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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

jack_el_oso

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Tout ce qui a été posté par jack_el_oso

  1. Mouaif. Et quand le gars a un masque prêté par le club, qui n'est tout simplement pas trop adapté à son visage, et qui prend l'eau pendant tout le baptême, tu fais quoi ? Tu le remontes à chaque fois que l'eau arrive au niveau des yeux ? Perso, je pense que ça m'aurait gâché mon baptême, si on ne m'avait pas expliqué comment le faire... Je veux bien croire qu'un baptême n'est pas le moment d'apprendre à un gars à gérer sa flottabilité, ni de lui parler de surpression pulmonaire ou d'ADD, par contre, un vidage de masque, ou un lâcher / reprise d'embout, c'est pas la mer à boire, et ça va dans le sens de la sécurité, AMHA. Et là, c'est même pas le troll habituel PADI/Fédé, j'ai fait mon baptême dans un centre on ne peut plus fédéral...
  2. Ouais, ouais, ajusté, la sangle, quoi. En tout cas, le vidage de masque, c'est quelque chose que j'ai vu faire pratiquement pour tous les baptêmes auquels j'ai assisté depuis.
  3. Pourquoi ? Ce n'est pas très orthodoxe ? Perso, si mon baptême s'est bien passé, c'est bien parce qu'on m'avait montré comment faire ! Mon masque n'arrêtait pas de se remplir d'eau... pas l'habitude, je ne l'avais pas assez serré...
  4. Alors moi, mon baptême s'est plutôt bien passé, par contre le baptême de ma moitié, c'était un peu la croix et la bannière. La demande étant venue d'elle-même, j'ai bien entendu voulu tout faire pour que cela se passe bien. Nous étions en Rép. Dominicaine, il s'agissait d'un club avec lequel j'avais déjà plongé pas mal de fois, j'avais même négocié les conditions: tel instructeur, et pas tel autre, j'avais demandé à voir la stab avant, et m'étais assuré que le matos était en bon état, elle le faisait avec mon détendeur et c'est moi qui prenait le détendeur de loc', et en plus, je les accompagnais pour la plongée histoire de voir si tout se passait bien, et de prendre quelques photos par la même occasion. Le DSD de PADI, Discover Scuba Diving pour les intimes, est conçu comme une introduction à l'OWD. Elle a donc droit au premier chapitre du DVD, avec les traditionnels "plonger c'est sympa!", "tu vas te faire plein de nouveaux amis", les monos musclés et bronzés aux dents bien blanches, tout ça. Après la théorie, la pratique. On embarque le matos sur l'arrière d'un mini pick-up, il l'emmène sur la plage, il revient nous chercher, on monte à l'arrière, on arrive sur la plage, et là, premier hic: trop de houle, on ne va pas pouvoir plonger là. Re pick-up, retour au club, les moniteurs ont décidé de faire ça en deux temps: premières sensations par 1m de fond, puis bateau, et plongée par 4-5m de fond sur un récif pas trop loin et pluôt abrité. Deuxième hic: les 1m de fond plutôt abrités, c'est au milieu de la petite crique qui sert de port à l'ensemble des bateaux du coin. On se retrouve donc à patauger entre un catamaran et deux bateaux à moteur à l'arrêt, pendant qu'à quelques mètres de là, des bateaux passent et repassent. L'un des monos gonfle carrément son parachute pour signaler notre présence, au cas où. Jusque là, tout se passe bien pour ma chérie, qui se débrouille très bien, malgré une petite appréhension envers le vidage de masque, elle fait tous les exos comme une chef. Là, on monte sur le bateau, et on fait à peu près 200m vers le large. Ca devait être mon 4e séjour à cet endroit, et jamais, je dis bien jamais je n'avais vu la mer des Caraïbes aussi agitée. C'est vraiment ce qu'on appelle avoir la poisse. Sur le chemin, ma chérie a l'air d'aller bien. Quand on s'arrête, et qu'on commence à s'équiper, elle commence à changer de couleur. Le baptême n'étant pas prévu, à la base, depuis un bateau, les moniteurs passent encore une minute à expliquer aux 3 baptisés comment faire une bascule arrière. Ma copine, entre-temps, est devenue gris foncé. L'un des moniteurs, croyant faire preuve d'humour, lui dit "y'a pas de problème, t'en fais pas; essaye juste de ne pas vomir dans le bateau !" Elle ne demande pas mieux que de descendre de ce ##### de bateau. Elle exécute la plus belle bascule arrière jamais effectuée par une débutante. Tout le monde est à l'eau, dernier check, et on descend. Purée de pois. Du sable partout, jamais vu une visi pareille en Rep Dom. Manifestement, les moniteurs non plus, car après quelques minutes de ballade, ils ne trouvent toujours pas le récif. Trois poissons minuscules se battent en duel autour d'un amas de ferraille. A un moment, l'un des monos décide de s'arrêter, et nous demande d'attendre pendant qu'il remonte en surface pour voir où est ce f... récif. On est à 3m, et même là, la mer nous ballote en avant, en arrière. En avant, en arrière. En avant, en arrière. Là, ma chérie a pris un teint verdatre, et fait signe à qui veut bien la voir que ça ne va pas, et invente au pied levé un signe pour "je vais vomir". L'un des moniteurs n'est pas loin, il l'attrape et la remonte sur le champ. Arrivés en surface, hop, elle crache son détendeur et restitue son petit déj. Bon appétit, les poissons ! Fin de la plongée, fin du baptême, le bateau nous ramène à terre pendant que les autres finissent de visiter le nuage de sable. Epilogue: après une expérience pareille, je pensais que c'était fichu, elle ne replongerait jamais. Eh ben même pas mal ! En novembre dernier, en mer Rouge, elle a retenté l'expérience, cette fois-ci dans des conditions de visibilité au top, et ça s'est super bien passé. Elle fait son N1 l'été prochain !
  5. Alors moi, mes premiers requins, c'était aux Maldives. J'appréhendais un peu la rencontre, tout en la recherchant, paradoxalement. J'avais même fait une croisière St John dans le sud Egyptien quelques mois auparavant avec cette idée en tête, résultat: pas un aileron à l'horizon Donc, l'appréhension, pour ma part, s'est évaporée dès que la rencontre s'est faite. Deuxième ou troisième plongée aux Maldives, un petit pointe blanche de récif, 1m50 environ. Ma réaction, c'était un truc du genre: "eh, mais c'est un requin ! Bon, ben je pensais que c'était plus gros..." Finalement, ce n'est qu'un poisson. La rencontre suivante, sur Maya Thila, c'était nettement plus impressionnant: des requins gris, certains bien gros... très impressionnant, mais aucune peur. Ils ont bien vite disparu dans le bleu dès qu'on est arrivés en faisant des bulles. En réalité, je crois que hormis des trucs à éviter, genre le feeding, observer des requins, c'est une chance... ils sont très timides, et disparaissent dans le bleu dès qu'on est un peu trop envahissants. J'ai eu l'occasion d'en recroisier plusieurs fois, aux Maldives, y compris lors de la plongée de nuit à Maya Thila, et même si c'est très impressionnant, eh bien, ça reste un gros poisson avec des dents. Aucune agressivité si on ne la provoque pas, à ce que j'ai pu voir. Certaines espèces, genre le Longimanus, semblent être beaucoup plus curieuses que d'autres, et viennent voir de plus près par principe. Mais je crois que là aussi, très peu d'accidents sont dénombrés concernant des plongeurs. Les Dents de la Mer, c'est vraiment un plan "vous regardez trop la télévision, bonsoir".
  6. Tout à fait. Dans la pratique, ce que j'ai pu observer dans pas mal de centres PADI (sur plus de 100 plongées, je n'en ai fait que 6 en France), c'est que les plongeurs sont regroupés en binômes, qu'ils plongent en autonomie, mais qu'ils peuvent, s'ils le souhaitent (parfois moyennant un supplément, parfois non), bénéficier des services d'un guide. Ce dernier prend en charge, dans ce cas de figure: - l'orientation: il connait le site mieux que les plongeurs, et a la responsabilité de les ramener au bateau; - il connait également bien la vie sous-marine locale, et montre aux plongeurs les choses intéressantes à côté desquelles ils seraient probablement passés s'il ne les leur avait pas mis devant le masque; - et enfin, si d'aventure, l'un des plongeurs a un problème, le guide, en tant que plongeur plus expérimenté, lui prête assitance. Ce qui est quand même radicalement différent des responsabilités d'un encadrant dans le sens Fédéral, qui plongerait avec des N1 qui eux ne sont, par définition, pas autonomes. Maintenant, je dois quand même modérer mes propos sur un point: je ne connais pas de centre PADI responsable qui laisserait un binôme de OWDs avec chacun 5 plongées dans les palmes partir en autonomie complète sur un site. Certains centres avec lesquels j'ai plongé en mer Rouge récemment exigaient un minimum de 30 plongées en mer pour plonger en autonomie. En dessous, c'était guide obligatoire. D'autres centres, dans les Caraïbes, par exemple, ne laissaient tout simplement personne plonger sans guide: ça faisait partie du tarif des plongées, et dans les centres un peu trop fréquentés, ça donne l'image un peu caricaturale de la plongée PADI, à savoir un guide devant, suivi de 4 ou 5 binômes, deux par deux, et avec un autre guide à la fin en serre-file. Heureusement, c'est plutôt l'exception. Moi-même, ayant commencé par un OWD, je n'ai jamais véritablement plongé en autonome avant une trentaine de plongées, ou alors c'était sur un site où l'on ne pouvait pas se perdre, avec une visi au top, par mer d'huile, et avec une palanquée et son guide qui nous suivaient à une dizaine de mètres derrière. Maintenant, des centres de plongée irresponsables, il y en a, et en s'en rend généralement compte dès la première plongée, auquel cas il suffit de changer de crémerie... -Jack, N2 FFESSM et AOWD PADI
  7. Aaaaah, Marsa Shagra, mes premiers coups de palme ! Euh, juste un truc: vous étiez surlestés, non ? Parce que sinon, pourquoi vous seriez redescendus d'un coup de 6 à 12m ? Surtout en fin de plongée, à 6m vous devriez tenir stab vide au palier... sans avoir à vous accrocher au parachute. Enfin, en théorie... (Je dis ça, mais moi-même j'ai mis un bon moment à comprendre que si j'avais ma stab gonflée pour rester au palier, c'est que j'étais trop lesté).
  8. Aheum ! Pas très orthodoxe, ça...
  9. Ouaip, c'est clair. Ou alors un fait divers datant de l'an dernier, à propos d'un capitaine Egyptien un peu étourdi... Comme quoi, ça n'a rien à voir avec (l'âge) la nationalité du capitaine...
  10. Allez, une grosse connerie collective, cette fois-ci. Cet été, le week-end du 14 juillet, on loue avec une bande de potes un bateau pour faire quelques plongées du côté de Marseille sur 3 jours, en dormant à bord. Une mini-croisière, somme toute. Sur le bateau, nous sommes 3 N1, 4 N2, un N3 et 2 N4. Les N1 sont encadrés par un moniteur, et le directeur de plongée est le capitaine du bateau. Parmi les 2 N2, nous avons Isa et Rémi, couple de plongeurs qui sont les seuls à connaitre tout le monde, certains membres du groupe venant d'horizons totalement différents et s'étant rencontrés sur le bateau. Les premières plongées se passent bien, on mange, on dort la première nuit à bord, et on repart le matin pour une belle plongée sur un site dont le nom m'a échappé, à quelques encablures de la calanque où nous avons passé la nuit. La plongée se passe bien, on remonte à bord, les N4 arrivent en dernier, comme d'hab, ils consomment que dalle. Le bateau repart, on range le matos, on se douche, au moment où je remonte sur le pont le capitaine a jeté l'ancre dans une crique où beaucoup de plaisanciers passent l'heure du déjeuner, et commence à préparer le déjeuner. Il fait faim. Certains s'allongent sur le pont pour se rotir au soleil, d'autres comme moi restent à l'ombre et revoient leurs photos sur leur APN... D'un coup, quelqu'un dit: "ils sont où, Isa et Rémi ?" "Sûrement en train de prendre leur douche", réponds-je. "Ben non, j'en viens, de la douche, il n'y a personne dans leur cabine". Le capitaine, qui a entendu la conversation, d'un coup, prend un air inquiet, et court compter les blocs. Bingo: il en manque deux. Le moniteur bondit sur le zodiac, accompagné par notre N3, et ils partent à toute vitesse vers le site de plongée du matin. Ca faisait au moins 30mn qu'on en était partis, si ce n'est plus. Le capitaine et directeur de plongée ne sait pas où se mettre. Nous non plus: c'était quand même les seuls membres du groupe que tout le monde connaissait, et on a non seulement réussi à partir d'un site sans vérifier qu'ils étaient à bord, mais on a mis une demi-heure à s'en rendre compte. Résultat des courses: plus de peur que de mal, le site était très fréquenté, en remontant, les fameux Isa et Rémi avaient vu qu'on y était plus, et étaient remontés sur un autre bateau, qui les avait très aimablement accueillis jusqu'à l'arrivée du zodiac. Mais quand même... sur un autre site, ça aurait pu être le carton.
  11. Tout à fait d'accord avec ça. J'aurais envie de rajouter qu'il y a diverses façons de gérer le côté commercial d'une activité, quelle qu'elle soit. Pour moi, une structure qui te fait te sentir comme un porte-monnaie à pattes, n'est précisément pas commerciale pour un sou. Le vrai commerçant (au sens générique), pour moi, c'est celui qui sait instaurer une relation de confiance, de convivialité, qui te donne envie d'acheter ses produits (ou ses prestations). Un gars qui est capable de se mettre en 4 pour ses clients, d'anticiper leurs attentes, de faire du sur-mesure par rapport à leurs demandes, dès lors que c'est possible. C'est d'ailleurs quelque chose qui fait souvent cruellement défaut, à mon sens, dans notre pays, et beaucoup de nos commerçants gagneraient à aller faire un stage à la Médina de Tunis pour (ré-)apprendre leur métier. Perso, j'ai commencé dans une structure commerciale, et j'ai eu la chance de tomber sur des gens passionnés, à mon écoute, et commerciaux dans le bon sens du terme. J'ai ensuite migré vers une structure associative, ou j'ai mis nettement plus de temps à trouver mes marques...
  12. J'y vais dans 10 jours pour 5 jours, et je me ferais bien quelques plongées le WE... mais peut-on y plonger en cette saison ? Il me semble que c'est l'hiver austral, non ? Si oui, ça donne quoi, comme température de l'eau ? Une 5mm, c'est suffisant ?
  13. Salut à tous, Juste un mot, puisque j'avais promis de vous tenir au courant: je crois que je suis sur la bonne voie. Vendredi dernier, en République Dominicaine, j'ai fait la première plongée "profonde" (40m) dans laquelle je me suis vraiment senti à l'aise, et avec un bloc de 12l, qui plus est. 32mn au total, dont une bonne quinzaine de minutes en dessous des 30m. Pour ceux qui connaissent, c'était sur le St Georges. Avant, les 30m, pour moi, c'était bloc vidé en 8mn, et palier de sécu sur le bloc au pendeur. Egalement battu mon record en durée: 67mn. Plongée très peu profonde, certes, mais par le passé, quelle que soit la profondeur, en 45mn j'étais sur le bateau. Là aussi, c'était avec une 12l. Je retourne en mer Rouge en début juin, on va voir si l'amélioration se confirme. Bref, il semblerait bien qu'un bon mix d'exercice physique en piscine au cours de l'année, d'expérience accumulée, et de "zenitude" au cours des plongées, soit une réponse appropriée à mon problème. -J
  14. - ne pas perdre mes deux binômes de vue. A la limite, avec une visi pareille, on aurait dû descendre en se tenant les uns aux autres; - remonter immédiatement, ne pas les chercher au fond, dans ces conditions là, je n'avais aucune chance de les retrouver;
  15. Bon, allez, à moi. Marsa Shagra, Mer Rouge, ma 3e plongée, l'une des 4 plongées de confirmation de l'OWD. On fait plusieurs exercices par quelques mètres de fond, puis on se retrouve en surface pour un petit débriefing. C'est là que je me rends compte que mon lestage est manifestement mal réparti, à la fois sur la ceinture de plombs, et dans les poches à lest de la stab: j'en ai mis nettement trop du côté droit, et pas assez à gauche. Résultat: je n'arrive pas à rester stable, le lest me fait pencher constamment à droite, mes coups de palme maladroits pour essayer de me stabiliser me font bouger, ce qui fait qu'au bout de quelques secondes, je me retrouve dos au groupe, puis de nouveau face à eux, et ainsi de suite; au bout de 5 tours sur moi-même, le débriefing est interrompu, tout le monde étant pété de rire. Ari Atoll, Maldives, 57e plongée. Je suis maintenant AOWD, et on fait un site nommé Panatone. Il y a pas mal de courant, et "pas mal", aux Maldives, ça veut dire un courant à décorner un nudibranche. Le guide nous a bien fichu les jetons au briefing, en nous indiquant qu'il fallait descendre le plus vite possible à 30m, et y rester tant qu'on n'était pas arrivés au platier, parce que plus haut, il y avait des tourbillons, passer à droite des patates de corail, parce qu'à gauche, entre les patates et le récif, là aussi il y avait des tourbillons qui nous entrainaient sous la voute... Pour couronner le tout, on me sépare de mon binôme habituel pour me mettre avec 2 N3, en trinôme. On saute à l'eau, on commence à descendre. C'est la purée de pois, on n'y voit pas à 2m, et il y a un jus de tous les diables. Je regarde derrière moi, l'une des composantes de mon trinôme est là. Je regarde en dessous, je descends assez vite, je commence à distinguer le fond. Je regarde à nouveau derrière moi... plus personne. M... ! Où est-il passé ? Je suis arrivé à 30m. Je regarde autour de moi... personne. On était quand même 11 à plonger, et là, pas un chat. Comme on n'y voit pas à 2m, j'essaye de m'accocher un instant au récif, histoire de voir s'ils ne sont pas derrière moi... que dalle. De toute façon, le courant est trop fort, j'aurais pas tenu plus longtemps... je me mets à dériver à une vitesse folle, je n'ai jamais plongé dans un courant pareil, je palme comme un malade pour passer à gauche des patates de corail et pas à droite, je les vois passer comme une gare depuis la fenêtre d'un train lancé à toute vitesse... je regarde mon ordi, je suis à 32m, mon rythme cardiaque s'est emballé, ma respiration aussi, je vois l'aiguille de mon mano descendre à vue d'oeil... "REMONTE, abruti !" me crie mon instinct de survie. Je remonte en gardant l'ordi à l'oeil, les 30m qui me séparent de la surface sont interminables, j'arrive à 5m, je lance mon parachute, je fais 3mn de sécu, ayant quand même passé un peu de temps à 30m... les 3 minutes durent 3 heures, je suis toujours dans la purée de pois... enfin, les 3mn passées, je rejoins la surface. Le bateau est là, avec toutes les palanquées à bord. Tout le monde s'était paumé, l'un de mes binômes avait perdu sa ceinture de plombs, personne n'y voyait rien, tout le monde était remonté. En remontant sur le bateau, j'étais à 35 bars.
  16. Janvier. C'est l'hiver, les fêtes sont passées, les journées sont courtes, la fatigue et la lassitude ne sont jamais loin. C'est ce moment que nous avons choisi, un couple d'amis plongeurs et moi-même, pour partir plonger. On avait d'abord parlé de l'Egypte, ou des Caraïbes, et puis, lentement, l'idée a fait son chemin: un petit effort financier en plus, et les Maldives sont à portée de main. Les Maldives. Tout plongeur en rêve. Moi aussi, cela faisait un moment que j'y pensais. Je devais même y faire mon baptême, en janvier 2005, mais une grosse vague avait quelque peu contrarié mes projets, balayant mon rêve avec une bonne partie des côtes de l'Asie du sud-est et emportant quelques centaines de milliers de vies. Presque un an jour pour jour après ce départ raté, nous voilà à l'embarquement d'un vol de la Srilankan à destination de Colombo, Sri Lanka, où après 5 heures d'escale à des heures indues, nous attend un vol d'Emirates pour Male. Male, ou plutôt son aéroport, un bout de piste et quelques bâtiments posés sur la mer. On sort de la douane, qui n'a pas jugé utile de nous fouiller pour nous confisquer, comme elle le fait quotidiennement à des dizaines de touristes, statuettes de Bouddah, crucifix, préservatifs, alcool, ou tout autre élément jugé contraire à l'Islam (éléments qui leur seront par ailleurs scrupuleusement restitués à leur départ). Dès la sortie de l'aéroport, on prend... un bateau, qui nous emmène à Male, qui se trouve sur l'île voisine. Autour de Male, c'est le périphérique... maritime. Des bateaux passent dans tous les sens, se croisent, s'entre-croisent, des bateaux de pêche, des yachts, des petits bateaux à moteurs, de gros cargos, des chalutiers modernes, des dhoni traditionnels maldiviens, tout ceci dans un joyeux vacarme de moteurs en tous genres. Pas vraiment l'image que l'on se fait des Maldives... Après une douche et un repas chaud dans l'hôtel qui sert de lieu de transit aux départs et aux arrivées de plongeurs, on reprend le bateau, qui nous emmène à notre bateau de croisière, le Koïmala (et non pas le Couille-Mollah ). Notre bateau n'est pas une grosse structure: nous sommes 11 personnes, il y a 12 places. Comparé à ma première croisière en Egypte, le confort est nettement plus rudimentaire. A l'arrière, une table et des bancs, où l'on prend les repas, composés de poisson frais et de riz, déclinés sous toutes les formes et à toutes les sauces, ainsi que de papaye et quelques autres fruits en dessert. Autant vous dire que le dernier jour, à notre arrivée à Male, je me suis précipité dans un restaurant pour commander un T-bone steak avec des frites ! Bon, c'est sûr, on m'avait prévenu, mais c'était dur quand même. Sur le pont avant de notre bateau, des transats et une table basse, pour prendre thé, café, et rafraichissements. Sous nos pieds, les cabines, auquelles on accède soit par le salon-cuisine-poste-de-pilotage, soit par l'avant du bateau. Le grand confort, aux Maldives, est incontestablement le dhoni de plongée, petit bateau qui nous emmène sur les sites, sur lequel nous laissons tout le matos de plongée, et surtout sur lequel est situé le compresseur. Avant de le mettre en marche, le dhoni s'éloigne, gonfle nos blocs, et revient s'amarrer à notre bateau quand il a fini ! C'est du luxe auditif. De vraies vacances. Notre Dhoni de plongée. Si seulement les membres d'équipage pouvaient arrêter de reçevoir des SMS toutes les 5 minutes, ce serait l'idéal... Notre guide, Renaud, nous donne l'occasion de nous pencher sur le profil-type des moniteurs exerçant le métier de guide dans le cadre des croisières de plongée. Mince, bronzé, barbe de trois jours, légèrement dégarni, lunettes de soleil aux verres fumés collées aux oreilles, le guide est un personnage à part. Comme un poisson dans l'eau dès qu'il est sur son bateau, il ne le quitte généralement que pour plonger, et c'est à regret et non sans un certain malaise qu'il l'abandonne de temps en temps pour aller chercher ses clients à l'aéroport. La ville, la circulation, le bruit, les vêtements, les chaussures, la mousse à raser, tout ça, c'est très loin de son univers, et il s'empresse de retourner sur son bateau pour sentir à nouveau le pont sous ses pieds nus, le vent dans ses cheveux, et pouvoir à nouveau blaguer avec l'équipage, avec lequel il parle un mix d'anglais et de la langue locale que seul lui et l'équipage en question semblent comprendre. Renaud en plein briefing. Les plongées se succèdent, avec leur lot de surprises. Tout d'abord, je m'attendais à des eaux un peu plus claires que ça... eh bien non: à plusieurs reprises, si ce n'est pas de la purée de poids, ça y ressemble fortement. Ensuite, il y a le courant. Bien sûr, on m'en avait parlé. Seulement, voilà: une fois qu'on a fait l'expérience du courant au Maldives, on comprend que ce que l'on avait pris pour du courant jusque là, c'était de la rigolade. Par fort courant, ce n'est même pas la peine de penser à s'accrocher à un bout de récif ! Pas la peine de lutter, on se réfugie où l'on peut, ou on se laisse dériver. Votre serviteur. Après quelques plongées moyennes, voire un peu décevantes, et la recherche infructueuse de requins-baleine et de raies Mantas, les Maldives livrent enfin leurs trésors: Requins gris, requins pointe-blanche, raie-aigle, tortues, thons, carangues... à Mayaa Thila, en face du resort de Mayaafushi, c'est un véritable festival. De façon générale, les eaux sont incroyablement poissonneuses. La seule comparaison qui me vient à l'esprit, c'est la Polynésie. Parfois, on lève les yeux vers la surface, et ce sont des centaines, des milliers de poissons qui évoluent dans le bleu. Autre moment magique, toujours à Mayaa Thila: une plongée de nuit, avec des petits requins pointe-blanche qui chassent, des murènes en peine eau, et un gigantesque barracuda de 3 mètres de long ! D'autres plongées furent plus mouvementées. Dans Ari atoll, sur un site dénommé "Panatone", le très fort courant et la visibilité réduite font perdre sa palanquée à plus ou moins tout le monde, et votre serviteur se retrouve ainsi tout seul, à 32m, dérivant dans un courant de tous les diables, à se demander ce qu'il fait là au juste. Les quelques minutes de remontée furent très longues, et la nervosité aidant, l'air de mon bloc me suffit tout juste à assurer ma remontée et mon palier de sécurité. Enfin, une dernière plongée, sur le chemin du retour, dans la passe mythique de l'atoll de Male Sud, j'ai nommé Embudhu Express. Là encore, le courant est assez fort. On se cramponne comme on peut, dans la zone des 30 mètres, et on regarde les requins gris tourner dans le bleu. Derrière nous, une énorme raie pastenague fait son apparition: elle doit faire 2 mètres de diamètre ! Je n'en avais jamais vu d'aussi grosse. Au dessus de nous, une raie-aigle plane dans le courant, sans le moindre effort. Les jours se succèdent sur le bateau, rythmées par les plongées et les épisodes de navigation. Un coucher de soleil particulièrement grandiose, de longues heures de lecture et de détente sur le pont ou sur le sundeck, des siestes scandaleusement longues entre deux plongées. On visite un village de pêcheurs et sa rue dédiée aux touristes. On suit du regard l'hydravion, qui fait office de taxi, ici. La nuit, une fois le groupe électrogène débranché, le silence est assourdissant. Le ciel est tapissé de centaines d'étoiles, la lune éclaire le lagon et l'île à côté de laquelle on a jeté l'ancre pour la nuit. Christian, mon binôme de plongée et de cabine, consomme très exactement autant d'air que moi en plongée, et ronfle à peu près aussi fort. Jean-Emile, Chamoniard et ancien militaire de sont état, est très friand de blagues sur les blondes, et insiste régulièrement pour que je refasse le cri de la Raie Manta femelle, juste pour voir si cela met quelques Raies Manta sur notre chemin. Sa femme, Caroline, non-plongeuse malgré elle à cause d'un problème d'oreille, bronze intensément sur le pont. Paul, notre Corse de service, n'en finit pas de faire la sieste. Jean et Liliane, couple de retraités plongeurs et seniors du groupe, n'ont rien à envier en termes d'énergie aux plus jeunes d'entre-nous; c'est à peine s'ils vont se coucher plus tôt... chapeau bas, les papis. Julien et Léonore, eux, ne se privent de rien: après la croisière, ils restent encore une semaine dans un resort aux Maldives. Bande de veinards, va ! Et puis voilà, le dernier jour arrive, et le mauvais temps avec lui. On plonge une dernière fois, on passe une dernière nuit, un peu agitée, sur le bateau, puis on dit au revoir à l'équipage, et on met le pied sur la terre ferme, à Male. Le trottoir tangue sous nos pieds sur le chemin de l'hôtel, le mal de terre est soudain et brutal. On se ballade un peu en ville, on va manger une glace, on essaye de se reposer un peu, on reprend le bateau une dernière fois pour l'aéroport. Dans l'espace duty-free, un magasin d'ordinateurs de plongée nous rappelle que nous sommes encore aux Maldives pour encore quelques minutes. On y reviendra sans l'ombre d'un doute. Crédit photos: Moua & Chrisitian Hoffmann, à l'exception des photos aériennes de Male et de son aéroport, trouvées sur le net.
  17. Oui, je m'y suis mis ! Ca fait trois mois que j'ai posté ce fil, et il continue à inspirer des réponses, c'est très sympa. Merci à tout le monde pour vos contributions. Je repars en croisière bientôt, je vous raconterai si j'ai fait des progrès, ou si je reste un boulet
  18. Je pars également début janvier 2006, avec Sun Maldives sur le Koimala. Ce sera ma première fois aux Maldives. Ceux qui ont testé Sun Maldives, vous rappellez-vous s'ils proposent des 15l en option ? J'ai harcelé Aquarev, mais ils n'ont pas été en mesure de me le confirmer à 100%. Sinon, croyez-vous qu'il y a des possibilités de location à Malé ?
  19. Grand classique des forums de discussion, ça. Il n'empêche qu'ils sont super rapides, ont une grande quantité de logos et de différents formats de tampons, et que pour quelques euros de plus d'envoient un PDF du futur tampon pour approbation. J'ai pas d'actions, j'ai juste fait faire un tampon chez eux, et je les ai trouvés tellement efficaces, que j'ai fait faire d'autres tampons chez eux, qui n'avaient eux rien à voir avec la plongée... juste parce qu'ils étaient plus rapides et pas plus chers qu'Office Dépôt.
  20. Pourquoi la plongée en France ne décolle pas ? Finalement, ce thread en est peut-être une superbe illustration... - C'est la faute à la Fédé ! - C'est la faute à PADI ! - C'est la faute aux protectionnistes ! - Pourquoi voudriez-vous qu'elle décolle ? - Mais tout va bien dans la plongée en France, môôôsieur ! Qu'est-ce qu'ils ont, ces plongeurs du dimanche avec leurs tubas fluos, à nous chercher des poux dans la cagoule ? - Comment ça, il est pas frais, mon poisson ? Bon, ben scusez-moi, mais je crois que je vais envisager une petite croisière aux Maldives cet hiver. On en reparle l'été prochain, hein ?
  21. Ouaich... sauf quand la piscine fait une compèt jusqu'à 23h00 sans prévenir Mantalo. Mais bon, c'est HS... > Nudibranche: bien sûr, plus tu plonges moins profond, plus tu consommes moins vite, ou le contraire, je sais plus. Mais le fait est que pour dépasser les 60mn, il faudrait probablement que je reste dans 5m d'eau pendant toute la plongée. Pour l'instant, avec une 15l, et dans une eau "normale" (dans ma propre acception du terme: comprends par là plus de 27°C), mes statistiques pour un profil de plongée classique (descente au plus profond, puis remontée progressive) c'est quelque chose du genre: - 20mn à 35m - 30mn à 25m - 40mn entre 15 et 20m - 50mn entre 10 et 15m - 60mn entre 5 et 10m max (ça ne m'est arrivé qu'une fois, sur un récif peu profond). Et tout ça, c'est dans des conditions normales, i.e. pas de stress particulier, ni de mise à l'eau particulièrement sportive, ni de courant. Si l'on ajoute l'un des facteurs que je viens de citer, c'est tout de suite 10 à 15mn en moins sur la durée totale de la plongée qui partent... Et ça, c'est aujourd'hui, avec plus de 50 plongées dans les palmes. Je te parle pas de mes débuts...
  22. Eh bien déjà, estime-toi heureuse: en ce qui me concerne, je n'ai jamais réussi à faire une plongée de plus de 60mn, quelle que soit la profondeur, y compris avec une 15l...
  23. Sur le site web de la Navy cité par Scubacastor, on lit également ceci dans la FAQ: Cela me semble tout à fait plausible. Que des dauphins et d'autres mammifères marins soient utilisés et entrainés à diverses tâches de défense par les américains, il n'y a aucun doute là dessus. Néanmoins, je ne vois pas comment on pourrait donner à un dauphin la faculté de distinguer les plongeurs "amis" des plongeurs "ennemis" , donc l'histoire des fléchettes empoisonnées, j'y crois pas trop
  24. jack_el_oso

    quoi penser?

    Il reste quelques mécanismes naturels qui permettent de limiter leur prolifération: le prochain au programme est, semble-t-il, une mutation du virus de la grippe aviaire.
  25. jack_el_oso

    quoi penser?

    Ouaich, j'en ai vu un bout aussi, c'était un exploit que d'aligner autant de c...eries par minute. Entre les "plongeurs" qui se parlent sous l'eau avec un détendeur en bouche, les grands blancs à 10m de la plage qui bouffent tout ce qui bouge... et les gars qui plongent en cage qui se font "bousculer" par les requins, et pour leur échapper, ne trouvent rien de mieux à faire que de se débarasser de tout leur matos (palmes comprises), et de sortir de la cage pour regagner le bateau à la nage, un par un, bien entendu en se faisant gober par un grand blanc à chaque fois... en passant par le gars resté sur le bateau qui tire sur les requins au... fusil à pompe. Je crois que le plus irresponsable, là dedans, ce sont les discours du personnage principal sur ces "monstres sanguinaires", ces "tueurs nés", qu'il faut éliminer à tout prix, par tous les moyens. Ah, j'ai failli oublier la séquence mémorable où il se débarrasse de plusieurs grands blancs en leur balançant des explosifs depuis un hélico. D'après vous, quelle serait les réactions si on passait, en prime time, sur une chaine nationale, un film où un gars tue à l'explosif et au fusil à pompe une autre espèce menacée... genre... des pandas ? C'est une super idée de film, ça: "L'Attaque des Pandas Géants Mutants". J'ironise, mais je suis quand même
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