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nanobulle

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Everything posted by nanobulle

  1. J’ai lancé cette discussion, en parallèle de celle sur la décompression, parce qu’elles sont indissociables. En 2011, le Ministère du Travail décrète que les moniteurs de plongée sont des travailleurs hyperbares. Mais, il envisage pour notre métier des conditions d’intervention dérogatoires de manière à se caler sur le Code du Sport, (article 8). Si bien que, depuis cette époque, nous trainons un statut professionnel bâtard. - Nous ne sommes pas classés, comme peuvent l’être les autres travailleurs hyperbares - Nos espaces de travail correspondent à ceux du CDS, avec des plongées à l’air jusqu’à 60 m, alors que ce gaz est interdit à plus de 50 m, sauf cas exceptionnels pour tous les autres collègues - Et surtout, et on en revient à la décompression, nos protocoles de remontée ne sont pas gravés dans le marbre, de même que le nombre de plongées par jour, les périodes de repos, etc. Oui, il y a de quoi avoir peur lorsqu’on est moniteur. Peur juridiquement, car le plus souvent nos responsabilités associées à nos diplômes d’État font que nous sommes DP. C’est-à-dire « Dieu le Père », chargé de la sécurité de la plongée pour soi et pour les autres. Le fusible à tout faire, celui qui va sauter immédiatement en cas d’incident. Le Code du Travail ne le prévoit pas. Peur, pour soi-même, car lorsqu’on est moniteur, on ne plonge pas par loisir, mais dans le cadre d’un travail, à des profondeurs, pour des durées qui sont fixées par les envies de la clientèle et la rentabilité de l’entreprise. Quelles tables devons-nous utiliser ? Que valent alors les petits arrangements avec les ordinateurs dont on parle dans l’autre fil sur la décompression (plonger au Nitrox avec ordi à l’air, durcissement, etc.), surtout quand on en est à la quatrième plongée de la journée et qu’on vous annonce qu’il y a un car de touristes qui attend pour les baptêmes. Et même si ça passe un jour, comment être certain du lendemain. Tout cela pour dire que les moniteurs ont raison d’avoir peur. Quant aux salaires, ils sont ridiculement bas. Mais même s’ils étaient hauts, ou simplement convenables, cela ne retirerait en rien l’insécurité du travail des moniteurs. Ils sont en capacité de faire jouer leur « droit de retrait ».
  2. Ce soir, il passe un excellent film à la télé sur Arte : « le salaire de la peur ». Je le dédie à tous les copains moniteurs de plongée qui connaissent « la peur sans le salaire ».
  3. Et si, après une courte nuit de bamboche arrosée et améliorée, plusieurs plongées dans la journée, un paquet de clopes, ça passe…… Que dira-t-on ? « Non –accident immérité » ? Je n’aime pas le terme « immérité », car cela laisse supposer que c’est de la faute du plongeur qui n’a pas tout fait pour que ça marche et qui a pris délibérément des risques. La réalité est plus simple. On constate que certains plongeurs développent des ADD en respectant les indications des tables (ordinateur), en ayant une vie tout à fait ordinaire. Pourquoi ? Parce qu’à un moment donné, notre comportement s’écarte de celui pris en compte par les algorithmes. Cela peut-être pour mille raisons, dont certaines sont ignorées (FOP) du plongeur, mais qui pour la plupart ne sont pas identifiées. Nous ne sommes pas égaux face à la décompression. « Chéri, on ne tronche pas pendant 3 jours parce que je fais une profonde. J’ai peur pour ma courbe de sécurité, même en durcissant l’ordinateur. En plus je ne bois que de l’eau, je me couche tôt, je lis Mickey. Et tu me parles avec douceur. Comment ça ce n’est pas des vacances ? Comment ça tu vas voir ailleurs ?»
  4. oui sans aucun doute la recherche sur la décompression progresse, et ce qui est important, en abordant le sujet par différentes voies en physique, en physiologie, en génétique, etc. Pour le moment, on est loin de comprendre ce qui se passe réellement dans l'organisme d'un individu. Effectivement, les résultats de ces études ne sont pas pris en compte par les concepteurs des algorithmes....mais comment pourrait-il en être autrement ?
  5. Désolé pour ma formulation initiale « un peu brouillonne » et surtout imprécise, remarquée par Typhon, mais j’ai en fait utilisé une intervention de Nicolas Dugay, « Non, comme les procédures de déco découlent de la science, il y a MOINS d'ADD dans le respect des dites procédures ». Comme je ne comprenais pas le sens que Nicolas donnait à « Science », j’aurais aimé en discuter, mais le fil a été rompu. C’est la raison pour laquelle j’ai relancé le sujet. L’analyse de Typhon est pertinente. Ma position est très proche de celle exprimée par Jeff, et je vais la préciser. Force est de constater que les recherches sur la modélisation du comportement des plongeurs lors de la décompression (tables, protocoles de remontée, etc.) et celles qui concernent une meilleure connaissance des phénomènes physiologiques, physiques, etc. survenant pendant les décompressions, appartiennent à deux domaines disjoints. La première relève de l’observation et des statistiques. La seconde emprunte les chemins classiques utilisés en physique, dans les études médicales, en physiologie, etc. Les deux sont respectables. Pour se rendre compte de la situation, je permets de vous présenter une bibliographie rapide (et probablement incomplète) accessible, de la recherche fondamentale et appliquée concernant l’origine des ADD. Cela va nous permettre de nous interroger sur notre pratique et de répondre à la question : les aspects évoqués sont-ils pris en compte dans les protocoles de décompression. L’époque où on comparait un plongeur qui remonte, à une bouteille de champagne dont on a fait sauter le bouchon, est révolue. On abandonne aujourd’hui, l’idée mécanique de la bulle qui se forme et qui entrave la libre circulation, en un point du circuit sanguin, empêchant le dioxygène d’accéder à certains tissus. Le phénomène est beaucoup plus complexe. Pendant la décompression, qu’il y ait formation d’agrégats gazeux dans l’organisme, c’est probable, mais on n’en connait ni les formes, ni les tailles, ni leur localisation (à la surface des tissus, ou en solution), encore moins leurs propriétés physico-chimiques, et comportements sachant de plus, que ceux-ci peuvent varier d’un individu à l’autre. La prise de conscience de cette situation, s’est sans doute produite, il y a une dizaine d’années lorsque des physiciens se sont intéressés aux propriétés des solutions aqueuses sursaturées de gaz, et aux bulles présentes en solution. En 2010, il a été montré que des solutions aqueuses de diazote, avec une concentration 30 fois celles de l’équilibre de Henry, (taux de sursaturation égal 30), étaient stables plusieurs semaines, avec des bulles d’un rayon égal à 50 nm (nm = nanomètres). https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0009250909007052 Depuis, il a été préparé, en laboratoire des solutions de dihydrogène avec des taux de sursaturation de l’ordre de 300, stables également dans le temps. Contrairement à l’idée reçue, les solutions sursaturées en gaz sont stables (plus de 2 semaines), et n’évoluent pas spontanément vers l’équilibre de Henry. S’il en est ainsi, sachant que toute décompression débute forcément par la formation de milieux sursaturés, on s’interroge sur le devenir des gaz contenus dans notre organisme pendant la remontée, une fois la plongée terminée, d’une plongée à l’autre, d’un jour à l’autre. Cette propriété n’est pas sans conséquence. Récemment, il a été montré qu’une augmentation de la pression ambiante sur une solution sursaturée, avait pour conséquence une augmentation de la taille des bulles et non pas une diminution comme on pouvait s’y attendre. La loi de Mariotte ne s’applique pas sur ces « bulles ». https://hal.sorbonne-universite.fr/hal-02281737 Ce résultat pose le problème de la pertinence des tables thérapeutiques utilisées dans les caissons hyperbares. Le fait que les « bulles » ne soient pas des objets parfaitement définis dans l’organisme pose également le problème de leur suivi par les techniques Doppler. Qu’est-ce que l’on compte ? Qu’est-ce que l’on suit ? On sait parfaitement que des plongeurs avec des taux importants de bulles, peuvent très bien supporter leur situation, alors que d’autres avec quelques bulles qui grésillent à peine, vont développer un ADD. Que valent les mesures Doppler au point de vue prévisionnel ? Cela demande à être précisé et surtout compris. Les recherches dans le domaine de la décompression sont vastes et concernent de nombreux domaines. Des travaux actuels concernent les moyens d’éviter les ADD par des techniques de pré-conditionnement https://www.ingentaconnect.com/content/asma/amhp/2017/00000088/00000002/art00008;jsessionid=f7regs0fhq384.x-ic-live-03, ou bien par la prise de médicaments, https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6050390/pdf/fphys-09-00906.pdf L’origine génétique des ADD est évoquée dans certains travaux (sur les rats), https://europepmc.org/abstract/med/28731987 La présence de gaz intestinaux pourrait ne pas être étrangère à l’apparition d’un accident de décompression Certains chercheurs attribuent aux nano-bulles « posées » sur les tissus hydrophobes, l’origine de la formation de « grosses » bulles dans l’organisme. À ce titre l’article de J.P. Imbert, est une excellente mise au point sur le sujet. https://www.frontiersin.org/articles/10.3389/fphys.2019.00807/full Etc. Alors qu’en conclure ? Que tous ces aspects de la recherche fondamentale et appliquée sur l’apparition des ADD que nous venons d’évoquer, ne sont pas pris en compte, actuellement, par les modèles de décompression, et cela n’a rien d’étonnant. Le problème est de faire la liaison entre « connaissances » et « modélisation » pour une population, pour un individu, ce que l’on ne sait pas faire. Un jour peut-être ? Pour l’instant il me semble qu’il faut rester prudent avec les modèles qu’on nous propose. En 1986, A. Bühlmann faisait la remarque suivante sur « le fondement des tables zurichoises de décompression à l’air ». « Le plongeur critique sait qu’une bonne table de décompression pour la plupart des usagers, et des diverses situations, est une recette efficace mais que même, la meilleure formule ne pourra offrir une garantie de 100%. » Ceci est toujours vrai. 80% des accidentés de décompression accueillis dans nos caissons, ont respecté scrupuleusement les indications de leur ordinateur (Dr. Pierre Louge 30 mars 2018, première Journée Nationale sur la « Prévention des accidents de plongée »)
  6. merci pour cette analyse remarquable qui aborde différents aspects de la décompression. C'est une excellente base de discussion. Désolé si je n'ai pas été clair dans mon intervention initiale.
  7. Dans une autre discussion, le problème de la justification des procédures de remontée par la « Science » a été évoqué. Comme cette réflexion a été éteinte, je vous propose de reprendre la discussion sur le fond et de se poser la question : les procédures de décompression actuelles avec toute leur « modernité », (multi-gaz, ordinateur, normes de composition des gaz, etc.) sont-elles « meilleures » que celles proposées par Haldane en 1908, ou encore celles que nous utilisions dans les années 70-90 (GERS 65, COMEX, Bülmann) Nicolas Dugay, répond que les procédures ont été améliorées grâce à la « Science », ce qui suppose un lien direct entre "connaissance des phénomènes qui accompagnent la décompression", et "modélisation des comportements". Je ne suis pas persuadé que ce lien existe. Qu’en pensez-vous ?
  8. C’est l’automne. Les feuilles mortes, comme les discussions censurées, se ramassent à la pelle. Anastasie s’éclate en ce moment. Il faut dire qu’il y a de quoi … ces derniers temps, les attaques personnelles ont souvent remplacé les débats d’idée. C’est regrettable. On va tous se retrouver dans le bac à sable, à discuter entre nous et avec les anciens.
  9. Je rappelle que nous pouvons guider vos choix dans la visite de Caves, de particulièrement dans le Var. L’activité est partagée, hommes et femmes. Les débutants sont acceptés. Venez comme vous êtes. Repartez comme vous serez.
  10. OK, mais quelle est ta conclusion ? D'abord un fait : notre ami a parfaitement géré sa décompression avec les moyens de mesure et de calcul de l'époque. On aurait donc tendance à avaliser la méthode, d'autant plus que des incursions à l'air entre 70 et 85 m, il y en a eu des pelletés à l'époque pour des durées généralement inférieures (10 minutes), sans accident. Tu nous dit que maintenant on ne ferait plus comme cela, que l'on utiliserait des concepts modernes, des matériels différents, des gaz adaptés .... et ? Qui nous prouve que ce serait meilleur ? Meilleur que de pas avoir d'accident de décompression, c'est quoi ?
  11. Je vais revenir sur la « théorie de la plongée » et préciser ma position. Je maintiens que les connaissances théoriques enseignées à nos élèves et aux moniteurs actuellement dans la plongée française, sont le plus souvent déconnectées de la réalité de notre pratique et qu’en conséquence, elles constituent un frein à son développement. Que devraient-elles être ? Suffisantes et adaptées aux situations rencontrées, techniques, environnentales, etc., permettant de comprendre et d’analyser la manière dont nous pratiquons, mais jamais au grand jamais, elles ne doivent se substituer à la pratique. Elles doivent la magnifier. La question n’est pas nouvelle. Dans l’ancien temps, on passait directement du 1er échelon (niveau 2), au deuxième échelon (niveau 4) à l’issue d’un examen avec ses deux parties physique et théorique. On avait à l’époque d’excellents plongeurs, 1er échelon, qui réussissaient remarquablement les épreuves dans l’eau mais qui ne pouvaient obtenir leur brevet dans son intégralité, parce que les épreuves théoriques étaient pour eux un véritable casse-tête, un Olympe. Ils ne pouvaient donc pas évoluer dans la discipline en tant que plongeur, et pas accéder à un niveau nécessaire pour « enseigner » la plongée. Et pourtant nombre d’entre eux étaient des pédagogue de terrain remarquables. C’est pour cette raison que l’on a créé à l’époque le niveau 3, essentiellement pratique, pour s’excuser de ne pas les intégrer dans le corps prestigieux des enseignants, et de ne pas leur attribuer le N4. Car dans ces jours bénis, les N4 faisaient les baptêmes, jusqu’à ce que l’« On » décide que le baptême était un acte pédagogique, qu’il fallait le réserver, en mer, aux E3. La question qui se pose est : peut-on être un excellent plongeur, doublé d’une « bille » en théorie ? C’est une vraie question. Elle est fondamentale, et il faut sincèrement s’interroger sur les contenus théoriques de nos formations. D’autant plus que la physique, la chimie, la médecine, la physiologie, progressent dans leurs connaissances de notre activité, et que ce qui était enseigné il y a encore quelques années n’est plus aujourd’hui forcément valable. Je pense en particulier à la décompression et aux protocoles proposés dans les tables et ordinateurs. Pourquoi exiger de nos élèves, mais également des moniteurs des connaissances obsolètes ? Il faut donc recentrer les thèmes sur des besoins immédiats réels, simplifier les contenus et alléger nos exigences. À la limite, pour plonger doit-on même savoir lire, écrire (sans faute d’orthographe) compter, et manipuler sans problème la règle de 3 (produit en croix) ? Si vous répondez oui, alors vous rentrez dans la spirale de l’exclusion et de la discrimination. Dans le cas contraire, ne pourrait-on pas envisager la plongée comme une voie de remédiation contre ces carences culturelles et la considérer comme une approche pratique d’un enseignement citoyen ? Pour ceux qui ont passé leur MF1 en Occitanie, il y a un certain nombre d’années, un patron de centre FFESSM, prévenait ses stagiaires pédagogiques, on leur disant que leurs exposés devaient être compris par des « bergers des Causses ». Il avait raison.
  12. non Matt, tu n'as pas exagéré. A l'époque où les premières stabs nous sont parvenues en France, un certain nombre de caciques ont décidé qu'elles étaient dangereuses par rapport à la Fenzy. En effet, elles étaient gonflables par de petites cartouches de gaz carbonique. Or, on apprenait dans ces temps anciens, qu'en cas de panne d'air au fond, on avait la ressource de gonfler sa Fenzy avec la petite bouteille d'air (la grenade que l'on portait sur le ventre) et de respirer l'air de la bouée par le tuyau annelé. Imaginez que l'on fasse la même chose avec une stab gonflée au gaz carbonique. Donc exit les stabs, interdites aux examens, et encore plus aux baptêmes. Il faudra des années pour faire changer les mentalités. La décision avait été prise probablement pour des raison de protectionnisme économique, mais aussi parce que la Fenzy était le joyau de notre enseignement de haut niveau, et il n'était pas question que des étrangers viennent déflorer la plongée française, et abuser de sa pureté.
  13. Je suis totalement d'accord. C'est ainsi que PADI définit l'autonomie.
  14. Mon cher Robby 92, à la lecture de tes interventions, il nous faut conclure que ta marge de progression en plongée est encore vaste. Tu ne connais pas encore les essoufflements. Tu ne connais pas la plongée solo. Tu trouves que le vin rosé c’est du caca. Il me semble que tu devrais envisager un stage, non pas de formation continue, mais d’éducation dans notre belle Provence Si tu veux, on s’occupe avec CMDC (s’il est d’accord), de t’organiser un « stage de cave » entre Bandol et le Lavandou, en passant par Pierrefeu, avec pour objectif de t’enseigner à apprécier cette boisson divine, qu’est le rosé, lorsqu’il fait chaud. Je te promets des narcoses au frais, des essoufflements maitrisés en remontant les marches, des plaisirs célestes en faisant la sieste, et tout cela au sec, en parfaite sécurité. On assure. Ensuite tu pourras pratiquer seul.
  15. pas de problème pour lire tes travaux, tu me fais parvenir tes références en MP. Je t'enverrai en retour la liste de mes articles (publiés) qui concernent la thermodynamique, et la teneur de mes recherches actuelles. On pourra se battre à coup de titres universitaires en vase clos. Mais ce n'est pas cela qui intéresse nos amis plongeurs. Il me semble important de les informer le plus correctement, le plus honnêtement que possible sur les notions théoriques qui leur sont proposées. Bien souvent les calculs cachent une incompréhension des phénomènes. Ce qui est grave dans notre activité ce sont les certitudes. Pour ma part, je milite depuis nombre d'années pour une "simplification" de la théorie, pour se recentrer sur la pratique. Travaille bien sur tes gaz.
  16. clairement tu ne comprends pas grand chose au sujet. Si c'est ton travail, je crains le pire. Puis-je te suggérer de lire un peu de littérature, par exemple http://culturesciences.chimie.ens.fr/content/la-plongee-sous-marine-2-3-une-activite-hyperbare-745
  17. ça m'intéresse, tu ferais comment pour utiliser la relativité restreinte ? Tu peux m'envoyer en MP, si tu as peur de souler les foules. chers amis, j'avais un peu de temps, je me suis donc permis d'intervenir dans la discussion. pourquoi 20 minutes ? Tu remontes quand tu estimes que ton aventure est terminée, que tu en as plein les mirettes. Cela peut-être 5 minutes, 10, 15 ... peu importe. Je te donne un conseil, mets des potes sur le bateau, et laisse pendre des bouteilles de rosé tout autour, au frais. Comme tu es un cador tu sauras retrouver le bateau, le spectacle des bouteilles pendues est grandiose. Et après être sorti, dans l'allégresse générale, tu fais la fête.
  18. ce que tu écris n'est pas juste, et tu devrais reprendre tes cours. Le gaz parfait est un modèle de comportement du gaz caractérisé par son équation d'état PV= nRT. P est la pression, V le volume, n la quantité de gaz considéré, et T la température. C'est cette relation que nous utilisons sous la forme PV=constante. Rien n'oblige un gaz a avoir ce comportement. Cette relation en revanche permet aux physiciens de compléter leur panoplie d'équations pour décrire la réactivité chimique. Si on cherche à se faire une image d'un gaz qui serait parfait, ce serait un gaz à une pression nulle. Les particules (molécules, atomes) le constituant seraient infiniment éloignées les unes de autres. Mais P = 0 n'est pas une condition raisonnable pour faire de la plongée. Lorsqu'on augmente la pression, on rapproche les particules qui s'attirent. Cela à pour conséquence que pour une pression donnée, on va avoir une quantité supérieure de gaz que le ne suppose la loi des gaz parfaits. La compression est plus efficace. On augmente encore la pression, on rapproche encore les particules. Celles-ci vont alors se repousser. Pour une pression donnée on comprimera moins de gaz que ne le suppose la loi des gaz parfaits. Pour les fortes pressions, le gaz devient de moins en moins compressible. Qu'en est-il pour l'air ? Si on prend les données pour le diazote, le maximum de compressibilité se situe vers 150 bars. A 200 bars on retrouve grossièrement le comportement des gaz parfaits. A 300 bars par exemple, on comprime 10 % de moins de gaz qu'attendu. La question est : est-ce important. On va prendre un bi-bouteilles 2 fois 10 L gonflé à 150 bars et un mono 10 L gonflé à 300 bars. La loi des gaz parfaits dit que, dans les deux cas, l'on a la même quantité de gaz. En réalité, la quantité de gaz dans le bi est supérieure à celle contenue dans le mono. La différence est de 300 L Cela permet de faire un palier. C'est pour cette raison que les calculs prévisionnels de gestion de l'air en plongée doivent être manipulés avec prudence.
  19. non, non !!! pas pour faire de la photo, simplement pour plonger et se prendre totalement en charge, sans espérer l'intervention d'un éventuel binôme en cas de pépin ou d'inconfort. Je suis ce ceux qui demandent à ce que la plongée solo soit mise au programme de la plongée française, à tous les niveaux !!!!! Elle devrait être obligatoire dans la formation à l'autonomie. Dans cette situation tu es attentif à ton matériel, ton environnement, et tu imagines des solutions de recours s'il y a quelque chose qui ne se passe pas comme prévu. Tu apprends réellement à plonger. Dangereux ? même pas, car dans ces conditions tu es très prudent, et lorsque tu n'est plus sûr de toi, tu remontes, tu n'a rien à prouver. Je te souhaite, une belle plongée profonde seul. si je comprends bien tu as besoin d'un personnel médical à disposition pour plonger au cas où tu aurais des problèmes. Prends un moniteur ! Salut CMDC .... j'ai vécu, je comprends ... j'en ai encore des cauchemars.
  20. j'ai déjà tâté le côté obscur. J'ai bien aimé les impressions Mais cela me gonfle de passer 1 h (au moins) avant pour préparer mon matériel et 1 h après (au moins) pour le nettoyer. Trop long, trop compliqué A+
  21. as-tu déjà vu un véritable essoufflement, un gros comme celui qu'évoque CMDC, il n'y a pas de signe dédié, mais simplement une furieuse envie de remonter du plongeur jusqu'à lâcher son embout pour pouvoir respirer, en palmant vers la surface. Et toi moniteur que fais-tu ? Ce que tu peux pour l'empêcher de remonter, lui remettre son détendeur en bouche, qu'il recrache, pour lui bloquer le détendeur en bouche, pour gérer ta propre remontée, celle de ta palanquée, etc... L'essoufflement est à mon sens ce qu'il y a de pire qui puisse nous arriver en encadrement car tu tentes de gérer l'ingérable, la panique. Ceux qui ont connu cette situation (moniteur, plongeur) te diront que les gestes conventionnels de l'examen sont inutiles. Tu agis avec ce que tu as, tes tripes, ton expérience, tes capacités physiques, ....et tu brûles un cierge en arrivant, lorsque ça s'est bien passé. qu'est-ce que tu appelles la ligne de risque acceptable ?
  22. ben non quelle obligation ? Tu fais ce que tu veux c'est parce que tu ne nages pas assez vite. Recommence
  23. Quand je lis cette discussion, j’en apprends de bien bonnes, ce qui est un moyen de se recycler. Pour nombre d’intervenants, il est indispensable de savoir planifier sa plongée, à partir de paramètres choisis en surface. Si j’ai bien compris, cela conduit à prévoir sa consommation de gaz pendant l’immersion afin de ne pas se trouver à sec … dans l’eau. Les calculs sont basés sur des gaz respiratoires qui obéissent au comportement des gaz parfaits, ce qui n’est pas juste, un débit ventilatoire constant ce qui n’est jamais le cas, une profondeur supposée qui peut être différente de celle réellement rencontrée, une température du milieu bien évidemment constante, ce qui est rare, etc.. Résultat, je doute de la pertinence et de l'intérêt de ce genre de calcul. Par ailleurs, les résultats vont être pris en compte dans les paramètres de plongée et traités par l’ordinateur qui va proposer des conditions de remontée. Tout le monde sait actuellement que les procédures proposées par les tables et ordinateurs ne permettent pas d’éviter forcément un accident de décompression. Et la planification dans tout cela ? Je n’ai donc pas envie de me recycler, tout au moins de cette manière. Je continuerai de plonger peu profond pour des durées raisonnables (courbe de sécurité) pour voir quelque chose ou simplement ressentir le milieu. Actuellement une 12 L me suffit amplement, je me demande si je ne vais pas essayer une 10 L.
  24. Passerelle ANMP/FFESSM, pour mieux comprendre la situation actuelle, il faut vous baigner dans l’Histoire (avec un grand H) de la plongée. Vous savez nager en eau trouble ? Excellent exercice !!! Jusqu’en 1986, les moniteurs fédéraux et d’État ne pouvaient délivrer que des brevets FFESSM à leur élèves. De plus, un brevet de moniteur fédéral (Auxiliaire) était exigé pour se présenter au BEMP (Brevet d’État de Moniteur de plongée, équivalent au BEES II avant 1975), ce qui impliquait pour les enseignants un passage obligatoire par la FFESSM. La Fédération était alors toute puissante, omniprésente, dans tous les secteurs de la plongée sous-marine. Pour les BEMP puis les BEES le droit d’enseigner la plongée était garanti par l’État, mais pas celui de certifier les élèves ! Pour cela, il fallait être licencié à la FFESSM, c’est à dire faire allégeance à la « vieille Dame », la caresser dans le bon sens du poil, la flatter même dans ses dérives, et surtout d’avoir suffisamment bon esprit pour ne pas se faire chasser du cercle familial. Cela demandait de la souplesse que certains n’avaient pas. Cette situation était insoutenable, particulièrement pour les moniteurs d’état. En 1986, en accord avec le « Comité Consultatif pour l’Enseignement de la Plongée », le Ministère des sports débloquait la situation, et attribuait à la FSGT, l’ANMP, le SNMP, les mêmes droits que ceux accordés à la FFESSM pour la délivrance des brevets de plongeurs. C’est l’arrêté du 20 septembre1991qui officialisera cette situation dans les textes réglementaires, en différenciant le fait que la FFESSM et la FSGT délivrent des brevets et les autres membres de du Comité Consultatif, des niveaux (annexe 1). https://www.aurel32.net/plongee/ar20091991.php Cette clause est reprise dans le tableau Annexe III-14 b (art. A322-77) du Code du Sport, si ce n’est que tout le monde délivre des « Brevets de pratiquants ». En 1986, la FFESSM perdait son hégémonie sur la plongée. Depuis, malgré un combat acharné de chaque instant, elle ne l’a toujours pas récupérée. Cela signifie que depuis 1986 les diplômes de plongée pour le pratiquant sont strictement identiques à la FFESSM, la FSGT, l’ANMP, et le SNMP. Il n’y a donc pas besoin de passerelles pour passer d’un niveau délivré dans une structure au même niveau dans une autre. Après cet événement, il y a eu des chamailleries. La conséquence de cette décision est que le SNMP a immédiatement mis en place un cursus de formation, totalement opérationnel en 1987. La FFESSM n’a pas reconnu le N4 du SNMP pour se présenter au MF1, sous prétexte que les conditions de passage de l’examen étaient différentes de celles de la Fédération. Au début, le SNMP n’exigeait que 2 BEES1 pour constituer le jury de N4, ce qui était permis par les textes. Cette acrimonie fédérale envers le SNMP n’avait aucune importance, et elle n’en a pas encore aucune aujourd’hui, car les diplômes de plongeur délivrés par le SNMP permettait de rentrer en formation du BEES 1 comme actuellement en celle du DEJeps. Depuis 1986, il est possible de devenir moniteur d’État de plongée sans passer par la FFESSM. Actuellement, le système s’est encore libéralisé, car pour se présenter à la formation DEJeps, le niveau technique requis minimum est le PA-40 (plongeur apte à évoluer en autonomie dans la zone de 0 à 40 mètres au sens de l’annexe III-14a du code du sport). Il est également demandé au candidat une expérience de 100 plongées au minimum (dont 30 à une profondeur de 30 m ou plus) en milieu naturel attestées par le DTN. Sur ce point, je viens de relire le règlement intérieur du SNMP, en particulier l’article 2. http://www.snmp-plongee.com/telechargement/SNMP_statuts_et_reglement.pdf Il apparaît que peuvent utiliser le cursus du Syndicat, non seulement les moniteurs d’État qui sont membres actifs, mais également les membres associés (moniteurs professionnels reconnus dans un autre pays que la France.. PADI ?), les membres stagiaires, c’est-à-dire des encadrants de plongée qui se destinent à enseigner contre rémunération. Les moniteurs fédéraux qui ambitionnent d’accéder au métier de moniteur rémunéré, sont dans cette catégorie. Ils ont donc le droit, semble-t-il, d’utiliser le cursus du SNMP et de délivrer ses niveaux. Les questions qui se posent sont donc, - peut-on être MF, non licencié à la FFESSM et délivrer des diplômes SNMP. Il semble que oui. - Peut-on être instructeur PADI, enseigner hors de France, et délivrer des diplômes SNMP ? Cela demande à être précisé. Il faudrait demander des précisions au SNMP, mais force est de constater que sa communication est indigente. Revenons à l’ANMP. Elle va attendre 1991 pour publier son cursus et envisager de faire passer ses propres niveaux selon des protocoles identiques à ceux de la FFESSM, pour ses brevets. Cela permet à ses N4 de se présenter au MF1, ce qui correspond à un accord interne entre la FFESSM et l’ANMP. Actuellement, l’ANMP est un clone low-cost de la FFESSM. Ses plongeurs ne paient pas de licence, et ils ne sont pas tenus à présenter un certificat médical (CACI). Ses brevets sont totalement identiques à ceux de la FFESSM. En contrepartie, la FFESSM exige un soutien sans faille de l’ANMP, dans ses discussions avec le Ministère. L’ANMP est la « voix de son maître » et le fait qu’elle adhère à la CFDT n’a rien changé à ses habitudes. Voilà en gros où on en est sur ce point. Il reste des espaces de liberté. Reprenez votre Code du Sport sur la plongée, et vous constaterez que les aptitudes des élèves sont définies ainsi que leurs prérogatives, la nature de leur encadrement, mais rien ne précise réglementairement qui délivre les diplômes. Pour cela, nul besoin d’appartenir à une structure. Un moniteur DEJeps, par exemple peut très bien délivrer des niveaux PA et PE, tels que définis dans le Code du Sport, sous sa propre responsabilité, en créant ou pas sa propre école. L ’annexe III-14 b (art. A322-77) est indicative, mais n’impose rien. Ce sera au DP qui fera plonger ses élèves de juger de la validité de l’aptitude délivrée. C’est son boulot. Et un moniteur FFESSM en dehors de la fédération ? Mais au fait, pourquoi un moniteur ?
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