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nanobulle

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À propos de nanobulle

  • Rang
    vieux plongeur

Informations personnelles

  • Localisation
    Var
  • Profession
    moniteur

La Plongée

  • Niveau en plongée
    BEES II
  • Professionnel de la plongée
    Non

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  1. j'ai parlé du "QCM" dans le sens de BERNY, c'est à dire un outil pour savoir si le message était passé ou pas. Ce QCM n'est pas noté. Il est la base éventuellement d'une remédiation. Ce qui diffère avec la conception du cours théorique que nous avons, c'est que c'est l'occasion de mobiliser les élèves afin de leur faire passer des messages sur PADI, ses formations, et surtout sur le magasin où se déroule la séance. On y parle du matériel que l'on peut acheter, (louer), les voyages que l'on peut faire, toujours en relation avec la formation théorique. Je me souviens aux USA que la salle de cours était au fond du magasin et que pour y aller et en revenir on passait par tous les rayons.
  2. nanobulle

    plongée solo

    en faisant une RSE ?
  3. Telle qu’elle est conçue traditionnellement en France, particulièrement pour les niveaux supérieurs, (N4, moniteurs), la théorie est souvent un écueil pour nombre de plongeurs, ce qui les limite dans leur progression. Le problème n’est pas nouveau. Rappelons que le niveau 3 a été créé, à l’origine comme un lot de de consolation pour ceux, 1er échelon, (niveau 2) qui n’arrivaient à obtenir le 2ème échelon (niveau 4), rebutés par les exigences théoriques de l’examen. On peut se demander pourquoi il en est ainsi. La complexité de notre pratique ? Oui, sans doute mais cela n’explique pas tout. Comme plusieurs l’ont dit ici une description des phénomènes associée à la pratique suffit largement pour comprendre ce qui se passe : « tu gonfles ça monte, tu dégonfles ça descend », pas besoin de lois, de calculs, des rappels historiques… que des faits. De plus, pour tout ce qui est gestion de la plongée à l’air et à d’autres gaz, nous sommes assistés par des ordinateurs. Lire un ordinateur de voiture, lire son téléphone, et voyager dans les différents programmes est une opération que savent faire la plupart des gens actuellement sans être pour cela des informaticiens. Je prétends que cette exigence théorique est infondée. Elle est le plus souvent imposée par des encadrants en ont bavé pour comprendre comment se sortir des pièges de la théorie, et obtenir leur examen. Ils ne conçoivent pas ne pas être respectés et admirés pour cette performance. « J’en ai chié ! à vous maintenant ». Pas mal d’instructeurs, au moment où les tables GERS 65 ont été remplacées par les MN90 se sont sentis spoliés. On leur avait volé leur trésor. Ils ne pouvaient plus gonfler les stagiaires avec les techniques de calcul de la majoration avec la réglette mobile. Si on dit à ces personnes, que leur bagage théorique, ou ce qu’il en reste plusieurs années après, ne sert à rien, c’est comme leur dire qu’eux même ne servent à rien. Donc on exige de la « théorie », c’est-à-dire le plus souvent des calculs sophistiqués, sur des bases approximatives, qui n’ont pas de réalité physique. Le cas évoqué par « Gérard91 », des clubs universitaires est totalement différent. Là, la théorie est parfois un show présenté par des enseignants spécialistes en la matière qui se font plaisir d’appliquer ce qu’ils savent à la plongée. À quoi peuvent servir les cours théoriques ? Je rejoins « jeancri 25 » et « autrichon gris », lorsqu’ils écrivent que ceux-ci sont indispensables lorsqu’ils sont perçus comme des moments de convivialité. Le contenu des cours importe peu. C’est l’occasion d’être réunis. Sur le même sujet, il faut évoquer les cours théoriques très complets donnés par PADI pour obtenir, ne serait-ce que le premier niveau. Ils sont conçus différemment des nôtres dans le sens où l’objectif est de faire comprendre à l’élève un certain nombre de phénomènes. On vérifie en proposant un QCM que le message est passé. Ce n’est pas une évaluation. S’il n’est pas passé, alors le moniteur reprend individuellement l’élève, jusqu’à ce qu’il comprenne. Ces cours théoriques sont vastes. Leur but essentiel est de mobiliser les élèves pendant plusieurs heures pour leur parler de la plongée bien entendu, mais surtout de PADI, des formations qu’ils pourraient envisager, des voyages qu’ils pourraient faire et du matériel qu’ils pourraient acheter. C’est une opération commerciale.
  4. Par théorie, je m’entends, il ne s’agit pas de ne rien connaître à la discipline, mais de ne pas passer des heures à écrire des équations au tableau, par exemple pour décrire comment on fait de l’eau tiède. « Tu prends de l’eau chaude, tu prends de l’eau froide tu mélanges. Si c’est trop chaud tu rajoute de l’eau froide, et ainsi de suite. » Faut rester simple. La question est : qu’avons-nous besoin de savoir pour plonger ? Connaître la galerie de nos glorieux ancêtres, Archimède, Boyle, Mariotte, Henry, Haldane, etc. ? Peut-on admettre qu’une personne qui ne sait ni lire, ni écrire, ni compter plonge et accède à des niveaux ? Actuellement, les rapports de l’OCDE (rapport PISA), montrent le caractère inégalitaire de l’enseignement en France. Doit-on admettre que la plongée en soit une image ?
  5. Mon cher CMDC, ta dernière intervention m’a laissé pantois. Tu fais la différence entre « écologiste » et « écologue ». Comme je ne savais pas, je suis passé chez notre ami Wiki. Il dit que le suffixe « -iste » désigne les personnes partisanes d’une doctrine ou d’un courant (les impressionnistes, les créationnistes…) ou agent d’une action (un oculiste, un pianiste…). Ce suffixe donne au mot un aspect propagandiste. Un écologiste milite pour protéger l’écologie. Alors que « logue » désigne un spécialiste scientifique qui travaille dans le domaine, et qui utilise un type de discours adapté à cette profession. Ainsi le métier d'écologue consiste à étudier et rapporter les relations entre les organismes et le monde environnant. Un « écologue » travaille dans l'écologie, mais ne doit pas être confondu avec un « écologiste », qui milite pour protéger l'écologie. Tu te réfères donc la rigueur scientifique des spécialistes de l’écologie, et tu ne suis pas aveuglément un discours militant plus ou moins fondé. Est-ce cela que tu voulais dire ? Si c'est cela, c'est bien et je suis donc comme toi, écologue. Du coup j’ai cherché d’autres exemples. Certains ne posent pas de problème comme « ophtalmologue » et « ophtalmologiste », qui sont strictement identiques et interchangeables. En revanche, on connait « proctologue ». Je me suis demandé ce que pourrait signifier « proctologiste ».
  6. Le Dr Mathieu Coulange présentera le vendredi 10 janvier à 15 h au Salon de la plongée à Paris, une conférence sur les « bienfaits de la plongée » où il présentera ses travaux sur le stress-posttraumatique http://www.salon-de-la-plongee.com/fr/animations/fiche-animations/1413/2504.html
  7. Un bref compte rendu de cette réunion. Les sujets traités étaient intéressants, bien présentés et chacun a pu, au travers des exposés et des questions, améliorer sa culture. Deux interventions se sont détachées. Celle de R. Stanton qui a dirigé les plongeurs-spéléos qui sont allés rechercher une dizaine de gamins, coincés dans une grotte en Thaïlande par une montée des eaux. Les petits faisaient partie d’une équipe locale de football. Ils avaient décidé d’aller explorer une cavité de la région. Les pluies ont transformé l’endroit en un piège, l’eau est montée, interdisant tout retour. Les plongeurs les ont rejoints après 9 jours d’attente, dans le noir et sans manger. Le récit du sauvetage, les conditions dans lequel celui-ci a été réalisé, a donné des frissons dans le dos de toute l’assemblée. Nous avons écouté des spécialistes et des humanistes. J’espère qu’ils ont ressenti toute notre admiration. L’autre exposé plus franco-français, a été présenté par le Dr Di Méglio qui a fait part des travaux de la FFESSM concernant la formation des moniteurs pour intervenir en « Sport-Santé » et en « Sport sur ordonnance ». On sait depuis plusieurs années que le sport « sans médicament » est un leitmotiv de nos gouvernants. « Vivez vieux et en bonne santé », « le sport vous aidera physiquement et moralement » à vous réinsérer dans votre milieux proche, dans la société, dans votre travail, etc. Les travaux du Dr. Coulange sur le stress post-traumatique sont précurseurs dans le domaine. OK pas de problème, on est tous convaincus du bienfondé de ces démarches. On imagine même leurs conséquences. Puis-je envisager que mon médecin me prescrive vingt séances de plongée, pour différentes raison ? Mais qui paie le moniteur ? Qui paie la structure ? Qui finance mes déplacements ? La sécurité sociale ? Pour l’instant ce point n’est pas clair. Actuellement, il semble que c’est le « demandeur » qui paie, mais que différentes mutuelles accepteraient de financer ces « traitements » Plusieurs réunions, au niveau de l’État, doivent se tenir prochainement sur ce sujet et donner des réponses.
  8. je pense que l'on peut très bien plonger ... et plonger très bien ... sans connaître Bülmann et Spencer.
  9. Je parle de duperie car cette « étude » n’était pas sans arrière-pensée chez les participants. Elle a, par exemple, permis de justifier la création de la « randonnée subaquatique », dont la surveillance en structure commerciale, nécessite la présence d’un BPJeps « plongée subaquatique option sans scaphandre », c’est-à-dire d’un diplômé d’État. Cette activité devait sauver la profession, faire de nouveaux riches, tirer vers l’excellence notre activité. C’est sur cette étude que s’est forgée la réforme des brevets professionnels (BP, DE, DES), avec un « BP plongée » inemployable, un DE élitiste qu’il a fallu modifier dans l’urgence pour répondre à la demande de la profession, et un DES qui n’a pas vu le jour. Quant au nombre de plongeurs qui fréquentent nos structures bénévoles et professionnelles je « croise mon regard » avec ceux de Scubaphil et de plongeurSDF.
  10. Merci plongeur SDF, mais il faut avoir conscience que l’étude de 2005 du Ministère des Sports est une duperie. À part ceux de la FFESSM, les chiffres reportés sont approximatifs. Ce n’est pas moi qui le dit mais Hervé SAVY Délégué à l’Emploi et aux Formations MJSVA dans son introduction : « La méthodologie de ce travail ne prétend pas être scientifique. S’il fallait faire une analogie, elle serait plutôt de type médical, c’est un « diagnostic », mélange de connaissances avérées acquises progressivement et antérieurement, d’hypothèses et d’intuitions. Cette méthode est fondée sur le « regard croisé des experts ». On peut faire l’hypothèse qu’il est plus crédible que celui de « monsieur tout le monde », car ces experts disposent de l’expérience et de la distance nécessaire. Il n’est pas pour autant unanime, et c’est normal. Cela s’observe aussi en médecine. Bien que réalisées et publiées à l’initiative du MJSVA, les chiffres et données présentées ne constituent en aucune manière des éléments validés par ses soins. Ce sont ceux sur lesquels s’entendent en général les membres du groupe de travail. Pour l’essentiel « partagé », ce diagnostic n’est néanmoins pas fondé sur une « pensée unique », et, sur certains points il est fait mention de différences d’approches » On admirera la nécessité d’un « regard croisé d’experts » pour avoir une « vision claire » de la situation.
  11. Le fait qu’un boulanger puisse être un philosophe me ravit. Cela prouve qu’avant d’être un individu reconnu pour ce qu’il fait, il est une personne, avec sa richesse culturelle, sa place dans la société, qu’il est un citoyen à part entière avec sa liberté de penser et de créer. Il pourrait être un politique, ou encore un poète. Un boulanger qui rimaille ? Souvenons-nous de la pièce d’Edmond Rostand, « Cyrano de Bergerac », où Ragueneau, le boulanger intervient dans sa cuisine et conseille ses apprentis RAGUENEAU, devant la cheminée. « Ma Muse, éloigne-toi, pour que tes yeux charmants N’aillent pas se rougir au feu de ces sarments ! (À un pâtissier, lui montrant des pains.) Vous avez mal placé la fente de ces miches. Au milieu la césure, – entre les hémistiches ! (À un autre, lui montrant un pâté inachevé.) À ce palais de croûte, il faut, vous, mettre un toit... (À un jeune apprenti, qui, assis par terre, embroche des volailles.) Et toi, sur cette broche interminable, toi, Le modeste poulet et la dinde superbe, Alterne-les, mon fils, comme le vieux Malherbe Alternait les grands vers avec les plus petits, Et fais tourner au feu des strophes de rôtis » Évidemment, ce genre de texte présenté à « KFC », ou à « Mac Do » a peu de chance de soulever l’enthousiasme des foules. Tu dis « Une chose est claire, cependant, le pragmatisme très anglo-saxon serait un brin secoué par un prof de plongée qui arriverait en annonçant son désir de transformer les pauvres individus de son cours d'êtres aériens en êtres sous-marins... Mais bon, on a récemment légalisé la marijuana, alors on va peut-être y arriver sous peu » Et bien, chiche, secouons ! Soyons fiers de ce que nous véhiculons. Évangélisons les « tribus » lointaines soumises au « fétichisme marchand » (K. Marx). Chez nous la "culture "est une drogue gratuite. Nicolas, nous attendons que tu rejoignes nos rangs.
  12. moi aussi, mais peut-être sans les hommes.
  13. Mon cher Nicolas, il n’est nul besoin de polémiquer et de s’insulter pour avancer dans la pensée et l’analyse. Essayons au contraire de nous enrichir réciproquement. Ayant une culture PADI (j’ai passé mon OWSI en 1985), je situe tout à fait là, où tu coinces. L’approche de PADI, comme je l’ai déjà expliqué à nos amis français imbibé de culture fédérale, a pour objectif l’efficacité du geste afin de former très rapidement des « plongeurs consommateurs », et ceci dans la plus grande sécurité. L’objectif de PADI est de créer des plongeurs autonomes, affamés de matériel, de voyages, mais aussi de formations, etc. Lorsque je travaillais pour PADI, aux USA, je le faisais dans un magasin, associé à une agence de voyage. Ma vie d’enseignant était simple. Je me posais peu de question. Pour chaque séance, parfaitement organisée, j’accomplissais les gestes normalisés et très rapidement j’obtenais chez les élèves les réponses attendues. Les plongeurs que je formais étaient techniquement irréprochables pour des plongées à 18 m, en autonomie en mer. Mais étaient-ce des « plongeurs », au sens où nous l’entendons ? Chez nous, héritage de notre vision culturelle, le sport, donc la plongée, est un vecteur d’enrichissement et de transformation de l’individu au sein de la société. Il en est de même de la culture, des arts. Nous ne sommes pas des instructeurs mais des « éducateurs ». Il en résulte que, dans la pratique sportive, nous n’enseignons pas des gestes, mais que nous plaçons nos élèves dans des situations sous contraintes auxquelles ils doivent apporter des réponses adaptées. Nous recherchons des modifications de comportement. Notre rôle n’est pas de montrer aux élèves ce qu’ils doivent faire mais de les amener à trouver une réponse adaptée aux contraintes imposées. Pour la plongée, notre but est de transformer des individus « aériens » en « êtres sous-marins ». À ce point de la discussion, il est pertinent de poser la question : Qu’est-ce qu’un « bon plongeur » ? Un individu qui sait refaire les gestes qu’il a appris ? On bien, un individu qui, à une contrainte donnée, va disposer de toute une panoplie de réponses et qui en choisira une, la bonne, la sienne. En gros, ce qui nous différencie, c’est que tu réfléchis uniquement dans le cadre de PADI, et que nous, nous abordons la formation des plongeurs, dans une réflexion humaniste basé sur l’importance du sport dans la société. Les deux sont-elles incompatibles ? Je ne le pense pas, car ayant eu à enseigner PADI, quelques année en France dans des structures professionnelles, j’ai toujours utilisé nos approches éducatives. En revanche les élèves étaient jugés selon le standards PADI. Cela marchait remarquablement bien. Si je puis me permettre un conseil, Nicolas, c’est de venir encadrer chez nous, si tes diplômes te le permettent ou simplement de venir voir comment cela se passe. Dans ce cas, il te faudra choisir ton école avec discernement, car je ne suis pas persuadé que toutes ont une vision claire de ce que devrait être l’enseignement dans une « École Française de Plongée », issue des réflexions éducatives de Jean Zay (Front populaire), et mises en place par le CNR (Conseil National de la Résistance). En attendant, tu devrais lire des documents sur l’enseignement du sport en France, et pour ce qui concerne la plongée, je te suggère les ouvrages de Jean-Pierre Malamas, fortement inspirés par les travaux pionniers de la FSGT (en particulier les stages Maurice Baquet). Qu’en penses-tu ? On se querelle, ou on bâtit ?
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