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nanobulle

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À propos de nanobulle

  • Rang
    vieux plongeur

Informations personnelles

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    moniteur

La Plongée

  • Niveau en plongée
    BEES II
  • Professionnel de la plongée
    Non

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  1. OK, mais quelle est ta conclusion ? D'abord un fait : notre ami a parfaitement géré sa décompression avec les moyens de mesure et de calcul de l'époque. On aurait donc tendance à avaliser la méthode, d'autant plus que des incursions à l'air entre 70 et 85 m, il y en a eu des pelletés à l'époque pour des durées généralement inférieures (10 minutes), sans accident. Tu nous dit que maintenant on ne ferait plus comme cela, que l'on utiliserait des concepts modernes, des matériels différents, des gaz adaptés .... et ? Qui nous prouve que ce serait meilleur ? Meilleur que de pas avoir d'accident de décompression, c'est quoi ?
  2. Je vais revenir sur la « théorie de la plongée » et préciser ma position. Je maintiens que les connaissances théoriques enseignées à nos élèves et aux moniteurs actuellement dans la plongée française, sont le plus souvent déconnectées de la réalité de notre pratique et qu’en conséquence, elles constituent un frein à son développement. Que devraient-elles être ? Suffisantes et adaptées aux situations rencontrées, techniques, environnentales, etc., permettant de comprendre et d’analyser la manière dont nous pratiquons, mais jamais au grand jamais, elles ne doivent se substituer à la pratique. Elles doivent la magnifier. La question n’est pas nouvelle. Dans l’ancien temps, on passait directement du 1er échelon (niveau 2), au deuxième échelon (niveau 4) à l’issue d’un examen avec ses deux parties physique et théorique. On avait à l’époque d’excellents plongeurs, 1er échelon, qui réussissaient remarquablement les épreuves dans l’eau mais qui ne pouvaient obtenir leur brevet dans son intégralité, parce que les épreuves théoriques étaient pour eux un véritable casse-tête, un Olympe. Ils ne pouvaient donc pas évoluer dans la discipline en tant que plongeur, et pas accéder à un niveau nécessaire pour « enseigner » la plongée. Et pourtant nombre d’entre eux étaient des pédagogue de terrain remarquables. C’est pour cette raison que l’on a créé à l’époque le niveau 3, essentiellement pratique, pour s’excuser de ne pas les intégrer dans le corps prestigieux des enseignants, et de ne pas leur attribuer le N4. Car dans ces jours bénis, les N4 faisaient les baptêmes, jusqu’à ce que l’« On » décide que le baptême était un acte pédagogique, qu’il fallait le réserver, en mer, aux E3. La question qui se pose est : peut-on être un excellent plongeur, doublé d’une « bille » en théorie ? C’est une vraie question. Elle est fondamentale, et il faut sincèrement s’interroger sur les contenus théoriques de nos formations. D’autant plus que la physique, la chimie, la médecine, la physiologie, progressent dans leurs connaissances de notre activité, et que ce qui était enseigné il y a encore quelques années n’est plus aujourd’hui forcément valable. Je pense en particulier à la décompression et aux protocoles proposés dans les tables et ordinateurs. Pourquoi exiger de nos élèves, mais également des moniteurs des connaissances obsolètes ? Il faut donc recentrer les thèmes sur des besoins immédiats réels, simplifier les contenus et alléger nos exigences. À la limite, pour plonger doit-on même savoir lire, écrire (sans faute d’orthographe) compter, et manipuler sans problème la règle de 3 (produit en croix) ? Si vous répondez oui, alors vous rentrez dans la spirale de l’exclusion et de la discrimination. Dans le cas contraire, ne pourrait-on pas envisager la plongée comme une voie de remédiation contre ces carences culturelles et la considérer comme une approche pratique d’un enseignement citoyen ? Pour ceux qui ont passé leur MF1 en Occitanie, il y a un certain nombre d’années, un patron de centre FFESSM, prévenait ses stagiaires pédagogiques, on leur disant que leurs exposés devaient être compris par des « bergers des Causses ». Il avait raison.
  3. non Matt, tu n'as pas exagéré. A l'époque où les premières stabs nous sont parvenues en France, un certain nombre de caciques ont décidé qu'elles étaient dangereuses par rapport à la Fenzy. En effet, elles étaient gonflables par de petites cartouches de gaz carbonique. Or, on apprenait dans ces temps anciens, qu'en cas de panne d'air au fond, on avait la ressource de gonfler sa Fenzy avec la petite bouteille d'air (la grenade que l'on portait sur le ventre) et de respirer l'air de la bouée par le tuyau annelé. Imaginez que l'on fasse la même chose avec une stab gonflée au gaz carbonique. Donc exit les stabs, interdites aux examens, et encore plus aux baptêmes. Il faudra des années pour faire changer les mentalités. La décision avait été prise probablement pour des raison de protectionnisme économique, mais aussi parce que la Fenzy était le joyau de notre enseignement de haut niveau, et il n'était pas question que des étrangers viennent déflorer la plongée française, et abuser de sa pureté.
  4. Je suis totalement d'accord. C'est ainsi que PADI définit l'autonomie.
  5. Mon cher Robby 92, à la lecture de tes interventions, il nous faut conclure que ta marge de progression en plongée est encore vaste. Tu ne connais pas encore les essoufflements. Tu ne connais pas la plongée solo. Tu trouves que le vin rosé c’est du caca. Il me semble que tu devrais envisager un stage, non pas de formation continue, mais d’éducation dans notre belle Provence Si tu veux, on s’occupe avec CMDC (s’il est d’accord), de t’organiser un « stage de cave » entre Bandol et le Lavandou, en passant par Pierrefeu, avec pour objectif de t’enseigner à apprécier cette boisson divine, qu’est le rosé, lorsqu’il fait chaud. Je te promets des narcoses au frais, des essoufflements maitrisés en remontant les marches, des plaisirs célestes en faisant la sieste, et tout cela au sec, en parfaite sécurité. On assure. Ensuite tu pourras pratiquer seul.
  6. pas de problème pour lire tes travaux, tu me fais parvenir tes références en MP. Je t'enverrai en retour la liste de mes articles (publiés) qui concernent la thermodynamique, et la teneur de mes recherches actuelles. On pourra se battre à coup de titres universitaires en vase clos. Mais ce n'est pas cela qui intéresse nos amis plongeurs. Il me semble important de les informer le plus correctement, le plus honnêtement que possible sur les notions théoriques qui leur sont proposées. Bien souvent les calculs cachent une incompréhension des phénomènes. Ce qui est grave dans notre activité ce sont les certitudes. Pour ma part, je milite depuis nombre d'années pour une "simplification" de la théorie, pour se recentrer sur la pratique. Travaille bien sur tes gaz.
  7. clairement tu ne comprends pas grand chose au sujet. Si c'est ton travail, je crains le pire. Puis-je te suggérer de lire un peu de littérature, par exemple http://culturesciences.chimie.ens.fr/content/la-plongee-sous-marine-2-3-une-activite-hyperbare-745
  8. ça m'intéresse, tu ferais comment pour utiliser la relativité restreinte ? Tu peux m'envoyer en MP, si tu as peur de souler les foules. chers amis, j'avais un peu de temps, je me suis donc permis d'intervenir dans la discussion. pourquoi 20 minutes ? Tu remontes quand tu estimes que ton aventure est terminée, que tu en as plein les mirettes. Cela peut-être 5 minutes, 10, 15 ... peu importe. Je te donne un conseil, mets des potes sur le bateau, et laisse pendre des bouteilles de rosé tout autour, au frais. Comme tu es un cador tu sauras retrouver le bateau, le spectacle des bouteilles pendues est grandiose. Et après être sorti, dans l'allégresse générale, tu fais la fête.
  9. ce que tu écris n'est pas juste, et tu devrais reprendre tes cours. Le gaz parfait est un modèle de comportement du gaz caractérisé par son équation d'état PV= nRT. P est la pression, V le volume, n la quantité de gaz considéré, et T la température. C'est cette relation que nous utilisons sous la forme PV=constante. Rien n'oblige un gaz a avoir ce comportement. Cette relation en revanche permet aux physiciens de compléter leur panoplie d'équations pour décrire la réactivité chimique. Si on cherche à se faire une image d'un gaz qui serait parfait, ce serait un gaz à une pression nulle. Les particules (molécules, atomes) le constituant seraient infiniment éloignées les unes de autres. Mais P = 0 n'est pas une condition raisonnable pour faire de la plongée. Lorsqu'on augmente la pression, on rapproche les particules qui s'attirent. Cela à pour conséquence que pour une pression donnée, on va avoir une quantité supérieure de gaz que le ne suppose la loi des gaz parfaits. La compression est plus efficace. On augmente encore la pression, on rapproche encore les particules. Celles-ci vont alors se repousser. Pour une pression donnée on comprimera moins de gaz que ne le suppose la loi des gaz parfaits. Pour les fortes pressions, le gaz devient de moins en moins compressible. Qu'en est-il pour l'air ? Si on prend les données pour le diazote, le maximum de compressibilité se situe vers 150 bars. A 200 bars on retrouve grossièrement le comportement des gaz parfaits. A 300 bars par exemple, on comprime 10 % de moins de gaz qu'attendu. La question est : est-ce important. On va prendre un bi-bouteilles 2 fois 10 L gonflé à 150 bars et un mono 10 L gonflé à 300 bars. La loi des gaz parfaits dit que, dans les deux cas, l'on a la même quantité de gaz. En réalité, la quantité de gaz dans le bi est supérieure à celle contenue dans le mono. La différence est de 300 L Cela permet de faire un palier. C'est pour cette raison que les calculs prévisionnels de gestion de l'air en plongée doivent être manipulés avec prudence.
  10. non, non !!! pas pour faire de la photo, simplement pour plonger et se prendre totalement en charge, sans espérer l'intervention d'un éventuel binôme en cas de pépin ou d'inconfort. Je suis ce ceux qui demandent à ce que la plongée solo soit mise au programme de la plongée française, à tous les niveaux !!!!! Elle devrait être obligatoire dans la formation à l'autonomie. Dans cette situation tu es attentif à ton matériel, ton environnement, et tu imagines des solutions de recours s'il y a quelque chose qui ne se passe pas comme prévu. Tu apprends réellement à plonger. Dangereux ? même pas, car dans ces conditions tu es très prudent, et lorsque tu n'est plus sûr de toi, tu remontes, tu n'a rien à prouver. Je te souhaite, une belle plongée profonde seul. si je comprends bien tu as besoin d'un personnel médical à disposition pour plonger au cas où tu aurais des problèmes. Prends un moniteur ! Salut CMDC .... j'ai vécu, je comprends ... j'en ai encore des cauchemars.
  11. j'ai déjà tâté le côté obscur. J'ai bien aimé les impressions Mais cela me gonfle de passer 1 h (au moins) avant pour préparer mon matériel et 1 h après (au moins) pour le nettoyer. Trop long, trop compliqué A+
  12. as-tu déjà vu un véritable essoufflement, un gros comme celui qu'évoque CMDC, il n'y a pas de signe dédié, mais simplement une furieuse envie de remonter du plongeur jusqu'à lâcher son embout pour pouvoir respirer, en palmant vers la surface. Et toi moniteur que fais-tu ? Ce que tu peux pour l'empêcher de remonter, lui remettre son détendeur en bouche, qu'il recrache, pour lui bloquer le détendeur en bouche, pour gérer ta propre remontée, celle de ta palanquée, etc... L'essoufflement est à mon sens ce qu'il y a de pire qui puisse nous arriver en encadrement car tu tentes de gérer l'ingérable, la panique. Ceux qui ont connu cette situation (moniteur, plongeur) te diront que les gestes conventionnels de l'examen sont inutiles. Tu agis avec ce que tu as, tes tripes, ton expérience, tes capacités physiques, ....et tu brûles un cierge en arrivant, lorsque ça s'est bien passé. qu'est-ce que tu appelles la ligne de risque acceptable ?
  13. ben non quelle obligation ? Tu fais ce que tu veux c'est parce que tu ne nages pas assez vite. Recommence
  14. Quand je lis cette discussion, j’en apprends de bien bonnes, ce qui est un moyen de se recycler. Pour nombre d’intervenants, il est indispensable de savoir planifier sa plongée, à partir de paramètres choisis en surface. Si j’ai bien compris, cela conduit à prévoir sa consommation de gaz pendant l’immersion afin de ne pas se trouver à sec … dans l’eau. Les calculs sont basés sur des gaz respiratoires qui obéissent au comportement des gaz parfaits, ce qui n’est pas juste, un débit ventilatoire constant ce qui n’est jamais le cas, une profondeur supposée qui peut être différente de celle réellement rencontrée, une température du milieu bien évidemment constante, ce qui est rare, etc.. Résultat, je doute de la pertinence et de l'intérêt de ce genre de calcul. Par ailleurs, les résultats vont être pris en compte dans les paramètres de plongée et traités par l’ordinateur qui va proposer des conditions de remontée. Tout le monde sait actuellement que les procédures proposées par les tables et ordinateurs ne permettent pas d’éviter forcément un accident de décompression. Et la planification dans tout cela ? Je n’ai donc pas envie de me recycler, tout au moins de cette manière. Je continuerai de plonger peu profond pour des durées raisonnables (courbe de sécurité) pour voir quelque chose ou simplement ressentir le milieu. Actuellement une 12 L me suffit amplement, je me demande si je ne vais pas essayer une 10 L.
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