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capitainenémo

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À propos de capitainenémo

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    Petit baigneur

Informations personnelles

  • Localisation
    Lille
  • Profession
    Chargé mission, d'études

La Plongée

  • Professionnel de la plongée
    Non
  1. Auparavant je m’étais déjà exprimé ( discussions des 11 Septembre et 23 Octobre ) sur le forum, concernant les conséquences de l’arrêté du 9 Août 2017, relatif à l’obligation de recyclage des moniteurs d’état. Courrier et mail envoyés au ministère des sports ( Bruno BETHUNE / bruno.bethune@sports.gouv.fr ) étant resté « lettre morte », ne suscitant qu’indifférence comme pour d’autres requérants en la matière. Depuis la situation a un peu évolué, du temps a passé, voici 3 dernières réflexions concernant cet arrêté, le recyclage des moniteurs d’état et la politique du ministère des sports. Le ministère des sports a donc publié le calendrier 2018 concernant la liste des stages, leurs dates et les centres habilités à proposer le stage de recyclage. Logiquement il s’agit des CREPS ( stages ) de Antibes ( 1 stage en Décembre 2017 et 4 en 2018 ), Montpellier ( 1 à Montpellier, 1 à Galéria, 1 à St Cyprien ) et Bordeaux ( 2 à Hendaye,1 à Dinard ). Avant la saison 2018 ( Mai à Septembre ) 4 stages sont proposés, 1 en saison et 5 après saison. Pour un nombre moyen, limité à 25 places disponibles par stage. Le potentiel annuel s’établit donc à près de 250 places pour une année. Mais est-ce que ce sera suffisant, comment le ministère a-t-il évalué le nombre de places, l’avenir de la profession en la matière ? Pour mémoire, pour l’année 2013, rien que pour le DEJEPS Perfectionnement sportif / Plongée subaquatique, le ministère déclare avoir délivré 226 brevets. ( Bulletin « Stat Info », N°15-04, Novembre 2015, Page 5, Graphique 4 ) Le recyclage les concernant intervenant 5 ans au plus tard après la date d’obtention, ils représentent donc déjà à eux seuls un potentiel de près 226 demandes pour l’année butoir fin 2018. Ceci sans compter les BPJEPS, DEJEPS Perfectionnement sportif / Activités de plongée subaquatique délivrés et les BEES qui seraient aussi candidats au stage de recyclage, dates butoirs pour ces derniers, 2020 et 2022. A priori donc, le nombre de 250 places est inférieur à la demande potentiel et aussi par rapport à la somme des BPJEPS et DEJEPS délivrés 5 ans plus tôt. S’il s’avère suffisant, ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle, c’est que notamment les contraintes financières et pratiques de ce recyclage, le « turnover », le taux de survie professionnelle de 3 ans en moyenne, concernant un brevet d’état plongée et la « renonciation » des BEES à ce stage auront joué pleinement en la matière. En fait de recyclage, la réalité de ces stages deviendra aussi celle d’un « goulet d’étranglement », d’une raréfaction programmée de la population de moniteurs brevetés d’état, avec son impact sur la filière professionnelle, les entreprises et centres de plongée. En matière pratique et financière, le problème de fond est toujours d’actualité, d’un renouvellement de carte professionnelle ne nécessitant auparavant qu’un courrier, nous sommes passés à une contrainte pratique et financière dissuasive, tournant à la prise d’otage. Géographiquement tous ces centres sont « périphériques », il va falloir s’y déplacer et payer le coût total du stage, pour ceux qui ne pourront pas se le faire financer au moins en partie et qui habitent loin de ces centres, la facture devient dissuasive, proche des 800 €. Antibes par exemple, facture rien que le coût de la formation à 315 € ( + 95 € pour un recyclage PSE1 ) Auquel il faudra rajouter le coût du déplacement, l’hébergement, la nourriture, etc… A propos du financement pour ce recyclage ; Est-ce que tous les candidats à ce stage peuvent prétendre se le faire financer et de façon équitable ? Les droits ne sont jamais systématiques, ils ne concerneront qu’un nombre défini de personnes, il faudra satisfaire aux critères de sélection, dont surtout celui de la situation à l’emploi. Encore une fois, en tant que travailleur saisonnier, comment gérer l’avenir, planifier à l’avance un recyclage et son financement, prétendre avoir accès à tous les modes de financement, souvent sans savoir si je vais être recruté pour la prochaine saison, ni par qui ? Si vous êtes salarié, vous devez informer votre employeur de votre projet et solliciter l’organisme auquel il cotise au titre de la formation professionnelle. Et ceci pour des salariés saisonniers ( 2 à 4 mois de travail par an ), souvent payés au smic au début, dont le coût total de ce recyclage ( jusqu’à près des 2/3 d’un salaire ) va être un réel problème, handicap. Un recyclage de 3 jours est une prestation particulière, est-ce une formation, une qualification ou quelque chose d’autre ? Le ministère des sports le défini comme « une attestation de recyclage plongée subaquatique » Dès lors à quel financement peut-elle correspondre ? Qui y a droit ? Localement, comment l’administration en charge des financements va-t-elle réagir, évaluer une telle demande, sur quels critères ? Les dispositifs étant aussi différents d’une région à l’autre ( celle du candidat ). Dans un contexte de compétitions avec d’autres nombreuses demandes et d’enveloppe financière limitée. Le ministère a inventé de fait une sélection, une discrimination par l’argent et les contraintes engendrées par ce recyclage, pour le renouvellement de la carte professionnelle, pour simplement avoir le droit de continuer à travailler en France, exercer sa profession. La période de Mai à Septembre 2018 exclut tout recyclage, elle correspond à la saison professionnelle. Il n’y a aucun intérêt pratique et financier à anticiper la date de ce recyclage. Au contraire il s’agit bien de maximiser la durée de vie professionnelle du diplôme, si j’anticipe de 1 an par exemple mon recyclage par rapport à la date butoir de N + 5 ans, je perds en fait 1 an de validité au prochain recyclage. Exemple : Diplôme en 2013, recyclage en 2017, prochain recyclage en 2022 Diplôme en 2013, recyclage en 2018, prochain recyclage en 2023 De même, il faudra pouvoir planifier à l’avance l’organisation et le financement de ce recyclage, d’un coût élevé et dont la localisation sera lointaine pour la majorité des demandeurs. La mécanique engendrée par cet arrêté aura tendance à retarder naturellement la date du recyclage. De fait et compte tenu de la nouveauté de cette obligation, la majorité des candidats à ces recyclages devraient se concentrer sur la période d’Octobre à Décembre 2018, sur les mêmes 5 stages ( 2 à Antibes, 1 à St Cyprien, 1 à Hendaye et 1 à Galéria ). Le vrai test, bilan aura donc bien lieu fin 2018, concernant le nombre des premiers BPJEPS, DEJEPS délivrés à partir de 2013. Par rapport aux dates butoirs fixées, 5 ans plus tard, combien auront fait au total ce recyclage ? Les statistiques fin 2018 seront significatives, à ce sujet, elles montreront la dynamique, l’évolution de la profession et elles risquent de ne pas être encourageante. Il ne sera pas facile de les obtenir auprès des CREPS, centres, DRJSCS et du ministère, non plus. Sur ce forum, avoir des retours d’expériences concernant ces stages serait particulièrement intéressant. Brevet du stagiaire, son année d’obtention, la course au financement, le dossier d’inscription, l’éloignement du centre, solution d’hébergement, contenu et déroulement du recyclage, le coût total, le ressenti général à la fin….. Concernant les « anciens » brevets BEES, l’arrêté du 9 Août 2017 induit bien une clause rétroactive inacceptable pour leurs titulaires. Il y a sans conteste matière pour un recours, une procédure. Les CREPS continuent à garder le monopole des formations moniteurs d’état plongée, ils n’ont aucune concurrence en la matière et sont toujours des « pompes à fric », 10 000 € ( ! ) pour une formation DEJEPS et 5 ans plus tard, on repasse à la caisse..... Les conséquences de ce recyclage provoquant la baisse du nombre de moniteurs disponibles, deviennent aussi un élément favorisant le plein recrutement des candidats aux nouvelles sessions de formations, proposées par ces mêmes établissements. Pour terminer une dernière réflexion, plus polémique sans doute. Mais au fait quid de l’Europe, des lois européennes, du monde, comment cet arrêté et la politique du ministère des sports s’inscrivent-ils dans ce cadre ? Puis-je avoir une équivalence européenne, reconnaissance mondiale avec mon brevet professionnel et est-elle concernée par cet arrêté ? Au sein de la CEE, il n’existe pas une grille de reconnaissance mutuelle, automatique établie. A charge pour le postulant de prendre contact avec l’administration du pays choisi, via notamment le réseau « ENIC-NARIC » ( convention de Lisbonne / reconnaissance des qualifications et cursus ) pour avoir des informations et sur les démarches à suivre. Concernant les activités s’exerçant dans un « environnement spécifique » la France bénéficie toujours d’une dérogation de la part de la commission européenne, elle est en droit d’imposer un contrôle ( épreuve d’aptitude ) des moniteurs professionnels candidats à venir y exercer, quand bien même il s’agit d’un ressortissant de la CEE. Face à un arrêté pernicieux qui à terme supprime non pas le diplôme, mais sa capacité professionnelle à exercer en France, il y a au moins une « satisfaction » dans cette mauvaise histoire, c’est que par contre mon BEES, BPJEPS, DEJEPS , etc… restera toujours valide, négociable, employable à vie partout ailleurs dans le monde et il a aussi une certification CMAS ( validité permanente ) reconnue à minima par les pays membres de cette confédération ( 130 fédérations sur 5 continents ), sauf en France dans ce cas ! Tous ces pays connaissent et peuvent reconnaitre s’ils le veulent la certification CMAS ( fonctions et prérogatives ) d’un diplôme professionnel et n’auront que faire d’un recyclage imposé par le ministère français, pour le renouvellement de la carte professionnelle, concernant le territoire français. La France ne légifère pas les autres pays. La règle qui prévaut, c’est celle de la législation du pays et notamment la reconnaissance établit, mutuelle des niveaux CMAS à travers le monde. Si cette certification ne veut pas dire de facto avoir automatiquement une équivalence professionnelle partout dans le monde, au pays hôte, à l’entreprise de reconnaitre, accepter ou non tel ou tel diplôme professionnel, mais il existe au moins aussi une reconnaissance internationale en la matière, celle de la CMAS. Un arrêté qui enferme les moniteurs d’état dans la « sphère franco-française », les prend en otage financièrement, leur confisque à terme une possibilité d’emploi salarié, mais qui ne peut pas leur interdire potentiellement de continuer à travailler dans le monde entier, avec le même diplôme, sauf en France !
  2. Bonjour à tous Ci-jointe copie du mail envoyé ce jour à Mr Bruno BETHUNE, sous-directeur, sous-direction de l’emploi et des formations, ministère des sports. Mr le sous-directeur Suite de mon précédent contact avec vous, mon courrier en date du 05/09/17, dont j’espère vous avez pris connaissance, concernant l’arrêté du 9 Août 2017, relatif au recyclage des moniteurs d’état plongée. Les conséquences de cet arrêté vont impacter les entreprises liées au domaine de la plongée sous-marine. Notamment en organisant la raréfaction des moniteurs de plongée brevetés d’état disponibles. Procéder à leur recrutement pour la prochaine saison, un an à l’avance, va devenir une obligation salutaire. Cet arrêté induit aussi une clause rétroactive pour les « anciens » brevets BEES. ( Le courrier du SMPS-CGT qui vous a été envoyé en date du 16/09/17 est sans ambiguïté à ce sujet ) Tous les moniteurs titulaires d’un BEES n’ont jamais su qu’un jour leur brevet ne serait plus valable, deviendrait inemployable, sous réserve d’un stage obligatoire, payant, imposé plusieurs années après. Ceci sur fond de législation de plus en plus contraignante, voir le dernier épisode surréaliste concernant les « EPI » ( ce que cela impose au quotidien pour une entreprise de plongée ) et les contrôles à répétition. Mais cet arrêté continue son chemin, une première proposition de stage pour recyclage est arrivée. Le CREPS PACA a donc été le premier ( et le seul ) récemment à « annoncer la couleur » en proposant un dossier d’inscription pour un stage de recyclage. 315 euros ( ! ) rien que pour le stage et son « contenu ». Le dossier d’inscription n’évoque que le module N°1 , « Remise à Niveau Technique » et dont les 2 thèmes proposés sont ; - Plongée recycleur - Plongée scooter sous-marin Nous voilà recyclés, regardés, savoir comment fonctionne un recycleur change tout, c’est sûr. Nous voilà recyclés, faire du scooter sous-marin change tout, c’est sûr. Détail des 2 autres modules obligatoires, à faire, à consulter sur leur site @ . Reste à calculer au final « l’ardoise » ( stage + déplacement + hébergement + nourriture + autres frais…) de ce recyclage imposé, rendu obligatoire pour le renouvellement de la carte professionnelle. Surtout pour ceux qui auront la « mauvaise fortune » d’habiter loin de Antibes ( c’est-à-dire pratiquement tout le monde ) ou de vivre dans des régions périphériques, les simulations de coût induisent alors une facture autour de 800 euros. Pour, n’oublions pas, des salariés saisonniers ( 2 à 4 mois de travail par an ) et souvent payés au smic . Et dans le cadre d’une profession dont le « turnover », le taux de survie professionnelle est dit-on de 3 ans en moyenne. Du côté de votre ministère c’est « silence radio », aucun aménagement pratique, dispositif financier ou autre nouveau prévu, concernant ce recyclage. C’est démerdez-vous et payez. Ce sera donc de notre poche ou de nouveau la course au financement pendant plusieurs mois. NB : A propos de course au financement, ce dossier d’inscription est apparu sur le web vers la mi-Septembre, sa date de clôture a été fixée au 15 Novembre et début du stage le 5 Décembre, cherchez l’erreur… En tant que travailleur saisonnier, comment puis-je planifier à l’avance un recyclage et son financement, prétendre avoir accès à tous les modes de financement, sans même savoir si je vais être recruté pour la prochaine saison, ni par qui ? Pour la majorité, ce sera l’obligation d’en assumer seul le coût financier. En attendant les propositions éventuelles des 3 autres centres potentiels ( Montpellier, Hendaye et Trebeurden ), qui ne sont pas non plus « la porte à côté ». Un arrêté qui par ailleurs va créer, institutionnaliser un véritable « goulet d’étranglement » quant à l’évolution de la population totale des moniteurs, leur nombre, leur souhait de continuer à travailler dans ce domaine, ou non. Combien de moniteurs brevetés d’état, ou qui pourraient encore travailler à ce jour, au total, vont accepter une telle contrainte, un tel coût financier quand les dates butoirs arriveront ? Ce potentiel, ce réservoir qui est à ce jour encore de plusieurs centaines de moniteurs brevetés d’état va de fait se vider, leur brevet devenant un jour techniquement obsolète, inemployable. La combinaison de l’ancienneté du brevet, l’âge et de cet arrêté va être implacable. C’est la chute libre programmée pour cette population, dans sa globalité. Dans le futur trouver des moniteurs « plus expérimentés », risque de devenir difficile, mais c’est sûr, ceux-là auront encore la foi et les entrepreneurs devront la garder. L’idée d’un recyclage des moniteurs brevetés d’état n’est pas à rejeter, mais dans son mode d’application actuel ( pratique et financier ) il est calamiteux et démontre une méconnaissance de cette profession. - Il faut un réel dispositif financier pour minimiser le coût dissuasif de ce stage, applicable à tous - Il faut tenir compte de notre spécificité en tant que travailleur saisonnier - Il faut multiplier les centres de recyclage, au moins 1 par région - Il faut donner un vrai contenu, du sens à ce recyclage En espérant que vous saurez écouter les réactions et propositions des différents acteurs de cette filière, nombre d’entre eux se sont déjà manifestés auprès de vous à propos de cet arrêté, sportivement.
  3. Bonjour à tous Suite à mes précédentes discussions déposées sur ce forum, concernant l’arrêté du 9 Août 2017, relatif au recyclage des moniteurs d’état. Avez-vous lu la proposition de stage du CREPS PACA ? Le premier CREPS à « annoncer la couleur ». 314 eur ( ! ) pour le « stage » et qui en fait ne devrait à priori concerner ( ? ) que le module N°1 Remise à Niveau Technique, censé nous remettre à niveau et dont les 2 thèmes proposés sont ; - Plongée recycleur - Plongée scooter sous-marin Vous voilà donc recyclé, regardé, savoir comment fonctionne un recycleur change tout, c’est sûr. Vous voilà donc recyclé, faire du scooter sous-marin change tout, c’est sûr. C’est surtout consternant !!! L’application pratique de cet arrêté tourne déjà à la farce. Quid des 2 autres modules ? - « Remise à Niveau Théorique » ( Actualisation des connaissances, secourisme ) - « Remise à Niveau Thématique » ( Ateliers thématiques au choix, selon l’organisation du stage ) Si en fait ce « stage » à l’ambition de représenter, intégrer les 3 modules, c’est du « foutage de gueule ». . Payer au total plusieurs centaines d’euros ( stage, déplacement, hébergement, nourriture, etc…) pour en fait un stage bidon, c’est surréaliste. Et simplement pour avoir le droit de continuer à travailler…
  4. Bonjour à tous Précédemment, les 28 / 08 /17 et 11 / 09 /17 en déposant 2 textes sur ce même forum, j’avais alerté notre communauté sur les conséquences pratiques et financières de l’arrêté du 09/08/17, Concernant tous les moniteurs brevetés d’état lorsqu’ils devront renouveler leur carte professionnelle, si ils veulent pouvoir continuer à travailler. Et bien les premiers éléments de réponse arrivent ! - Dossier d'inscription pour le CREPS PACA 315 euros rien que pour le stage ! Sans compter l'hébergement, la nourriture, etc...et le déplacement ( jusqu'à plusieurs centaines de kms ) Rappel : Aujourd'hui seuls 4 centres ( Antibes, Montpellier, Hendaye, le CAP à Trebeurden ) peuvent assurer ce genre de "recyclage" Quand j'évoquais un "coût moyen" d'environ 150 euros uniquement pour le stage j'étais "optimiste" et réaliste pour les conséquences financières et pratiques Maintenant faites vos comptes !... Comment peut on accepter une telle contrainte !? Surtout les moniteurs d'état, simplement lorsqu'ils voudront pouvoir continuer à travailler !?
  5. Bonjour à tous Précédemment, le 28 / 08 /17 en déposant un texte sur ce même forum, j’avais alerté notre communauté sur les conséquences pratiques et financières de l’arrêté du 09/08/17, Concernant tous les moniteurs brevetés d’état lorsqu’ils devront renouveler leur carte professionnelle, si ils veulent pouvoir continuer à travailler. J’avais fait cette même démarche aussi auprès du président de la FFESSM, l’ANMP, le SNMP et la FNEAPL. Leur réponse a exprimé la même perplexité, le même doute. Il me restait donc a interpeller le ministère des sports. J’ai donc envoyé ce courrier le 05/09/17 à Mr Bruno BETHUNE, sous-directeur, sous-direction de l’emploi et des formations. La même personne, qui « pour le ministre et par délégation » a paraphé de son nom l’arrêté du 09/08/17. Ce courrier reprend le même texte que précédemment et avec aussi d’autres faits et interrogations en plus. J’espère que le ministère daignera me répondre, nous fournir au moins des premiers éléments de réponse. Réponse que je m’engage à déposer sur ce même forum. Avoir vos avis, vos réactions, notamment celles des moniteurs brevetés d’état, m’intéresse. ( Personnellement je suis MF1 / BEES 1 / DEJEPS ) Objet : A l’attention de Mr Bruno BETHUNE Sous-direction de l’emploi et des formations Arrêté du 9 Août 2017 Recyclage des moniteurs d’état en plongée subaquatique Evolution de la profession et interrogations Monsieur le sous-directeur Moniteur d'état et fédéral en plongée subaquatique, je vous fais part de notre interrogation, perplexité concernant votre nouvel arrêté du 9 Août 2017. Sentiment partagé déjà par beaucoup de moniteurs professionnels dans mon entourage. J’aimerai savoir, connaitre la position actuelle de votre administration concernant les conséquences pratiques et financières de cet arrêté. Vous remerciant, sportivement. Une carte professionnelle à plusieurs centaines d’euros Surprise ( ! ), l’arrêté du 9 Août 2017, oblige désormais les moniteurs brevetés d’état en plongée subaquatique à subir un « recyclage » tous les 5 ans, condition préalable, obligatoire pour la délivrance d’une nouvelle carte professionnelle. Obligation donc de « passer à la caisse ». Alors essayons de faire les comptes, de « lire l’avenir » : - 21 heures de stage ( composé de 3 modules ) dont le coût moyen minimum devrait se situer autour de 150 eur. ( Exemple : Sur la base du tarif horaire moyen d’un DEJEPS complet ) - Dont un module « remise à niveau technique » ( puisque nous ne savons plus plonger ) nécessitant de faire 1 plongée technique. Stage organisé par « un ou des établissements chargés de la mise en œuvre des formations professionnelles en plongée subaquatique ». Logiquement seuls 4 centres ( ci-dessous ) en métropole répondent à ce critère, et quels autres ? - Antibes - Montpellier - Hendaye - Le CAP à Trebeurden Comment 4 centres à eux seuls pourront-ils prétendre organiser, gérer une telle nouvelle demande, charge de travail ( les 3 modules ) induite de fait par vous-même ? Et en respectant ( pour tous les demandeurs bien entendu ) le délai de 5 ans que vous avez vous-même imposé et la délivrance obligatoire de leur carte professionnelle pour qu’ils puissent travailler. Et ceci dès l’année prochaine, 2018. Pour mémoire, votre bulletin « Stat Info », N°15-04, Novembre 2015, Page 5, Graphique 4, déclare rien que pour l’année 2013, 226 DEJEPS Perfectionnement sportif / Plongée subaquatique délivrés ( ! ), pour ce seul diplôme. Soit déjà potentiellement 226 moniteurs « à recycler » dès 2018 et pour ce seul diplôme. De même, la dernière phrase de l’article 4 est ambigüe, pourquoi concernant la mise en oeuvre du stage, un conventionnement avec un établissement ne peut-il porter au maximum que sur deux des trois modules ? Pour quelles conséquences ? - Nécessité aussi pour la ( trés ) large majorité des moniteurs de devoir se déplacer vers ces régions, ces 4 centres. Soit un trajet de plusieurs centaines de kilomètres, pour quel coût ? - 21 heures de stage, soit une durée de 3 à 4 jours. Correspondant à autant de nuits sur place, avec quel hébergement, pour quel coût ? - Présence sur place, auquel il faudra rajouter bien entendu le coût de la nourriture et autres frais divers. Pouvez-vous me prouver que cette nouvelle carte professionnelle ne coûtera pas au total plusieurs centaines d’euros ? Est-il prévu un tarif ou des dispositions pour aménager ce « recyclage », minimiser, voir annuler cet invraisemblable surcoût ? Nous n’en savons rien, votre ministère n’a pas communiqué en ce sens. Comment peut-on accepter de passer d’une situation précédente de quasi gratuité pour un renouvellement de carte professionnelle, à désormais une telle contrainte, un tel coût imposé par un arrêté « prise d’otages »? Et dont la mise en oeuvre pratique va être plus que problématique. Pour une profession dont le « turnover », le taux de survie professionnelle est dit-on de 3 ans en moyenne, impactée aussi dernièrement par « l’usine à gaz » BPJEPS/DEJEPS/DSJEPS ( en partie un échec concernant notre activité ), une législation de plus en plus contraignante, la difficulté pour nombre d’entreprises, d’associations à trouver des moniteurs brevetés d’état, voilà qui ne va pas arranger les choses…
  6. Une carte professionnelle pour un coût de plusieurs centaines d’euros Surprise ( ! ), l’arrêté du 9 Août 2017, oblige désormais les moniteurs brevetés d’état en plongée subaquatique à subir un recyclage tous les 5 ans, condition préalable, obligatoire pour la délivrance d’une nouvelle carte professionnelle. Obligation donc de « passer à la caisse ». Alors essayons de faire les comptes, de « lire l’avenir » - 21 heures de stage dont le coût moyen minimum devrait se situer autour de 150 eur. ( Sur la base du tarif horaire moyen d’un DEJEPS complet ) - Un module « remise à niveau technique » ( puisque nous ne savons plus plonger ) nécessitant de faire 1 plongée technique. Organisé par « un ou des établissements chargés de la mise en œuvre des formations professionnelles en plongée subaquatique ». Logiquement 4 centres principalement répondent à ce critère : - Antibes - Montpellier - Hendaye - Le CAP à Trebeurden Et quels autres ? - Nécessité donc pour la ( trés ) large majorité des moniteurs de devoir se déplacer vers ces régions, ces centres. Soit un trajet de plusieurs centaines de kilomètres, pour quel coût ? - 21 heures de stage, soit une durée de 3 à 4 jours Correspondant à autant de nuits sur place, avec quel hébergement, pour quel coût ? - Présence sur place, auquel il faudra rajouter bien entendu le coût de la nourriture Qui peut me prouver que cette nouvelle carte professionnelle ne coûtera pas au total plusieurs centaines d’euros ? Est-il prévu un tarif ou des dispositions pour alléger, aménager ce coût ? Comment peut-on accepter de passer d’une situation précédente de quasi gratuité pour un renouvellement de carte professionnelle, à désormais une telle contrainte, un tel coût imposé par un arrêté « prise d’otages » ? Pour une profession dont le « turnover », le taux de survie professionnelle est dit-on de 3 ans en moyenne, impactée aussi dernièrement par « l’usine à gaz » BPJEPS/DEJEPS/DSJEPS ( en partie un échec ), la difficulté pour nombre de centres à trouver des moniteurs brevetés d’état, voilà qui ne va pas arranger les choses…
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