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ndiver

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À propos de ndiver

  • Rang
    Plonge dans la bière
  • Date de naissance 05/01/1985

Informations personnelles

  • Localisation
    Toujours en Bavière
  • Passions
    Plongée et Biologie marine notamment
  • Profession
    Eternel étudiant

La Plongée

  • Féderation(s)
    Plongeur.com
  • Niveau en plongée
    N2E1 / Rescue Diver / Initiateur Bio
  • Professionnel de la plongée
    Non
  1. Je remercie les différentes personnes qui m'ont contacté sur ce sujet ou en MP. A l'heure actuelle, les infos sont donc plus claires. L'épave est localisée, connue (elle est bien sur le Banc de la Mauvaise, toutefois les deux dernières images que j'ai posté s'avèrent fausses après recoupement d'informations ). Vu la zone, son état n'est pas connu, l'épave étant probablement en partie ensablée ou fortement endommagée. Il en va de même pour son contenu (des tubes de canon de 380mm destinés au croiseur Jean Bart, et les prototypes et plans du char B1 ter) dont nous ignorons l'état. La zone n'est apparemment pas spécialement aisée pour la plongée (potentiellement visi de merde, courant ?), mais la profondeur de l'épave est relativement faible. Un petit ROV pourrait facilement donner un premier aperçu avant exploration par des plongeurs.
  2. Le SHOM liste effectivement plusieurs objets dans cette zone, mais ça ne correspond pas exactement à la position visible dans la dernière image du post de cette page : http://atf40.forumculture.net/t233p15-le-b1-ter-envoye-par-le-fond http://data.shom.fr/#donnees/catalogue Est-ce l'épave sur le fond de 3.6m ? N'ayant pas accès à Epaves et obstructions du SHOM, aucune idée. D'après l'image, je l'aurais situé un poil plus au sud et un poil plus à l'est, mais ça me surprendrait qu'une épave de cette taille (le navire faisait 110m de long) ne soit pas listée par le SHOM. Et l'image du sondeur montre quand même que l'épave dépasse du fond de près de 4 mètres. SHOM : Position théorique de l'épave : Petit travail sur Powerpoint : Donc oui, potentiellement la même épave
  3. Bonjour à tous, ça fait longtemps que je n'ai pas posté régulièrement sur P.com, mais je suis à la recherche d'informations autres que celles glanées sur le net concernant une épave, celle du Mécanicien Principal Carvin, qui coula en 1940. Les informations disponibles laissaient penser qu'elle était devant Le Verdon-sur-Mer, mais d'autres informations suggèrent au contraire que le navire était en attente au dessus du Banc de la Mauvaise lorsqu'il fut torpillé, et que l'épave serait en gros à 2km en face du Phare de la Coubre, à proximité de La Palmyre : http://atf40.forumculture.net/t233p15-le-b1-ter-envoye-par-le-fond L'intérêt de cette épave ? Elle renfermerait 3 prototypes du char français B1 ter. Et la particularité de ce char ? C'est la dernière version fabriquée du B1, char légendaire français. Ces prototypes furent produit dans les dernières heures avant l'invasion de la France en 1940, et devaient être évacués l'Afrique du Nord. http://www.chars-francais.net/2015/index.php/liste-chronologique/de-1930-a-1940?task=view&id=110 L'association Expedition Scyllias devait plonger dessus et l'explorer, mais plus de nouvelles fraiches depuis quasiment 2 ans. Peut-être que certains d'entre vous ont des infos un peu plus fraiches au sujet de cette épave.
  4. Intéressant ce que tu dis, parce que ça indique clairement qu'un processus de régulation se met naturellement en place dans la régulation de cette espèce. Pour quelle raison a population de mérou a explosé ?
  5. Non, absent de l'Est Pacifique, qui est niveau faune, beaucoup plus proche de l'Ouest Atlantique (je connais bien le sujet, c'est mon sujet de thèse ) que de l'Ouest Pacifique (les 4500km sans la moindre île posent problème pour de nombreuses espèces.
  6. Comme je le dis, chez ces espèces, les œufs ont une durée de vie assez courte, et c'est la larve planctonique qui est réellement la phase de dispersion. Pour les ballasts, ça a été évoqué : http://news.nationalgeographic.com/news/2015/02/150223-panama-canal-expansion-invasive-species-environment/ Toutefois, la plupart des organismes présents sur les coques des navires ne supportent pas le passage en eau douce dans le canal, ce sont ceux dans les ballasts qui posent problème. Mais je suis surpris qu'il n'y ait pas d'étape de nettoyage des ballasts avant transit. Et puis là, on parle pas d'une algue, mais d'un poisson, organisme mobile aussi bien chez l'adulte que chez la larve planctonique (cette dernière déplacée par les courants). Il y a quelques articles scientifiques particulièrement intéressant sur cette invasion, entre le scénario observés (comment s'est propagé l'espèce), les effets à long terme : http://scholar.google.com/scholar?q=lionfish+invasion
  7. L'espèce provient d'un environnement où elle était régulée par des prédateurs, et où elle était partie intégrante de l'écosystème. Dans les Caraïbes, plusieurs facteurs évoqués dans l'article que je mentionnais initialement : C'est souvent la combinaison de ces différents paramètres qui favorise l’installation d'une espèce invasive, notamment l'arrivée dans un écosystème déjà perturbé. Le crabe vert européen (Carcinus maenas, et Carcinus aestuari) fout la merde aux USA, alors que chez nous, l'espèce, native, ne pose aucun soucis. On a un exemple typique de ce qui va se passer à long terme, ça a déjà eu lieu, et c'est pas optimiste pour la faune locale : https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_%C3%A9change_interam%C3%A9ricain
  8. La température minimale pour l'espèce est 12°C. Pour la salinité, je suis assez pessimiste, puisque l'espèce est présente en forte densité dans les mangroves où la salinité peut fortement varier (eau saumâtre), et que l'eau saumâtre se retrouve en surface (densité plus faible que l'eau de mer), ce qui signifie que l'espèce pourrait envahir les côtes brésiliennes en migrant en profondeur (de 40 à 300m). Une belle saloperie donc ... Et le pire, c'est que si on prend tout ça en compte, on se rend compte qu'elle pourrait envahir sans soucis la Méditerranée ...
  9. Non, quasi-impossible (mais pas totalement), le canal de Panama étant de l'eau douce à la différence du canal de Suez. Il me semble que le nombre d'espèces ayant réussi à le franchir est très faible, même parmi les espèces d'origine marine ayant colonisées secondairement les rivières (certaines espèces de crabes, de crevettes et de poissons). Rien de comparable avec Suez en tout cas. La référence que j'ai (Abele & Kim 1989), qui n'est toutefois pas toute récente, disait pour les crustacés que 7 espèces atlantiques ont été collectées dans le Pacifique et une espèce pacifique a été collectée dans l'Atlantique, et à chaque fois (sauf un cas), c'était des espèces euryhalines. Par contre, ils mettaient en garde contre la salinisation du lac Gatun (lac au centre du canal) ou contre la construction d'un canal au niveau de la mer, qui seraient dans les deux cas, responsable d'un désastre biologique.
  10. Ce ne sont pas les œufs qui servent à la dispersion, mais la larve planctonique. Dans le cas présent, la dispersion vers le Brésil se fera probablement de façon active (c'est à dire par les adultes) à cause du sens des courants dans la région, à la différence des Caraïbes.
  11. Pire : présent jusqu'à au moins 300m de profondeur ! (lien issu de l'article). Et c'est une mauvaise nouvelle parce que l'eau douce n'est présente que jusqu'à 30m de profondeur, et qu'en dessous il y a un truc curieux nommé le "sponge corridor" qui pourrait bien être utilisé par l'espèce (si elle en a besoin, ce qui n'est pas sûr, voir la suite). L'espèce est en plus relativement tolérante aux basses températures (dans l'Atlantique, elle pourrait descendre jusqu'à l'Uruguay). En plus, l'espèce est présente en grande quantité dans les mangroves, et sur les fonds meubles (voir les pages 2 & 3 de l'article). Les courants de surface le long de la côte nord de l'Amérique du Sud vont vers le nord http://oceancurrents.rsmas.miami.edu/atlantic/atlantic-arrows.html
  12. Oups, j'ai oublié le lien (l'article est open-access, il est accessible à tout le monde sans avoir besoin de payer) : Le résumé : http://www.int-res.com/abstracts/meps/v485/p1-7/ L'article complet : http://www.int-res.com/articles/feature/m485p001.pdf Je cite la dernière phrase : L'Amazon-Orinoco Plume, c'est la zone de baisse de salinité le long de la côte nord de l'Amérique du Sud, où l'eau douce et turbide provenant des fleuves Amazone et Orénoque empêche la présence de récifs coralliens. C'est une barrière biologique pour de nombreuses espèces (pas toutes) de poissons de récifs (comme Pterois).
  13. Je passais par là par hasard, un petit truc intéressant à ce sujet : Luiz OJ, Floeter SR, Rocha LA, Ferreira CE (2013) Perspectives for the lionfish invasion in the South Atlantic: are Brazilian reefs protected by the currents?. Marine Ecology Progress Serie, 485, 1-7. Article publié il y a 2 ans dans une bonne publication scientifique, intéressant, surtout quand on considère que les récifs coralliens de la côte brésilienne sont assez peu nombreux et relativement réduits en taille.
  14. Je sors de ma retraite pour poser la question si ce sujet n'est qu'un vulgaire troll velu ou s'il y a la moindre once de sérieux dans son auteur ?
  15. Rigolo de tomber sur ce sujet, de voir les idées que j'avais en tête à l'époque et ce qu'il en est actuellement
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