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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

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Affichage du contenu avec la meilleure réputation depuis le 08/04/2019 dans toutes les zones

  1. 11 points
    Outch, j'arrive un peu plus tard, mais la Nicolas tu as tapé fort et la ou ça fait mal (déclin de la France, ancienne puissance coloniale, etc), mais bon, pourquoi tirer sur l'ambulance ? Dans l'Histoire: -Sans la France, pas de Québec, pas de francophonie en Amérique du Nord, ni ailleurs. Bon c'était au 16è et 17è siècle ou nous étions une grande puissance, et à l'époque ça passait par la colonisation. -Sans la France, pas de Code Civil, dont le droit privé du Québec, et de dizaines de pays dans le monde est largement inspiré, et ça a fait ses preuves vs la common law anglo saxonne (qui a ses vertus également). -Sans la France, peu ou pas de modèles étatiques centralisés efficaces dans le Monde (hors communisme et dictature) pour le meilleur, ...et pour le pire. -Sans la France, pas de vin en Californie et ou que ce soit dans le monde, et ça quand même tu avoueras que ce serait très très grave... et pas de système métrique ! Et dans le monde actuel: -France première destination touristique mondiale, Airbus, fusée Ariane L'Oréal, LVMH, puissance agricole, plusieurs multinationales de taille mondiale, 7è économie mondiale; 2è en Europe...certes en déclin, avec de multiples problèmes internes et externes, comme toutes les vieilles démocraties sociales démocrates, à l'heure ou les modèles performants sont les dictatures plus ou moins soft (Chine) et les démocratures (Turquie...) et encore et toujours les USA, qui masquent sous leur montagne de dollars dont ils arrosent la planète leurs énormes problèmes internes. Bref, cher Nicolas, oui la France était une puissance coloniale qui avait et a encore comme modèle culturel l'intégration universaliste, effectivement issu du Siècle des Lumières, de Napoléon, de De Gaulle et de JP Sartre qui dit que la France a une voix particulière dans le monde, sentiment incontestablement arrogant mais peut-être pas plus que l'arrogance des colons blancs vis à vis des Natives en Amérique du Nord ou que celle vis à vis des Noirs aux USA aujourd'hui, ou des Indonésiens à l'égard des Papous, des Russes vis à vis des Tchétchènes, des Chinois vis à vis des Tibétains liste interminable... Et j'ai pas parlé des problèmes que vous avez au Canada avec les Natives en ce moment ! Donc, nous avons un modèle universaliste certes un peu surrané, peut être dépassé à l'heure du communautarisme partout, mais justement en France, le communautarisme c'est pas dans la culture. Et la culture c'est un truc loin, très long à changer. Tu noteras au passage que c'est pas non plus celle des Chinois qui veulent assimiler de force les Ouighours et les Tibétains, et je ne reviens pas non plus sur ce qu'on a fait aux Natives en Amérique du Nord tu le sais mieux que moi. A tout prendre, je préfère la France à prétention universaliste, celle de l'Etat providence, de la laïcité, et de la Déclaration des Droits de l'homme avec toute son arrogance supposée et son intansigeance à tout ce qu'on nous propose aujourd'hui comme modèles d'avenir, qui oscillent entre le nationalisme ethnique et le relativisme culturel. Je ne fais pas l'impasse sur ce que le modèle français a posé comme problème pendant la colonisation ou pour le droit des femmes, entre autres, et a méprisé voire écrasé la diversité et le multiculturalisme. Mais bon, it's a long way to Tipperary !
  2. 10 points
    De retour de plongée, voici un témoignage d'un incident. Contexte, plongée organisée par le Club en deuxième journée avec pour le premier jour, deux plongées de respectivement 45m et 30m max. Plongeurs aguerris niveau 3 minimum. Ce dimanche météo favorable, le vent est tombé dans la nuit ainsi que les vagues. Site la Drôme, 52m. Directive du DP pression de départ 90b DTR 12. Je descent avec un plongeur confirmé N3, planification au préalable entre nous. La descente se passe sans aucun soucis, visibite mauvaise mais nous atteignons l'épave sans difficulté nous suivons le chemin que nous avions prévu puis encore situé sur l'épave après échange de nos paramètres, nous nous donnons le signal de remontée. En palanquée serrée nous débutons la montée, et à 36 m, je vois mon binôme repartir vers le fond tête en bas.... Il me faut quelques secondes pour essayer de comprendre puis je prends la décision de le rejoindre il me reste 120b sur mon bloc. Je le rejoins à 46m et le saisie par son gilet pour nous placer en vis à vis. Regard hagard, je contrôle son Mano qui indique 50b. Ne me donnant pas l'impression de comprendre la situation, saisie fermement je commence à le remonter. Mais je dois lutter contre lui qui ne cesse d'agir sur ces purges pour les vider. J'arrive néanmoins à le remonter tout en ayant par deux fois été en début dessoufflement. Durant la remontée, je lui fait prendre mon détendeur de secours dès qu'il attend 20b. Arrivee dans la zone des 10m, je tente encore de communiquer, mais si apparemment moins distrait, il continu à ne pas gérer son équilibre à purger continuellement, je gère donc toute la déco comme je peux. Je lui indique que de mon côté mon ordi m'indique que la déco est terminée et lui m'indique qu'il a encore des paliers à faire. Je prends son bras de force pour lire son ordi et pour me rendre compte que son ordi est en SOS. Je force son attention pour qu'enfin il me fasse un signe et me disant, le chef de la palanquée c'est toi. La tout devient plus facile, il est docile, je nous stabilisé à 3m et vide quasiment mon bloc, je rappel que nous sommes deux sur mon bloc. Puis revenu en surface, je gonfle son gilet et demande à la secu surface de le prendre en charge avec mise sous oxy. Apres explication en surface, il m'explique que lorsque je l'ai rejoint il pensait remonter et qu'il avait la sensation de problèmes matériel tout au long de notre remontée. Il pense qu'en fait la narcose et l'état de stress après l'a complètement perturbé au point de perdre tout repère. C'est un bon plongeur et nous avons plongé à plusieurs reprises sans jamais quoi que ce soit à dire. Pour moi cette remontée assisté à été très compliquée même si au regard de la courbe de plongée, la remontée est à peu près régulière, elle a été difficile car j'ai du lutter contre ses mauvais réflexes, et limite à me mettre en danger par essoufflement. Ce qui m'a énormément surpris c'est de devoir le gérer jusqu'en surface même si en faible profondeur il avait l'air plus lucide. Voilà c'est un peu long, mais c'est un temoignage
  3. 10 points
    Bonjour a tous, Ça fait un peu "3615 mylife" mais j'ai envie de le partager avec vous : la petite Manon nous a rejoint hier matin après une plongée de 9 mois dans le ventre de sa maman. L'adaptation a la surface se passe plutôt bien même si elle empêche pas mal des parents de dormir. Tout le monde va bien en tout cas. Petit message au passage : je compte sur vous pour rester sage pendant cette période où je serai dans doute un peu moins réactif (sauf la nuit vers 3/4h du matin visiblement)
  4. 9 points
    Voilà ce qui nous attends, pauvre de nous
  5. 9 points
    Et après ça, on me demande pourquoi je suis farouchement opposé à votre système des PE40... 25 plongées, de la peine à se stabiliser et on les envoie par 40m de fond dans le bleu... @clic, ce n'est pas contre toi, ta copine ou cette plongée, c'est contre ce système dans lequel un plongeur pro qui a une carte pas locale ne pourra pas faire son métier mais on prend des débutants à des profondeurs auxquelles ils n'ont rien à faire...
  6. 9 points
    Le Directeur de Plongée a eu raison sur un point, le principal, un essoufflement survenu en plongée peut majorer le risque d'ADD. Pour appuyer @LGF et @Matt, le pourquoi du comment et les contre-arguments fondés sur tel ou tel détail du modèle de truc ou de machin sont sans grande importance. Oui, c'est vrai, dans le modèle de Henry, la ventilation n'a aucun impact sur la saturation/désaturation. Sauf que dans ton cas, on ne parle pas du modèle de Henry, on parle de TOI, de TON risque d'ADD. Ce risque est estimé par ton ordinateur (par le calcul, non par une mesure de ce qui se passe dans ton corps), à partir du modèle de Henry, mais d'autres éléments interviennent à coup sûr dans ton organisme. Tu as fait un essoufflement, c'est à dire, pour faire simple, que pendant un moment de ta plongée, ta ventilation a été inadaptée aux besoins de ton organisme. Tu as été incapable d'éliminer suffisamment de CO2 pendant quelques minutes au moins. Ca, c'est sûr et certain. A ce titre, pendant ce temps là, et probablement aussi les minutes nécessaires au retour à un semblant de normalité, ton organisme (dans son ensemble, peu importe le paramètre précis concerné) s'est très probablement éloigné assez fortement des différents modèles avec lesquels les ordinateurs simulent ce qui se passe dans la viande. A partir de là, il est tout simplement bon de relativiser fortement ce que peut te dire l'ordinateur et de se méfier. Typiquement, je ne replongerais pas dans la journée après un évènement de ce type. Pour finir, j'ajouterais que dans la conception actuelle de la genèse des ADD, on incrimine notamment des micronoyaux gazeux au niveau de la paroi des vaisseaux dans la formation des bulles. L'origine et la composition de ces micronoyaux gazeux reste discutée, mais certains auteurs proposent que ces noyaux soient initialement formés avec du CO2 ...
  7. 9 points
    ça suffit, les journalistes connaissent leur boulot et s'ils te disent que tu as fait du caisson, tu as fait du caisson et pis c'est tout!
  8. 9 points
    Puisque nous sommes au bistrot, je vais vous en raconter une: l'histoire se passe au bar des sports-PMU "chez Manu" un dimanche matin. Une altercation éclate au comptoir entre Nico, un touriste qui passe du temps dans la région, et Roro, un vieux de la vieille qu'a tout vu et qui sait tout. Nico explique à Roro que dans son patelin ils servent le Pastis bien différemment d'ici et qu'ils mettent le pastis, puis les glaçons, puis l'eau. Roro est outré de cette indélicatesse, il sait bien que dans le Pastis on met toujours les glaçons en dernier, sinon ça fausse tout! Aucun des deux n'en démord et le ton monte... les noms d'oiseaux commencent à fuser. Aux tables alentour les couples de passage commencent à s'inquiéter et les parents avec enfants quittent l'établissement pour protéger leurs petits de ce vocabulaire grossier. Les piliers de comptoir se rapprochent et savourent ce moment de franche rigolade, ils ont parfois tendance à rajouter une pique pour remettre de l'huile sur le feu quand il menace de s'éteindre. Manu, le patron du troquet, commence à s'inquiéter du raffut et il demande aux protagonistes de bien vouloir se calmer pour ne pas faire fuir tous ses clients. Il arrive même à prendre Nico à part 5 minutes pour lui demander de se calmer et de se conformer aux usages locaux. Peine perdue, la situation empire, les verres se renversent et le Pastis est gâché. Manu demande à Lolo, son serveur, de virer les 2 ivrognes et de faire le ménage sur le comptoir. Le calme revient enfin, les clients qui n'ont pas fui sont soulagés et reprennent leurs conversations habituelles, nous avons même l'instituteur et le maire du village qui se lancent dans une discussion sur les bienfaits et les échecs de la science pour la prévention de l'alcoolisme, c'est vachement intéressant. Par contre, nos 3 piliers de comptoir sont bougons, l'ambiance est retombée. Fifi dit à qui veut l'entendre qu'on aurait pu éviter le conflit en faisant plus de prévention et qu'il n'y aurait pas eu besoin de les virer, Polo lui répond que le serveur il est pas payé pour faire de la psychologie et qu'il a pas le niveau pour faire casque bleu mais qu'il est plutôt bas du front, et Nono aurait préféré qu'on laisse la situation se calmer d'elle-même et qu'on pourrait très bien se passer d'un serveur et de la police et qu'on pourrait se faire un bar libertaire auto-géré qui fonctionnerait bien mieux. Nul doute que dimanche prochain, tout ça recommencera, pour le plus grand plaisir des petits et des grands Toute ressemblance avec des faits réels est purement fortuite.
  9. 8 points
    Pas si simple. Ce sont les chinois d'abord qui ont annoncé avoir des résultats intéressants avec la chloroquine. Le Pr Raoult a trouvé ces résultats très prometteurs (un des seuls experts occidentaux qui se soit vraiment enthousiasmé) et a lancé sa propre étude dés les 1ers cas pris en charges en région Sud. Il a présenté ses résultats partiels en conférence scientifique la semaine passée (procédé habituel). L'information a été immédiatement médiatisée et on connaît la suite. Bah, le paracétamol, comme pour toute infection fébrile, c'est juste du confort. Quand tu as 39°, des sueurs, des courbatures, des maux de tête ... une dose de paracétamol et 1h après tu te sens beaucoup mieux. C'est tout. Rien de plus. Après, c'est toujours la même histoire, un problème de communication. On demande a un expert quel est le traitement du Covid-19. Il répond : "actuellement, pas de traitement, juste du paracétamol" (sous entendu pour faire baisser la fièvre et se sentir moins mal). Les médias reprennent : "il faut prendre du paracétamol". Le clampin moyen comprend : "le paracétamol est efficace contre Covid-19". Conséquence, des milliers de gens foncent dans les pharmacies pour acheter du paracétamol. Le pharmacien soucieux de son chiffre laisse faire (pas tous, heureusement). In fine, le vrai malade Covid confiné chez lui, quand il aura besoin de paracétamol, se trouve confronté à de vraies difficultés d'approvisionnements parce que ses idiots de voisins en ont stockés 10 boites chez eux ... On vit une époque formidable.
  10. 8 points
  11. 8 points
    Voici MON analyse du nouvel algorithme Fused 2. Ne disposant pas sous la main d’ordinateur utilisant cet algo, je me base sur le simulateur Suunto DM5, dans sa version Pc 1.4.1.407 (la version Mac étant une grosse bouze qui plante toutes les 5 minutes). C’est donc mon hypothèse de départ : l’algo embarqué dans le simulateur est équivalent à celui qui sera embarqué sur les ordinateurs de la marque. J’utilise les algorithmes en P0 (sauf indication contraire) sans paliers profond (sauf sur la plongée à 30m). Pour les autres simulateurs, je me suis servi de : - OSTC Planner 3.00 beta 14 correspondant à la version 3.13 utilisé par les OSTC 2c v3.13. - simulateur du Teric v17, une merveille. L’objectif est de comparer des profils de remontée sur des plongées à profil carré, selon MES réglages pour les profondeurs déjà réalisées (jusqu’à 70m) ou avec des réglages utilisés par des plongeurs de mon entourage pour la plongée à 96m. Idem pour les gaz, ce sont ceux que j’ai réellement utilisés sur ces plongées quand j’étais en circuit ouvert. Vous pouvez ne pas être d’accord, cela ne changera pas grand chose Plongée 32 mètres - 25 minutes de temps fond, incluant le temps de descente, gaz Air Très peu de changement entre l’algo Fused et Fused 2 : ils font sortir le plongeur plus rapidement qu’un algo Buhlmann+GF80/80. C’est cohérent : le réglage GF80/80 est très sécurisé pour un tel profil. Plongée 42 mètres - 20 minutes de temps fond, gaz Nitrox30 L’algo Fused 2 commence à se démarquer de son prédécesseur avec un profil quasi identique à ceux du Teric et de l’OSTC. La seule différence est que les algo Fused utilisent une vitesse de remontée de 8m/min, le Teric est à 10m/min. Dès cette profondeur, on commence à deviner le niveau de sécurisation du Fused qui a tant fait parler. Plongée 48 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Air Voici le profil typique qui a tant fait râler les plongeurs français utilisant l’algo Fused : il sort 10 minutes plus tard que ses camarades. Et encore, j’ai désactivé le palier profond pour éviter des arrêts à 22m. On voit les progrès du Fused 2 qui a un profil quasi identiques aux algo bubul + GF80/80 Plongée 48 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Air + Nx80 Avec un pony Nx80, la tendance est la même que pour la plongée précédente : le Fused 2 colle aux GF80/80 tandis que le Fused 1e version sort 7 ou 8 minutes plus tard que les GF. Plongée 55 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Air Voilà la plongée des gros barbus de la fédé, pour laquelle le Fused 1e version ne peut pas convenir : il fait sortir le plongeur au bout de presque 2h de plongée, avec quasiment 90 minutes de paliers. Le Fused 2 a bien évolué en sortant 7 minutes après le GF80/80, GF limite à l’air à cette profondeur, à mon sens. Plongée 55 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Air+Nx50 Fused 2 et GF80/80 sont alignés, quoi que le Fused 2 démarre ses paliers un peu plus profond et un palier moins long à 6m. Je n’aime pas cela, point de vue très personnel. Le Fused est toujours à la ramasse, en sortant 18 minutes plus tard avec des premiers paliers à 27m … (option paliers profonds désactivés). Avec un Nx75, les écarts augmentent : Fused 2 et GF sont presque alignés et sortent en 34 minutes avec la même tendance du Fused 2 à démarrer les paliers plus profonds et à raccourcir celui à 6m. Fused 1 sort lui 22 minutes plus tard … Plus le pourcentage d’oxy augmentent, plus la tendance du Fused 2 s’accentuent avec des paliers de + en + profonds (18m avec un pony Oxy alors que GF démarre à 12m). Mais le Fused reste proche des GF/ Le Fused 1, lui, s’enfonce de plus en plus : il sort 30 minutes plus tard avec un pony Oxy. Pour l’instant, l’algorithme FUSED 2 tient à peu près ses promesses de mon point de vue. La suite est moins glorieuse … Plongée 55 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Tx20/30 Voilà le type de plongée avec ce gaz fond pour laquelle le choix du gaz de déco est important. Parce que je considère que Suunto n’est pas allé au bout de sa démarche avec le Fused 2.Ainsi avec une déco Nx50, la courbe de remontée Fused est parfaitement alignée avec celle du GF50/80. Le Fused ne sort pas trop loin mais avec une courbe vraiment pas à mon goût : paliers dès 30m sur le gaz fond, bof … Avec une déco Nx75, l’algo Fused 2 commence à partir en cacahouète et reprend une courbe proche quasi identique à celle du Fused 1e génération : la remontée est identique jusqu’à 6m, avec des paliers plus courts à 6m pour le Fused 2. Et ils sortent 10 minutes après les GF. Avec une déco Oxy, c’est encore pire. Les Fused sont alignés, le Fused 2 étant un poil plus court sur le palier à 6m. Et ils sortent 15 minutes plus tard que les GF. Plongée 65 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Tx18/45 Là, c’est le début de la galère avec les algo FUSED, version 1 ou 2. Accompagné d’un nitrox 50, les Fused attaquent les paliers au delà des 30m, donc sur le gaz fond. Je rappelle que les paliers profonds ont été désactivés pour les 2 algorithmes. Le plongeur passe donc près de 7 minutes en paliers à respirer son gaz fond. Alors que les GF démarrent les paliers lors du passage au nitrox 50, avec une fenêtre oxygène maximale. Etonnement et comme pour la plongée à 55m, l’algo Fused 2 préfère allonger les paliers profonds et raccourcir le palier à 6m pour finir en même temps que son ainé. Au final, les Fused sortent entre 7 et 9 minutes plus tard que les GF. Avec un nitrox 75 ou un OXY, les profils de remontée sont identiques à celui rencontrés avec le NX50. Sauf que les paliers profonds sont toujours aussi profonds, que le temps à respirer sur le gaz fond avant de passer au mélange enrichi en oxygène augmentent donc de plus en plus en plus, et que l’écart en sortie avec les GF augmentent aussi : avec un NX75, les plongeurs sortent 14 minutes plus tard que les GF. Avec un OXY, ils sortent 20 minutes plus tard. Avec un nitrox 75 Avec un OXY pur Imaginons maintenant une config un peu plus lourde avec le même mélange fond et deux déco : un nitrox 50 + OXY. Et bien cela ne change pas grand chose : avec les Fused, les paliers avec démarrent toujours aussi profonds et ils sortent avec 10 minutes de retard par rapport aux GF. En fait, quelle que soit la configuration des déco, les FUSED 1 et 2 ont un profil de remontée quasi identique. En cela, le FUSED 2 n’apporte donc aucune évolution par rapport au FUSED de première génération. Plongée 70 mètres - 13 minutes de temps fond, gaz Tx18/45 et Nx50 Evidemment, cette plongée est très peu différente de la précédente. Mais c’est un profil que je connais bien, sur lequel j’utilise un GF50/80 voire un GF60/75. J’ai rajouté un profil GF30/80 car c’est celui enseigné par la FFESSM notamment, et c’est souvent un réglage de base des ordi tek trimix. Là encore, les algo FUSED (réglage P0 de base, je rappelle) sortent avec 10 minutes de retard par rapport à les GF. Et toujours un profil de remontée décalée vers le fond pour les FUSED, assez éloigné de ma pratique. Sur ce profil, j’ai joué sur les réglages de sécurité du FUSED 2 pour m’approcher de mes profils : le FUSED réglée en P-2 donne un profil quasi identique à mon GF60/75. A l’identique de ce que faisait le FUSED 1e génération. Plongée 96 mètres - 15 minutes de temps fond, gaz Tx10/65 Voici la seule plongée que je n’ai jamais réalisée. Pour les gaz, je me suis servi de ceux utilisés réellement par une palanquée sur cette épave. Je n’ai aucun idée des GF utilisés par ces plongeurs. De mon côté, ce serait un GF40/70. J’ai aussi ajouté au comparatif des GF tels qu’utilisés par des plongeurs de mon entourage : 20/70 ou 30/80 Si on analyse les courbe, on retrouve encore FUSED 2 = FUSED 1 : profil de remontée identique, FUSED 2 sort un poil plus vite. Avec des paliers commencent dans la zone des 65m. Bien trop profonds à mon goût. Et 15 à 25m plus profond que les premiers paliers avec les GF. N’ayant pas de recul sur cette plongée, je vous laisse tirer vos propres conclusions. Au final : Suunto a fait un véritable effort avec son algo FUSED 2 pour les plongées loisir jusqu’à 50m, avec ou sans déco. Au delà ça se gâte : toutes les courbes suivantes sont quasi alignées entre les deux versions de FUSED, quelles que soient les profondeurs, gaz et déco utilisés. FUSED 2 = FUSED 1 Pour l’utiliser au delà de 50m, il faudra encore abaisser au maximum la sécurité du FUSED 2 pour obtenir des profils qui me conviennent. Dommage que Suunto n’est soit pas allé au bout de sa démarche avec le Fused 2. Pour moi, cela reste encore un algorithme Loisir. Sur le principe, ce n’est pas gênant quand il est utilisé sur une D5. Ca l’est beaucoup plus s’il doit être implémenté sur un ordinateur Trimix comme l’EON CORE (80m) ou STEEL (150m) et autres modèles Trimix. Dommage …
  12. 8 points
    Personne n'a remis en cause l'effet anti-agrégant de l'aspirine, qui est utilisée dans ce but par des millions de patients dans le monde, tous les jours. C'est là qu'il manque une petite subtilité pour être exacte : "qui lui permettrait, en théorie, de limiter la formation de caillots dans le sang à l'occasion des accidents de décompression, bien qu'aucune démonstration de son intérêt thérapeutique dans ce domaine n'ait été apportée". Inutile. Pas du tout. On simplifie une conduite à tenir inutilement complexe. Tout le monde sait qu'en situation de crise, d'urgence, plus c'est simple, mieux c'est. Et bien, pour une fois, on fait les choses dans le bon sens. Les recommandations françaises étaient les seules au monde à recommander l'aspirine en pré-hospitalier. Sur le terrain, depuis des décennies, cette histoire d'aspirine dans les ADD a malheureusement généré une certaine confusion dans les esprits de nombreux plongeurs, aboutissant à des prises sans administration d'O2 ni déclenchement de la chaine des secours, témoignant d'une inversion de priorité regrettable. Le retrait de l'aspirine des recommandations devrait permettre de passer un peu plus facilement le message que le médicament du plongeur, c'est l'O2, pas l'aspirine.
  13. 8 points
    3615 my life A la trentaine (45 maintenant) j'ai été instructeur padi pendant 2 ans. (je rentre bien dans les stats :-)) Sur ces 2 années soit 4 centres dans 4 pays j'ai gagné respectivement par mois environ Rép Dom : 800$ - logement et bouffe non inclus 400$ = 400$ (6j/7) Grèce : 600€ - bouffe 150€ = 500€ (6j/7j) Vietnam : 300$ - logement et bouffe 300$ = 0$ (7j/7j) Egypte : 800€ (logement et bouffe inclus) = 800€ (6j/7j) Bien sur il a fallut payée l'avion et la cotisation padi ... vivre un peu ... et sans cotiser à la retraite et avec encore la sécu (on avait encore droit à 2 ans de couverture à l'époque, plus maintenant) Financièrement , pour mon cas ce n'a pas été le jackpot, mais j'en avais envie et ne voulais pas regretter de ne pas avoir essayé. De plus j'avais un petit matelas financier et de l'expérience pro hors plongée sur un secteur porteur (info) qui m'a permis de reprendre "une voie classique" après cette aventure. De mon point de vue, bien sur il y en a qui réussisse mais ce n'est pas la majorité. La plongée est un business basé sur la passion des jeunes encadrants avec tout les travers que cela engendre.
  14. 8 points
    un vieux qui a 20 ans de forum et 3 ans de sevrage. bonsoir à tous (chez moi, il est + 2h par rapport à vous)
  15. 8 points
    Il me semble que tout le monde (ou presque) s’accorde pour dire, qu’au lieu de rabâcher à nos élèves des définitions obscures, des noms de célèbres Savants momifiés, d’enseigner des théories fumeuses parfois incompréhensibles, souvent mal maitrisées par les formateurs eux-mêmes, de proposer des calculs modèles, il serait préférable de décrire et expliquer à nos élèves des faits, qui permettent de comprendre la nature des contraintes que nous subissons en pratiquant notre activité et leurs conséquences. On peut le faire simplement "avec les mains." Un Instructeur FFESSM « légendaire » des Pyrénées Orientales disait à ses stagiaires MF1, « ce que vous expliquez, un berger des Causses doit le comprendre ». Il avait raison. C’est à ce prix que notre activité pourra être pratiquée à tous les niveaux (plongeur, moniteur), par tout le monde, quel que soit son niveau scolaire, sa culture, et sa place dans la société. La plongée ne doit pas discriminer, elle doit rassembler. Elle doit être une « pratique populaire ». Donc fi de des approches abstraites, des doctrines, dont le seul intérêt est de se faire mousser dans les salons, un verre de champagne (avec des bulles) à la main. Du pratique, du pragmatique ! Soyons matérialistes. Je reste donc persuadé qu’il faut revoir toute notre conception de l’enseignement théorique pour la plongée, y compris et surtout pour ce qui concerne la décompression. Un certain nombre d’intervenant du forum jugent qu’il est nécessaire d’enseigner « la théorie de la décompression ». Pourquoi pas ? Mais c’est quoi la théorie de la décompression ? Force est de constater que plus la recherche (physique, physiologie, etc.) avance sur ce sujet, moins on comprend ce qui se passe réellement dans l’organisme lorsque l’on remonte. Prenons l’exemple des bulles. On sait depuis une dizaine d’années que les solutions sursaturées en gaz sont stables dans le temps, (souvent 3 semaines). Elles ne dégazent pas. Elles forment des bulles en équilibre dans le milieu, dont la masse est fixée par le taux de sursaturation. L’image de la bouteille de coca qui dégaze et qui dissémine ses bulles dans tout l’organisme est probablement fausse. Qu’il y ait des bulles dans les circuits sanguins pendant la remontée, cela ne heurte pas grand monde. Mais leur taille, leur forme ne sont pas connues. Les lois classiques de la compressibilité ne s’appliquent probablement pas aux gaz qui les constituent. D’autres paramètres sont évoqués dans l’accident de décompression, y compris une origine génétique. On ne dispose pas actuellement de théorie unitaire de la décompression. On cherche. Alors c’est quoi faire un cours sur la théorie de la décompression ? Expliquer comment ont été établis les modèles qui ont conduit aux algorithmes utilisés dans nos ordinateurs ? Si c’est cela, alors pardonnez-moi, mais on s’en tamponne. Cela n’a pas d’intérêt. Apprenons déjà à nos élèves à lire correctement le cadran de leur ordinateur et à utiliser l’appareil en respectant ses indications. Et puis, car nous sommes honnêtes, informons les que cela ne sera peut être pas suffisant pour leur éviter un accident de décompression.
  16. 8 points
    Je ne suis pas sûr de voir exactement où tu veux en venir : je ne sais pas comment le dire de façon agréable, mais je trouve le message initial un peu brouillon. En particulier, il pose ou semble poser un tas de questions différentes, et à mon sens la plus intéressante n'est pas formulée clairement. Je vais donc essayer de le prendre une par une pour clarifier ça, au moins dans ma tête. 1. Est-ce que les procédures ont été améliorées sont meilleures que celle de Haldane en 1908 ? Il me semble indiscutable que oui, ne serait-ce que parce que tu cites Bühlmann juste après, qui est une progression par rapport aux travaux de Haldane ; progression très bien mesurée par la réduction du nombre d'accidents observés, sans confondre empirisme et validation expérimentale. 2. Est-ce que les procédures ont été améliorées par rapport à celles des années 70-90, en particulier GERS 65, COMEX et Bühlmann ? Je ne me prononcerai pas sur les tables COMEX, ni de façon générale sur leur approche de la décompression "moderne" qui vise un type de plongées très différent de celles dont il est question ici. Pour les tables GERS 65, je n'ai pas de source à citer, mais il me semblait avoir compris que les tables qui ont suivi (MN 90, puis leur adaptation fédérale) étaient aussi directement justifiées par un objectif (atteint) de réduction du nombre d'accidents. Il me semble donc que, pour notre pratique, les procédures actuelles sont effectivement meilleures et que personne ne le conteste tellement. Par rapport à Bühlmann, la question est un peu mal posée à mon sens, parce que justement les ordinateurs multi-gaz dont tu parles implémentent pour la plupart une version de Bühlmann. À la rigueur, on pourrait dire que la différence avec la présentation originale vient des gradient factors. J'avoue être trop jeune pour savoir si vous utilisiez déjà ça "à ton époque" et trop flemmard pour chercher, mais bon ça reste fondamentalement du Bühlmann. 3. Est-ce que les procédures de décompression sont meilleures en passant au multi-gaz ? Il s'agit d'une question que tu n'as pas vraiment posée, mais qui semble être là en filigrane : est-ce que, en mettant de côté à la fois la narcose et la réduction du risque hyperoxique (et donc les plongées très profondes qui deviennent possibles), le trimix constitue ou non un progrès en termes de décompression ? Ici il me semble que la réponse a au moins été donnée clairement par Bernard Gardette lors du congrès "Plongées profondes souterraines" : si les procédures sont respectées, l'helium est effectivement un gaz nettement plus sécuritaire que l'azote. Je ne pense pas que l'argument "l'azote est plus permissif si on fait n'importe quoi" tienne vraiment la route, et donc oui, je pense qu'on peut considérer qu'en passant à des mélanges ternaires on a fait un progrès en termes de décompression (encore une fois, sans compter tout le reste). 4. Est-ce que l'ordinateur a amélioré les procédures de décompression ? Tu cites les ordinateurs dans les exemples modernes de progrès supposés, donc j'y réponds : je pense que c'est une question orthogonale, et que l'ordinateur est surtout un outil qui permet de faire des choses qu'on savait déjà faire avant mais pour lesquelles on n'avait pas de solution technique. Plus clairement, on savait déjà calculer des procédures de décompression précises pour des plongées à profils complexes, et on a continué à proposer des modèles par la suite sans avoir besoin d'ordinateurs immergeables pour ça. À la limite, on n'a même pas besoin d'ordinateur pour faire une plongée multi-niveaux planifiée et calculer une décompression sans considérer simplement la profondeur maximale : il suffit d'une petite calculette en surface et d'une plaquette immergeable. Les ordinateurs permettent de le faire pour chaque plongée et sans avoir à planifier à l'avance précisément les niveaux atteints : il s'agit d'une solution plus confortable, mais fondamentalement elle ne change rien à nos connaissances sur la décompression ni à nos modèles de calcul. Simplement, elle permet de ne pas avoir à faire des simplifications purement calculatoires du problème pour que ça devienne humainement gérable (du genre "je considère que toute la plongée sera faite à la profondeur maximum" pour éviter d'avoir 1000 pages de tables en fonction de tous les niveaux atteints). 5. Est-ce qu'il y a un lien entre notre connaissance de la décompression et la modélisation des comportements ? C'est la question principale que tu poses, et je pense qu'elle est mal posée. En effet, à mon sens, ce lien existe et est incontestable : il n'y a qu'à voir les ordinateurs fondés sur les différents modèles à bulles qui sont apparus quand on a considéré que ces modèles décrivaient mieux la réalité, ou plus récemment l'adaptation des procédures par les utilisateurs des capteurs d'Azoth System en fonction précisément d'une meilleure connaissance de leur décompression. Quand nos connaissances ont avancé (ou du moins quand on l'a pensé), les procédures ont toujours évolué. Parfois ça s'est peu remarqué (parce que l'avancée ne menait pas à un changement énorme), mais il y a en tout cas un lien que je pense indiscutable. Après, peut-être que la question que tu voulais poser est plutôt la suivante : 6. Est-ce que notre connaissance scientifique de la décompression est le seul moteur de nos procédures ? Et là, la réponse est aussi indiscutablement non. L'exemple le plus parlant est sans doute celui des Pyle stops, où tout le monde s'est mis à adopter des procédures de remontée comme une balle jusqu'à mi-profondeur suivi d'une pause d'une ou deux minutes parce qu'un ichtyologiste "se sentait mieux" en faisant un truc qui ressemble. Quelques années après, même les fédéraux commencent par faire désactiver ces paliers au début des stages de monitorat. On a donc indiscutablement des adaptations des procédures basées sur un empirisme hasardeux, à ne pas confondre avec les validations expérimentales, proprement scientifiques, qui ont fondé de nombreux modèles. Parfois aussi, les scientifiques, malgré leur rigueur, se sont trompés, et on est revenus sur des changements bien établis (ce qui veut simplement dire que notre connaissance a évolué, et que même si on pouvait être dans l'erreur, la méthode était la bonne). Enfin, je pense que ça nous amène à la question qui est selon moi la bonne à se poser : 7. Est-ce qu'on peut raisonnablement affirmer que notre connaissance actuelle de la décompression est suffisamment bonne pour mener non seulement à de meilleures procédures que dans le passé, mais en plus pour ne pas introduire dans ces procédures (en plus des imprécisions inévitables) de véritables erreurs sur lesquelles on reviendra plus tard ? Et là, tu es scientifique comme moi et plusieurs autres ici : sans même se prononcer sur la validité des modèles actuels, affirmer que, ça y est, on sait comment faire les choses et qu'on a atteint le pinacle de nos connaissances serait à mon avis simplement la preuve d'un orgueil démesuré. Une confiance aveugle en l'état actuel de nos connaissances ne vaut pas beaucoup mieux qu'un refus net des avancées du domaine. En variant un peu, invoquer "la science" comme un argument incontestable qui coupe court à toute discussion sans chercher à comprendre ce qui se passe est aussi une attitude un peu ridicule. C'est malheureusement un peu ce qu'on retrouve dans les messages de @Nicolas Duguay, où les mots "science" ou "consensus" sont utilisés un peu à tout bout de champ en espérant couper court à toute discussion, et en particulier pour éviter d'avoir à se poser les vraies questions. Ma conclusion à ce message serait donc quelque chose comme ça : la science de la décompression progresse encore, et on est loin d'avoir atteint les limites de nos connaissances. Les procédures vont évoluer, peut-être même que certaines bonnes pratiques actuelles vont être révisées. Ça reste pour autant "ce qu'on sait faire de mieux à l'heure actuelle", et tout en gardant l'esprit critique il ne faut pas ignorer cet état de nos connaissances -- mais se contenter des résultats sans comprendre leur domaine d'application et leur justification est complètement contraire à un véritable esprit scientifique.
  17. 8 points
    Te dire comment régira le gars que tu auras en face, c'est pas facile. Au Maldives, il y avait un club où, qq soit la carte présentée, c'était "check dive" d'abord! Avec une carte N3 CMAS***, on peut aussi te donner les prérogatives d'un divemaster ailleurs... Enfin, il y a quand même pas d'endroit, où quand tu es français, que tu présentes une carte de plongée à 60m et que tu demande de louer des blocs d'air pour plonger en autonomie (alors que 95% des plongeurs du coin prennent du Nitrox), tu as le gérant qui commence à suer à grosses goutes. En plus si tu as un gros couteau et une grosse.... Solution, faire une spé nitrox, et prendre un S80 de N32 le rassurera certainement... ou prévoir une carte PA40 ? Nicolas, on est bien obligé de descendre à 60m avec une 12L d'air, pour avoir des stats d'accidents de plongée semblables à ceux que vous avez de votre côté de l'Atlantique, où le suivi médical des plongeurs est quasi-inexistant, où un moniteur fait 4 baptêmes en même temps,.... Si en France, on limitait la plongée à l'air à 40m on se retrouverait avec 2 à 3 fois mois d'accidents de plongée que les américains, ce serait franchement pas juste. Avec l'évolution de la masse lipidique et des cardiopathies du plongeur américain moyen, je me demande même si on va pas être obligé de passer à 70 pour ne pas perdre le rythme
  18. 7 points
    Ça risque aussi de développer le marché noir... D'ailleurs, pour ceux qui sont intéressés, je loue mon chien (cf mon avatar) pour les personnes voulant se promener. Créneaux de 30, 45 ou 60' ; autorisation de promenade et sakakaka fournis. Tarifs attractifs et carte de fidélité possible. (faut bien compenser la chute de C.A. !)
  19. 7 points
    Heu... Pardon, mais tout le discours sur les prestations sociales, secu, assurance maladie, cotisation retraite, etc... Ca n'a rien a voir avec la plongée ou le boulot de moniteur, et encore moins padi ou non et ce en 6 mois ou en 47 ! C'est une question de legislation du travail selon les pays d'exercice et residence! Et oui, merci de le rappeler, en France (et on pourrait élargir a l'Europe occidentale, Canada et pas grand monde en plus...), il existe une enorme difference entre salaire brut et net, un gros salaire indirect allant aux prestations sociales des travailleurs... Indépendamment de leur activité ! Sorti de la, si tu vis ailleurs, et travail ailleurs, quel que soit ton metier, ce sera plus proche du "aides-toi toi même" que du système "a la Francaise". Assurances privées, retraite par capitalisation propre, si tu fais des momes education privée, etc... Et pour que ce soit clair pour certains ici, cela represente l'énorme majorité du globe hein ! Apres... Pas pour cela qu'on ne peut pas s'expatrier non plus ! Notre intervenant n'a pas 30ans... Arrêtez d'etre rabat joie quand meme! C'est bien la qu'il faut partir, voyager, voir du monde... Et aller bosser hors des "pays sociaux" (pour donner un terme) est justement d'autant plus "formateur" (bonne prise de perspective)! Et de nouveau, un moniteur de plongee, c'est un boulot technique de base, n'allez pas comparer les salaires de moniteurs moyens a celui des professions liberales ou autres superieures en France non plus (OWSI hors EU tu gagnes pas comme un Pharmacien a Paris ? Sérieux?) ! Pour info par exemple : un instructeur PADI avec 2 langues étrangères gagnera vers chez moi plus du double qu'un ingénieur civil local... Ca serait pas un mal que de changer ses perspectives, non? Un simple OWSI PADI sans DE, mais un diplome en peu de temps, avec des stats d'accidents pas pire que des DE chers et longs, gagne plus qu'un Ingénieur ici (equivalent bac +4 mini ici)... Pas de comparo avec "en France", car il vit, bosse, consomme hors de France ! Bah si il le desire, il pourra se payer une assurance santé bien meilleure qu'un Ingénieur, ou un médecin sur place... Ca c'est du factuel. Et pour en revenir a notre intervenant, jeune, prêt a se bouffer le monde: fonce, oui! Ca ne marche que moyen? Bah tu auras essayé au moins, tu auras expérimenté quelques chose de beau et fun avant de rentrer a la maison vendre des abonnements pour la salle de gym de Meudon, avant d'etre vieux/peureux/conservateur bien chez toi comme certains intervenants ici au dessus... Et ca se trouve, ca marchera pour toi : non seulement tu aimeras la vie hors France, dans la plongée, mais tu arriveras a faire carrière, sérieusement et a avoir une vie pas moins respectable qu'en restant "a la maison" en cotisant (ou meme pas) tes points retraite sagement ! Car oui, s'expatrier ca ne veut pas forcément dire tout comparer avec "la vie d'avant". Tu peux vivre hors France, y etre heureux, y faire famille même... Et un OWSI PADI peut tres bien etre une excellente clé d'entrée, et pas des plus moches: c'est beau comme metier, et le cadre y est souvent pas mal et l'ambiance plutot agréable ! Un DM, un OWSI c'est un premier pas, que dire de ce que l'avenir sera ensuite ? Changer de secteur complètement (tourisme, immobilier, import/export, image prod, etc...)? Rester dans la plongée dans une des diverses variantes (manager club, padi CD, technicien, tec, nautique, distrib matos, monter sa boite...) ? Et parfois meme finir par gagner bien plus qu'en etant resté en France en équivalent euro-salaire brut ! Sisi... Les parcours sont moins "classiques" que les "carrières types" habituelles en France, evidement... Mais pas forcément moins intéressantes, passionantes et au final meme moins "rentables" ! Salut!
  20. 7 points
    Surtout une préparation mentale pour supporter les instructeurs nationaux !
  21. 7 points
    Merci à tous pour vos commentaires, ça été un exutoire d'en parler, non pas pour évacuer un traumatisme, ce n'est pas ma première assistance, même si celle -ci fut la plus difficile, je vais très bien dans mes baskets C'est une mésaventure que je prends comme de l'expérience nouvelle mais j'y repense pas mal en terme de réaction face à l'incident, et d'entendre vos avis me permet de me refaire le film et de voir là où j'aurais du ou pu faire différemment. Comme par exemple, je vais fixer mon mano à un endroit différent de l'endroit ou je le fixe par une attache car par deux fois il s'est décroché avec nos gesticulations et j'ai eu un mal fou à le récupérer pour lire la jauge et estimer notre autonomie restante. Pareil et ça je n'ai pas encore trouver la solution, vers 10m j'ai sortie mon parachute pour demander par signe conventionnel à la sécu surface de m'envoyer le bloc de secours, sauf qu'en maintenant la victime à une main et l'autre avec la manip pour le gonfler, il m'a échappé et est partit en surface gonflé à bloc certes mais seul et du coup couché à plat en surface. Ce sont de petits détails, mais dans ce genre de situation, c'est très inconfortable et quelques éléments pour te rassurer auraient faits du bien. L'autre plongeur à depuis pris conscience de l'incident et a décidé de ne plus faire de plongée profonde hors de conditions météo estivale pour éviter les facteurs aggravants comme eau froide, eau trouble...etc. Il n'a pas souvenir de tout ce qui s'est passé mais me remercie au passage de l'avoir remonté et va m'envoyer sa courbe de plongée que j'essayerais de poster.
  22. 7 points
    Je pense qu'il y en a quelques uns par ici qui doivent faire ça regulièrement... Mais pour moi c'était une première. Ce matin j'avais donc rdv avec un club de la costa brava qui organise des plongées sous glace en hiver. Ça se passe au Vall de Nuria dans un petit lac artificiel qui sert de reservoir aux canons à neige de la station. Après avoir pris le train à crémaillère, briefing devant un petit dej... on part s'équiper et on emmène notre matos sur des luges. Les trous sont déjà coupés, 2 des 4 moniteurs s'en sont occupé pendant le briefing. A part moi, il y a 4 madrilèenes sympas qui sont venus pour l'occasion... Bon c'est parti, on entre dans l'eau... Et déjà petit soucis, j'ai de l'eau qui rentre par un poignet (surement un de mes nouveaux gants étanches qui est mal mis), je refais surface on arrange ça, petit test ok c'est bon c'est de nouveau étanche et c'est reparti. Bon finalement après 1 minute dans l'eau de nouveau de l'eau qui rentre par le poignet... Discussion rapide avec le guide sous l'eau... "oui j'ai de l'eau qui rentre" "tu veux ressortir ?" " non c'est bon on continue, si je me caille trop je te le dirais" C'est fou ce qu'on peut réussir à se dire avec des gestes En même temps ça tourne pas mal dans ma tête... bon normalement la plongée est prévue seulement de 30min... oui mais bon j'ai le bras mouillé et l'eau est a 1°... oui mais y a quelques ouvertures intermédiaires pour sortir au cas où... Au final je ressortirai de l'eau complètement trempé... mais sans avoir eu froid ( et là pour le coup je crois que je peux remercier ma sous-couche). On voit 2 truites qui sont au ralenti, mais sinon pas grand chose à voir et à faire à par jouer avec la glace... Mais au final je crois que ce que j'ai préféré ce sont les jeux de lumières sur les ouvertures Ma conclusion, une fois rentré à la maison... C'était très sympa, et ça valait le coup d'essayer... mais je crois bien que je préfère plonger en mer... Weekend prochain je retourne dans l'eau salée
  23. 7 points
    Si à 50 ans tu n’as pas un Perdix ....
  24. 7 points
    Aller HOP, je ferme le temps de faire le ménage. Merci à tous de rester sur le sujet de l'auteur : le partage d'expérience autour de la narcose. Si on commence à juger ce que les autres racontent, on détruit le concept puisqu'on empêche le partage. Il est évident que certaines expériences partagées ici comportent une part de danger, je ne pense pas que ce soit la peine de juger les gens pour autant. Merci à tous de garder une certaines ouverture d'esprit, un forum est fait pour échanger, ce qui implique l'écoute et le respect des autres. Sans cela vous n'avez pas votre place ici. Edit : voila c'est rouvert.
  25. 7 points
    Mais en vrai, et ça reste entre nous, vous y croyez ou vous faites aussi semblant ?
  26. 7 points
    Bonjour, Merci de rapporter ici cette histoire. Comme @la philoche, j'aurais quelques doutes sur la réalité de l'ADD, mais la conduite à tenir a été la bonne. Par curiosité : La courbe se plongée serait intéressante à voir. Jusqu'à quelle profondeur êtes-vous remontés avant d'inverser la courbe ? La main et l'avant-bras, même coté que le pied ? Pour le reste, je pense que tu as fait ce qu'il fallait, tu n'as pas à culpabiliser. Je suis par contre un peu plus interrogatif sur votre Guide qui semble ne pas avoir été complétement à la hauteur. Autant, je veux bien admettre, comme il le laisse penser, que votre compagne ait quelques lacunes en matière de stabilisation, autant je ne comprends pas son absence d'intervention, notamment après l'incident de remontée, où il aurait du ne plus la lâcher et donc éviter ça : Enfin, simple avis personnel, 40 m et 14' de DTR, pour des PE40 avec 20 plongées au compteur, je trouve ça considérable. C'est un choix de DP que je ne ferais pas. Ca évite justement d'arriver à ce genre de situation.
  27. 7 points
    Sur une discussion initiée par @Nicolas Duguay, comme quoi tout est possible !
  28. 7 points
    Mon cher Nicolas, il n’est nul besoin de polémiquer et de s’insulter pour avancer dans la pensée et l’analyse. Essayons au contraire de nous enrichir réciproquement. Ayant une culture PADI (j’ai passé mon OWSI en 1985), je situe tout à fait là, où tu coinces. L’approche de PADI, comme je l’ai déjà expliqué à nos amis français imbibé de culture fédérale, a pour objectif l’efficacité du geste afin de former très rapidement des « plongeurs consommateurs », et ceci dans la plus grande sécurité. L’objectif de PADI est de créer des plongeurs autonomes, affamés de matériel, de voyages, mais aussi de formations, etc. Lorsque je travaillais pour PADI, aux USA, je le faisais dans un magasin, associé à une agence de voyage. Ma vie d’enseignant était simple. Je me posais peu de question. Pour chaque séance, parfaitement organisée, j’accomplissais les gestes normalisés et très rapidement j’obtenais chez les élèves les réponses attendues. Les plongeurs que je formais étaient techniquement irréprochables pour des plongées à 18 m, en autonomie en mer. Mais étaient-ce des « plongeurs », au sens où nous l’entendons ? Chez nous, héritage de notre vision culturelle, le sport, donc la plongée, est un vecteur d’enrichissement et de transformation de l’individu au sein de la société. Il en est de même de la culture, des arts. Nous ne sommes pas des instructeurs mais des « éducateurs ». Il en résulte que, dans la pratique sportive, nous n’enseignons pas des gestes, mais que nous plaçons nos élèves dans des situations sous contraintes auxquelles ils doivent apporter des réponses adaptées. Nous recherchons des modifications de comportement. Notre rôle n’est pas de montrer aux élèves ce qu’ils doivent faire mais de les amener à trouver une réponse adaptée aux contraintes imposées. Pour la plongée, notre but est de transformer des individus « aériens » en « êtres sous-marins ». À ce point de la discussion, il est pertinent de poser la question : Qu’est-ce qu’un « bon plongeur » ? Un individu qui sait refaire les gestes qu’il a appris ? On bien, un individu qui, à une contrainte donnée, va disposer de toute une panoplie de réponses et qui en choisira une, la bonne, la sienne. En gros, ce qui nous différencie, c’est que tu réfléchis uniquement dans le cadre de PADI, et que nous, nous abordons la formation des plongeurs, dans une réflexion humaniste basé sur l’importance du sport dans la société. Les deux sont-elles incompatibles ? Je ne le pense pas, car ayant eu à enseigner PADI, quelques année en France dans des structures professionnelles, j’ai toujours utilisé nos approches éducatives. En revanche les élèves étaient jugés selon le standards PADI. Cela marchait remarquablement bien. Si je puis me permettre un conseil, Nicolas, c’est de venir encadrer chez nous, si tes diplômes te le permettent ou simplement de venir voir comment cela se passe. Dans ce cas, il te faudra choisir ton école avec discernement, car je ne suis pas persuadé que toutes ont une vision claire de ce que devrait être l’enseignement dans une « École Française de Plongée », issue des réflexions éducatives de Jean Zay (Front populaire), et mises en place par le CNR (Conseil National de la Résistance). En attendant, tu devrais lire des documents sur l’enseignement du sport en France, et pour ce qui concerne la plongée, je te suggère les ouvrages de Jean-Pierre Malamas, fortement inspirés par les travaux pionniers de la FSGT (en particulier les stages Maurice Baquet). Qu’en penses-tu ? On se querelle, ou on bâtit ?
  29. 7 points
    On peut se permettre de critiquer mais il est préférable de le faire sur des bases solides et des affirmations vérifiées. Ce qui est loin d'être ton cas comme nous le constatons régulièrement. L'échange est intéressant quand il est profitable pour les deux partis et qu'il nous permet un enrichissement partagé. Mais pour qu'il y est enrichissement faut-il encore que les deux partis aient des éléments tangibles, objectifs et authentiques à faire valoir. En matière de système RSTC tes argumentaires s'appuient essentiellement sur des affabulations basées sur des bribes d'informations glanées ici et là sans la moindre connaissance ou vérification. Clairement tu n'as jamais lu ni même entrevue le programme de formation de l'OWD. Commençons par cette première affirmation globale : un OWD est un N1. Dans le système français, qui dit premier niveau dit obligatoirement encadré et donc non autonome. Cette philosophie propre à la France s'éloigne singulièrement du système CMAS ou RSTC ou les niveaux d'entrée sont appelés à devenir des autonomes. Malheureusement, du point de vue français, une autonomie ne peut s'acquérir que via un diplôme mais en aucun cas par l'expérience (OWD ou CMAS 1* avec expérience). Si tu t'intéressais un tant soit peu à l'environnement fédéral tu te serais certainement posé quelques questions au sujet du niveau 1 français VS le CMAS 1*. Tu sais cette double face que l'on donne d'office à nos niveaux 1 piscine. Ce n'est pas faute d'en avoir parlé sur ce forum mais il va de soit que ce n'est surement pas le type de sujet que tu abordes sereinement. Cela te serais d'un grand secours car les programmes de l'OWD et du CMAS 1* sont proches. Voici les compétences du CMAS 1* (à ne pas confondre avec le Niveau 1 français) : https://www.cmas.org/technique/one-star-diver-training-programme Competencies of a certified CMAS One Star Diver : 4.1 A CMAS One Star Diver shall be trained such that when assessed by a CMAS Instructor, he shall be deemed to have sufficient knowledge, skill and experience to procure air, equipment, and other diving services and to plan, conduct, and log open-water dives that do not require mandatory inwater decompression stops, without the supervision of a CMAS Instructor or CMAS Dive Leader, when properly equipped and accompanied by another certified diver of at least the same level, provided the diving activities undertaken, the diving conditions and the diving area are similar, equal or better to those in which training was received. Mais revenons plus précisément à l'OWD. Tu affirmes qu'il n'est "absolument pas autonome" et "ne sait pas non plus gérer de paliers et planifier sa plongée". Tout ces points font partie intégrante de son programme au même titre que le niveau 2 français ou du CMAS 1* (dans sa vraie définition). C'est justement les points principaux qui font la différence entre le niveau 1 français et l'OWD/CMAS 1*. L'OWD voit dans son programme toutes les notions d'autonomie, de planification (table RDP et ordi) de la plongée avec gestion du binôme. Il apprend, bien sûr, à gérer sa décompression et réaliser ainsi qu'effectuer des paliers de sécurité voire des paliers obligatoires en cas de faible dépassement d'une limite. A l'inverse du niveau 1, il assiste son binôme du fond à la surface et même une fois arrivé en surface jusqu'au bateau. Pas de nounou pour prendre le relai au fond. Pour de plus amples informations, je t'invite à passer en revue le programme du CMAS 1* comme de l'OWD. Je me doute bien cependant que cela ne t'intéresse aucunement. Un dernier point intéressant est la fameuse "remontée assistée", saint Graal de l'autonomie à la française. Après plus de 20 ans d'enseignement de la plongée dans le système français et PADI je me suis quelques temps posé la question de l'utilité réelle de cette remontée, beaucoup moins aujourd'hui. Tous les ans nous faisons des révisions pour les niveaux 2 lors de la formation Rescue PADI + RIFAP. Idem pour les formations N3 et de même pour les préparations niveau 4 (assistance à 40 et/ou démo technique au gilet). Dans tous les cas si je prends les N2 un an plus tard après leur passage de brevet les premières remontées sont globalement catastrophiques. Soit nous sommes satellisés vers la surface soit on se retrouve à labourer les posidonies. Pour les N3 le résultat n'est guère mieux et cela dans seulement 20m d'eau. Pour les prépa N4 (niveau comité départemental ou régional) les résultats sont plus mitigés mais les surprises sont tj au rendez-vous avec de franches rigolades. Dans la vrai vie il est clair que nos sauveteurs en herbe n'auront pas 4 ou 5 essais devant eux pour réussir leur remontée. Donc au final qu'en retenir, si ce n'est que la meilleure option reste tout de même de revenir en surface même si cela doit se faire un peut rapidement. Il est tj mieux d'aller au caisson que de se noyer. Et pour en revenir à notre OWD ou CMAS 1*, on se passera allègrement de cette assistance et on lui demandera tout simplement d'aider son binôme à regagner la surface et d'appeler les secours, au besoin. Bref tout ce qui fait parti de son programme. Les formations RSTC avec les (vrais) CMAS doivent représenter bien plus de 90% des formations dans le monde si ce n'est pas plus. Aurons-nous, nous petits franchouillards, la prétention d'affirmer (sur quelle bases ?) que seul le plongeur français est capable de plonger en sécurité grâce à sa p... d'assistance ô combien salvatrice ?
  30. 6 points
    Petit déterrage de sujet. En plus j'en était l'auteur. Le confinement a du bon j'ai enfin trouvé le temps de me faire un petit tampon pour valider les plongée / décorer les carnets des plongeurs que j'encadre ou avec qui j'ai partagé un moment sous l'eau. Il vient d'arriver par la poste ce jour. Voilà un peu de légèreté en cette période tourmenté de Covid 19
  31. 6 points
    idem je suis à 500 Km, les blocs sont pleins, comme le bateau la voiture qui est au mouillgarage... j'attends le top
  32. 6 points
    Comme je suis honnête, je dois bien avouer que j'ai un conflit d’intérêt... Je vis avec une chercheuse de l'INSERM, Ph APHP en infectio. Je suis consterné par ce que je lis sur les réseaux sociaux... Twitter, on a les trolls habituels, fb c'est plus grave. Etant de formation de l'école des annales en sciences humaines, je vois bien le biais démographique entre les deux réseaux. Mais c'est dur. On a l'impression qu'une partie (âgée certes) de la population bascule dans la panique... Un peu comme Trump, qui en validant un test "partiel", a trouvé une solution magique à son problème de défaillance du système de soin US en cas de pandémie... Il n'est pas inquiet car il a l'option militaire (comme sur netflix) magique... ou le remède français (magique ?)... Je trouve déprimant la déchéance de notre intelligence en ce cas... Peut être que le seul point sur lequel on peut se mettre d'accord today, c'est que la science ne se fait plus en Europe.
  33. 6 points
    J'ai lu l'article (http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html). Au final, je suis amené à penser que l'auteur s'aventure assez loin sur un champ de grande incertitude ... Même si son analyse comporte de éléments de réflexion très pertinents, je crains que son discours soit au final vecteur de comportements dont nous n'avons pas besoin actuellement. J'ai l'impression que sur la 1ère partie (l'analyse de l'épidémie), il est dans sa zone de confort et c'est intéressant. Ca se gâte à partir du chapitre "Fin du monde ou pas ?!". D'abord, je crois qu'il est clair pour tout le monde que ce n'est pas la fin du monde. Même si la maladie s'avérait réellement la tueuse à 2% (chiffre très élevé), il paraît clair qu'avec 98% de survivant les sociétés humaines se relèveraient. On arrive alors au chapitre "Oui mais alors, tous ces morts et ces services engorgés ?", qui constitue justement le coeur du problème, car c'est bien cette situation qui pose LA difficulté dans cette épidémie. L'introduction choisie par l'auteur me laisse sans voix : "s’il n’y avait pas ces cas graves, l’épidémie serait insignifiante" Ah oui ? Autant dire que s'il n'y avait pas de problème, tout irait bien ! On sent clairement dans ce chapitre que l'auteur s'éloigne de son domaine d'excellence. Il n'entre pas vraiment dans le sujet et on en reste finalement sur le fait que les morts en nombre, c'est pas bien grave vus que ce sont des vieux. Le début de l'article me laissait attendre un développement plus fin et pertinent que celui-là ... Et on termine en apotéose avec le Pr Raoult et la chloroquine (chapitres "Fin de partie ?" et suivants). L'auteur quitte à ce moment le domaine du rationnel et s'aventure sur des terres qu'ils ne connnaît manifestement pas bien. Certes, il défend à juste titre le Pr Raoult sur des attaques mal à propos (palmarès du chercheur, publication du travail concomitant à la communication grand public, fausse polémique sur le risque d'intoxication ...). Mais à coté de ça, il tient la chloroquine pour un remède ayant fait ses preuves, amalgamant effet biologique (le seul qui soit montré dans l'étude de Raoult à ce jour) et effet clinique (le seul qui intéresse tout le monde). Cette phrase notamment : "... éthiquement indéfendable dès lors qu’on parle d’un médicament qu’on connaît par cœur, qui a déjà démontré son efficacité sur d’autres coronavirus, confirmée sur celui-ci par deux essais cliniques, et alors que des vies sont en jeu jour après jour !" est dévastatrice. "qu'on connaît par coeur" : oui mais dans la cadre du paludisme et des maladies auto-immunes. On peut donc présumer que sa toxicité sera acceptable dans un cas comme Covid-19. Le reste demeure à vérifier dans un essai clinique. "qui a déja montré son efficacité sur d'autres coronavirus" : plus précisément, a dejà montré son efficacité biologique, jamais son intérêt clinique. "confirmé sur celui-ci par 2 essais cliniques" : efficacité biologique (réduit la durée de portage du virus) dans cet essai. Mais de nouveau, pas de données cliniques (incidence sur la gravité, le nombre de passage en réanimation, le nombre de décès, la durée de la phase symptomatique ...). Il me paraît d'ailleurs délicat de parler d'essais "cliniques" : pour les 2 qui sont évoqués, l'un n'existe que virtuellement, une simple communication de quelques lignes sans aucun chiffres (les chinois), l'autre ne rapporte quasi aucune donnée clinique (celui de Raoult). Bref, l'auteur mettait un point d'honneur à restaurer la science. Il fini par s'emmêler les pinceaux et se discréditer en défendant bec et ongles la chloroquine. Oui, les travaux de Raoult ouvrent des perspectives, mais ils doivent être confortés par des données cliniques, et par une approche plus rigoureuse, ce sont des points essentiels. Je ne peux que vous renvoyer à l'excellente analyse rigoureuse postée par @stef75.
  34. 6 points
    Moi j'ai du stock… au moins 2 caisses de bière et une centaine de bouteilles de vin, je dois pourvoir tenir 2 semaines
  35. 6 points
    P*tain, trop dèg ! Ma femme en tant qu'ex instit au tempérament de Mère Thérasa, en a profité pour récupérer tous les gamins du quartier ! Adieu ma tranquillité de petit vieux télétravailleur ! Je vais être obligé d'aller me reposer au Taf !
  36. 6 points
    Je ne suis pas psy mais je me demande pourquoi avoir besoin de rabaisser ceux qui font différemment ? - L’argument sécuritaire ? Quelqu’un pourrait-il donner des chiffres sur les ratios nombre de plongées air/ nombre d’accidents et nombre de plongées aux mélanges/ nombre d’accidents ? Il se pourrait qu’on soit surpris… - Besoin de se rassurer, de se justifier ? Un peu comme ceux qui roulent avec un pare buffle monté sur leur 4x4 en milieu urbain… - Jouer à celui qui a la plus grosse ? C’est vrai qu’avec toutes ces bouteilles, ces tuyaux, ces histoires de déco multiples, j’en passe et des pires..., vous pouvez passer pour des extra-terrestres mouillés vue de ma plage de sable fin sous plafond de soleil… - Faire le buzz sur le forum ? En tous cas vous participez activement à sa vie et son intérêt. - Essayer d’imiter le « pittbull Espagnol » au risque de paraître une pale imitation ? Je ne sais pas quelles sont vos motivations et ce n’est pas très grave parce que toutes nos interventions restent finalement bon-enfants. La plongée est une activité qui peut se pratiquer de multiples façons et qui comporte des risquent existants mais limités de l’ordre de 1 « accident » pour 7000 à 10000 plongées. Ces multiples façons de plonger sont déterminées non pas seulement par choix mais surtout par l’environnement « humide » le plus accessible. Ça ne garantit nullement d’avoir moins d’accident, juste de pouvoir pratiquer. Comme tous nous avons besoin d’appartenir à un « groupe » et d’être reconnus, évidemment notre pratique est la meilleure… C’est rare de voir un riverain de la méditerranée plonger exclusivement en lac, bien que l’on puisse habiter près d’un lac et ne plonger qu’en mer… Mais plutôt que de spéculer sur les motivations des autres je vais vous parler des miennes. J’ai toujours habité au bord de la grande bleue, je suis un plongeur des « bacs à sable », je n’ai plongé qu’en mer et jamais dans une eau à moins de 10°. Ce qui me plait c’est d’enfiler mon humide de prendre un bloc d’air et de me jeter à l’eau, les plongées à 60m, par an, on peut les compter sur les doigts d’une main. Avec environ 3000 plongées à l’air, majoritairement d’encadrement (plongées pires que de plonger seul) je n’ai jamais eu le moindre souci et ce n’est pas exceptionnel, je suis dans la norme des 1 sur 7 à 10000… Je n’ai aucune raison de plonger aux mélanges et surtout pas pour des pseudos raisons de sécurité. Alors amis multi-gazés, continuez à nous parler de votre pratique et de vos passionnantes expériences mais si vous pouviez arrêter de nous bassiner inutilement avec notre folie de plonger au-delà de 30m à l’air vous paraîtriez moins « narcosés »
  37. 6 points
    Un article intéressant qui représente un bon résumé de la situation: https://drphilbe.blogspot.com/2020/03/les-chiffres-que-vous-trouverez-ici.html PS: les Philippines sans touristes asiatiques c'est le pied!
  38. 6 points
    Je préfère la froide lucidité du 'on est trop cons, va tous crever, mais on va bien se marrer', balayer devant sa porte et admirer le désastre. J'ai aucun espoir qu'on redresse quoi que se soit, il suffit, par exemple, de lire ton dernier vibrant hommage au monde du transport aérien (dans je ne sais plus quel post). L'humain (passé l'adolescence) à une capacité incroyable à amender ses règles/idéaux/codes pour les ajuster aux conditions dans lesquelles il vit. On pratique l'un des sports les plus émetteurs de CO² (si je compare, au rugby,foot,course a pieds,etc.) et de saloperies diverses en plastiques non recyclables, on peut se donner bonne conscience en disant qu'on sensibilise à les non-plongeurs au plastique dans la mer, mais ça ne va pas bien plus loin que se donner bonne conscience. Sinon, on peut prier, ou demander à son gouvernement d'agir, ça revient à peu près au même :D. L'écologie, c'est bien sauf si y'a plus de bagnoles.
  39. 6 points
    Bon là @Nicolas Duguay je crois que tes arguments vont commencer a manquer…. Il serait peut etre temps de stopper les "attaques" contre les français… et ceci même si cela t'amuse. Perso je trouve cela doucement fatiguant… au début bon OK … mais la depuis le temps que tu participes au forum tu devrais comprendre qu'on tourne en rond… J'aimerai parler de plongée ici, pas d'unité de mesure ou de qui a fait le plus de dégâts par le passé ou même actuellement... Merci pour ta compréhension. Hugues
  40. 6 points
    Rien de personnel mais... Par pitié, cessez d'employer ces mots comme « expérience » à toutes les sauces ! C'est certes très à la mode mais ça fait vraiment marketeux mal de renouveau... On a une « expérience » quand on lit un article sur internet, on a une « expérience » quand on mange un yaourth ou quand on boit un café, et maintenant on a une « expérience » quand on va plonger ? Le mot « prestation » ne convenait-il pas dans la phrase ? Voila, c'était mon coup de gueule de vieux réac ringard. Mais je le redis, rien de personnel, dede789 ! Je te souhaite un bon DE ; peut-être auras-tu une idée disruptive grâce au retour de tes questionnaires ! Philippe
  41. 6 points
    Le pros apprennent a faire de belles enquêtes en ligne! Il faut ajouter ça au cursus amateur. C'est vrai manque.
  42. 6 points
    Dune a un objectif ; Devenir le leader absolu de la plongée en Europe Sa stratégie de reprise en main des clubs de plongée dont Dune est propriétaire dans le sud de la France, leur réactivité pour attirer les stagiaires DE pour avoir de la MO disponibles pas cher et ensuite contrer la pénurie de moniteurs sur le marché, fidéliser des encadrants ... Le modèle "usine" nécessite aussi d'utiliser les questionnaires d'étudiant DE afin de faire de la prospection clientèle. Florent n'y est pour rien … mais ça ne donne pas envie du tout de servir d'aliment à base de données
  43. 6 points
  44. 6 points
    Mais a quel moment vous allez vous rendre compte qu'un plongeur lambda (comme moi) n'en a rien a faire que son moniteur soit MF1, BE, PADI... tant qu'il est compétent sous l'eau? Plongés l'an avec ma copine dans un centre de bord de mer, on a du plonger avec 4-5 moniteurs différents dont une femme qui était top, et qui après avoir un peu discuté m'a avoué n'être "que" MF1 et s'étant inscrite pour passer un BE l'an prochain (elle était aussi instructrice PADI ou SSI par ailleurs ayant exercé a l'étranger avant...), et bien elle était top on a vu aucune différence (ou alors dans le bon sens) avec certains BE! Pourquoi se compliquer la vie et ne pas faire comme a l'étranger ou tu es moniteur, point, charge a toi d'aller faire du bénévolat en assoc ou en faire un business..!
  45. 6 points
    Les jeunes s'intérresseront à la plongée quand leurs smartphones permettront de faire des selfis à 20m...
  46. 6 points
    Et si je dis ce que j'en pense, de cette affaire, on va encore m'accuser de foutre le bordel dans le forum...
  47. 6 points
    Bonjour les zamis ! Juste un petit film réalisé par mon pote ludo sur les 200 premiers mètres de la résurgence du Bestouan. La qualité des images est vraiment top je trouve Bon visionnage à vous ! https://www.youtube.com/watch?v=XBZRiJGa1Ho
  48. 6 points
    C'est fou cette mentalité de ronge-pain prêt à prendre le risque de se faire expulser pour économiser deux francs six sous sur le prix de l'apéro..
  49. 6 points
    Désolé pour ma formulation initiale « un peu brouillonne » et surtout imprécise, remarquée par Typhon, mais j’ai en fait utilisé une intervention de Nicolas Dugay, « Non, comme les procédures de déco découlent de la science, il y a MOINS d'ADD dans le respect des dites procédures ». Comme je ne comprenais pas le sens que Nicolas donnait à « Science », j’aurais aimé en discuter, mais le fil a été rompu. C’est la raison pour laquelle j’ai relancé le sujet. L’analyse de Typhon est pertinente. Ma position est très proche de celle exprimée par Jeff, et je vais la préciser. Force est de constater que les recherches sur la modélisation du comportement des plongeurs lors de la décompression (tables, protocoles de remontée, etc.) et celles qui concernent une meilleure connaissance des phénomènes physiologiques, physiques, etc. survenant pendant les décompressions, appartiennent à deux domaines disjoints. La première relève de l’observation et des statistiques. La seconde emprunte les chemins classiques utilisés en physique, dans les études médicales, en physiologie, etc. Les deux sont respectables. Pour se rendre compte de la situation, je permets de vous présenter une bibliographie rapide (et probablement incomplète) accessible, de la recherche fondamentale et appliquée concernant l’origine des ADD. Cela va nous permettre de nous interroger sur notre pratique et de répondre à la question : les aspects évoqués sont-ils pris en compte dans les protocoles de décompression. L’époque où on comparait un plongeur qui remonte, à une bouteille de champagne dont on a fait sauter le bouchon, est révolue. On abandonne aujourd’hui, l’idée mécanique de la bulle qui se forme et qui entrave la libre circulation, en un point du circuit sanguin, empêchant le dioxygène d’accéder à certains tissus. Le phénomène est beaucoup plus complexe. Pendant la décompression, qu’il y ait formation d’agrégats gazeux dans l’organisme, c’est probable, mais on n’en connait ni les formes, ni les tailles, ni leur localisation (à la surface des tissus, ou en solution), encore moins leurs propriétés physico-chimiques, et comportements sachant de plus, que ceux-ci peuvent varier d’un individu à l’autre. La prise de conscience de cette situation, s’est sans doute produite, il y a une dizaine d’années lorsque des physiciens se sont intéressés aux propriétés des solutions aqueuses sursaturées de gaz, et aux bulles présentes en solution. En 2010, il a été montré que des solutions aqueuses de diazote, avec une concentration 30 fois celles de l’équilibre de Henry, (taux de sursaturation égal 30), étaient stables plusieurs semaines, avec des bulles d’un rayon égal à 50 nm (nm = nanomètres). https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0009250909007052 Depuis, il a été préparé, en laboratoire des solutions de dihydrogène avec des taux de sursaturation de l’ordre de 300, stables également dans le temps. Contrairement à l’idée reçue, les solutions sursaturées en gaz sont stables (plus de 2 semaines), et n’évoluent pas spontanément vers l’équilibre de Henry. S’il en est ainsi, sachant que toute décompression débute forcément par la formation de milieux sursaturés, on s’interroge sur le devenir des gaz contenus dans notre organisme pendant la remontée, une fois la plongée terminée, d’une plongée à l’autre, d’un jour à l’autre. Cette propriété n’est pas sans conséquence. Récemment, il a été montré qu’une augmentation de la pression ambiante sur une solution sursaturée, avait pour conséquence une augmentation de la taille des bulles et non pas une diminution comme on pouvait s’y attendre. La loi de Mariotte ne s’applique pas sur ces « bulles ». https://hal.sorbonne-universite.fr/hal-02281737 Ce résultat pose le problème de la pertinence des tables thérapeutiques utilisées dans les caissons hyperbares. Le fait que les « bulles » ne soient pas des objets parfaitement définis dans l’organisme pose également le problème de leur suivi par les techniques Doppler. Qu’est-ce que l’on compte ? Qu’est-ce que l’on suit ? On sait parfaitement que des plongeurs avec des taux importants de bulles, peuvent très bien supporter leur situation, alors que d’autres avec quelques bulles qui grésillent à peine, vont développer un ADD. Que valent les mesures Doppler au point de vue prévisionnel ? Cela demande à être précisé et surtout compris. Les recherches dans le domaine de la décompression sont vastes et concernent de nombreux domaines. Des travaux actuels concernent les moyens d’éviter les ADD par des techniques de pré-conditionnement https://www.ingentaconnect.com/content/asma/amhp/2017/00000088/00000002/art00008;jsessionid=f7regs0fhq384.x-ic-live-03, ou bien par la prise de médicaments, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6050390/pdf/fphys-09-00906.pdf L’origine génétique des ADD est évoquée dans certains travaux (sur les rats), https://europepmc.org/abstract/med/28731987 La présence de gaz intestinaux pourrait ne pas être étrangère à l’apparition d’un accident de décompression Certains chercheurs attribuent aux nano-bulles « posées » sur les tissus hydrophobes, l’origine de la formation de « grosses » bulles dans l’organisme. À ce titre l’article de J.P. Imbert, est une excellente mise au point sur le sujet. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fphys.2019.00807/full Etc. Alors qu’en conclure ? Que tous ces aspects de la recherche fondamentale et appliquée sur l’apparition des ADD que nous venons d’évoquer, ne sont pas pris en compte, actuellement, par les modèles de décompression, et cela n’a rien d’étonnant. Le problème est de faire la liaison entre « connaissances » et « modélisation » pour une population, pour un individu, ce que l’on ne sait pas faire. Un jour peut-être ? Pour l’instant il me semble qu’il faut rester prudent avec les modèles qu’on nous propose. En 1986, A. Bühlmann faisait la remarque suivante sur « le fondement des tables zurichoises de décompression à l’air ». « Le plongeur critique sait qu’une bonne table de décompression pour la plupart des usagers, et des diverses situations, est une recette efficace mais que même, la meilleure formule ne pourra offrir une garantie de 100%. » Ceci est toujours vrai. 80% des accidentés de décompression accueillis dans nos caissons, ont respecté scrupuleusement les indications de leur ordinateur (Dr. Pierre Louge 30 mars 2018, première Journée Nationale sur la « Prévention des accidents de plongée »)
  50. 6 points
    Annales, avec 2 n , c’est mieux. sinon, c’est preuve de goûts bizarres.
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