! Toi qui faisait l'éloge de ce que devrait être la fédération, une force pro-active de proposition, fer de lance du déconfinement réfléchi et accéléré de sa branche d'activité, on te retrouve ici réaliste et attentiste ... Face à l'envolée d'espoir et de perspectives de certains, quelle déception. Tu nous ferais presque du Blanchard ...
  44. 7 points
    Surtout une préparation mentale pour supporter les instructeurs nationaux !
  45. 7 points
    Merci à tous pour vos commentaires, ça été un exutoire d'en parler, non pas pour évacuer un traumatisme, ce n'est pas ma première assistance, même si celle -ci fut la plus difficile, je vais très bien dans mes baskets C'est une mésaventure que je prends comme de l'expérience nouvelle mais j'y repense pas mal en terme de réaction face à l'incident, et d'entendre vos avis me permet de me refaire le film et de voir là où j'aurais du ou pu faire différemment. Comme par exemple, je vais fixer mon mano à un endroit différent de l'endroit ou je le fixe par une attache car par deux fois il s'est décroché avec nos gesticulations et j'ai eu un mal fou à le récupérer pour lire la jauge et estimer notre autonomie restante. Pareil et ça je n'ai pas encore trouver la solution, vers 10m j'ai sortie mon parachute pour demander par signe conventionnel à la sécu surface de m'envoyer le bloc de secours, sauf qu'en maintenant la victime à une main et l'autre avec la manip pour le gonfler, il m'a échappé et est partit en surface gonflé à bloc certes mais seul et du coup couché à plat en surface. Ce sont de petits détails, mais dans ce genre de situation, c'est très inconfortable et quelques éléments pour te rassurer auraient faits du bien. L'autre plongeur à depuis pris conscience de l'incident et a décidé de ne plus faire de plongée profonde hors de conditions météo estivale pour éviter les facteurs aggravants comme eau froide, eau trouble...etc. Il n'a pas souvenir de tout ce qui s'est passé mais me remercie au passage de l'avoir remonté et va m'envoyer sa courbe de plongée que j'essayerais de poster.
  46. 7 points
    Si à 50 ans tu n’as pas un Perdix ....
  47. 7 points
    Aller HOP, je ferme le temps de faire le ménage. Merci à tous de rester sur le sujet de l'auteur : le partage d'expérience autour de la narcose. Si on commence à juger ce que les autres racontent, on détruit le concept puisqu'on empêche le partage. Il est évident que certaines expériences partagées ici comportent une part de danger, je ne pense pas que ce soit la peine de juger les gens pour autant. Merci à tous de garder une certaines ouverture d'esprit, un forum est fait pour échanger, ce qui implique l'écoute et le respect des autres. Sans cela vous n'avez pas votre place ici. Edit : voila c'est rouvert.
  48. 7 points
    Bonjour, Merci de rapporter ici cette histoire. Comme @la philoche, j'aurais quelques doutes sur la réalité de l'ADD, mais la conduite à tenir a été la bonne. Par curiosité : La courbe se plongée serait intéressante à voir. Jusqu'à quelle profondeur êtes-vous remontés avant d'inverser la courbe ? La main et l'avant-bras, même coté que le pied ? Pour le reste, je pense que tu as fait ce qu'il fallait, tu n'as pas à culpabiliser. Je suis par contre un peu plus interrogatif sur votre Guide qui semble ne pas avoir été complétement à la hauteur. Autant, je veux bien admettre, comme il le laisse penser, que votre compagne ait quelques lacunes en matière de stabilisation, autant je ne comprends pas son absence d'intervention, notamment après l'incident de remontée, où il aurait du ne plus la lâcher et donc éviter ça : Enfin, simple avis personnel, 40 m et 14' de DTR, pour des PE40 avec 20 plongées au compteur, je trouve ça considérable. C'est un choix de DP que je ne ferais pas. Ca évite justement d'arriver à ce genre de situation.
  49. 7 points
    Sur une discussion initiée par @Nicolas Duguay, comme quoi tout est possible !
  50. 7 points
    On peut se permettre de critiquer mais il est préférable de le faire sur des bases solides et des affirmations vérifiées. Ce qui est loin d'être ton cas comme nous le constatons régulièrement. L'échange est intéressant quand il est profitable pour les deux partis et qu'il nous permet un enrichissement partagé. Mais pour qu'il y est enrichissement faut-il encore que les deux partis aient des éléments tangibles, objectifs et authentiques à faire valoir. En matière de système RSTC tes argumentaires s'appuient essentiellement sur des affabulations basées sur des bribes d'informations glanées ici et là sans la moindre connaissance ou vérification. Clairement tu n'as jamais lu ni même entrevue le programme de formation de l'OWD. Commençons par cette première affirmation globale : un OWD est un N1. Dans le système français, qui dit premier niveau dit obligatoirement encadré et donc non autonome. Cette philosophie propre à la France s'éloigne singulièrement du système CMAS ou RSTC ou les niveaux d'entrée sont appelés à devenir des autonomes. Malheureusement, du point de vue français, une autonomie ne peut s'acquérir que via un diplôme mais en aucun cas par l'expérience (OWD ou CMAS 1* avec expérience). Si tu t'intéressais un tant soit peu à l'environnement fédéral tu te serais certainement posé quelques questions au sujet du niveau 1 français VS le CMAS 1*. Tu sais cette double face que l'on donne d'office à nos niveaux 1 piscine. Ce n'est pas faute d'en avoir parlé sur ce forum mais il va de soit que ce n'est surement pas le type de sujet que tu abordes sereinement. Cela te serais d'un grand secours car les programmes de l'OWD et du CMAS 1* sont proches. Voici les compétences du CMAS 1* (à ne pas confondre avec le Niveau 1 français) : https://www.cmas.org/technique/one-star-diver-training-programme Competencies of a certified CMAS One Star Diver : 4.1 A CMAS One Star Diver shall be trained such that when assessed by a CMAS Instructor, he shall be deemed to have sufficient knowledge, skill and experience to procure air, equipment, and other diving services and to plan, conduct, and log open-water dives that do not require mandatory inwater decompression stops, without the supervision of a CMAS Instructor or CMAS Dive Leader, when properly equipped and accompanied by another certified diver of at least the same level, provided the diving activities undertaken, the diving conditions and the diving area are similar, equal or better to those in which training was received. Mais revenons plus précisément à l'OWD. Tu affirmes qu'il n'est "absolument pas autonome" et "ne sait pas non plus gérer de paliers et planifier sa plongée". Tout ces points font partie intégrante de son programme au même titre que le niveau 2 français ou du CMAS 1* (dans sa vraie définition). C'est justement les points principaux qui font la différence entre le niveau 1 français et l'OWD/CMAS 1*. L'OWD voit dans son programme toutes les notions d'autonomie, de planification (table RDP et ordi) de la plongée avec gestion du binôme. Il apprend, bien sûr, à gérer sa décompression et réaliser ainsi qu'effectuer des paliers de sécurité voire des paliers obligatoires en cas de faible dépassement d'une limite. A l'inverse du niveau 1, il assiste son binôme du fond à la surface et même une fois arrivé en surface jusqu'au bateau. Pas de nounou pour prendre le relai au fond. Pour de plus amples informations, je t'invite à passer en revue le programme du CMAS 1* comme de l'OWD. Je me doute bien cependant que cela ne t'intéresse aucunement. Un dernier point intéressant est la fameuse "remontée assistée", saint Graal de l'autonomie à la française. Après plus de 20 ans d'enseignement de la plongée dans le système français et PADI je me suis quelques temps posé la question de l'utilité réelle de cette remontée, beaucoup moins aujourd'hui. Tous les ans nous faisons des révisions pour les niveaux 2 lors de la formation Rescue PADI + RIFAP. Idem pour les formations N3 et de même pour les préparations niveau 4 (assistance à 40 et/ou démo technique au gilet). Dans tous les cas si je prends les N2 un an plus tard après leur passage de brevet les premières remontées sont globalement catastrophiques. Soit nous sommes satellisés vers la surface soit on se retrouve à labourer les posidonies. Pour les N3 le résultat n'est guère mieux et cela dans seulement 20m d'eau. Pour les prépa N4 (niveau comité départemental ou régional) les résultats sont plus mitigés mais les surprises sont tj au rendez-vous avec de franches rigolades. Dans la vrai vie il est clair que nos sauveteurs en herbe n'auront pas 4 ou 5 essais devant eux pour réussir leur remontée. Donc au final qu'en retenir, si ce n'est que la meilleure option reste tout de même de revenir en surface même si cela doit se faire un peut rapidement. Il est tj mieux d'aller au caisson que de se noyer. Et pour en revenir à notre OWD ou CMAS 1*, on se passera allègrement de cette assistance et on lui demandera tout simplement d'aider son binôme à regagner la surface et d'appeler les secours, au besoin. Bref tout ce qui fait parti de son programme. Les formations RSTC avec les (vrais) CMAS doivent représenter bien plus de 90% des formations dans le monde si ce n'est pas plus. Aurons-nous, nous petits franchouillards, la prétention d'affirmer (sur quelle bases ?) que seul le plongeur français est capable de plonger en sécurité grâce à sa p... d'assistance ô combien salvatrice ?
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