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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

nanobulle

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Everything posted by nanobulle

  1. je me soigne Beaucoup d’entre vous ont des moyens financiers trop faibles pour pratiquer la plongée sous-marine et cela vous rend malade ? Ne vous morfondez pas, il y a une solution ... La Ministre a écrit « Et je souhaite réaffirmer que la prescription d’activités physiques et sportives fait partie des thérapeutiques non médicamenteuses. » Il suffit donc de vous faire prescrire l’activité par votre médecin favori et de demander ensuite le remboursement de la plongée à la Sécu. Et si elle ne veut pas envoyez la note directement au Ministère des Sports qui se fera un plaisir de l’honorer .... pendant qu’il existe encore ... dépêchez vous. Merci Madame La Ministre. Je vais me faire soigner.
  2. Le contenu de la Loi sur le Sport sera probablement connu en mai lors de sa présentation au Conseil des Ministres. C’est pour cette raison que j’utilisais le mot « publier », dans le sens de « rendre public ». Maintenant pour que cette Loi soit « promulguée », c'est-à-dire publiée au JO pour la rendre applicable, tu as raison, cela va prendre plusieurs mois. Sur le reste, la loi est très générale et touchera toute l’organisation du sport en France. La plongée sera forcément concernée. Tout du moins si on continue de la considérer comme une activité sportive.
  3. Mais cela ne coûtera rien à l’état, car il n’a nullement l’intention de continuer à assurer cette charge, Je cite Madame la Ministre : « A cet égard, on ne pourra que se féliciter de ce que l’argent de la formation professionnelle puisse bénéficier, demain, à la formation des bénévoles et au soutien de l’engagement volontaire, notamment, dans le cadre du service civique. » Traduction : débarrassons-nous des professionnels, c’est une source permanente d’ennuis. Non seulement ils demandent à être payés pendant qu’ils travaillent, ça coûte cher aux employeurs, mais en plus il faut leur payer des indemnités de chômage lors qu’ils ne travaillent pas... et ça, ... ça coûte à la communauté. En plus c’est mauvais pour les statistiques. La solution est simple : piquons l'argent de la "formation professionnelle" et formons des bénévoles !!!!! S’il n’y avait en France que des travailleurs bénévoles, il n’y aurait pas de chômage, ... c’est lumineux non !!! Fallait simplement y penser !
  4. La FFESSM a créé ce type de compétition pour justifier sa "délégation" en plongée sous-marine. Espérons que l’évolution de la loi sur le sport permettra de supprimer de telles niaiseries.
  5. Oui, mais cela ne veut pas forcément dire une absence de réglementation. Dès lors que l’État se désengage totalement du sport au profit du CNOSF et des fédérations, on voit mal comment le Code du Sport pourrait encore s’appliquer sous sa forme actuelle. Donc ce n’est plus la peine pour l’instant de se battre sur les PA, PE, les N3 qui vont à 60 m, les prérogatives des BP, etc. Tout risque de changer en mai ... changer, oui mais en quoi ? Peut-on affirmer qu’il n’y aura plus de réglementation ? Probablement pas, car les fédérations vont tenter d’imposer les leurs. La situation risque d’être encore plus compliquée qu'actuellement. Il nous restera la pratique hors fédération si celle-ci est encore permise.
  6. Madame la Ministre des Sports Valérie Fourneyron a prononcé un discours hier devant le CNS sur la prochaine loi sur le sport qui sera publiée vers le moi de mai. http://www.sports.gouv.fr/presse/article/Discours-de-Valerie-Fourneyron-a-l-occasion-du-Conseil-National-du-Sport-CNS Prenez le courage de lire ce texte car vous verrez que l’architecture du sport en France va être profondément modifiée avec un désengagement de l’Etat et un renforcement du rôle des fédérations. Celles-ci vont devenir autonomes. Elles seront fortement impliquées dans les formations professionnelles. Il est encore trop tôt pour juger de l’impact de la loi sur la notre discipline, mais il est probable que toute son organisation va changer. Accrochez vous, les flots vont être tumultueux.
  7. Martini’s law On ne peut nier que les IN de la FFESSM donnent de leur temps, de leur intelligence et de leur santé pour améliorer nos conditions de pratique et d’enseignement. J’en veux pour preuve le point 3.5, du compte rendu de la CTN, dans lequel on nous informe de l’existence de plaquettes immergeables permettant de tester l’état de narcose des plongeurs. Il est évident que les IN n’auraient pu faire une telle publicité (car c’en est une) s’ils n’avaient testé personnellement ce matériel. Or, à l’hôtel Best Wester à Marignane, ce n’était pas une opération élémentaire. Saluons l’ingéniosité des IN et leur vaste connaissance des procédures internationales de plongée qui leur ont permis de résoudre ce problème avec élégance. Tout élève PADI, sait qu’un verre de Martini sec équivaut à peu près à une descente de 10 m en mer. Les IN ont donc testé la validité des plaquettes immergeables au sec, accoudés au bar du Best Western, en prenant pour base théorique de leur étude, la Martini’s law « ... alors Paulo (...j’ai changé les noms...) t’est comment à 50 m ? ... j’sais pas je viens de sortir du Code du Sport .... allez, je m’sens en forme ... je tente une 100 m ! Déconne pas Paulo, .... prends au moins un mélange .... T’inquiète .... j’ai rajouté de la vodka dans le Martini ... ... où qu’elle est cette p... de plaquette » Cette expérience justifie totalement les notes de bar et de mini-bar impayées (voir le point Budget). Les IN n’ont pas bu pour le plaisir, mais pour notre bien à tous. Je trouve un peu pingre de la part de la FFESSM de chipoter et de faire des remarques déplacées sur un investissement nécessaire à notre sécurité. Enfin, je suppose que cela s’est passé comme ça.
  8. Le mot frileux (message précédent) n’est pas celui qui me vient à l’esprit en premier, inconséquent me paraît mieux adapté. Medsubhyp est une association qui regroupe la plupart des médecins « hyperbaristes » français, praticiens et universitaires. Ses activités, (recherche scientifique, organisations de congrès, diffusion de la connaissance, revues, bourses d’étude, etc.) lui confèrent la qualité de « Société Savante ». Ses avis sur la médecine hyperbare sont regardés comme fondés. Medsubhyp été saisie par le Ministère des Sports afin de donner son avis sur les conditions d’intervention des moniteurs de plongée salariés, probablement dans le cadre de la préparation de l’arrêté conjoint (Ministère des Sports et Ministère du Travail) qui doit traiter de la plongée loisir en application du décret de janvier 2011. Cette Société s’est donc prononcée sur ce sujet (nombre de plongée/jour, durée d’immersion, etc.). Elle a rendu ses avis uniquement sur la base de considérations médicales. Pour ce qui concerne les yoyos, procédure utilisée essentiellement par la FFESSM lors de l’apprentissage des techniques d’assistance ou de sauvetage, Medsuhyp a jugé prudent de limiter, dans une même journée, le nombre et la profondeur de ces « remontées-descentes ». La logique voudrait donc que la CTN accueille cette analyse avec attention, prenne conscience de ses responsabilités envers les plongeurs et les moniteurs, s’interroge sur l’inadéquation actuelle de ses approches techniques et pédagogiques et en propose d’autres, plus sécuritaires. Il ne semble pas que ce soit la voie qu’elle ait choisie. Elle préfère tenter de plier la physiologie des plongeurs à ses dogmes ...combat perdu d’avance. C’est pour cela que je parle d’inconséquence. Puisqu’elle en pérore, le contenu des avis de Medsubhyp doit-être connu par la FFESSM. Il suffit donc de le lui demander.
  9. Désolé de répondre avec un peu de retard, mais j’étais loin de mon ordinateur. Je souhaite rester discret sur mes sources, mais les chiffres que j’avance me paraissent véritables. J’ai pu les recouper à partir d’autres documents. Ainsi, sur l’un d’entre eux, on apprend qu’entre 2001 et 2011, le Ministère des Sports a attribué 2883 brevets de BEES1 et 219 de BEES 2, sans compter les VAE, les formations additionnelles, etc. Cela fait du monde sur le marché. Reste à savoir combien parmi nos collègues sont encore actifs et combien vont le rester. Ceci pose en filigrane le problème du renouvellement des moniteurs d’État dans notre discipline. Et sur ce point, la filière professionnelle proposée par le Ministère des Sports est un désastre. A l’évidence, cette « voie de formation » ( ?) n’a pas été pensée sainement comme une « filière professionnelle », avec une évolution professionnelle continue des enseignants entre le BP et le DES, dans le cadre réglementaire posé par le décret hyperbare de janvier 2011, avec la prise en compte des besoins des employeurs et des souhaits du public. Ce qui est proposé est le résultat de tractations mesquines qui tentent de figer les privilèges historiques de l’establishment en place. Son objectif est de fermer le marché de l’emploi aux instructeurs PADI et de favoriser, pendant la saison, celui des MF1 rémunérés (??) en tant que BP. Cela contente beaucoup de patrons de centres qui couinent dès qu’il faut engager un BEES. Le résultat est à la hauteur des prétentions, consternant. Depuis la mise en place du BP, aucune session de formation ne s’est encore tenue. Tout le monde s’accorde pour dire qu’un BP limité à 6 m pour son enseignement n’a aucun intérêt pour un employeur. Et il en est de même pour la profondeur de 12 m. Il me semble qu’il faut repenser la Plongée Française de loisir avec les profondeurs du Ministère du Travail (ce qui permettrait de classer les moniteurs comme travailleurs hyperbares), avec des BP qui peuvent enseigner jusqu’à 30 m, des DE jusqu’à 50 m et des DES dont la mission pourrait être de « former les formateurs », d’enrichir les contenus pédagogiques et fondamentaux de la plongée française par leurs réflexions, leurs recherches, leurs publications et surtout par leurs contacts avec l’étranger. On plonge ailleurs qu’en France ... et souvent très bien. Tout reste donc à .... refaire !
  10. Le compte rendu de la dernière réunion de la CTN est paru http://www.ffessm.fr/ckfinder/userfiles/files/ctn/pvctn/2014/0114/PV-CTN-2014-01-18.pdf J’aime ces grands moments de littérature fédérale. On y trouve des informations capitales pour l’avenir de la Plongée Française. On peut citer, pour commencer le chapitre du budget "Budget : Le budget de la CTN est reconduit à peu de choses près pour 2014. Suite à quelques abus relevés, Jo VRIJENS indique que les notes de bar d’hôtel ou de mini-bar des chambres d’hôtel sont à la charge des participants aux réunions et séminaires et doivent être réglées avant leur départ. Elles ne doivent en aucun cas donner lieu à une demande de remboursement. " Je rappelle aux Instructeurs que le bar n’est pas une unité officielle de pression, (c’est le Pascal). Il est donc néfaste d’abuser des bars et encore plus des mini-bars.
  11. Peut être pourrait-on suggérer aux responsables Brestois du projet Phypode, d’aborder l’étude de la synergie de ces deux pratiques ? Il y aurait matière à remonter le moral des chercheurs français http://mondeacsci.blog.lemonde.fr/2014/01/02/malaise-dans-la-recherche/>
  12. plongee senior : plongee plaisir La plongée est une activité de loisir-sportif parfaitement adaptée aux seniors de tous âges (et 62 ans c’est jeune). J’ai quelques collègues qui frisent les 80 balais et qui batifolent encore sérieusement en plongée. Notre activité est un sport « de pleine nature ». Il permet de s’ébattre dans de nouveaux environnements, de se déplacer en état de flottabilité nulle, (ce qui pour les articulations sollicitées par une longue pratique sportive terrestre est un vrai bonheur), de faire travailler sa souplesse, son équilibre dans l’espace, la fluidité, la maîtrise de soi, la gestion de l’effort, etc. La plongée est aussi un lieu de rencontre et d’échanges. Il faut prendre conscience qu’à plus de 60 ans, on peut aussi apporter aux autres, même dans une activité où on n’est pas spécialiste. Bien entendu comme le fait remarquer Berny, la plongée doit être découplée de l’esprit de compétition et de course aux brevets. Mais ceci devrai être la règle pour tous les plongeurs. Ce qu’il te faut, c’est un simple premier brevet qui te permette de pratiquer dans le monde entier. Je te suggère de suivre en France, dans une société commerciale, en piscine sur un ou deux week-ends, un cours conduisant à l’Open Water PADI. Fais le juste avant de partir. Tu apprendras les gestes techniques et les notions théoriques indispensables et tu feras tes 4 plongées obligatoires en mer sur place. Et puis après ... fais toi plaisir pendant encore de longues années.
  13. Il est probable que, dans l’immédiat, cette décision réglementaire n’entrainera aucune conséquence sur la délivrance des brevets de plongée par les moniteurs de l’ANMP. L’ANMP se trouve maintenant placée sur le même plan que le SNMP (l’autre syndicat corporatiste des moniteurs de plongé) qui n’est adossé (à ma connaissance) à aucune organisation syndicale représentative. En revanche comme le suggère Berny, politiquement cette décision risque d’avoir à l’avenir des répercutions réglementaires non négligeables pour notre discipline. Cet Arrêté fissure le bloc que la FFESSM et l’ANMP avaient constitué, ces dernières années, au niveau des discussions paritaires dans les organismes qui nous concernent (Ministère des Sports, CCNS, etc.). Chacun avait son rôle. La FFESSM « représentait » les employeurs et l’ANMP les salariés. L’ANMP ne le peut plus. C’est dans ces organismes que se pensent, se discutent et s’adoptent les règles de fonctionnement de notre activité, tant pour les bénévoles que pour les professionnels.
  14. Autrement dit 1N4 + 1N3 =2N3 On met N en facteur dans le membre de gauche N(4+3) = 2N3 On simplifie par N, et on établit que 7 = 6 Par ailleurs 1 N4 + 1N2 différent de 2 N3 On effectue la même opération et on démontre que 6 est différent de 6 ! Ils n’auraient pas des problèmes avec les maths au Ministère des Sports ?
  15. Je suis d’avis d’imposer dans le MFT une épreuve de « feuille-pierre-ciseaux-puit» pour le N3 à 60 m.
  16. Et il en sera probablement de même en 2014 Il faut prendre conscience que les notions enseignées dans les cours théoriques de plongée sont largement insuffisantes pour appréhender la complexité des phénomènes qui accompagnent les transferts de gaz d’un tissu physiologique à un autre ou encore à travers la membrane pulmonaire. Laissons cela aux scientifiques, physiciens, chimistes, physiologistes, biologistes, etc. qui ont déjà bien du mal à s’y retrouver. Restons très prudents dans nos analyses, et évitons, surtout, d’affirmer. Cette discussion est peut être l’occasion de nous interroger sur la place que nous accordons à la théorie dans l’enseignement de la plongée. Je suis effaré par l’importance des « connaissances » convenues qu’il faut régurgiter pour simplement avoir le plaisir d’aller se tremper le derrière dans l’eau ou encore pour enseigner notre discipline. Certaines questions aux examens, particulièrement aux monitorats, n’ont de signification que pour les formateurs et pour ceux qu’ils ont formés dans le stage initial. Dans l’absolu, certains sujets n’ont aucun sens. Les diptères passent parfois de sales moments avec les plongeurs. Rendons nous compte que pour décrire la compressibilité des gaz, nous utilisons la loi des « gaz parfaits » qui ne s’applique jamais aux pressions utilisées en plongée loisir, que la « loi de Henry » est une loi à l’équilibre isotherme mais également isobare, c'est-à-dire qu’elle est démontrée pour la solubilité d’un gaz dans un mélange, lorsque l’on change la composition du mélange à pression totale constante. La loi de Henry ne s’applique jamais en plongée, à part dans l’état initial, lorsque l’on n’a pas plongé depuis un certain temps. En décompression, la valeur de la constante de Henry varie avec la taille des bulles. La démonstration de ces lois et surtout leur interprétation demandent un bon niveau universitaire (de licence de physique, de chimie ou de classes préparatoires scientifique) et un goût immodéré pour la thermodynamique. Quant au classique modèle cinétique de diffusion passive du gaz à travers la paroi pulmonaire, on le démontre pour un système où les deux phases au contact de la membrane sont parfaitement agitées (à composition constante). Il suppose l’état stationnaire réalisé dans la zone de transition. Est-ce ainsi que cela se passe en plongée ? L’obtention des courbes de variation de la solubilité en fonction du temps nécessite de savoir manipuler les équations différentielles et de les intégrer. Est-ce bien indispensable de posséder cette « pseudo- culture » pour assurer nos décompressions alors que nous utilisons tous un ordinateur de plongée ? Je suis d’avis de simplifier la théorie de la plongée et de l’axer essentiellement sur l’aspect pratique et sécuritaire, c'est-à-dire de se contenter d’indiquer des sens de variation et des ordres de grandeur pour les phénomènes physiques, d’informer sur la physiologie, etc. Mais en revanche je suis partisan de donner une véritable éducation en ce qui concerne l’utilisation de l’ordinateur, la planification d’une plongée, la navigation, la météo, le traitement des incidents, la prévention des accidents, la sécurité, la faune et la flore, etc. . Evitons de faire de nos moniteurs des diafoirus omniscients.... un peu plus de muscle et moins de théorie !!!! Quant à la question posée (mal formulée), ma réponse est humble mais catégorique, je ne sais pas !
  17. La loi de Henry ne concerne strictement que les systèmes (liquide/gaz) à l’équilibre, à température constante.
  18. 90 % des plongeurs belges qui n’ont pas eu d’accident de plongée ont mangé au moins une fois une assiette de frites pendant les 3 derniers mois. Peut-on en déduire que la frite possède un effet protecteur ? Difficile de l’affirmer car les mêmes personnes ont également bu de la bière. On ne peut donc exclure une synergie entre ces deux éléments (frites, bière). Quoi qu’il en soit, il semble établi que cette alimentation couplée est bénéfique à la sécurité des plongeurs belges. Dès lors, il semble essentiel d’étendre la portée de ce résultat au niveau européen. Pour cela il serait indispensable connaître le comportement des plongeurs français, soumis à la même nourriture, dans les conditions de formation et de pratique spécifiques de la « Plongée Française » dont on rappelle qu’elle est « sport à environnement spécifique » et préservée des intrusions étrangères. N’oublions pas que la plongée française est génétiquement pure. S’il advenait que l’on trouve des résultats identiques à ceux observés en Belgique, il faudrait alors s’interroger sur la réalité de la « spécificité française », et envisager la publication de normes européennes imposant la consommation de frites et de bière pour tous les plongeurs. Cette obligation pourrait être formalisée en France par le CDS et mise en application immédiatement par la FSGT (normes ISO)
  19. C’est quoi cette chasse aux vieux en plongée ? Pourquoi cet ostracisme primaire basé sur un seul critère, 50 ans, qui n’a aucun fondement physiologique, ... et pourquoi pas 45 ou 55 ans ? C’est à quel âge que l’on devient vieux ? Tant qu’à faire, il faut étendre la démarche, et envisager toutes les causes potentielles d’accident de plongée de manière à les éviter : Pourquoi ne pas prendre en compte l’IMC, (l’indice de masse corporelle), on sait bien que les gros sont des clients privilégiés pour le passage en caisson et pour l’accident cardiaque ... les gras du bide plus de plongée. Et si on parlait des fumeurs ... un poumon goudronné ne joue pas son rôle dans l’élimination de l’azote pendant la décompression, ... risque important .... exit les fumeurs ! Et ceux qui se baladent avec des bouteilles de Kronenbourg à la ceinture sur le quai, qui se réchauffent au « gros rouge qui tâche » sur le bateau, dont les yeux ont la couleur du pastis ... on sait bien que leur organisme est délabré ... viré les alcoolos Je ne parle évidemment pas de ceux qui relâchent leurs nerfs avec un petit coup de chichon avant de partir, ou qui consomment quelques médocs pour se décontracter, .... c’est interdit pour conduire ... alors pour plonger ..... dehors les drogués. Tiens .... il y a de moins en moins de monde !! Mais surtout, la plus grande pourvoyeuse d’accidents de plongée est la connerie ! Je suis d’avis d’empêcher les cons de plonger.
  20. Je pense que Berny a raison d’évoquer le contrôle de la vitesse pendant la descente. Dans mon esprit, (post 105), lorsque je parlais de descente, j’évoquais le fait qu’un élève s'initiant à la remontée assistée, doit être également confronté à une « descente assistée » : un « assistant » se lie à un « assisté », le descend à une vitesse contrôlée et éventuellement s’arrête pour prendre en compte ses problèmes d’oreille. Cet exercice, inhabituel dans la formation du plongeur, met en jeu les mêmes mécanismes que la remontée. Pour ce qui est de gonfler sa stab pendant la descente, c’est sans doute ce que nous enseignons tous. Mais il est vrai que le message est parfois ignoré. Quelques « tombeurs » se font un point d’honneur à ne pas perdre un instant pendant la descente, afin de gagner la minute de plus à passer au fond, (le plus souvent profond). Il s’agit alors d’un choix délibéré. Il n’est pas forcément judicieux.
  21. Dans tous ces apprentissages, j’assure la sécurité des élèves, en étant à leur contact (un bras), un peu au dessus. Ne sois pas jaloux, .... l’important pour nous, moniteurs, n’est pas d’avoir "l’Idée Originale" qui va révolutionner le monde de la plongée, mais de partager nos expériences, nos analyses, nos recherches, nos conclusions, loin de toutes chapelles. Et lorsqu’on le fait, on constate le plus souvent que l’on est beaucoup à parler de la même manière. La plongée, « sport de glisse » !!!, (post 125), je souscris totalement.
  22. La Réunion annuelle d’automne de MEDSUBHYP - Samedi 23 Novembre 2013 - sera consacrée au thème de « l’Aptitude Médicale aux Interventions en Milieu Hyperbare : quel bilan paraclinique ? » Faculté de la Timone, 27 Boulevard Jean Moulin – Métro 1 (sortie : Timone) - Amphithéâtre 1 – Rez de chaussée, aile rouge Différents points de vue de spécialistes seront exposés, 08 H 30 Recommandations européennes en terme de santé au travail (EDTC – DMAC) 09 H 00 Le point de vue du cardiologue 09 H 30 Le point de vue du neuro-psychiatre 10 H 30 Le point de vue du radiologue 11 H 00 Le point de vue du biologiste 14 H 00 Le point de vue du pneumologue rapporté par le médecin du travail 14 H 30 Le point de vue de l’ophtalmologue 15 H 00 Le point de vue de l’ORL 15 H 30 Au total, quel bilan paraclinique… Le Dr. M. Coulange abordera à 16 H 15 les « Spécificités de la prise en charge de l’arrêt cardiaque chez le plongeur » Cette réunion devrait répondre à certaines de nos interrogations.
  23. Plutôt que de te décrire ce que je fais, qui est très évolutif en fonction des circonstances, je vais me permettre de t’indiquer quelques pistes de réflexion. Je crois qu’il est primordial de bien comprendre 1- que ce qui fait remonter ce n’est pas la prise, mais la force d’Archimède. Il ne s’agit donc pas d’un problème de technique gestuelle, mais de physique, lié à l’intensité et au point d’application de la force qu’il faut appliquer à l’ensemble « assistant/assisté » pour qu’il se déplace. 2- qu’on ne peut maîtriser finement un déplacement que si on part d’une position d’équilibre (la flottabilité nulle), qu’on s’en écarte (remontée) de manière raisonnée. Le mouvement est totalement sous contrôle, si à chaque instant on peut revenir à un nouvel état d’équilibre (s’arrêter) et même inverser le sens du mouvement (descendre). Si tu acceptes ces deux propositions, il te faut alors admettre que le pré-requis, pour tes élèves, avant tout enseignement de l’assistance ou du sauvetage, est la maîtrise de la flottabilité pour soi-même et pour le binôme. Pour vérifier qu’il en est ainsi, je te suggère de t’interroger sur les capacités de tes élèves préparant le niveau 2: - de maîtriser leur propre flottabilité à 20 m ? près de la surface ? Par exemple peuvent-ils rester en pleine eau sans bouger ? Savent-ils monter en inspirant, descendre en soufflant (le ludion de chez PADI), sans palmes (pour supprimer les points d’appui), avec un lestage adapté au palier à 3 m ? Généralement la réponse à cette première interrogation est consternante. - de manipuler la stab de leur binôme pour le placer en flottabilité nulle ? Savent-ils doser finement les flux d’air entrant et sortant pour tenir comte de sa respiration ? - d’assurer une flottabilité nulle à l’ensemble « assistant/assisté », en jouant sur les 2 stabs, en prenant en compte les deux respirations et toujours sans prendre d’appuis avec leurs palmes ? Je rejoins totalement Caval 87 sur l’importance de la maîtrise de la flottabilité qui devrait être une capacité parfaitement acquise dès le premier niveau. D’expérience, elle l’est rarement. Ensuite, il faut apprendre à « manipuler » l’autre et le bouger. Une fois l’équilibre de flottabilité maîtrisé, demande toi si tes élèves sont capables, sans changer de niveau - de déplacer leur binôme à l’horizontale, de le retourner, de lui mettre la tête en bas, etc... - de l’attraper de différentes manières (prises), y compris non conventionnelles, pour le manipuler. Ca peut être ludique... ! Si tes élèves savent faire tout cela, la remontée assistée n’est plus alors qu’un simple jeu de rupture d’équilibre. Il suffit de se solidariser comme on veut au binôme, de respirer un peu, (ou d’envoyer un filet d’air dans la stab) ... et ça monte tout seul. Pour s’arrêter il suffit de purger délicatement. Le mouvement doit pouvoir être interrompu à chaque instant pour retrouver un nouvel état d’équilibre, le sens de déplacement peut être inversé pour assurer une descente contrôlée. Dès lors que les élèves maîtrisent ces capacités (techniques et de sensation), ils peuvent aborder les sauvetages proprement dits, et choisir des gestes efficaces, qui leur conviennent, à travers des situations pédagogiques classiques tel que l’essoufflement (de soi, de l’autre), la panique, etc. mais également plus inhabituelles, vomir, ne pas pouvoir vider son masque car la vitre s’est désolidarisée ... et se noyer, etc...ou encore, dramatiques comme cracher son détendeur sur un essoufflement, ou perdre connaissance. Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de l’originalité, car sur ce point la nature sera toujours plus imaginative que nous. L’objectif de toutes ces situations est pour l’élève d’engranger des solutions. Ce que l’on cherche, c’est que l’élève apporte une réponse adaptée à une situation de contrainte imprévue. Et sur ce point, je terminerai par une dernière remarque qui me semble importante. Il ne sert à rien de réaliser des yoyos successifs à 20 m avec l’espoir que la prochaine remontée sera plus orthodoxe (la main là et pas là, ... le doigt ici...) que la précédente. L'orthodoxie n’est pas l’objectif de la formation. La plongée yoyo est dangereuse. Il faut l’éviter.
  24. dans la vrie vie Je reviens donc sur mon témoignage, cela va être un peu long. Mais je pense qu’il y a matière à réflexion. Nous sommes en préparation Niveau 4 en méditerranée à Pâques (l'eau est froide), première plongée du matin, dans un exercice de remontée à deux sur un embout, à partir de la zone des 40 m, à l’époque où cet exercice se faisait en vrai et pas en simulé. Je plonge avec deux élèves. Ils ont un bon niveau technique, et sont accoutumés à cette profondeur. Ils ont déjà réalisé cet exercice. L’idée est de peaufiner la flottabilité et la maîtrise de la vitesse de remontée. La première séquence prévue est, pour les élèves, de se stabiliser à la bouée à 35 m sur un fond de 40 m, de montrer qu’ils sont parfaitement en équilibre, sans palmer et sans toucher à leur stab. La seconde séquence consiste à réaliser un échange d’embout à 35 m, et de débuter une remontée sur une dizaine de mètres. Selon l’organisation convenue en surface, un des élèves doit simuler une panne d’air, l’autre doit lui présenter son détendeur, débuter l’échange d’embout et commander la remontée. Pour cet exercice, je suis placé comme à mon habitude, au contact des élèves (à un bras) légèrement au dessus d’eux, de manière à pouvoir corriger les gestes si nécessaire. Exercice de flottabilité : la profondeur est maîtrisée, signe « tout va bien », les respirations sont calmes, Pour l’échange d’embout, pas de problème, le passage est régulier, on débute la remontée, jusqu’au moment où un des élèves ne présente plus son détendeur à l’autre. Et c’est là où, en tant que moniteur tu sens intuitivement que la situation risque d’évoluer rapidement et pas dans le bons sens. Je fais signe à l’autre élève de reprendre son détendeur et simultanément j’attrape la sangle de stab du premier.... et c’est là qu’il crache son détendeur et part vers la surface en palmant comme un fou, .... nous sommes à un peu plus de 30 m !!! Heureusement je suis accroché. Dans cette situation, je peux vous dire que vous oubliez toutes les prises classiques qu’on vous a montrées, toutes celles que vous avez enseignées .... vous gérez l’affaire comme elle est, et en l’occurrence elle n’est pas bien engagée. L’urgent est de remettre l’embout dans la bouche du plongeur, qui n’en veut pas !!! Il faut donc le lui imposer. Pour cela, la seule solution que je trouve est de lui enfourner de force le détendeur dans le clapet, garder une main dessus et lui tenir l’arrière de la tête avec l’autre main pour l’empêcher de recracher. Il y a une différence fondamentale entre « maintenir un détendeur en bouche » comme c’est dit dans les livres, délicatement avec deux doigts en faisant attention de ne pas se casser un ongle, et empêcher quelqu’un de le cracher. Comptez bien, ... j’ai 2 mains prises. Simultanément, il faut maîtriser impérativement la remontée, c'est-à-dire purger les stabs, car elles gonflent au fur et à mesure que l’on monte. C’est ce que je fais avec ma 3ème main, ... quelle main ? Et puis je n’oublie pas que la remontée doit se faire à une vitesse contrôlée, que nous allons avoir éventuellement des paliers à réaliser, ce qui m’amène à regarder mes instruments sur mon 4ème bras.... quel bras ? Et puis il y a aussi l’autre élève à contrôler. Voilà une situation vécue, réelle qui ne ressemble en rien au scénettes convenues qui se jouent pendant les préparations aux examens. Comment cela s’est-il terminé ? .....Bien ! Le second élève a été remarquable de sérénité. Il a géré les 3 bouées pendant la remontée en respectant au mieux les données de son ordinateur, en particulier la vitesse de remontée. On se « parlait » tous les deux avec nos regards. Nous n’avions pas de palier obligatoire à faire, on a grillé celui de sécurité. Arrivé en surface, l’élève hurlait, mais apparemment allait bien physiquement. On l’a fait évacuer après une prise en charge immédiate sur le bateau. Il a été mis en observation une nuit et est ressorti de l’hosto le lendemain, physiquement frais comme un gardon, mais psychologiquement marqué. On a donc pu débriefer. Effectivement l’élève au fond a senti l’essoufflement venir mais ne l’a pas clairement identifié. Il ne l’a donc pas signalé et a pensé que cela allait s’arranger .... erreur !!! Un essoufflement est un incident grave qui peut partir en vrille en quelques dixièmes de seconde. Ensuite, cela a été une panique dévorante avec le sentiment qu’il allait mourir. Voir sur ce point ce qu’a écrit Bardass (post 21). Pour ce qui me concerne, avec déjà à l’époque quelques années de monitorat au compteur, ce fût une grande leçon d’humilité ... ai-je bien fait ? ... aurais je pu faire mieux ? ... probablement. Actuellement, je n’enseigne plus de prises de sauvetage ou d’assistance stéréotypées, mais je propose de travailler sur ce thème (maîtrise de la flottabilité seul, à deux, déplacements horizontaux, verticaux vers le haut, vers le bas, prises, etc.). Ce qui est important le jour où ce type de situation arrive n’est pas de reproduire un geste conventionnel, mais de réagir le mieux que possible aux contraintes telles qu’elles sont. Cela demande d’avoir une panoplie très riche de réponses, en gardant toute sa liberté de mouvement. A ce titre, je vous conseille d’éviter de vous bloquer les mains, les bras dans le matériel. Oubliez donc la main sous la sangle ou le doigt dans je ne sais quel trou. La prise (décrite par algech - post 82) qui consiste à se placer de ¾ arrière du plongeur avec la main qui tient le détendeur, la tête appuyée sur votre poitrine est celle que j’aurais sans doute dû privilégier car elle permet d’empêcher l’élève de cracher son détendeur, l’autre main gérant les stabs. Je n’ai pas eu le temps de la mettre en place !!! car c’est là également une grande leçon de cet événement. Lorsque ça merde en plongée, cela peut être immédiat, ... et à partir de là vous faites comme vous pouvez. Sur ce point un conseil aux jeunes moniteurs, soyez toujours très près de vos élèves ... quitte à être encombrant. Un élève qui démarre vers la surface à deux mètres de vous, ne se rattrape pas. Ma dernière remarque est une interrogation : le jeu vaut-il la chandelle ? En l’occurrence, la série d’exercices que je proposais, était facile pour des candidats niveau 4 de l’époque. Ce n’était pas une découverte de nouvelles techniques mais une simple une combinaison entre flottabilité, gestion de la remontée et échanges d’embout. Et pourtant cette séquence aurait pu se terminer par un mort. Est-il justifiable de mourir pour un loisir ? Je pense que nous devons nous poser la question à chaque fois que l'on enseigne.
  25. Moi !!! .... sur une préparation Niveau 4 en méditerranée à Pâques, première plongée du matin, dans un exercice de remontée à deux sur un embout, à l’époque où cet exercice se faisait en vrai et pas en simulé. Un de mes deux élèves a eu un essoufflement à 35 m. Il a craché son détendeur et est parti en palmant comme un fou vers la surface. Ca existe. Je peux raconter.
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Bonjour,

 

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