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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

bardass

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Tout ce qui a été posté par bardass

  1. pas tant que cela : cela dépend du type d’accu utilisé, de leur qualité et du mode de calcul utilisé pour afficher le % restant (instantané, moyenné ...) il reste un peu de boulot de ce coté là
  2. Certains d’entre vous le savent, nous avons un membre du forum qui a créé son propre ordinateur de plongée. Après plusieurs boîtiers différents, voici la nouvelle version, nommé McLean Extreme Diving Computer Cet ordinateur n’est pas une surprise pour moi : j’avais testé des versions précédentes du soft et le boitier est le même que celui du Divecomputer.eu que j’avais testé pendant quelques mois l’année dernière. Ce premier test a été réalisé en mode Recycleur, diluant Tx11/51, setpoint fond à 1,2 et déco à 1,4, GF60/75. Il a été comparé à un Petrel connecté et un Teric en redondance, tous avec les mêmes réglages. Un retour rapide : - la prise en main du logiciel est vraiment facile pour les plongeurs habitués aux ordinateurs tek. On trouve assez facilement les réglages à appliquer avant la plongée : type de plongée, gaz, gf, sp, - l’interface est en francais et en anglais - les boutons piezo sont réglables en dureté - l’écran est très lisible, David a fait le choix d’afficher les informations primordiales en gros caractères. - les informations de déco sont très proches du Teric et du Petrel connecté. J’ai eu 4 minutes de DTR en plus sur le McLean (34 minutes pour 30 minutes avec le Teric et Petrel). Au moment des paliers, la DTR s’est alignée et les 3 ordinateurs ont calculé une fin de déco à la minute près. Good job. Il reste encore un peu de travail, c’est normal vu la jeunesse du produit : - quelques fautes d’ortograffes subsistent - certaines données secondaires sont affichées en caractères trop petits à mon gout - la consommation électrique (ou son calcul) doit être confirmée. La pile est passée de 80% à 8% au moment le plus froid de la plongée pour remonter à 30% en fin de plongée - certains calculs non indispensables sont à vérifier : plafond, cns, otu et iss Je n’ai pas encore testé les fonctions bluetooth, boussole, planificateur, il me reste du boulot En résumé, un ordinateur bien né qui fonctionne parfaitement. Les ajustements sont mineurs.
  3. bardass

    Si seulement ...

    non, ma procédure est orale, je la dis à haute voix. Et souvent, je fais un check pré-plongée avec mon équipier. dans le cas de mon hypoxie, les circonstances étaient tout autre : j'étais en phase d'exercice, remontée sur bail out avaec arrêt à 5m, puis redescente après avoir ouvert le diluant et l'oxy. j'ai ouvert le diluant et pas l'oxy => à la descente, je me suis senti partir loin ... loin ... les symptômes de la perte de connaissance C'est une sensation que je ne connaissais pas, ce qui m'a donné l'alerte : j'ai vite regardé le monox, j'était à 0,05 (5%) d'oxy sur les 3 cellules. J'ai jeté la boucle, pris le 2e étage de bail out sous mon cou (il restera là à vie ...) et respiré comme un goret. Car la 2e sensation, c'est l'essoufflement. J'ai ensuite fermé la boucle (qui a pris l'eau), reprs une ventilation normale, remis la boucle à un 1b de ppO2 et je suis retourné dessus sur la boucle pour rejoindre mes camarades à 40m qui venait d'arriver à 40m. Ils ne se sont aperçus de rien. J'ai continué la plongée pendant 45 minutes ensuite comme si de rien n'était : je ne voulais pas avouer mon erreur ... Je l'ai quand même dit à mon équipier à la sortie de l'eau et j'ai nettoyé la machine au 3/4 noyé sur le quai.
  4. bardass

    Si seulement ...

    moi aussi hypoxie entre 10 et 20m, 5% je suis encore là
  5. Voici l’analyse d’un décès survenu lors d’une formation recycleur. Le problème n’est pas technique. Comme dans la quasi totalité des cas, l’erreur est humaine : le plongeur a oublié d’ouvrir sa bouteille d’oxygène en début de plongée, alors qu'il était sensé suivre une check-list. Cette erreur, grave, est rarement mortelle : combien de plongeurs en circuit ouvert ont sauté à l’eau robinets fermés, combien de plongeurs recycleur ont oublié d’ouvrir leur oxygène ou leur diluant. La plupart du temps les plongeurs corrigent cette erreur avant de s’immerger. Les témoignages recueillis dans le film permettent de recenser une série d'erreurs commises par le plongeur et son entourage (équipiers, formateurs). Prise individuellement, ces erreurs ne sont pas mortelles. C'est leur accumulation qui aboutit au décès. Le modèle de Reason explique bien cela : https://enperspective.pagesperso-orange.fr/james_reason.html Le film est assez long, 34 minutes. Toutefois, il vaut la peine d’être regardé jusqu’au bout, pour comprendre combien le monde de la plongée est en retard en terme d’analyses d’accident et de retours d’expérience. Pour les anglophobes, les sous-titres automatiques sont proposés en cliquant sur le bouton CC dans la barre de contrôle de la vidéo.
  6. la même chose mais avec une frite de piscine, encore moins cher
  7. bardass

    question de GF

    Pour compléter : l'étude statistique de DAN Europe en 2017 va un peu plus loin : Dive Risk Factors, Gas Bubble Formation, and Decompression Illness in Recreational SCUBA Diving: Analysis of DAN Europe DSL Data Base https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28974936/ Elle montre que le lien entre niveau de bulles et ADD est plus complexe que prévu : le niveau de bulles est fortement corrélé à l'IMC (indice de masse corporel), la masse grasse, l'âge et l'engagement de la plongée. Alors que le risque d'ADD est fortement corrélé par exemple au sexe, à l'exercice intense en court de plongée (baisse le risque), ou à un fort courant, sans que le niveau de bulles soit impacté. Si on regarde dans le détail les paramètres qui dégradent (augmentent) le niveau de bulles - la combinaison du poids et de la taille (IMC = Poids/taille au carré) - le % de masse graisseuse - une valeur importante de GF en sortie de l'eau - la profondeur de la plongée - l'âge Les paramètres qui n'impactent pas le niveau de bulles : - le poids et la taille, pris individuellement (alors que l'IMC en a un) - le temps d'immersion - la température de l'eau - le type de gaz (air ou nitrox) - le sexe - le courant - le type de combinaison - l'exercice physique avant la plongée - l'absorbtion d'alcool avant la plongée - le sentiment de fatigue avant la plongée Les paramètres qui améliorent (diminuent) le niveau de bulles : - une charge de travail à réaliser en immersion - un faible visibilité (car elle réduit l'engagement de la plongée) - la plongée en lac (car elle réduit l'engagement de la plongée) Les paramètres qui augmentent le risque d'ADD : - le sexe, les femmes ayant un risque supérieur selon la période de menstruation - l'âge - la baisse de l'IMC semble augmenter le risque ! - la masse graisseuse - la profondeur et le temps d'immersion - une valeur important de GF en sortie de l'eau - l'augmentation de la température de l'eau car elle augmente le niveau d'engagement de la plongée (temps, profondeur) - la plongée en lac - la faible visibilité - la présence de courant - la combinaison étanche (car le plongeur augmente son engagement) Les experts présupposent de plus en plus que formation de bulles et occurence d'ADD ne sont pas liés qu'au simple profil de plongée, mais liés aussi à des prédispositions d'avant plongée et à des prédispositions individuelles. Au final, selon DAN, le niveau de bulles semble impacté uniquement par l'IMC et à l'âge. Enfin, les auteurs insistent pour que les plongeurs évitent tout effort et bloquage de respiration lors du pic de bulles qui apparait entre la 30 et 45e minutes après la sortie de l'eau.
  8. bardass

    question de GF

    oui cela a été corrélé en 1990 par Sawatsky et Nishi : plus le niveau de bulles est important (échelle de Spencer, entre 0 - pas de bulles et 4 - bouillonnement), plus le risque d'ADD de type II est important.
  9. bardass

    question de GF

    attention, les valeurs de GF données par Gallien et Dugrenot concernent la plongée recycleur avec des ppO2 élevées (>1,2) durant toute la plongée, impossible à tenir en circuit ouvert
  10. bardass

    question de GF

    parce que dans la culture de plongée nord-américaine, il y a deux facteurs à retenir : 1 - le premier que tu as cité : en recréatif, pas de palier. Le choix des GF va juste modifier la courbe de NODECO. 2 - le second : la notion de paliers profonds est profondément ancrée chez ces plongeurs. Ne pas prévoir d'en faire est aussi incongru que pour nous, d'en faire. J'ai souvent parlé de religion et de croyance au sujet des paliers profonds. Toutefois, les dernières études montrent le peu d'intéret, voire la dangerosité, de ces paliers à l'air. Des instructeurs PADI ont même -osé- rédigé un article de blog sur le site TECREC du groupe en avril 2019. https://tecrec.padi.com/2019/04/22/evolving-thought-on-deep-decompression-stops/ Deux remarques à ce sujet : a - ce n'est pas parce qu'un article a été rédigé que les cursus de formation seront modifiés avec un relèvement du GF BAS. b - les valeurs de GF BAS compris entre 40 et 50 sont considérées comme "haute". Car sur des plongées moyennement engagées, il était fréquent de rencontrer des profils avec un GF Bas à 10 ou 20 (type GF10/90 par exemple sur les forum OSTC par exemple). Alors qu'en plongée AIR, nous considérons des valeurs de GF Bas entre 40 et 50 comme faibles. Pour en revenir au GF45/95 de Shearwater, ce n'est pas tant le GF bas qui me choque. Car pour des plongées récréatives à la française, avec un "peu" de paliers, profil type 30m/25 min ou 42m/20min fond, les paliers démarrent à la même profondeur. En revanche, le GF HAUT à 95 raccourcit considérablement le palier proche de la surface. Ainsi on perd plus de 4 minutes de paliers (5 min pour un GF Haut à 95 contre 9 minutes pour un GF Haut à 80). Et personnellement, je n'achète pas.
  11. bardass

    question de GF

    ça correspond surtout à un algorithme dont les M-Values ne sont plus d'actualité car les plongeurs actuels ne sont plus les mêmes que dans les années 80
  12. En hors structure, tu fais ce que tu veux. Tu dois te poser deux questions : - fais-tu confiance en un équipier que tu ne connais pas ? Si c’est pour gamberger avant et pendant la plongée, où est le plaisir ? - as-tu une quelconque expérience de la plongée en autonomie ? Car ton copain de copain à beau être encadrant, tu vas devoir prendre des décisions concernant le déroulement de la plongée
  13. je crois avor répondu page 2 dans le cadre de la plongée en structure
  14. il n'y a pas d'article direct indiquant l'effectif minimal. MAIS : - l'article A. 322-73. donne la définition d'une palanquée : c'est un groupe (plusieurs) de plongeurs. Une palanquée (groupe) contient donc un effectif > 1 - l'annexe ANNEXE III-16 donne l'effectif maximal d'une palanquée. - les articles Art. A. 322-83 à 87 définissent les espaces d'évolution des palanquées (et non des plongeurs) en lien avec l'ensemble des Annexes qui spécifient explicitement le terme de palanquée. Le code du sport définit donc la pratique de la plongée pour des palanquées dont l'effectif est au minimal de deux personnes.
  15. même si certains modèles permettent de créer un nouveau gaz sous l'eau, cela ne servira à rien. Car l'ordinateur de plongée est incapable de recalculer la saturation en azote depuis le début de la plongée (le passé), calculs réalisés sur la base d'un gaz erroné. Donc la solution consistant à utiliser un 3e gaz (sur les modèles 3 gaz) réglés à l'air ou créer un noveau gaz (sur les OSTC, Shearwater ...) ne fonctionne pas. Ensuite de quel type de plongée parle-t-on ? D'une plongée à l'air dans la zone des 40-60m (plongeur N3 sans qualif nitrox ou trimix). Imaginons les scénarii suivants : plongée carrée (pire des scénarii) à 45, 52 ou 60m pour des temps fond de 12 à 18 minutes et que le plongeur utilise le réglage de base nitrox rencontré sur les ordi en sortie de magasin : 32% alors que son bloc est à l'air. Imaginons que le DP fixe une DTR de 13 à 15 minutes max. Plongée de 18min à 45m : DTR nitrox : 13 minutes, donc 8 minutes de paliers avec des paliers à 6m DTR air : 23 minutes, donc 18 minutes de paliers avec des paliers à 9m Plongée de 15min à 52 : DTR nitrox : 15 minutes, donc 9 minutes de paliers avec des paliers à 6m DTR air : 25 minutes, donc 19 minutes de paliers avec des paliers à 9m Plongée de 12min à 60m : DTR nitrox : 15 minutes, donc 8 minutes de paliers avec des paliers à 6m DTR air : 26 minutes de paliers, donc 19 minutes de paliers avec des paliers à 9m on constate sur cette base (alors que les ppO2 sont largement dépassées et que l'ordinateur est sensé couiné depuis un moment) que : les durées de paliers sont doublées les profondeurs de paliers sont augmentées d'un cran Du coup, le plongeur qui constate une erreur dans le gaz au moment de la remontée peut s'en sortir au mieux en : - augmentant la profondeur du premier palier - doublant à minima la durée totale des paliers qu'il aura déduit de la DTR affichée au moment du décollage (s'il connait ma méthode de planif, c'est simpel pour lui :D) - utilisant la durée d'immersion comme compteur de temps (et non le décompte des paliers proposés par l'ordinateur puisqu'il est faux) - appliquant la règle des 1/2, 1/4, 1/8 sur les paliers : la 1/2 des paliers prévus à 3m, le 1/4 à 6m, le reste à 9m. Au pire, le plongeur peut aussi : - se mettre à 6m et passer 2,5 fois la durée des paliers calculés par l'ordinateur en mode nitrox au moment de la remontée. A lui de voir s'il aura assez de gaz en calculant cette durée x 2bar / minute passée aux paliers et d'envoyer un parachute en cas de besoin (ou d'utiliser le gaz de son équipier). Sachant que les 50b de sécu demandés en général par le DP pemettent d'assurer 25 minutes en sus au palier. Cela devrait suffir si les plongeursont respécté les consignes DTR/pression de décollage et qu'ils diminuent leur niveau de stress. Mais quid de l'équipier : - si l'équipier utilise un ordinateur correctement réglé, il n'y a aucune raison de taper 25 à 26 minutes de DTR (Je doute qu'un DP autorise ces valeurs avec des plongeurs à l'air). Du coup, les profils seront moins engagés (dtr de 15 à 20 max), la palanquée peut utiliser l'ordinateur correctement réglé comme base de désaturation. - si l'équipier a lui aussi un ordinateur mal réglé, alors à eux d'appliquer les méthodes préconisées ci dessus. Et acheter un cerveau au retour à quai je peux ? ...
  16. exactement l'ordinateur et ses réglages se vérifient au même titre que l'on vérifie le montage du gilet et des détendeur sur le bloc
  17. j'utilise l'ancien modèle, excellent, un vrai tank, assez lourd le nouveau semble plus léger (matériau plastique) et ne peut pas être connecté à un compresseur. pour le reste, il fait la même chose et il est moins cher
  18. non, il est impossible, quels que soient les ordinateurs utilisant un "mode", de basculer du mode nitrox au mode air en cours de plongée. il te faut réfléchir à une autre solution. Il en existe
  19. et celle de la société médicale hyperbare belge en date du 10 avril http://www.sbmhs.be/2020 0412 Position de la SBMHS.pdf?fbclid=IwAR0GH74GZaTTGVL76klylc4-7USeD2jRUoJdmUOgw3_7J8seFlsOGzhx7AM
  20. au delà des autorisations légales, il risque d'y avoir les autorisations médicales ... C’est pas gagné pour retourner dans l’eau ... Articles très intéressant sur les potentiels séquelles du poumon après une infection au Covid19 et l'impact potentiel sur une reprise de la plongée par la suite. Il s'agit des observations d'un médecin urgentistes et médecin de plongée actuellement sur le front du Covid au Tyrol, publié dans le magazine de plongée technique allemand Wetnotes. https://www.wetnotes.eu/tauchen-nach-covid-19-erkrankung/?fbclid=IwAR3GesFNfPJLQtGNTrDmNEIN2aCnewei_vOnLBqFxqWur6RKESOMLPJy4Dg Voici la traduction de l'article: Le Poumon - plongée après la maladie de Covid 19 ? Dr. Frank Hartig dirige le service des urgences d'Innsbruck (Tyrol) et se trouve dans un point chaud de la pandémie Du Covid19. Son équipe est confrontée à de nombreuses énigmes, notamment en ce qui concerne les changements massifs observés dans les poumons. Six plongeurs infectés et guéris ont néanmoins reçu une mauvaise nouvelle préliminaire en ce qui concerne leur aptitude à la plongée. Chers lecteurs de WETNOTES, La pandémie corona fait désormais partie de la vie quotidienne et les attentes pour normaliser le plus rapidement possible à tous les niveaux deviennent de plus en plus impatientes. Pour nous plongeurs, cependant, je voudrais dériver quelques observations importantes de la réalité et de la recherche. Comme vous le savez peut-être, je ne suis pas seulement médecin de plongée, mais également médecin en soins intensifs et d'urgence, pendant de nombreuses semaines j’étais au milieu de la ligne de front. Je ne veux pas sauter sur le train des soi-disant experts. J'écris tellement que les soi-disant experts du Corona n'existent pas du tout, car nous apprenons tous de nouvelles choses chaque jour et de nombreux livres doivent être réécrits. Les virologues ou épidémiologistes ne peuvent actuellement nous aider que très peu, même s'ils sont cités quotidiennement dans des interviews et des articles. Nous serons tous plus intelligents dans le futur seulement. Les innombrables rapports reflètent un réel éventail qui va des rapports sérieux aux théories du complot. Des faits troublants Cependant, en tant que médecin COVID-19, qui n'est certainement pas un expert, je voudrais attirer votre attention sur quelques faits passionnants mais aussi inquiétants qui nous affecteront nous les plongeurs.Au cours des dernières semaines, nous avons eu des patients COVID-19 de tous âges, du disséminateur sans symptômes aux patients en soins intensifs de réanimation. Les poumons sont l'un des nombreux organes cibles, ce qui nous intéresse clairement, nous les plongeurs. Six plongeurs actifs faisaient partie des infectés Après avoir dû attendre jusqu'à 32 heures pour les résultats des tests dans les premiers jours (ce que l'on appelle le test PCR), les radiologues ont observé qu'une tomodensitométrie des poumons montrait des changements typiques et similaires. Ils ont donc rapidement fait ce scanner thoracique en plus du test PCR. La tomodensitométrie a réussi même chez les patients sans toux ni essoufflement avec seulement de la fièvre et des contacts COVID suspects. Dans le cas de changements typiques, le patient atteint de pneumonie corona a été admis en surveillance jusqu'au résultat du test. Dans l'intervalle, ces connaissances ont également été publiées et le diagnostic ne nécessite pas toujours un test PCR positif, mais de nos jours l'image CT typique est souvent suffisante. Il était et est intéressant de constater qu'il existe une différence remarquable entre les résultats et le ressenti du patient. Des jeunes, en meilleur âge de plonger, se rendent à l'urgence à pied, ont des signes vitaux normaux et n'ont subjectivement pas besoin d'oxygène. Et puis ils ont ces impressionnants infiltrats bilatéraux dans leurs poumons qui ressemblent à quelque chose comme si on mettait une ou deux lingettes dans un seau d'huile avant de les suspendre au mur. D'autres patients ont la même image et viennent à la clinique avec une sous saturation en oxygène. À l'exception d'une augmentation de la fréquence respiratoire, que les patients ne remarquent guère, ils vont bien selon les circonstances, même s'ils ont des niveaux de gaz sanguins si mauvais que, selon le manuel, on devrait immédiatement penser à l'intubation. Si vous leur donnez ensuite 2 litres d'oxygène, la saturation en oxygène sera un peu meilleure, mais quelques heures plus tard, beaucoup d'entre eux sont en unité de soins intensifs avec intubation et insuffisance pulmonaire sévère. De nombreux collègues ont le sentiment que l'oxygène déclenche une cascade. Aucun de nous ne sait exactement ce qui se passe ici. Cela fait souvent peur. Mais n'oublions pas environ 80% des patients tout se passe très bien. L’une des raisons premières de mon article est la contribution récente de l'un des experts phares de la médecine de la plongée, qui a prétendu que l’on pouvait guérir le Covid en traitant des personnes avec une thérapie en chambre hyperbare. Cela montre que certains collègues, bien qu’ils ne veulent que notre bien à tous, sont tout de même à des milliers de kilomètres du patient et de la réalité du terrain. Les premiers contrôles de ces six plongeurs, arrivés aux contrôles cliniquement sains après 5 à 6 semaines, sont maintenant très intéressants. Chez deux d'entre eux, nous avons constaté une carence en oxygène importante en situation de stress, signe typique d'un shunt pulmonaire persistant. Deux avaient les bronches encore très irritables pendant l'effort, comme c’est le cas chez les asthmatiques. Quatre des six plongeurs présentait au scanner encore des changements pulmonaires impressionnants. Il est maintenant clair ou est-ce que je veux en venir: -Aucun des six plongeurs ne peut recevoir de validation médicale pour la plongée pour le moment malgré son bien-être apparemment. -Les jeunes, remis d’un COVID qui veulent plonger à nouveau rapidement et semblent en bonne santé au premier abord pourraient échapper à la vigilance du médecin traitant lors d’un control médical. -Les shunts pulmonaires visibles des consolidations pulmonaires ne sont pas bons pour la plongée. -L'hyperexcitabilité bronchique / l'asthme ne sont pas bons pour la plongée. -L'hypoxémie physique n'est pas bonne pour la plongée. -Une sensibilité accrue à la toxicité pulmonaire de l'oxygène n'est pas bonne pour la plongée. -Et les infiltrats / consolidations (zones pulmonaires qui ne sont pas correctement ventilées) sont de toute façon des contre-indications strictes pour la plongée de toute nature. Bien entendu, ces effets s'appliquent également à l'apnée et à la plongée loisir. Dommages à long terme? La mesure dans laquelle les effets à long terme restent sur les poumons n'est pas claire et n’est actuellement que très spéculative. Nous ne savons pas combien de temps ces changements persisteront. En regardant les résultats, il est souvent difficile de croire à une guérison complète et totale, même sur le long terme. Ce qui est certain, c'est que les plongeurs qui, dans l'ensemble, se sentent à nouveau en bonne santé, ont manifestement des séquelles sérieuses, même après plusieurs semaines, ce qui ne conduit en aucun cas à l'aptitude à la plongée. Au cours des prochains mois, ces examens devront également être discutés au sein des médecins plongeurs, à savoir si les plongeurs doivent être examinés différemment ou plus en détail après une infection COVID. Avec ce petit nombre de cas, tout est actuellement encore hypothétique et de nouvelles études apporteront plus de clarté l'année prochaine. Mais nous sommes très vigilants. Ne soyez pas téméraires Mon évaluation personnelle est que le plongeur actif après une infection COVID survivante doit être examiné très attentivement par un médecin de plongée expérimenté du point de vue médical de la plongée. Et encore mieux: tout professionnel de la plongée doit faire tout son possible pour éviter de tomber malade du COVID-19 par simple négligence, donc les plongées de groupe / excursions de plongée avec le commentaire « En fait tout, sauf les exercices avec échanges d’embouts » ne sont en aucun cas recommandées et pas vraiment professionnel. Malheureusement, nous avons également au Tyrol un grand nombre de jeunes patients dans l'unité de soins intensifs. Les plus important n’est pas la plongée, mais c’est surtout la survie. Nos observations sont actuellement en ligne avec les publications, et nous en saurons certainement plus à ce sujet dans d'autres groupes de recherche l'année prochaine. Que ce soit un fort ressenti de manque de la plongée, ou même dans le pire des cas la ruine financière pour un professionnel, l’idée que cela nous sauveras d’une catastrophe encore plus grande et potentiellement tragique nous aidera peut-être et sera une consolation. Bonnes bulles où que vous soyez Frank Hartig
  21. je forme à cette méthode de DTR et pression de décollage depuis 2014 dans deux clubs, soit une vingtaine de personnes chaque année. La mise en place d'une procédure de réchappe en cas de panne d'ordinateurs n'est qu'une extension de la méthode. et je connais au moins une SCA qui forme à cette méthode de planif, aux Lecques, via @Pp_y et @aquanaut
  22. si tu remontes à 100b au palier, tu vas y passer 50 minutes en pleine eau. Imagine s'il y a du courant ou de la houle ... quel intérêt, quand à la base tu avais planifié d'en faire 10 minutes au plus ?
  23. en cas de panne de tous les ordinateurs de la palanquée, les plongeurs ayant défini au briefing et ayant respecté sous l’eau une DTR max à ne pas dépasser et une pression de décollage peuvent : - remonter à vitesse contrôlée à une profondeur d’environ 5 mètres, - utiliser leur manomètre comme moyen de mesure du temps pour réaliser la totalité des paliers prévus au brief : dans tous les cas, ils feront à minima les paliers calculés par les ordinateurs avant plantage, voire plus. Et ils auront le gaz nécessaire pour le faire. cela suppose que ces plongeurs se sont entrainés au préalable à remonter en contrôlant leur vitesse avec d'autres moyens que leurs ordinateurs et qu’ils savent évaluer la hauteur d’eau au dessus de leur tête pour réaliser des paliers dans la zone des 5 à 6 mètres. Tout cela pour dire que tu peux passer en « mode manuel » sans connaitre l’usage des tables.
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