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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

nanobulle

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Everything posted by nanobulle

  1. Et si on revenait au thème de cette discussion. L’intervention de Hotz me semble bien intéressante. Il nous demande ce l’on pense de mettre volontairement l’élève en situation d’incident. Pour ma part, j’y suis favorable. La plongée est une activité de pleine nature, qui se déroule dans un environnement non contrôlable. On aura beau tout imaginer, tout préparer, tout calculer, il saura inventer une situation insolite à laquelle on ne s’attendait pas. Il faudra alors donner la « bonne réponse » dans l’instant, même si elle n’est pas académique. Notre rôle de moniteur n’est pas uniquement d’enseigner des gestes techniques, mais de préparer le plongeur à gérer l’imprévu et l’improbable. Il en résulte que l’enseignement de la plongée ne doit pas se résumer pas à l’apprentissage de quelques pavanes dans des situations convenues dont on vérifiera l’orthodoxie dans les examens de plongée. Ceux-ci généralement ne prouvent pas grand-chose. On descend à 40 m, je fais signe à l’élève de vider son masque, il le vide. Et alors ? Qu’est-ce que j’ai appris ? Que l’élève dans une situation attendue est capable d’enchaîner les gestes qu’on lui demande. Et si ce même élève dans la réalité se retrouve (comme je l’ai vu) avec un masque dont la vitre s’est désolidarisée de la jupe, le cerclage ayant cassé. Quelle va être sa réaction ? Je n’en sais rien. Et lui non plus tant qu’il n’a pas été confronté à ce contexte. Ce manque de connaissance de ses propres réactions devant un événement inhabituel est générateur de stress. Il en est de même pour les pannes d’air, les sauvetages, les blocs qui se détachent des stabs, etc. Notre rôle d’enseignant n’est pas de juger l’harmonie d’une série de gestes techniques, mais le comportement des plongeurs. Et pour cela, il est nécessaire de leur imposer des contraintes. Cela peut être fait gentiment, de manière ludique, en toute sécurité, à tous les niveaux de formation, et en expliquant pourquoi on le fait. Généralement, ces séquences sont bien acceptées et réussies par les plongeurs qui y trouvent une source de confiance en eux.
  2. ah ... les Bataillons d'Afrique ... là au moins on savait obéir !
  3. Oui tu as raison, reprenons notre débat. Comment expliquer ce changement de politique de la FFESSM vis-à-vis des certificats médicaux ? Jo Vrijens a donné l’explication : « la difficulté rapportée par certaines régions pour trouver un médecin spécialiste en vue d’obtenir un certificat médical pour le passage des brevets de plongeurs». La base de la décision n’est donc pas médicale, elle est de simple convenance. Et qu’est-ce qu’en pense la Commission Nationale Médicale et de Prévention ? On s’en contrefiche, elle est là pour le décor, pas pour avoir des opinions. Il est probable qu’Eric Bergmann, Président de la CNMP, et Médecin Fédéral approuve la CTN. Il ne dispose plus de sa liberté professionnelle depuis l’AG élective de la FFESSM, en 2013 où l’Assemblée à voté à l’unanimité le texte suivant. « 8ème résolution ; Adoption du nouveau Règlement Intérieur de la FFESSM ......Article VI.2.7 Rajout d’un paragraphe dans l’article XI.2 Obligation de licence et missions: «Toutes personnes exerçant une mission ou fonction fédérale confiée par le CDN, qu’elle qu’en soit sa nature, se doivent loyauté dans l’exercice de ce mandat. Au regard des fonctions ou attributions que ces personnes exercent au sein d’autres organismes ou organisations pouvant les conduire à des conflits d’intérêts avec la FFESSM, le CDN, sur simple résolution, est habilité à les suspendre de l’exercice de cette mission ou fonction. » Le Dr. Bergmann, en tant que Médecin Fédéral, ne peut aller contre les décisions du CDN, sous peine de sanctions disciplinaires. A l’évidence, la liberté d’expression n'est pas la préoccupation principale de la FFESSM. Regardez le point 10 du PV de la CTN, où après s’être lamenté sur le manque de participation des IN pour écrire des articles, entre deux mini-bars, Joe Vrijens rappelle « que le rôle de Subaqua et de CTN Infos est de véhiculer la position officielle de la FFESSM et de la CTN. Ex : aujourd’hui la RSE fait partie de nos examens, donc si un article doit paraître dessus il faut que ce soit une position officielle de la FFESSM. Subaqua n’est pas le lieu de débattre de ce sujet, le lieu adéquat pour cela est bien la CTN. En conséquence il n’est pas souhaitable que des débats contradictoires se développent au sein de Subaqua. » Fermez le ban ! Supposons un médecin opposé à la RSE, (il doit bien y en avoir..), ou même qui pense que la modification des CM pour les plongeurs est une ânerie, celui-ci ne pourra s’exprimer dans les colonnes de Subaqua, même en tant que professionnel. Et ailleurs, dans une autre revue ? .... le problème se pose... « atteinte à la déontologie pour avoir soutenu publiquement des thèses contraires à celles véhiculées par la FFESSM ». Ce genre d’engagement peut vous coûter votre licence. « Je ne veux voir qu’un seul tuba !!!! Oui Chef ! bien Chef ! »
  4. un peu de physique Ca c'est bien vrai. Ce PV démontre que la commission médicale de la FFESSM est aux ordres de la CTN, le petit doigt sur la couture de la combinaison, (oui chef ! .... bien chef ! ). Elle est priée d’approuver et justifier, ses décisions à postériori, sans regimber. La Commission Médicale de la FFESSM est une chambre d’enregistrement. Cela ne choque personne ? Il faut également remarquer que ce PV est un grand moment de littérature fédérale. On lit au point 7 : « Les frais de déplacement Nous sommes confrontés depuis quelques temps à quelques abus (mini-bar etc…), en conséquence le Trésorier Général a décidé de prendre le problème en compte et a produit une nouvelle version de la fiche de frais, qui a été expédiée à tous les présidents de CTR. Deux réunions sont impactées par cette remarque : les réunions de CTN et les AG ». Je rappelle pour les non-physiciens que le bar est une unité de pression et que le mini-bar est une unité de pochetron.
  5. Désolé de vous avoir donné une information fausse. En effet depuis quelques jours la situation a changé. Une décision du Conseil d'Etat du 4 juin 2014 annule pour excès de pouvoir l'arrêté du Ministre du Travail et de la Santé du 2 mai 2012 qui abrogeait diverses dispositions relatives à la surveillance médicale renforcée des travailleurs http://www.legifrance.gouv.fr/affichJuriAdmin.do?oldAction=rechJuriAdmin&idTexte=CETATEXT000029046190&fastReqId=876927033&fastPos=1. Cette décision implique que les moniteurs salariés devront à nouveau être examinés par les médecins du travail selon le contenu de l'arrêté du 28 mars 1991 portant sur la surveillance médicale des travailleurs intervenant en milieu hyperbare. Cet examen est à la charge de l'employeur. Je ne suis pas certain que nous allons dans le bon sens.
  6. La FFESSM admet que la plongée n’est pas un sport. Tout fout le camp ! On va finir par prétendre que la plongée est un loisir accessible à toutes et tous, que notre présence dans le Code du Sport est usurpée, que « l’environnement spécifique », qui nous permet de mener une politique de protectionnisme, est une incongruité, que les plongeurs étrangers sont les bienvenus en France, y compris les instructeurs PADI. Nos certitudes se détricotent. En devenant un loisir, la "Plongée Française" va y perdre son âme. Remarquez que les N4, les MF1 et les MF2 doivent continuer de se faire examiner par des spécialistes. Pour ce qui concerne les enseignants de plongée, il faut rappeler que les moniteurs salariés doivent passer une visite médicale d’embauche dans le cadre de la médecine du Travail. Le contenu de cette visite est à l’appréciation du médecin, qui doit prendre en compte la nature du poste occupé par le travailleur. A terme, il serait souhaitable que les moniteurs bénévoles et professionnels soient examinés à l’aune des mêmes critères.
  7. cela me parait juste comme remarque ... Effectivement, à aucun endroit il n’est précisé dans le CDS que la plongée solitaire est interdite, de même que dans les arrêtés précédents, et ce depuis 1987. Il nous faut arrêter sur-interpréter le CDS. Ne considérerons que ce qui est écrit. Je vous donne un autre exemple. Contrairement à l’idée reçue, il n’est pas obligatoire d’imposer un baptême (1 enseignant + 1 plongeur) à une personne avant une formation. Cela n’est écrit nulle part. En revanche, le CDS permet de confier directement 4 débutants à un enseignant (Annexe III-16 a -art. A322-82). Il faut simplement que ceux-ci soient régulièrement inscrits dans un cursus. Beaucoup de structures commerciales procèdent ainsi. Première plongée et baptême sont deux notions qui doivent être disjointes.
  8. binome ou boulet ? Je rigole un brin avec cette discussion qui est en train de partir en vrille, sans doute parce ce qu’on a l’impression que tout a été dit sur le sujet ... voire. La plongée solo s’est toujours pratiquée et elle se pratique tous les jours en structure. D’après vous, lorsqu’un moniteur ou un « N4 en stage pédagogique qui prépare le MF1 dans une SCA » ( si, si... ça se fait !) va baliser seul une épave à 40 m pour que les clients ne se perdent pas pendant la descente, vous appelez ça comment ? .... du solo en structure ! D’autant plus que, conscience professionnelle oblige, le solitaire va ensuite faire un tour, pour voir si les mérous n’ont pas déplacé l’épave pendant la nuit, si les murènes sont à poste, prêtes à recevoir les centaines de flashs dans les mirettes, sans se plaindre pour pénibilité à leur syndicat de travailleurs intermittents du spectacle sous-marin. Je vois mal le moniteur saisonnier engagé pour un salaire de misère, (c'est une redondance), ou le N4 « en formation », dire au DP .. « euh, ben non ... moi tu sais, je ne plonge qu’avec un binôme... je n’ai pas une totale redondance dans mon matériel ... et en plus faut que je fasse ma liste des « What if », .... et c’est quoi cette gueuse que tu me donnes, ça va changer mon lestage ... pourquoi tu me pousses ? ». Celui qui fait ça se retrouve avec sa valise et son sac sur le quai de la gare dans les instants qui suivent. Et le moniteur tout beau, tout neuf, des étoiles plein les yeux, qui arrive dans un centre et auquel le patron dit « tu prends un bloc et tu vas regarder en dessous, comment c’est fichu ... je te dis en gros où sont les coins où on travaille ... comme ça tu sauras ». « Euh ben non, ...moi je ne plonge qu’avec un binôme, etc » Un de mes copains, patron d’une structure commerciale sur la Côte, me disais « je regarde les bulles si elles ne s’éloignent pas du mouillage, il reprend son sac et il se casse ». Je ne vous parle pas lorsqu’il faut dégager l’ancre coincée, réparer au fond la chaine qui tient la bouée de mouillage, etc. On n’y va pas en escouade ! Il n’est pas exceptionnel que le moniteur intervienne en solo. Où a-t-il appris à plonger ainsi ? ... sur le tas. La conséquence est qu'un moniteur est infiniment plus en sécurité seul sur 40 m qu’avec une palanquée de bras cassés (les PE). Cela vaut évidemment pour les plongeurs (bien formés). Binôme et boulet sont parfois synonymes. Pourquoi s’enchaîner pour plonger ?
  9. je suis d'accord ...c'est le plus simple et le moins encombré. Sur La londe tu trouveras plusieurs structures pro de grande qualité.
  10. Pour ma part, j’ai un jugement totalement à l’opposé sur cette entreprise et je conseillerais au contraire d’aller découvrir ce que propose « Au Bord de la Terre » Je n’ai aucune bille dans la maison et tout ce que j’écris est parfaitement gratuit. J’avais rencontré le patron de cette structure au Salon de la Plongée et nous avions discuté de son concept de la « plongée à partir du bord ». Cette pratique est rarement proposée en France, alors qu’elle est tout à fait banale en Amérique du Nord (États Unis et Canada). C’est dommage, car nos côtes offrent un grand nombre de possibilités. Sur le plan commercial, ce type de fonctionnement présente des avantages évidents, pas de bateau, pas d'infrastructure en bord de mer, etc. J’y suis donc allé avec mon club parisien (associatif), il y a quelques années, pour tester. Nous avions avec nous une majorité des débutants. Tous les moniteurs du club étaient des habitués de la plongée en Bretagne et de ses contraintes. J’ai trouvé que l’organisation de « Au bord de la terre » était remarquable de précision et de sérieux. On s’équipe au local dans les terres (ca c’est le plus étonnant). Les véhicules de la structure descendent les plongeurs équipés et le matériel à l’endroit de la mise à l’eau. Les horaires sont serrés car il faut profiter d’une fin de marée pour se laisser déporter sur le site à visiter sans palmer et profiter de la renverse pour revenir. Quand on connait la puissance des courants de la ria d’Étel, il n’y a pas trop de place pour l’erreur. La plongée demande des moniteurs affutés à ces conditions et en bonne forme physique. Le topo du responsable assurant la sécurité à terre était parfait. Malgré une visibilité que l’on ne pourrait pas qualifier d’exceptionnellement bonne, tout le monde a pu se faire plaisir avec des roches très riches en faune et flore. Les débutants ont trouvé ces plongées (on en a fait plusieurs) géniales. Donc rien que du positif ! Le prix des plongées me semble tout à fait correct pour une structure commerciale. Sur ce point, il n’y a rien à redire. Pour une fois qu’un professionnel tente d’exploiter un nouveau créneau en France, il faut l’en féliciter et l’encourager. Allez plonger dans cette structure, cela vous donnera peut être des idées.
  11. Pour donner à la France la possibilité de se positionner sur le plan international, il suffit de renouveler le personnel du Ministère des Sports : 1/ 3 de sud africains, 1/3 de néozélandais, quelques wallabies, ... Wilkinson et Bastareaud. Je vote pour Boudjellal Ministre des sports. Vous allez voir ce qu’ils vont faire du CDS....
  12. Je ne voudrais pas passer pour un peine-à -jouir devant la beauté de la chose, mais ce genre de démarche n’a aucun intérêt pour la grande majorité des plongeurs qui utilisent essentiellement des ordinateurs. Elle répond, en revanche, aux exigences de la FFESSM, qui impose, dans le cadre de ses formations, la connaissance des tables MN 90, (principes et utilisation) .... parce qu’elle leur trouve des vertus pédagogiques ! Sur ce point, il est utile de rappeler à l’ensemble de notre communauté que ces procédures ne concernent pas la plongée-loisir. Elles ont été établies par la Marine Nationale à l’usage exclusif de ses personnels et dans des conditions d’intervention parfaitement définies en interne. La Marine Nationale a toujours affirmé que ces tables pourraient ne pas être adaptées à la plongée-loisir. En conséquence, très prudemment, la FFESSM ne les a jamais imposées pour la décompression, en plongée, de ses licenciés. Si vous trouvez dans le commerce, ou associées à des ouvrages, des tables plastifiées MN 90, prenez bien conscience que ce n’est pas pour les utiliser sous l’eau mais pour réviser vos examens fédéraux sous la douche.
  13. Salut Berny Ce que tu nous décris là c’est PADI : une école professionnelle qui forme les plongeurs à l’autonomie et qui leur propose ensuite des formations complémentaires leur permettant de s’améliorer et de se spécialiser selon leur envie et leurs besoins. Ensuite la manière dont ils plongent les regarde totalement. Cela marche très bien, tout au moins sur le continent Nord américain où PADI propose également un réseau serré de magasins et de voyagistes. Pourquoi pas en France ? Berny quand fondes tu la Berny’s Diving School ?
  14. Oui tu as raison ça rame. Il est temps de faire un bilan des interventions. Si j’ai bien tout compris, pour plonger hors structure, il vaut mieux - Ne pas être formé à la plongée, et dans tous les cas, moins que les accompagnants car en cas de pépin on ne pourra pas vous accuser de les avoir placés dans une situation dangereuse que vous connaissiez. Évitez plus que tout d’être un « sachant ». Restez ignorants et faites le bien savoir et reconnaître. - Ne pas avoir l’idée de prendre une licence fédérale et encore moins de s’inscrire à un club. La prise de licence est une démarche individuelle qui implique l’acceptation des objectifs de la fédération et le respect de ses règles. Donc n’allez pas vous fourvoyer dans ce guêpier. Quant à s’inscrire à un club de plongée, c’est une présomption d’intérêt pour l’activité. Cela pourrait montrer que vous vouliez vous former ... surtout pas de ça Lisette ... on pourrait vous le reprocher. Et attention avec la FSGT qui est une fédération omnisports. L’inscription à une section de boules lyonnaises, ou autres, pourrait être sur-interprétée - Ne pas lire les règlements ou alors le faire en douce. Sur ce point méfiez vous de votre ordinateur. On pourrait retrouver la trace que vous avez consulté le CDS ou le MFT. Si vous l’avez fait, par précaution, écrasez votre disque dur, ou jetez le, c’est plus sûr. Si vous avez besoin de consulter des documents électroniques, allez en toute discrétion dans cyber café, et dites que vous venez vous exploser avec des films X. Cela vaut également pour votre mobile. Ne téléphonez pas à côté de la fédé à Marseille. « On » pourrait vous repérer et supposer que vous sortez de l’antre fédéral. Attention « Big Brother » nous surveille. Mais surtout, l’erreur à ne pas commettre : garder des documents écrits ou imprimés chez vous, du genre livres, revues, etc. Je vous conseille un autodafé avec le contenu de votre bibliothèque (la série « Plongée Plaisir » d’A. Foret, « Enseigner et organiser la plongée »de Ph. Molle, « Vingt mille Lieues sous les Mers » de J. Verne, "Tintin et le secret de la Licorne", Subaqua, Plonge-mag, etc.). On pourrait, lors d’une perquisition, prouver que vous aviez ouvert votre esprit à la discipline et que vous en connaissiez les contraintes. Le mieux est de ne pas savoir lire. Heureux les pauvres en esprit, car le royaume de la plongée hors structure est à eux !
  15. Le sujet initial est un peu différent. Il concerne une demande des entreprises de plongée du SNEPL de bénéficier des mêmes conditions financières d’encadrement que les clubs associatifs, à savoir « l’embauche » de moniteurs fédéraux. C’est le terme « embauche » qui jette la suspicion sur la démarche et qui laisse supposer le pire. Salarier un BEES (un moniteur de la nouvelle filière professionnelle) ou bien un MF, ou un PADI, revient strictement au même sur le plan comptable à l’entreprise. Quel est l’intérêt ? Tout change si derrière le terme « embauche », on désigne la participation active de bénévoles donnant « un coup de main aux copains » de la société commerciale. Dès lors on ne paie plus de salariés ni de charges afférentes. Le prix de la plongée peut baisser. C’est contre cette éventuelle dérive que je m’élevais. A l’évidence, la plongée commerciale n’a pas encore su trouver, en France son identité. Elle est à la traîne des associations. Elle propose strictement les mêmes formations, les mêmes diplômes avec la même philosophie franco-française, basée sur la profondeur : « plus que t’es meilleur, plus que tu plonges profond ». Les sinistrés de cette situation sont évidemment les moniteurs salariés, BEES, à qui on avait promis monts et merveilles, un vrai métier ! Pour certains, ils ont passé le tronc commun, ont subi près de 600 h de formation en modulaire, ont vécu la galère de la précarité, le Salon de la Plongée à Paris où on distribue ses CV aux maquignons des sociétés commerciales, etc. C’est à ces moniteurs que l’on dit aujourd’hui, « ben quoi un MF est aussi professionnel que toi ... l’État t’a raconté des sornettes, ... tu as payé ta formation sur tes propres deniers ... dommage ... et pour les autres cela a été financé par de l’argent public ... on va pas en faire une maladie, ... il y a d’autres gouffres dans notre pays, la sécu, les hôpitaux, ... comment çà c’est de la tromperie ..... sans doute ... mais fallait pas te faire prendre au miroir aux alouettes » Je trouve que l’on règle un peu vite le compte des BEES.
  16. Salut, juste quelques précisions. Le cursus ANMP est un copier-coller de celui de la FFESSM, sans grande originalité. Son intérêt est essentiellement financier pour les patrons des structures commerciales puisqu’ils peuvent proposer une formation franco-française aux clients sans leur faire prendre de licence. L’ANMP et la FFESSM s’accordent sur cette situation qui leur permet de se partager l’essentiel du marché de la plongée en France. Quant à l’audience internationale de l’ANMP, par l’intermédiaire du CEDIP, elle est plus imaginaire qu’effective. Donc enseigner ANMP ou FFESSM, c’est « blanc bonnet et bonnet blanc ». Pour la concurrence entre structures associatives et commerciales, effectivement elle existe. Mais comme je persiste à le dire, elle n’est pas à l’origine du mal-être de la plongée. Elle est une conséquence, pas une cause. D’autant plus que la situation n’est pas immaculée avec, comme dans les westerns, d’un côté les bons et de l’autre les mauvais (je vous laisse choisir qui est bon et qui est mauvais). Quelques futés déclarent simultanément une structure commerciale et un club associatif avec une perméabilité permanente entre les deux, tant pour le matériel (que le club associatif loue généralement à la société), qu’humain, le moniteur bénévole sur le bateau ne traite pas les clients de la société, mais des membres du club ... ou alors c’est une malheureuse bévue.... « excusez moi, je ne le ferai plus » ! Quant à l’amertume des moniteurs associatifs de ne pas être breveté d’état, si cela transpire de mon propos, c’est bien contre ma volonté (je suis BEES et Instructeur PADI). Je suis intervenu principalement sur le forum parce que je trouve scandaleux que le représentant du SNEPL (syndicat adhérant à la CGPME par le biais de la FNEAPL) demande un passe-droit permettant aux entreprises d’embaucher réglementairement des fédéraux, (ou des bénévoles ?) comme cela a été relaté dans l’article de Var matin. Dans cette démarche syndicale patronale, les moniteurs salariés sont désignés à la vindicte comme la cause de tous les maux, l’origine de la paupérisation des entreprises. « Vous pensez ma brave dame, ces gens là font un métier qui leur plait, et en plus faut les payer ! » Aucune entreprise ne s’interroge sur sa capacité à fonctionner sainement et efficacement dans une économie de marché. La solution trouvée est donc la plus primaire qui soit : évincer les salariés des entreprises au profit d’autres catégories d’enseignants qui feront le boulot, avec plaisir, et pour moins cher, ... pour pas cher du tout.... on se demande même si ce n’est pas possible de les faire raquer pour travailler. Pour éviter toute future dérive, je rappelle à ces patrons que l’esclavage, même consenti, est interdit en France.
  17. Les faux clubs associatifs qui font du business, ou les sociétés commerciales qui s’arrangent avec les copains bénévoles pour fonctionner ne sont pas à l’origine du mal-être de la plongée en France. Ils en sont une manifestation. Ne confondons pas fièvre et maladie. Nous avons en France un secteur associatif traditionnel fort (FFESSM, FSGT). Même si on peut trouver des failles dans son organisation et relever sa résistance à l’évolution des techniques et des idées, il est cohérent. Il faut le préserver. A côté, nous avons un secteur marchand qui peine à trouver son identité, et en particulier, qui a du mal à se dégager des formations fédérales. Le résultat est qu’il commercialise essentiellement les « produits » du bénévolat. C’est illogique et malsain. Cela ne justifie pas son existence. Le jour où le secteur marchand créera ses propres produits, qu’il aura sa propre philosophie, qu’il se hissera au niveau international par ses formations et ses actions, il deviendra florissant. Il pourra alors engager des moniteurs professionnels sans se plaindre de leur coût. Les relations avec le secteur associatif se détendront ... plus de maladie, .... plus de fièvre.
  18. salut Berny je ne joue pas la provo, je pense sincèrement ce que j'écris
  19. Lorsque l’État a créé le brevet d’État de Moniteur de Plongée, BEMP, en 1965, puis les BEES en 1975, il n’existait pas de structures commerciales en France qui enseignaient la plongée. Les formations professionnelles des moniteurs, tout au moins en plongée, n’ont donc pas été conçues pour répondre à une demande économique identifiée, mais pour satisfaire une démarche politique, avec l’espoir que la présence sur le marché de moniteurs pouvant être rémunérés, engendrerait le besoin. Ce n’est qu’en 1982 que se déclarent en statut commercial, dans le Sud – Ouest, les deux premières sociétés de plongée !!! A l’évidence, le besoin n’était pas pressant. Depuis, cette époque, les deux types de structures, associative et commerciale, cohabitent plus ou moins sereinement selon les saisons. Elles pourraient être complémentaires, et vivre en bonne harmonie ..... à la condition de ne pas mettre les doigts dans le même pot de confiture. Alors qui ne joue pas le jeu ? Les structures faussement associatives ! ... répondent en fanfare les sociétés commerciales du SNEPL qui dénoncent une concurrence déloyale, et qui demandent qu’on leur accorde le droit de fonctionner avec les mêmes critères que les clubs (embauche de bénévoles ?). J’ai pour ma part un avis contraire. Je prétends que c’est la plongée commerciale qui fait de la concurrence à la plongée bénévole. En effet, la plupart des structures professionnelles proposent en France à leur clientèle, une plongée strictement identique à celle pratiquée dans les clubs, avec en particulier, la formation des plongeurs dans le respect des cursus fédéraux (FFESSM, FSGT), avec ses classiques immuables, vidages de masque, ses RSE, ses yoyos, ses séquences de natation, etc.... avec à la fin la délivrance de brevets franco-français. Pourquoi aller dans une structure commerciale pour se former ainsi ? Les clubs le font très bien. Il est évident que pour vivre de leur entreprise, les patrons doivent se démarquer de la plongée associative, et proposer des produits originaux. Il leur faut savoir créer de nouvelles clientèles, française et étrangère, parler plusieurs langues (correctement), innover sur le plan pédagogique, enseigner d’autres Écoles que celles fédérales, utiliser de nouveaux matériels, de nouvelles techniques, présenter des services, utiliser des bateaux confortables (avec des toilettes), proposer des lieux d’habillage et de déshabillage avec des douches chaudes. Enfiler sa combinaison dans un parking, le cul à l’air, n’est pas une finalité en soi, pour une plongeuse, un plongeur. Entre une société professionnelle qui organise une sortie en bateau, là où vont tous les clubs du coin, où on croise sous l’eau des files de plongeurs à la queue-leu-leu, et « un faux-club associatif » qui offre la même prestation mais avec des prix moins élevés, le choix est vite fait. Et le consommateur a raison. Les professionnels font un mauvais calcul en tentant d’obtenir les mêmes droits que les associations et en particulier celui d’évincer les moniteurs d’État qui leur reviennent trop cher. Ces personnels sont une richesse bien souvent mal employée. L’avenir des structures commerciales de plongée sera brillant lorsque les patrons se comporteront en véritables chefs d’entreprise. Mais pour cela il faut avoir de l’imagination, de la culture et sortir un peu de France pour voir ce qui se fait ailleurs.
  20. Un article de Var-matin de dimanche dernier http://www.varmatin.com/print/1674080, évoque le problème de la concurrence entre les sociétés de la Côte qui commercialisent la plongée en s’attachant à rester dans un cadre entrepreneurial strictement réglementaire, (emploi de diplômés d’état salariés, entre autres..), et les « clubs associatifs » qui fonctionnent essentiellement en saison, proposant à leurs « membres-clients » une plongée bon marché, permise par les avantages du statut et par le bénévolat de ses cadres. Il en résulte une guerre des prix de la plongée avec un alignement par le bas. Les consommateurs pourraient s’en féliciter.... mais est-ce un bon calcul ? Les professionnels dénoncent par leur syndicat, le SNEPL, ce qu’ils considèrent être une concurrence déloyale des clubs associatifs. Ils sont dans leur rôle. Mais on peut s’étonner de la prise de position de leur porte parole, lorsqu’il suggère comme une possible amélioration de la situation « qu’aussi que les sociétés puissent embaucher des moniteurs fédéraux, comme les associations « ce qui nous mettrait à égalité avec elles » et non plus uniquement des brevets d'État ». Cette déclaration est surprenante. En effet, supposons que ce soit réglementairement possible, (modification du Code du Sport), qu’est-ce que cela changerait d’embaucher un fédéral à la place d’un diplômé d’Etat sur le plan financier dès lors qu’on le salarie ? Rien .... il faut payer un salarié, des charges etc. A moins que derrière le terme « d’embauche » du responsable du SNEPL, se profile l’idée de faire bénéficier les structures commerciales de « l’aide amicale » des bénévoles comme dans les clubs associatif ? Ce serait un retournement complet de politique de cet organisme syndical ... On peut s’en étonner, mais sait-on jamais ... la tentation pourrait être grande. Et comme disait Edgar Faure « ce n’est pas la girouette qui tourne c’est le vent ».
  21. Le reportage est magnifique, ... félicitations à toute l’équipe pour la qualité technique, scientifique et surtout pour les commentaires. Dans une vie future, je veux être cœlacanthe.
  22. Cette discussion, avec toutes ses dérives, est intéressante car elle pose le problème du « calcul » en plongée, avec cette question en filigrane : dans notre discipline, tout est-il calculable ? A la vue des nombreuses interventions sur ce sujet, on pourrait le croire. Calculer sa consommation ... Calculer son lestage, .... Calculer la durée de sa descente, celle de sa remontée,.... Calculer le volume d’air disponible dans sa bouteille,.... Calculer la composition des gaz respiratoires à chaque instant de l’immersion et calculer la manière de fabriquer les mélanges .... Calculer ... calculer ... calculer, mais pourquoi calculer ? Sans doute parce que les chiffres, ça rassure. On a l’impression que tout est prévisible, que tout est normé, que tout ce qui va se passer sous l’eau tient dans des gribouillis d’équations, dans de savants algorithmes introduits dans l’ordinateur ....cette approche laisse penser que la plongée puise son essence même dans la physique et les maths. Ce n’est pas vrai ..... ! Tout d’abord parce que les relations utilisées en « théorie de la plongée » correspondent le plus souvent à des approximations, que les paramètres relatifs aux plongeurs sont variables, pour un même individu, selon les circonstances, et qu’ensuite la plongée ce n’est pas cela. La plongée c’est se confronter aux contraintes d’un milieu éminemment versatile, non maîtrisable, pour lequel nous sommes physiologiquement inadaptés. Les « environnement de pleine nature » sont exigeants. Il faut dialoguer avec eux, négocier, se faire humble, filer doux, mettre un mouchoir sur son égo. Il faut répondre avec intelligence à leurs sollicitations. Plonger, ce n’est pas calculer, c’est avant tout ressentir et s’adapter. Pour cela, il est nécessaire d’avoir du bon sens, une compréhension correcte des phénomènes, quelques idées sur leur sens de variation et leur amplitude. Cela suffit largement pour débuter. L’expérience viendra après et complétera la panoplie. Je reste persuadé qu’il faut supprimer une grande partie de la « théorie de la plongée » dans nos enseignements et en particulier celle qui conduit à faire des calculs. Elle donne de fausses certitudes. Les chiffres derrière la virgule sont une illusion. Pour ma part, dans cet esprit, je refuse de programmer mes plongées dans le détail. Et en plus je trouve que cela les déflore. Si j’ai tout imaginé, pourquoi y aller ? ... juste pour me tremper le derrière et suivre un protocole ? Je n’y trouve aucune félicité. En plongée, je musarde, je lambine, je flâne, j’improvise, je vais là où j’ai envie. Je suis libre. J’avoue ne consulter que très rarement mon mano, juste quelques coup d’œil par curiosité (et parfois, j’oublie). Selon le bloc que j’adopte, je SAIS que j’ai assez d’air pour la terminer sans problème C’est peut être ce que Christophe 38 appelle la plongée "Inch Allah dive". Mektoub. J’adore.
  23. Merci de ce document. Tu nous balances des données et tu nous demandes d’en penser quelque chose. Pour ma part, je dirais, à priori, rien. Je souscris à la demande générale qui t’est faite « et toi qu’en penses tu ? » Il faut que tu te mouilles (pour un plongeur ... ce ne doit pas être difficile). Pour alimenter ta réflexion je peux te proposer quelques thèses à défendre, du genre : Ces données montent que - Il y a trop de moniteurs d’état en France. Ils volent le pain des bénévoles payés au noir. - La durée de vie professionnelle des BEES est de 3 ans. Or depuis deux ans, on n’en forme plus. Il n’y a donc plus de moniteurs d’état disponibles pour encadrer pendant la saison. Il faut que les moniteurs fédéraux puissent intervenir en entreprise commerciale et être rémunérés officiellement, ou bien payés en liquide ou encore avec les chèques des clients (... ne mettez pas l’ordre on a un tampon !!... ) - La nouvelle filière professionnelle étant encore plus inadaptée que l’ancienne aux besoins des entreprises de plongée, il devient urgent d’accueillir bras ouverts les instructeurs PADI. Il faut les inscrire comme encadrant dans le Code du Sport. Nous en avons besoin. - L’étude proposée est très incomplète. On ne dit rien sur la répartition fille - garçon. En gros, on sait qu’il y a moins de 20 % de monitrices. o Heureusement ! o Malheureusement ! o C’est une honte que la parité ne soit pas appliquée. Si elles sont incapables d’avoir le monitorat garçon, il faut leur proposer des épreuves adaptées (crochet ou couture à 40 m en épreuve de narcose) o C’est une honte, cela montre que la plongée est un monde de machos sans scrupule. o Ce n’est pas beaucoup, mais cela laisse espérer que la plongée deviendra à terme (dans quelques dizaines d’années), comme chez PADI une activité de loisir, respectueuse des plongeurs, - Il y a des moniteurs qui ont passé leurs diplômes vers les années 1960, c'est-à-dire il y a un demi-siècle. Peut être que certains plongent encore, ou pire enseignent encore. Il serait pertinent de fixer un âge limite pour l’enseignement de la plongée. Je suis pour limiter l’enseignement à partir de XXXX ans, (je te laisse choisir). Je peux te suggérer d’autres thèmes de réflexion.
  24. Les moniteurs de plongée sont clairement identifiés comme des travailleurs hyperbares dans le décret de janvier 2011. La visite médicale d’embauche d’un moniteur, (ou de reprise des activités après un accident), est donc du domaine de compétence de la médecine du travail. C’est tout est simple me direz-vous. En fait, pas tant que ça. Le problème est que l’arrêté du 28 mars 1991 qui précisait les recommandations aux médecins du travail chargés de la surveillance médicale des travailleurs hyperbares a été abrogé par arrêté le 2 mai 2012 (http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025824451&dateTexte=&categorieLien=id) . Par conséquent, les contenus des visites d’aptitude de 1991 n’ont plus de valeur légale. En revanche, le décret du 30 janvier 2012 http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000025241584&categorieLien=id place le risque hyperbare en « surveillance médicale renforcée » (Art. R. 4624-18). Il précise que le médecin du travail est juge des modalités de la surveillance médicale des travailleurs, en tenant compte des « recommandations de bonne pratique ». Actuellement ces recommandations ne sont pas formulées. Dans l’esprit de la loi, Le médecin du travail devient un conseiller de l’employeur pour la sécurité de ses salariés (Art. R. 4623-1). Le contenu de la vite médicale doit être en relation avec le poste effectivement occupé par le moniteur tel que défini sur le document unique. Dans ce contexte, un moniteur n’intervenant qu’entre 0 et 6 m (enseignement et accompagnement), n’aura pas le même examen médical qu’un de ses collègues qui descend tous les jours à 50 m. La visite médicale reste à la charge de l’employeur.
  25. ceux qui ne peuvent pas faire de sport, on leur donne des médicaments, .... pour qu'ils fassent du sport, ... pour qu'ils ne prennent pas de médicaments .... c'est clair ?
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Bonjour,

 

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