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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

bardass

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Everything posted by bardass

  1. le Dalton n'est pas vraiment une épave en "pleine eau" comme tu l'indiques Elle est échouée contre un tombant c'est mieux
  2. même ce type de plongée n'est pas normal : en cas d'incident, le juge et le tribunal n'auront aucun ma à condamner le DP pour le choix du site et le GP pour avoir accepté la plongée avec deux plongeurs qu'il ne connait pas. Le choix du site doit être adapté aux compétences (réelles) du plongeur. Comment ont-il pu s'assurer que vous ne couleriez pas à 30m sur l'épave durant cette plongée avant de vous y emmener ?
  3. c'est la force et un des grands intérêts de la formation de Philippe : pouvoir s'adapter aux besoins et attentes du plongeur. Philippe peut tout aussi bien former des ayatollahs du sidemount que des plongeurs "loisir sidemount". Evidemment, il faut des bases de flottabilité, de trim, de position et de palmage qu'il doit mettre à niveau. Mais il évite à certains plongeurs non demandeurs, les séances de torture de stabilisation à 6m à sortir, ranger, sortir, ranger, sortir ... les flexibles pendant des heures sans bouger une oreille ni varier de profondeur de 50cm. Ou les séances de palmage à l'air libre pour apprendre les différentes techniques de palmage (frog kick, shuffle, modified flutter, helicopter turn, back kick ...) sur un banc ou une table pendant des heures là-aussi. Je l'ai vécu, mais j'étais demandeur, j'ai eu ce que j'attendais. Et il es tout à fait normal que d'autres attendent des formations plus adaptées à leurs besoin. Ce que Philippe sait parfaitement faire, en gardant toujours un haut niveau d'exigence sur le périmètre choisi.
  4. je réagis par rapoort à ton compte rendu qui exprime ton ressenti. Les faits sont peut-être légèrement différents. D'après ce ressenti, je constate plusieurs choses : * désaccord entre GP et DP. Si le GP ne le sent pas, il ne fait pas ! Parce que une fois sous l'eau, c'est le GP qui est responsable. Même s'il s'est engueulé en public avec le DP en surface. Le seul fait d'accepter de plonger avec 3 plongeurs dans un contexte difficile (site non adapté), c'est engager sa responsabilité. Donc pour toi qui prépare le GP : su tu ne le sens pas, tu ne fais pas, quel que soit le DP en face. Evidemment, si la palanquée ou le site sont présentés sur le bateau une fois parti, c'est compliqué : qui va encadrer les plongeurs que le GP refuse ? comment modifier l'organisation au dernier moment ? Mais si la discussion a lieu avant le départ, il est toujours possible d'adapter. Et ça, c'est de la responsabilité du DP. Il est hors de question qu'un DP, par facilité ou fénéantise ou autre raison, déporte sa propre responsabilité ("le DP est responsable des dispositions à prendre pour assurer la sécurité des plongeurs") vers le GP quand ce dernier n'est pas d'accord. * choix du parcours : ce n'est peut-être que ton ressenti mais un retour bateau face au courant est l'inverse de la mise en sécurité. La palanquée part face au courant et revient avec le courant. Peut-être que le site ne permettait pas de faire autrement. * perte d'un membre de la palanquée. Cela peut arriver à tout guide, surtout avec des plongeurs de faible niveau. Toutefois, un guide expérimenté identifiera tout de suite le ou les plongeurs à problème (surtout s'ils ont déjà fait des leurs au préalable en ne gérant pas leur stabilité) et les surveillera comme le lait sur le feu. Mais en cas de perte d'un plongeur, qu'un GP choisisse de laisser au fond deux plongeurs inexpérimentés pour récupérer un plongeur en surface, c'est pour moi une totale hérésie !!! Ok, il a perdu un plongeur. C'est pas terrible, mais ça peut arriver. Mais alors, il remonte avec sa palanquée restante, une fois en surface les met en sécurité (stab gonflée) et assure la recherche du dernier plongeur qui normalement est lui aussi en surface. Si ce n'est pas le cas, il informe le bateau s'il n'est pas trop loin, ou vous donne des consignes de retour au bateau sous surveillance visuelle de la sécu surface sur le bateau. Et il repart chercher le plongeur sous l'eau si nécessaire. Or là, il vous laisse sous l'eau, sans instrument de mesure du temps, C'est incompréhensible, inadmissible. Ce n'est pas un carton qu'il risquait d'avoir (le premier plongeur peut être remonté sans contrôler sa vitesse) mais 3 (vous en remontée incontrôlée avec le stress). Alors certes, il ne voulait pas de cet encadrement en début de plongée. Mais il n'a rien fait pour vous mettre en sécurité alors qu'il connaissait la difficulté du contexte (3 plongeurs, site inapproprié, courant constaté sous l'eau). Il s'en sort bien, vous aussi.
  5. je suis d'accord avec le vieux philoche. Le plus important, c'est d'être formé à la sout et ses règles de navigation et de sécurité. Peu importe qu'elle soit faite en ouvert ou fermé. Le recycleur est juste un moyen. le plongeur doit parfaitement maitriser, j'en ai eu l'exemple lors de mes formations cave avec deux plongeurs qui ne maitrisaient vraiment pas leur machine. Le recycleur nécessite juste d'adapter les règles de sécurité en termes de consommation et de limitation : capacité en 02, capacité de la chaux, capacité des bailout
  6. sauf que son intervention et son énervement étaient très éloignés d’une posture de sagesse, ni dans ses paroles, ni dans ses actes (jet du micro).
  7. et surtout il a lourdement insisté pour que les budgets ne soient pas approuvés par vote. En menaçant d’une plainte auprès du procureur comme tu l’as écrit. Allors qu’il était expressément prévu qu’il n’y aurait pas de vote ce que l’animateur, Marc Petit, lui a rappelé en fin d’intervention tout ça pour ça … son intervention, nécessaire pour les explications, était légèrement à coté de la plaque quant à son « excitation ». et le 2e moment fort s’est passé lors de l’élection de deux personnes au comité des « sages », comité chargé d’apporter ses précieux conseils au comité directeur. A la fin de l'élection, une personne d’un âge « certain » a fait un scandale pour n’avoir jamais été présenté pour élection à ce comité des « sages ». Vu son comportement en public, je pense que tout le monde a compris pourquoi aucun comité directeur n’a jamais proposé son nom …
  8. si tu dis cela, c'est que tu étais à l'AG lors de l'intervention du commissaire aux comptes. un grand moment ...
  9. même si je dois dire que le M26 m'emmerde, il m'a empêché de faire une belle bourde ... un jour, j'emporte mon petit bloc air 1L vide pour étanche et un bloc oxy 1,5l à 150b pour les faire regonfler. Le petit bloc air chez un pro à Lyon. Le petit bloc oxy chez un ami chez qui nous avons monté une station de gonflage trimix. Tous les deux sont noir et en alu Arrivé en premier chez le pro, je prends le premier bloc qui m'arrive sous la main et le donne à gonfler. Le gonfleur visse la queue de lyre et me regarde en me disant qu'il y a un problème. Ca ne visse pas. Effectivement, je me suis trompé de bloc ... Je lui ai donné le bloc oxy qu'il allait tenter de gonfler à l'air. Heureusement que le M26 était là. Si le bloc avait été en DIN, le gonflage Air au tampon aurait marqué les esprits et les murs ... Vous me direz que je n'avais qu'à marquer les blocs. Vous auriez raison. Ces blocs étaient marqués mais pas suffisamment, avec des étiquettes trop petites que nous n'avons lu ni l'un ni l'autre. Du coup, les blocs oxy ont maintenant des étiquettes énormes qui font le tour entier du bloc.
  10. filetage col de la bouteille : M25x200 SI avant 1985 M25x2 ISO depuis 1985 M18x1,5 E17: petit cône E52: gros cône 3/4 DIN ou 3/4 GAZ filetage robinet : DIN ou G5/8 (norme air) M26 (norme nitrox)
  11. je réponds à sa place : bonex Reference RS
  12. masque à haute concentration l'amélioration n'est pas instantanée, la mesure d'oxymétrie a été réalisée à l'arrivée des pompiers
  13. oups en même temps, c'est pas grave, elles ont super bien géré, elles ne peuvent qu'être félicitées
  14. oui surtout que le plongeur avait récupéré des documents que j’avais publié peu de temps avant sur l’opi, document qu’il avait ensuite partagé avec les deux personnes qui se sont occupés de lui et qui ont reconnu les signes tout de suite, alors que lui était plutôt dans le déni inconscient. du coup, je me dis que les publications ont une utilité.
  15. Compte rendu anonymisé d'un plongeur ayant subi un OPI. Etabli à partir des discussions engagées avec le plongeur et le DP ayant organisé la prise en charge du plongeur. Publié avec leur accord. Le plongeur est un moniteur expérimenté, 62 ans, en excellente condition physique, pratiquant notamment la course à pieds, profil de marathonien. Non fumeur. La veille de l'accident, le plongeur a plongé par deux fois dans une carrière peu profonde (14m max pour 37 minutes cumulées) mais en eau froide et combinaison humide. Le jour de l'accident, la plongée se déroule en lac alpin, dans une eau à 8°. Le plongeur, en combinaison humide, encadre un moniteur stagiaire avec un élève. Le programme prévu consiste à gérer la vitesse de remontée en détectant et suivant des petites bulles entre 30 et 10m. La courbe de plongée montre des vitesses de remontée contrôlée de 12m/min pour la première remontée et de 15m/min pour la seconde. La palanquée reste ensuite ans la zone des 10m pendant 3 minutes avant que l'élève remonte à 6m pour lâcher son parachute. Le plongeur ressent alors une impérieuse envie de sortir de l'eau pour se mettre en sécurité sur la berge et retirer tout ce qui perturbe sa ventilation. La remontée se fait sans s'arrêter entre 6m et la surface, en 1 minute environ. Plongée à 33m max, 17 minutes d'immersion totale sans aucun palier obligatoire. Le plongeur ne prévient personne de son état mais est incapable d'enlever seul sa combinaison. Ce qui met la puce à l'oreille du moniteur stagiaire, car c'est un comportement inhabituel chez le plongeur. Le moniteur stagiaire informe alors le DP. Ce dernier, après discussion avec le plongeur, identifie assez rapidement les signes d'un OPI : sa combinaison humide semble légèrement serrée, le plongeur est essoufflé, ne peut pas ventiler au delà du volume courant, il a des quintes de toux lors de l'expiration forcée avec du spume saumoné abondant, l'inspiration forcée est impossible et douloureuse. Il est en position assise, la position la moins inconfortable pour lui. La position allongée sur le dos est impossible à tenir, car elle déclenche des quintes de toux sans fin. Le plongeur est rapidement mis sous oxygénothérapie et les secours sont appelés. Le DP propose de l'eau au plongeur qui en boit 2 verres. L'oxymètre est inférieur à 90% malgré l'assistance respiratoire sous oxygène. Le plongeur est emmené par les pompiers dans un service médical d'urgence vitale sous coordination d'un médecin hyperbare. Le plongeur est suivi par le médecin hyperbare pour des examens approfondis à réaliser. Sur des premières analyses réalisées, l'échographie présente beaucoup de bruit dans les lobes pulmonaires. Absence de bulles confirmée par IRM (thoracique, cou, cérébral), pas de lésion sur les tissus, pas d'accident de désaturation. Le plongeur présente une hypertension artérielle anormale selon lui (18/11) Il ressort 24h plus tard après récupération totale. D'après le DP, au moment de la prise en charge, le plongeur l'a informé qu'il présentait déjà des signes d'essoufflement après chaque plongée depuis 1 an, sans y prêter une grande attention. Comme ces signes d'essoufflement n'existaient pas lors de ses activité sportives sur terre, il n'a pas jugé utile d'en parler. D'après ce compte rendu, il est possible d'identifier plusieurs facteurs favorisant l'OPI, sur 3 axes : 1 - environnement - le froid. C'est un facteur identifié dans toutes les publications comme facteur déclenchant de l'OPI. 2 - matériel - l'effort inspiratoire. Un matériel non adapté ou peu performant augmente le travail respiratoire impactant les parois alvéolaires. Comme un détendeur mal réglé et dur à respirer ou, dans le cas du plongeur, une combinaison serrée. 3 - humain - l'âge. Les OPI sont plus fréquents chez les plongeurs de plus de 40 ans - une hyper tension artérielle. Attention à la réhydratation en surface, qui doit être mesurée afin de ne pas majorer l'œdème.
  16. suunto dm5 le planificateur de Shearwater ou tout autre outil de simulation, comme mvplan, pastodeco, ostc planner, multideco. le tout reporté sur excel
  17. certes la valeur 0 (et +) est sécurisée sur des plongées peu engagées entre 0 et40m. mais au delà, je considère qu’il ne faut pas utiliser les valeurs négatives. mes comparatifs montrent qu’une valeur en 0 est proche d’un réglage Gf80/80 pour des plongées au delà de 42 mètres avec bloc 15l. Pour un plongeur qui en souhaite pas modifier les réglages en fonction de l’engagement de sa plongée, je conseille donc de rester à 0 au minimum.
  18. sur mon recycleur mécanique, je reste sur le recycleur tant que je peux, en mode dégradé s’il le faut. En clampant les BO sur le recycleur si nécessaire. c’est vraiment en cas de grave pépin (soupe de chaux, plus de cellule ou une seule) que je sors de la boucle pour passer sur BO. Fin de plongée : en milieu ouvert, oui. Mais en souterraine, il faut rentrer. et encore … je me souviens avoir perdu toutes mes cellules à 700m de l’entrée de Marchepied dans le Lot. la machine était bien noyée, les cellules avaient pris l’eau. Mais respirable, pas de soupe de chaux. J’ai quand même décidé de rentrer sur le recycleur (45 minutes de retour) en mode O2, profondeur de 10m max, en injectant régulièrement de l’oxygène de la boucle toutes les 5 respirations.
  19. https://www.oisehebdo.fr/2022/04/01/thourotte-philippe-juillion-60-ans-na-pas-survecu-a-lexplosion-dune-bouteille-dair-comprime-a-la-piscine/?fbclid=IwAR3DgYDKgIGqaSD0Ex2I7_qXwSCCvg8JxJjws5jtFWUn-LGKxHof6yG4D8c
  20. oui, mais avec un eccr dont le solenoide est en panne, le plongeur devra injecter régulièrement et manuellement de l'o2 pour maintenir sa ppO2. Et injecter juste ce qu'il faut d'O2 pour ne pas exploser la ppo2 quand il est en dessous de 9m. Alors qu'en mccr, la fuite constante permet de compenser la consommation métabolique. Du coup, le plongeur n'a pas (ou quasiment pas) à injecter d'O2 quand il est à l'arrêt au palier. Bien plus confortable quand on passe des heures au palier.
  21. non, parce que la perte de ppo2 lors de la remontée ne peut pas être compensée par le débit de la fuite constante. Avec un plongeur inconscient, faut pas réver, tu fais ce que tu peux.
  22. tu peux aussi augmenter la MP fixe pour descendre un poil plus profond. J'ai régler la mienne à 15b, ce qui me suffit bien. inconvénient : la fuite constante est un peu plus importante. Mais pas tant que cela me concernant
  23. je confirme. cela n'a rien à voir avec une inspection visuelle comme on peut le lire ou croire içi et là câble sur la b50
  24. l’intérêt est la fuite constante qui fait la spécificité des machines hybrides. et donc le passage en manuel dès lors que l'électronique merde avec une fuite constante d’o2 permettant de couvrir les besoins métaboliques de base
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