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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

nanobulle

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Everything posted by nanobulle

  1. Losbh Il est inadmissible que tu écrives , « à la place d'un patron je vérifie méticuleusement qu'un candidat potentiel dans ma structure ne fasse pas partie de ce truc. ». Tu laisses supposer qu’un employeur a le droit de contrôler l’appartenance syndicale de ses employés. Ce n’est pas vrai, la liberté syndicale des salariés est garantie par notre constitution. Toute discrimination fondée sur l'appartenance syndicale est illicite. L'art.L. 2141-5 du Code du travail interdit expressément à l'employeur de prendre en compte cette appartenance pour certaines décisions (embauche, sanctions,licenciements, etc.). Ces discriminations sont sanctionnées par la nullité et,pénalement, par l’article L. 2146-2 du Code du Travail, les articles, 225-1et , 225-2 du Code Pénal. La discrimination est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste, entre autres, à refuserd'embaucher, à sanctionner ou à licencier une personne. Tes propos justifient totalement que les moniteurs s’associent pour défendre leurs intérêts.
  2. Je suis de l'avis d'encoreplus2. L’actuelle direction de la FFESSM possède des objectifs précis (avec lesquels on peut être ou non d’accord). Elle met en œuvre des stratégies élaborées et efficaces pour les faire aboutir.Par ailleurs, il serait inconsidéré de penser que les fonctionnaires du Ministère des Sports ne connaissaient rien à la plongée et qu’ils écrivent n’importe quoi. Certains sont des spécialistes reconnus de notre activité. Leur problème est de prendre en compte des contraintes politiques qui dépassent parfois le cadre étroit de la plongée. La réforme de la filière professionnelle a fait l’objet de négociations âpres entre le Ministère des Sports et la FFESSM, aidée par l’ANMP, jusqu’à ce que chacun y trouve son intérêt, en pleine conscience des enjeux et des conséquences. La création du BP permet au Ministère des Sports de répondre positivement à la pression européenne concernant l’intégration des moniteurs PADI en France, sans pour cela être envahi par cette engeance non souhaitée. Il a donc abandonné le projet de 2005 (accepté en CPC), et créé un diplôme inemployable, totalement limité dans ses prérogatives d’enseignement(0- 6 m). Ce BP sera accessible aux instructeurs PADI, mais il ne leur servira à rien, tant pour enseigner PADI en France que pour être employé par les structures commerciales. Le BP est un piège à PADI. .... bingo ! Pour fonctionner correctement, les SCA sont obligées d’engager un grand nombre de BEES en saison, ce qui constitue un écueil financier quasiment insurmontable pour nombre d'entre elles. Pour attirer les clients, les structures fédérales s’emploient à maintenir un prix de plongée très faible. La conséquence est qu’il n’y a pas de sous pour payer les BEES. La solution serait donc d’employer en saison des bénévoles (N4, MF1, MF2)comme cela se faisait autrefois. Le problème est que c’est illégal ! Comment faire ? La solution est simple, on crée un BP que les MF1 (ou les N4) vont pouvoir obtenir avec un minimum d’efforts, quelques UC passées derrière le bar. Le BP est donc une baguette magique qui transforme les bénévoles en professionnels. Cela permet à une structure commerciale d’emmener sur ses bateaux des BP-MF1 en toute légalité. Bien évidemment ils ne seront rémunérés (éventuellement...) que pour leurs actions d’enseignement entre 0 et 6 m. Mais imaginons qu’on ait besoin d’eux pour des formations entrant dans le cadre de leurs prérogatives définies par le CDS ... on leur demandera probablement d’intervenir... bien sûr que ce n’est pas très réglementaire, ... bien sûr que c’est scandaleux .. mais pas plus que les BEES1-MF2 qui intervenaient rémunérés comme E4. La manœuvre a été remarquablement menée par la FFESSM et l’ANMP. Les MF1-BP apporteront la souplesse financière aux SCA et autres structures commerciales.. bingo ! Et les BEES salariés dans tout cela? ... ce sont les grands perdants de l’opération.
  3. tout d'abord, désolé, mon doigt a glissé dans le C (Cerec) au lieu d'aller dans le Q,(Cereq) comme il eut été juste de le faire. Effectivement les brevets de la nouvelle filière professionnelle en plongée subaquatique ne sont pas actuellement reconnus par le CNCP (voir ta référence). Cependant ces diplômes sont parfaitement définis et classés par le Ministère des Sports http://www.sports.gouv.fr/IMG/pdf/brochure_diplomes-professionnels.pdf et par le RNCP : http://www.rncp.cncp.gouv.fr/grand-public/visualisationFiche?format=fr&fiche=2011 Le BPjeps est donc bien classé au niveau IV, le DE au III et le DES au II.
  4. ta mairie versera le même salaire au BPjeps que ce qu'elle versait au BEES1 car ces deux diplômes sont au même niveau CEREC, (à savoir le niveau 4). Pour mémoire le DE est au niveau 3 et le DES au niveau 2 (comme les BEES 2). Ta mairie ne fera donc pas d'économie.
  5. je suis assez d'accord avec l'affirmation que tant "qu'il n'y a pas de geste technique, ce n'est pas une formation". Mais comment expliquer que le baptême est considéré comme un acte pédagogique alors qu' il n'y a pas transmission de savoir, pas d'apprentissage de geste technique et encore moins d'évaluation ? Tu as pu en tant que N4 conduire un N3 au delà de 40 m, mais tu n'aurais pas eu le droit en mer de descendre un débutant à 3 m pour le baptiser. N'y a t-il pas une incohérence ?
  6. soit, à la louche, une demi année universitaire à la fac !!!! ... 700 h pour apprendre à enseigner entre 0 et 6 m. Il va falloir de l'imagination aux enseignants pour occuper les stagiaires.
  7. la limite à 60 m pour plonger à l'air correspond à la valeur définie par le Ministère du Travail dans ses decrets hyperbares. La masse volumique des gaz respirés par les travailleurs hyperbares (donc les plongeurs) ne doit pas dépasser pas 9 g/L. Lorsque le Ministère des Sports a décidé de limiter la profondeur d'intervention des plongeurs loisir il a adopté la même valeur.
  8. Le comportement des E4 (F2, BEES 2) est validé à l’issue d’épreuves qui se déroulent à 50 m. Il faut donc s’interroger sur leurs capacités à encadrer, voire enseigner, dans la zone 50 – 60 m à l’air. Comment ont-ils découvert cette zone ? avec d’autres E4 qui y étaient déjà allés ...avec qui ? Si on veut être cohérent, il faut placer les examens de E4 à 60 m, ou alors limiter la plongée à l’air à 50 m, en accord avec les indications du Code du Travail pour les moniteurs salariés. Et pourquoi pas alors remonter les prérogatives des PE/PA 40 à 50 m ? Je vous rappelle qu'il y a quelques années on "glissait" parfois à 45 m. Les profondeur choisies dans le code du sport sont purement conventionnelles et héritées de pratiques anciennes. Elles ne se justifient pas sur le plan physiologique et c’est sur ce point, que je vous invite à réfléchir. La caractéristique de l’Ecole Française dePlongée est de proposer au plongeur une progression qui ne prend en compte qu’un seul paramètre : la profondeur. Que doit-on penser d’un système« pédagogique » où la progression ne se mesure pas en termes d’adaptabilité de l’homme au milieu, de sa capacité à répondre de manière pertinente aux contraintes qui lui sont imposées par l’environnement, mais uniquement à son aptitude à aller plus profond. Le seul objectif proposé auxplongeurs en France est de descendre pour un jour atteindre le Graal, les 60 mà l’air. Baser un système sur la seule profondeur c’est admettre qu’une plongée à 20 m dans les eaux chaudes et calmes des Caraïbes est identique en termes de contraintes et de risques à une autre à la même profondeur en Bretagne dans un courant de mi-marée sans visibilité, ou encore en carrière ou en lac dans de l’eau glacée l’hiver. Pour qui a déjà plongé dans ces conditions, cela n’a pas de sens. Envisager la plongée comme une« escalade » vers les profondeurs est une escroquerie pédagogique dangereuse. La « Plongée Française » reste àinventer.
  9. On peut effectivement s’interroger. Il a fallu près de 7 ans de gestation au Ministère des Sports pour accoucher d’une chimère. Il a réussi à créer une « filière professionnelle » avec un BP inemployable par les structures commerciales, un DE élitiste placé à un niveau supérieur au BEES 1, inaccessible pour la plupart des plongeurs sans un fort investissement personnel et financier, et un DES dont on ne sait pas trop à quoi il sert. Le bébé n’est pas beau. Je suis d’avis de le jeter avec l’eau du bain. Dans ces conditions, il faut effectivement une sacrée motivation pour préparer ces nouveaux diplômes, (surtout le DE), non utilisables en dehors de nos frontières, dont on sait, dès le départ, qu’ils conduiront à des emplois précaires, mal payés, et socialement mal protégés Alors, autant rester bénévole .. quoique sur ce point on peut se poser la question de ce que la FFESSM va faire de ses diplômes. Jusqu’à présent elle a toujours aligné le niveau de ses brevets sur ceux de l’Etat afin qu’on leur reconnaisse les mêmes prérogatives. Il serait donc logique qu’elle propose un « super MF1 » équivalent du DE.
  10. Le document signalé par Berny mérite quelques instants de réflexion car il sépare clairement le monde associatif du monde professionnel dans les jurys des examens de la nouvelle filière professionnelle, (BPJeps, DEJeps et DESJeps). La participation des organisations professionnelles, que ce soit de salariés ou d’employeurs, aux jurys des examens d’Educateur Sportif (BEES) n’a jamais été une priorité du Ministère des Sports. L’article A212-113 du Code du Sport laissait une grande liberté au Directeur Régional de la Jeunesse et des Sports pour composer ses jurys de BEES. Le résultat, en plongée sous-marine, était que ceux ci se trouvaient généralement placés sous la coupe du monde associatif, par le truchement de la fédération délégataire omniprésente. La création de la filière professionnelle a amené le Ministère à s’interroger sur la constitution des nouveaux jurys d’examen. Dans ce document, qui préfigure probablement des textes plus définitifs, le Ministère des Sport affirme le caractère professionnel des brevets de BP, DE et DES, et demande explicitement que les partenaires sociaux participent aux jurys. Il ne fait pas référence au monde associatif. C’est un nouvel état d'esprit qu'il faut signaler. Il sera intéressant d’observer l'application de ces Instructions « sur le terrain ».
  11. Bonjour Chelonia Je comprends ta contrariété devant ce type de manœuvres et ton envie de faire quelque chose pour que cela change, pour que ce type de situation ne puisse se reproduire. Je vais me permettre de doucher tes espoirs. Ne pense pas que tu modifieras les pratiques de la FFESSM de l’intérieur, car le système est tellement filtré et bloqué à tous les étages que, pour avoir une infime part de pouvoir décisionnel, il faut d’abord se couler dans le moule et faire preuve de sa souplesse. Cela implique qu’il te faudra avaler des kilomètres de couleuvre.Quand tu auras ce pouvoir, tu seras tellement lobotomisée que tu auras oublié tes objectifs. Tu deviendras un petit soldat de l’institution, une gardienne du temple. Espérer changer la FFESSM de l’intérieur en gardant son âme est à mon avis une chimère. Et la changer de l’extérieur ? .. aucune chance, car tu n’auras aucun bras de levier pour agir, .... à moins d’être Ministre des Sports ou d’intervenir dans son entourage immédiat ! Une solution ? oublier la FFESSM. Le premier conseil que je te donnerais est de passer un brevet d’état si tu n’en a pas un,(BEES, DEJeps, DESJeps). Ce préalable est indispensable si tu veux continuer d’avoir et faire respecter ta liberté d’esprit et de parole. En tant que diplôméed’état, tu es intouchable par les fédérations. Sur le plan opérationnel, il faut fenvisager d’autres choix. Il existe une autre fédération, la FSGT. Cela vaut peut-être le coup d’y aller voir. Depuis1987, l’ANMP et le SNMP ont la prérogative de délivrer des brevets de plongeur reconnue par le Code du Sport. Des générations de plongeurs ont emprunté cette voie. On peut tout à fait parvenir au monitorat d’état sans jamais passer par une fédération. De plus, il me semble que les moniteurs fédéraux peuvent utiliser le système pédagogique du SNMP en club associatif (non déclaré à la FFESSM). Il faut se renseigner. A l’évidence,dans le contexte actuel, l’appartenance à la FFESSM est un choix, pas une obligation. On peut donc choisir de ne plus y être. Et puis on peut toujours espérer que la plongée en France s’ouvre aux écoles internationales, ce qui permettra pour chacun d’adopter le système de formation et de pratique qui lui convient le mieux. Inutile de rappeler que la FFESSM n’y est pas favorable.
  12. On peut déceler chez Targeur Fou, et PASCAL44, une certaine réticence concernant le projet Phypode sur les ADD, financé par l’Union Européenne et piloté par l’Université de Brest. En fait, ce programme a déjà débuté et fonctionne plutôt bien puisqu’il a conduit à des résultats méritant d’être exposés sous la forme d’un poster (PP30) à la réunion de la « 38th Annual Scientific Meeting of the European Underwater &Baromedical Society », qui s’est tenue du 12 au 15 septembre 2012 à Belgrade. Les recherches présentées ne sauraient laisser notre communauté indifférente, jugez en : « COMPARISON BETWEEN AN ACTIVE AND PASSIVE SEXUAL INTERCOURSE WORKLOAD : “EFFORT AFTER DIVING?”” J’ai recherché s’il existait un éventuel article associé à cette passionnante contribution scientifique, disponible sur le NET. J’ai trouvé le texte ci-dessous qui semble correspondre à ces travaux sur le site http://www.plouf.be/forums/showthread.php?7681-Standards-Lifras/page2 La discussion donne au passage quelques renseignements sur cette étude. S’il en est ainsi, on attend avec impatience de connaître la manière dont l’Université de Bretagne va s’impliquer dans ce courant de pensée. Comparisonbetween an active and passive sexual intercourse workload : “Effort afterdiving?”. M. Ezquer1,T. Snoeck1, S. Provyn1, J. Marteau1, V. Oboeuf1,F.Tillmans1, P. Lafère1,2, C. Balestra1,2 1 Haute Ecole Paul-HenriSpaak, Environmental & Occupational Physiology Lab., Brussels, Belgium 2 DAN Europe Research,Brussels, Belgium This study is part of the Phypode Project, financed by the European Union under a Marie Curie Initial Training Network programme ABSTRACT Objectives: Following a question from divers, whom wanted to know if sexual intercourse after diving can be at risk as an effort, we analysed the level of effort for an active sexual intercourse (ASI) and a passive one (PSI) compared to the same VO2and watts reached on a cycloergometer. Methods: Nine young (mean age 22.6+/-0.94 years) healthy, Caucasians, heterosexual individuals (5 boys and 4 girls) volunteered for the study. Using a VO2000 - Medgraphics® and a Polar®belt, we recorded the VO2, VCO2, ventilation rate,respiratory quotient, heart rate, RR intervals, etc. In order to guaranty the privacy of the participants, data were recorded on a PC with a telemetry system. The partners had to perform several measurements during one week. There sults obtained during the sexual intercourse were then compared to a calibrated effort on a cycloergometer. The comparison of the level of VO2 consumption at the climax of sexual intercourse to the same VO2 consumption reached during the ergometric effort, allowed us to determine the workload in watts. Results: We note that sexual intercourse leads to a general increase of workload depending on the type of activity (passive or active). The oxygen consumption increased to 29.5 l/min/kg for an ASI and 17.3 l/min/kg for a PSI. Ventilation ranges from 33.5 to 44 l/min. Changes in cardio respiratory parameters during an ASI and a PSI have shown that the effort is not a simportant as sometimes supposed. The increase in workload and ventilation is relatively mild. An ASI corresponds to a mean workload of 139 Watts and a PSI to 81 Watts mean workload. Conclusion: Our results have shown that to perform a sexual intercourse increased the workload in a relatively mild way and would not be considered as heavy physical activity after diving. To be on the safe side we recommend not to “rock the boat” to heavily. This study may also find its interest in rehabilitationprograms for patients with cardiopulmonary risk or heart transplant patients.
  13. cette évidence ne m'apparait pas ... et si elles n'ont pas leur certificat médical pour aller plonger ? le labo les renvoie chez elles ? et si ce sont des clés à molettes et qu'elles n'ont pas le N2 ? on leur supprime leur financement ? Il ne faut pas tout mélanger. Je suppose que ces thésardes ont été choisies pour la qualité de leur dossier scientifique. Laissons les travailler.
  14. Le projet de recherche cité (http://www.phypode.org/) est conduit par des scientifiques européens qui se donnent pour objectif de mieux comprendre les origines et les mécanismes de l’accident de décompression. Il faut s’en féliciter, car il y a des besoins en la matière. Pour cela ils se sont placés dans un cadre institutionnel,(Marie Curie ITN), ont proposé une méthodologie, défini des collaborations, précisé des échéances, demandé des financements, etc. C’est l’Université de Brest qui pilote ce travail,ce dont il faut également se féliciter Dans ce contexte, on pourrait imaginer qu’aucun des participants à ce projet ne sache plonger. Ce n’est pas ce qu’on leur demande. Lorsque l’on propose une recherche sur le cancer, est-il nécessaire d’avoir un cancer ? Laissez donc ces gens faire leur métier et souhaitons qu’ils obtiennent des résultats transposables à notre pratique. Quant à l’article de presse, il dit l’essentiel.
  15. Je partage en grande partie les analyses de cooltran et je suis d’accord sur le fait que la présence simultanée dans le texte du Ministère des Sports des anciennes certifications (Nx) et des nouvelles compétences (PEx, PAx), conduità un système complexe qui ne dégage pas de logique propre. Je vais rebondir sur ses propos et apporter quelques autres éléments de réflexion. Il existe différentes manières de concevoir notre activité. Une première, que je qualifierais de « consumériste » est de considérer la plongée comme un pur produit d’agrément, pour lequel les objectifs sont définis en termes d’acquis immédiatement évaluables et capitalisables: « je veux passer mon N1 en un WE, puis mon PE 40 dans la foulée », « je veux descendre pour voir une épave, un sec», « je veux photographier des requins » etc. Pour me satisfaire, je vais acheter le plus souvent ces prestations à des professionnels qui prennent les moyens matériels, sécuritaires et réglementaires (Code du Sport) nécessaires pour répondre à ma demande. Les « permis de plonger » PEx répondent parfaitement à cette logique. Ils permettent de contenter une clientèle souvent pressée car elle n’a que quelques jours de vacances, avide de découvertes et de sensations. Le moniteur est considéré comme un ange-gardien de plongeurs. Mais il y a d’autres visions de la plongée, dont celle que je qualifierais « d’humaniste », qui se pose le problème de la formation du plongeur en termes de transformation du comportement de l’individu pour le faire passer de « terrien » à « être sous-marin ». L’objectif est de permettre aux plongeurs de se construire leur propre système de réponses aux contraintes de l’environnement et de réagir efficacement à l’inattendu. Les formations se font en proposant aux élèves des situations contrôlées et diversifiées à partir desquelles ils vont pouvoir enrichir leur vécu. Dans ce contexte, l’enseignant joue son rôle d’éducateur (le terme regroupant les BEES et les fédéraux). Cette manière de procéder conduit tout naturellement à l’autonomie. Elle requiert du temps, de la patience. Pour ma part, je milite pour cette seconde vision de notre activité sans toutefois, condamner la première. En effet, pourquoi refuser une demande de la part de gens avides de découverte ? Pourquoi refuser le plaisir d’aller sous l’eau voir en vrai ce que l’on a admiré dans les films, à la télé ? Pourquoi refuser d’emmener les gens sous l’eau parce qu’ils ne savent pas nager ? parce qu’ils ne sont pas sportifs ? parce qu’ils sont agés ? Pourquoi leur refuser ce plaisir, si cela est possible, et que la réglementation le permet ? En tant que moniteur, on sait faire. Simplement,il faut être honnête avec soi-même et avec les clients. Dans ces conditions, on ne forme pas des plongeurs, mais on prépare des« immergeables ». On ne pratique pas la plongée mais du tourisme sous-marin assisté. Ce n’est pas la même chose.
  16. Je pense que la question de dadi113 est intéressante car, au-delà de sa demande d’aller à 40 m, elle pose plus largement le problème du clivage mis en place par le Code du Sport entre plongeurs encadrés (PE) et autonomes (PA). L’origine de cette séparation est purement politique. Elle a été introduite, essentiellement pour permettre aux plongeurs ne disposant pas de diplômes franco-français de pratiquer dans notre pays. C’est une mesure de type administrative. De là, à en faire l’épine dorsale d’un système de formation, ou de pratique, il y a un pas. Il faut en discuter. Pour ma part, je pense que la reconnaissance d’une catégorie de plongeurs encadrés(PE) est contestable. S’imaginer que l’on est en sécurité parce que l’on est encadré par un moniteur est une illusion. Le moniteur est un plongeur comme un autre avec un peu plus d’expérience, de technique et de connaissances, mais il est faillible. Tout plongeur qui accède à une profondeur donnée doit pouvoir gérer, en cas de pépin, sa remontée en prenant en compte ceux qui l’accompagnent, dont éventuellement le moniteur. Bien entendu, on pourrait former les plongeurs PE à cette éventualité. Mais d’une certaine manière, cela reviendrait à les rendre autonomes (remontée en sécurité, retour au bateau, au fond, en surface, etc.). La logique et la sécurité veulent donc que l’on ne forme que des plongeurs autonomes, PA, à la profondeur où ils évoluent. Cette remarque est valable pour les N2 actuels que l’on promène parfois à 40 m, tout en sachant que, s’il y a un problème, ils n’ont pas la capacité de s’assumer à cette profondeur et de remonter en sécurité. A ta question, dadi113, je répondrais qu’il ne me semble pas pertinent de passer un PE 40 après un N1. Je conçois que l’on puisse enrager de ne pas pouvoir aller plus bas pour découvrir de nouveaux spectacles. Mais ce sera toujours le cas ... à 40 m, on va rater ceux de la zone 60 m, et après ceux de la zone des 80 m... Il faut accepter cette évidence et chercher dans notre activité d’autres motivations que de plonger de plus en plus profond. Je te suggère de passer d’abord un N2. Puis lorsque tu auras exploré en autonome tout l’espace entre 0 et 20 m, dans les environnements les plus divers, alors envisage de passer un PA 40. Cela te permettra d’évoluer en sécurité à 40 m,encadré ou pas.
  17. Bonjourà tous, Quedire de plus sur le sujet, après plus de 2400 interventions ...? Peutêtre, souligner l’imposture du Ministère des Sports qui s’évertue de fairecroire au bon peuple qu’il est indispensable de réglementer la plongée pour en améliorerla sécurité. Sicela était vrai, cela se saurait. Depuisdes années les contraintes imposées aux structures commerciales et associativess’alourdissent. Parallèlement, le nombre d’accidents, en France, en plongéereste élevé et il faudra attendre encore quelques temps avant de savoir si ladécroissance enregistrée ces deux dernières années est significative ousimplement conjoncturelle (données FFESSM pour structure ethors-structure, 2002 : 291, 2003 : 365 ; 2004 : 335 ;2005 : 327 ; 2006 : 363, 2007 : 373 ; 2008 : 302,2009 : 346 ; 2010 : 249 : 2011 : 258). Lacomplexification des textes ministériels ne semble pas avoir l’effet attendu. Maiscomment pourrait –il en être autrement ? LeMinistère des Sports s’évertue à créer des règles qui « collent » àla conception franco-française de la formation du plongeur. Il prétend codifierles relations entre l’homme et la nature à partir d’un seul paramètre, laprofondeur, et occulte délibérément le fait que la plongée sous-marine sedéroule dans un environnement complexe, changeant, souvent inattendu, danslequel interviennent d’autres facteurs comme la durée, la température, lavisibilité, les courants, les conditions de surface, d’immersion, l’état physiqueet psychologique du plongeur, du moniteur, etc. Ledocument actuel est l’aboutissement d’une longue et triste série qui a débutéen 1972, chaque texte ajoutant sa pierre maléfique à l’édifice. Les arrêtés de1972 et 1982 (mars et juillet) ne concernaient que les structures professionnelles,alors qu’à cette date (1982), il n’y avait (de mémoire) que 2 écoles commercialesen France, dans le Sud ouest !!!! L’arrêté de 1983 s’adressait exclusivementaux associations et ne s’embarrassait pas de détails : pour tout ce qui étaitsécurité il fallait se référer aux règles de la FFESSM. Une Instruction duMinistère des Sports en septembre 1987 a tenté de mettre un peu de cohérence dansla réglementation et a « conseillé » des règles identiques s’appliquantaux deux types de structures. Au passage elle a donné aux syndicats SNMP etANMP la prérogative de délivrer des niveaux de plongeur. En 1991, un arrêtéreprend grosso-modo l’Instruction de 1987, confirme l’abrogation de la positiondominante de la FFESSM pour la délivrance des niveaux de plongeurs et faitapparaître pour la première fois les profondeurs avec les notions assez souplesd’espace (proche, médian, lointain) associés à des zones (5 m, 20 m, 40 m). L’arrêtéde 1998 tranche dans le vif et impose une limitation de la plongée à l’air à 60m, sans doute pour se caler sur le décret hyperbare de 1990 (masse volumiquedes mélanges gazeux inférieure à 9 g/L). A l’époque personne n’a protesté. Etpourtant, il y avait de très belles plongées au-delà de 60 m !! Vousconnaissez les textes plus récents dont le dernier .... On en est à plonger aucentimètre près, avec des boutons de guêtre bien briqués, sous le contrôle d’unehiérarchie d’opérette, etc. Ilfaut s’inquiéter de la suite, car l’imagination du Ministère des Sports,conseillé par sa fédération délégataire est sans borne en ce domaine. Jepense donc qu’il nous faut revenir, en tant que citoyen, à des notions simpleset saines. Cene sont pas les règles qui sont inadaptées et critiquables dans le Code duSport, c’est l’idée même de réglementer une activité de pleine nature qui estaberrante. LeMinistère des Sports n’a pas à nous imposer des règles car la plongée n’est pasun sport mais une activité de loisir. Notre discipline n’a donc rien à fairedans ce Ministère et la FFESSM n’a pas à être délégataire pour une activitésans compétition. Soyonspragmatiques Pourapprendre la plongée, il n’y a pas d’autres voies sérieuses actuellement que depasser par des structures associatives et/ou commerciales. Il vous faut connaître les risques et exigences de laplongée, acquérir les comportements indispensables à l’autonomie. Unefois cet apprentissage réalisé, vous faites comme bon vous semble. Sicela vous convient de plonger avec votre club associatif au sein d’une bande decopains, faites le et prenez y du plaisir. Le Code du Sport s’applique. Sivous préférez payer des professionnels pour vous accompagner sous l’eau, faitesle et prenez y du plaisir. Le Code du Sport s’applique. Maissi vous voulez être affranchis, alors plongez hors structure et prenez y duplaisir. Faites-vous la joie de déchirer le Code du Sport, d’en faire cocottes enpapier, ou encore d’envisager une autre utilisation. Faites des confettis avec votrelicence (FFESSM ou FSGT). Reprenez votre liberté, pratiquez comme vous avezenvie, du bord, en bateau, avec ou sans diplôme, avec un matériel que vous avezchoisi, avec des copains et des copines mais toujours en pleine conscience desrisques que vous allez prendre, et surtout avec humilité. La mer ne joue pas. Ellene pardonne pas. N’oubliezpas que vous êtes libres. La plongée, ce doit être la fête, le Code du Sportn’y a pas sa place.
  18. On associe le plussouvent « plongée du bord » avec « plongée horsstructure ». Ce n’est pas toujours le cas. Différentes entreprises commercialescommencent à exploiter ce créneau en France et proposent des produits originauxbien adaptés à une approche respectueuse de l’environnement. Je crois comprendre d’aprèsla discussion que Berny procède ainsi en lac. Pour ma part, je voudraisvous signaler (publicité gratuite) une école de plongée qui organise ce type d’activitédans la Ria de l’Etel (http://www.au borddelaterre.com). C’est remarquablement bienpensé et organisé. Nous avons testé cette structure avec des débutants (formésau N1 en piscine) pour leur première plongée en mer. Les fonds sontmagnifiques, riches, la visibilité était suffisante pour se faire plaisir. La démarche de cetteécole est intéressante tant sur le plan pédagogique que commercial. La plongée du bord (que j’adore)n’est pas seulement une « plongée de pauvre ». Elle peut être un choixécologique et philosophique.
  19. Bonjourà tous ....est-ce que je peux plonger hors structure ? qu’est-ce que je risque ? ... est-ce queje peux plonger sans stab ? qu’est-ce que je risque ? ... est-ce queje peux plonger en solo ? qu’est-ceque je risque ? Toutesces discussions proposées sur le forum démontrent que la plupart des plongeursactuels ont perdu, ou pire, n’ont aucune conscience de ce qui fait la beauté denotre activité : la plongée est un espace de liberté. Ouiil est permis de plonger sans diplôme, du bord, en bateau, seul ou avec descopains, sans stab, avec un seul détendeur, etc. Non,il n’est pas nécessaire de passer par une structure, de payer pour être sur unbateau surpeuplé qui vous conduit à quelques mètres du bord, là où vous auriezpu aller tout seul à la palme, d’être encadré par un moniteur qui effectue sonquatrième tour dans l’eau et que la situation ne passionne plus. Quantau risque, il est celui que vous choisirez en totale conscience. Il doitrésulter d’un engagement personnel. Si vous êtes débutant, prenez quelquescours pour comprendre ce que vous faites, si vous êtes confirmés, prouvez quevous l’êtes vraiment. Soyez libre et allez dansl’eau sans vous prendre la tête, juste pour le plaisir et n’oubliez pas lesbouteilles de rosé au palier pour les rafraichir, le barbecue à la sortie etévidemment la sieste après. Est-ce que je peuxvivre ? qu’est-ce que je risque ?
  20. Le Ministère du Travail (Codedu Travail) réglemente les conditions d’intervention et de sécurité de tous lessalariés en France. <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p></o:p> Le Ministère des Sports quigère la plongée-loisir devra donc appliquer totalement et à la lettre, le décrethyperbare de janvier 2011 à notre discipline. <o:p></o:p> L’article 8 de ce texte donnela possibilité au Ministère des Sports de choisir ses profondeurs d’interventionpour les moniteurs salariés. <o:p></o:p> Il n’y a donc rien d’illégalque celui-ci adopte 60 m comme profondeur limite pour les moniteurs salariés. <o:p></o:p> Mais pour l’instant, à maconnaissance, il ne s’est pas prononcé officiellement pour cette valeur. Il s’estcontenté de ne pas modifier les profondeurs du Code du Sport. Ce choix est doncpour l’instant un « non-choix ».<o:p></o:p> Il est certain que ladiscussion sur le transfert des profondeurs du décret hyperbare (12 m, 30 m et50 m) à la plongée-loisir devra avoir lieu. On ne peut pas signer un décretqui, d’une part, reconnait que les moniteurs de plongée sont des travailleurshyperbares, que la limite de la plongée à l’air est de 50 m et d’autre part, laisserses moniteurs aller à 60 m et les « classer » selon des « normesmaison ». Ce n’est pas cohérent.<o:p></o:p> On se polarise dans cettediscussion sur la profondeur limite, mais d’autres points capitaux devront êtreprécisés par les Ministères du Travail et des Sports dans les arrêtés conjointsqui sont prévus dans le décret hyperbare<o:p></o:p> 1) les conditions de compression et de décompression pour les moniteurssalariés devront être définies (protocoles, nombre d’immersions journalières, duréesetc.). On voit mal comment ces « procédures officielles » pourront neconcerner que les moniteurs salariés et être différentes de celles utiliséespar leurs clients, les moniteurs bénévoles, et l’ensemble des plongeurs .... <o:p></o:p> 2) Les Ministères vontdevoir préciser la nature de la visite médicale professionnelle pour lesmoniteurs salariés, et le suivi annuel ... mais en quoi ces règles devraientelles être différentes pour un moniteur bénévole ? <o:p></o:p> Lorsque l’on discute de l’applicationdu décret hyperbare à la plongée, il ne s’agit pas d’alimenter des oppositionscorporatiste entre bénévoles et professionnels, de chercher à limiter les prérogativesdes uns ou de autres, ou de brider la liberté des plongeurs. Il s’agit de jugerde la portée de ce texte, d’envisager ses conséquences pour la plongée-loisir etéventuellement de nous préparer à des changements. <o:p></o:p> L’application du décrethyperbare à la plongée-loisir, qu’on le veuille ou non, aura des répercussionssur toute l’activité qu’elle soit pratiquée de manière bénévole ouprofessionnelle. Peut être que demain les notions de PA,PE 60 seront désuètes etque l’on parlera de PE,PA 12 ; PE,PA 30 ; PE,PA 50. <o:p></o:p>
  21. Un moniteur de plongée salarié ne travaille pas « pourle plaisir » mais pour gagner sa vie et celle de sa famille. Un patron nerémunère pas un moniteur pour qu’il se « fasse plaisir», mais pour qu’ilparticipe à la productivité de son entreprise. Quant au « risqueacceptable », celui-ci a été discuté pour les travailleurs hyperbares (voirles interventions de Berny sur le sujet) au Ministère du Travail entre lespartenaires sociaux (patrons et salariés), les représentants des Ministèresconcernés (dont celui du Sport), et lesspécialistes de la sécurité en plongée (médecins, physiologistes, etc.). LeMinistère du Travail juge que le « risque acceptable » pour laplongée à l’air est de 50 m pour tous les travailleurs hyperbares, y comprisles moniteurs de plongée. L’article 8 du décret hyperbare de janvier 2011 permetau Ministère des Sports de fixer les profondeurs d’évolution des moniteurssalariés. Il serait logique que le Ministère des Sports, signataire du décrethyperbare, prenne en compte la limite de « risque acceptable » de 50 m pour la plongée à l’air, qu’il a avalisée, et modifie le Code du Sporten conséquence.
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Bonjour,

 

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