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nanobulle

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Everything posted by nanobulle

  1. merci, cela a été un plaisir de te lire. On attend ton analyse sur les deux autres aspects "statistique et scientifique".
  2. En accord avec la demande de CMDC, (#10) je souhaiterais connaitre « les raisons raisons scientifiques, statistiques et éthiques », pour lesquelles tu n’es pas convaincu.
  3. Effectivement, pourquoi pas ? …. Si l’on prend comme base de réflexion que la formation FFESSM est, pédagogiquement, un produit de qualité, suffisamment attrayant pour être proposé sous les cocotiers à des français et des étrangers, alors pourquoi ne pas le vendre en concurrence avec les formations PADI, SSI, NAUI, etc. ? Si la clientèle suit, je trouve que c’est une bonne nouvelle.
  4. C’est effectivement ce qu’annonce le club thaïlandais. Ou bien, la FFESSM leur a vendu une formation qui n’existe pas, (VAE FFESSM/CMAS), ou bien le club n’a pas compris. Selon les termes mêmes de la CTN, ce n’est pas une VAE, mais bien une passerelle.. Maintenant sur le fond, il y a de quoi s’interroger. Voilà des instructeurs PADI et SSI, reconnus comme des professionnels partout dans le monde, qui suivent une passerelle pour être bénévole en France. On m’explique ?
  5. Ce que tu écris n’est pas juste. Le document de la CTN précise, dans le titre du point 14 : « Dispositif passerelle vers le MF 1 associé ». Il ne s’agit donc pas d’une VAE qui impliquerait que le niveau (diplôme) est répertorié au RNCP, http://www.vae.gouv.fr/la-vae/. Ce qui n’est pas le cas. Il n’empêche que la formation « passerelle » prend en compte les acquis et les expérience des candidats. C’est bien car la FFESSM reconnait ainsi que les instructeurs PADI et SSI ne sont pas des pots de yaourt vides.
  6. Oui et à ce titre, on peut se demander pourquoi cette possibilité n’est pas offerte aux instructeurs PADI, SSI au travers de centres professionnels français, en France !!!!
  7. Pour revenir à l’essence même de cette discussion, c’est-à-dire aux éventuelles interrelations entre la FFESSM et SSI (PADI), je vais me permettre d’évoquer le rôle évangélisateur que la Fédération s’attribue en allant catéchiser les foules. Ce qui est gênant, c’est que les instructeurs du RSTC viennent piétiner nos plates-bandes en France, en véhiculant des valeurs qui ne correspondent pas à notre civilisation. Mais l’inverse ? Peut-on l’imaginer ? Et si on allait éclairer les esprits des peuplades du RSTC et chasser l’obscurantisme ? Comme pendant l’époque des Croisades. C’est la mission que s’est attribuée la FFESSM. Elle envoie ses prédicateurs missionnaires (IN) chez « French Kiss Divers Koh Tao ». Ils forment sur place, les moniteurs SSI et PADI de Thaïlande, aux subtilités de la pédagogie française. À l’issue d’un stage de 12 jours, ceux-ci ressortent avec un MF1/E3 associé. Voilà ce qu’en disait cette structure le 26 juin 2017 « Première Mondiale pour French Kiss Divers, Koh Tao, Thailande, avec la fin de cette première session VAE FFESSM/CMAS, ou 7 instructeurs PADI et SSI ont pu obtenir le niveau de MF1/E3 associé et 2 divecons SSI le niveau 4/E2. 12 jours de formation où 2 mondes se sont rencontrés et ont pu partager les valeurs de chaque sytème. Un grand merci à Christian Ferchaud et à Jean Escales, Instructeur Nationaux FFESSM d'être venu partager leur expérience et leur savoir avec nous ainsi qu'à Philippe Roux et à Benoit Ben d'avoir préparé les candidats pendant les quelques semaines précédant le stage, et de les avoir accompagnés pendant cette aventure. Merci également à Jo Vrijens , Jean-Louis Blanchard, Eric Hebert d'avoir supporté et rendu ce projet possible, ainsi qu'à Wilfried Herve d'avoir mis cette session en place ……. ». Il faut supposer que cette expérience a été jugée positive, et qu’elle a été reconduite. L’aventure est tellement passionnante sur le plan de l’esprit qu’elle a fait l’objet d’une décision en CTN le 15 septembre 2018, (point 14). https://ffessm.fr/ckfinder/userfiles/files/ctn/pvctn/2018/0918/PV-CTN-2018-09-15.pdf Vous remarquerez que dans cette aventure la FFESSM ne s’investit pas financièrement. Tout est à la charge des ouailles, (y compris les mini-bars). N’y voyez pas, mauvais esprits que vous êtes, l’opportunité pour nos moines de faire gratuitement du tourisme. Ces IN sont des missionnaires, des soldats de la foi, pas des opportunistes. Ce sont nos Chevaliers Modernes.
  8. Pour ceux qui se posent des questions sur l’utilisation du doppler en plongée, avez-vous tenté la bibliographie que je vous suggérais sur google ? Si vous n’avez pas trouvé le brin de laine sur lequel il faut tirer pour dérouler la pelotte, je vous suggère de partir de https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6205931/ Les travaux des auteurs sont cités. Un grand nombre de publications sont accessibles en PMC, (free article). Qu’en pensez-vous ?
  9. Merci, je n’avais pas vu ce reportage. Il correspond bien à la réalité du Var. Depuis qu’il a été tourné, certaines situations ont évolué, d’autres pas. Des patrons de centre, comme celui de Cavalaire, tentent de diversifier leur offre commerciale et proposent des packs logement-nourriture-plongée, etc. Il y en a d’autres dans la région. Cela marche bien, un certain temps tout au moins, car il faut savoir maîtriser des métiers différents, ce qui n’est pas toujours évident. Être entrepreneur n’est pas à la portée de tout le monde. Ce modèle est celui que l’on retrouve partout dans le monde. J’ai enseigné la plongée aux USA dans un magasin PADI. La plongée était un simple produit d’appel pour vendre (louer) du matériel et alimenter les voyages organisés par la structure. Pour aller à la salle de cours et en revenir, on faisait passer les élèves dans les travées du magasin, on leur expliquait le matériel et tout l’intérêt qu’ils auraient de l’acheter, … « d’autant plus qu’il était en promotion ». Dans une région comme le nôtre, il y a le choix des structures, et le petit film le montre bien avec celle montée par Greg et Katia. Depuis 2015, leur projet s’est stabilisé. Ce petit club propose actuellement des sorties uniquement sur la presqu’ile de Giens, à partir d’un gonflable de 10 personnes au maximum. C’est du service à la carte…. plaisir assuré. La plongée n’y est pas plus onéreuse que dans les grosses structures. Pour revenir au sujet, ce qui me déplait dans les positions de certains c’est le « french bashing » systématique. Il est vrai que la « plongée française » est structurellement malade, et on en connait les causes. C’est une raison pour l’aider à s’en sortir en proposant des remèdes et pas pour la condamner et l’enfoncer.
  10. Si on reste dans le vague, on ne s’en sortira pas. On va essayer de coller à la réalité. Prenons une plongée en méditerranée, dans le Var par exemple, sur les Iles ou sur une épave pour un autonome. Prix moyen de la prestation proposée pour un plongeur équipé, 37 euros. Pour ce prix tu as une bouteille pleine d’air, les lests sont sur le bateau, tu apportes le reste de ton équipement. Vu le coût de revient de l’activité, c’est un « chauffage doux » de la Carte bleue. Pour aller sur les lieux de plongée, il t’est généralement proposé un transport d’environ 30 à 45 minutes dans des conditions convenables. Même par gros temps, toutes les unités que je connais permettent un voyage acceptable. Bien entendu, il n’y a pas d’assurance pour éviter le mal de mer. Sur place, la majorité des DP décrivent précisément les fonds, donnent les consignes de sécurité et les paramètres de la plongée à respecter impérativement. L’ordre de passage est décidé. Les plongeurs sont appelés par leurs noms et se mettent à l’eau. Le DP vérifie que tout va bien en surface. Au retour, la récupération se fait selon le plan prévu, chacun annonce ses paramètres et on se prépare à rentrer. Généralement sur le trajet de retour, il est offert aux plongeurs une boisson (non alcoolisée) et un bout de gâteau, de douceur à grignoter. Voilà c’est ce que nous connaissons tous. Maintenant raconte nous, plus en détail là où le bât blesse … dis-nous comment la plongée française pourrait s’améliorer, … qu’est-ce qui ne va pas dans la qualité. L’eau, tous les bateaux en ont. De toute manière je te conseille d’apporter ton thermos. Au moins elle sera fraîche. L’eau pour rincer ton matériel, attend une petite heure, tu le feras tranquillement au port. De même pour la douche et elle sera chaude. Un petit encas ? apporte ton sandwich si tu as des préférences, un bateau de plongée n’est pas un food-truck. En revanche, et là je vais dans ton sens, il faut regretter que le plus souvent, il n’y a pas de commodités sur les bateaux. Résultat, il faut prendre ses précautions, ou admettre de faire pipi dans sa combinaison pendant la plongée. Mais est-ce blâmable au point de tacler toute la plongée en France ? On disait avant qu’il fallait porter ton matériel … mais c’est de moins en moins vrai. Sur de nombreux bateaux de plongée, le gonflage se fait à bord. En plus si tu le demandes, l’équipe d’encadrement portera ta bouteille et ton matériel. Le reste ? Tu estimes que tu n’en n’as pas pour tes 37 euros ? Que la qualité du service est insuffisante, parce que le moniteur ne t’a pas enfilé les palmes au départ, qu’il ne t’a pas aidé à retirer ta bouteille à l’arrivée, qu’il ne t’a pas préparé ta serviette, qu’il ne t’a pas souri suffisamment, qu’il ne s’est pas esclaffé à tes blagues, et qu’il ne t’a pas appelé « patron » ? Là tu peux t’accrocher. Sachant que, lorsque tu vas quitter la structure, tu vas te prendre une boisson au troquet du coin pour raconter tes aventures (coût d’une bière 6 euros), commander une moule-frite (16 euros), la plongée c’est trop cher ? Plongeur consommateur … le beurre, l’argent du beurre, le sourire et les libertés de la fermière ? Faut être sérieux.
  11. Merci Scubaphil. Pour ceux qui sont intéressés par ce sujet et qui ne disposent pas de l’accès aux serveurs scientifiques, ils peuvent réaliser une bibliographie tout à fait intéressante sur google. Le mieux est de partir du titre de l’article de J. Hugon Reliability of venous gas embolism detection in the subclavian area for decompression stress assessment following scuba diving Au passage, en faisant apparaitre l’article en lecture libre (Free PMC Article ), et en tapant sur le nom des auteurs, on peut mettre en évidence la très grande proximité entre « Azoth System » et la Marine Nationale française ( Blatteau, Gemp). Mais comme il est précisé en fin de publication qu’il n’y a pas de conflit d’intérêt … pas de problème. On peut avoir également la liste des travaux de chaque auteur. Sur le côté droit du papier, il est proposé d’autres publications sur le même sujet. Certaines sont consultables, et d’autres pas, … mais les résumés donnent une bonne idée de l’état du problème. Comme vous le constaterez, les certitudes n’abondent pas. Il y a beaucoup de retenue dans les conclusions des chercheurs. Il est donc difficile d’être affirmatif sur le plan scientifique sur les éventuelles relations entre mesures doppler et les accident de décompression. A voir, avec beaucoup de prudence !! Bonne chasse
  12. Et heureusement. Une des caractéristiques du système pédagogique français, que ce soit pour la plongée, la physique, la chimie, les mathématiques, etc. est de se donner pour objectif de former l’esprit de ses enseignants et pas de les préparer à rabâcher des vérités prédigérées et consacrées. C’est notre culture. Et c’est bien ainsi. Dans notre organisation, seuls les contenus et les programmes sont définis, chacun dans son domaine, par l’État afin d’assurer une cohérence de niveau dans les formations des enseignants et des élèves. Pour la plongée c’est le code du sport qui fait référence. Les niveaux de compétence des enseignants de l’Éducation Nationale sont définis dans des « référentiels » publiés au BO. Après, une fois largué dans le grand bain, chacun enseigne à sa sauce. Selon les personnalités, il existe parfois de « grandes sauces », mais aussi, quelques fois des bouillies insipides et indigestes. C’est le risque de la culture. Je le prends.
  13. Lorsque l’on copule, faut-il respecter le kamasutra ? Cet ouvrage est source d’inspiration. C’est une base de fantasmes, mais rien n’oblige à respecter à la lettre la position de la main, du pied, …. entre autres, dans le rapport. Le kamasutra n’est pas un ouvrage technique. Il est une étincelle permettant toutes les inventions. Le principal est de niquer. Il en est de même de la plongée. Il faut reconnaître à la FFESSM la pertinence constante de ses engagements sur deux points. Elle a toujours refusé d’imposer des tables de décompression pour ses plongeurs. Elle a toujours prôné une totale liberté pédagogique à ses moniteurs. Ceci implique qu’elle n’a jamais publié de bible, se contentant de dire que les ouvrages de Machin et de Truc, (Molle, Foret, etc.) n’étaient pas incompatibles avec ses valeurs. C’est sans doute ce qui fait la difficulté de passer les épreuves de monitorat en France, fédéraux et d’État. Le préparationnaire doit se faire sa philosophie, construire sa pédagogie. Il doit se créer sa propre culture, et pour cela il lui faut lire pléthore d’ouvrages, discuter avec plusieurs formateurs, chercher l’information et la réflexion. L’idée d’une fiche pour chaque exercice est contraire à l’esprit même de la formation des moniteurs en France, qui sont avant tout des formateurs. C’est ce qui permet, en théorique, d’espérer une activité où les "écoles de pensée" foisonnent où triomphent les "libres penseurs", les "électrons libres" qui apportent toute leur richesse à l’activité, en refusant de sombrer dans des consensus visqueux. Il faut espérer que cet état d’esprit se continuera, car c’est ce qui fait l’originalité de nos formations d’enseignant (fédéraux et d’État) en France.
  14. "De quels intérêts commerciaux parles-tu concernant les relations entre ANMP, SNMP, FSGT et FFESSM ? Peut-on être plus concrêt sur ce thème pour comprendre ?" Il me semble avoir déjà développé ce sujet au travers de différentes interventions. Je vais donc faire court ANMP. La FFESSM autorise ses SCA à utiliser le cursus de l’ANMP, strictement identique au sien. Cela permet aux débutants et aux plongeurs de passage dans ces structures, de ne pas ne plomber le prix de leur plongée en y ajoutant une licence et un certificat médical de non contre-indication. Cette politique profite financièrement aux SCA, ce qui est un des objectifs constant de la FFESSM. En contrepartie la Fédération reconnaît tous les diplômes de l’ANMP, et en particulier le N4 qui permet de se présenter au MF1. FFESSM, ANMP, « copains comme cochons » L’UCPA. Un des plus grands pôles de formation de l’UCPA est Niolon qui est également centre fédéral. Cela implique une clientèle assurée pendant les stages, mais également en dehors. L’UCPA juge qu’il serait dommage qu’on lui supprime cette prébende. Elle file droit et fait le dos rond. La FSGT. C’est en passant par la FFESSM, que la FSGT obtient des cartes CMAS pour ses plongeurs. Sur ce point, la FSGT est cliente de la FFESSM. ….donc, profil bas et cirage de pompes. Le SNMP. Il est déliquescent depuis pas mal de temps. Difficile donc d’analyser son soutien inconditionnel à la FFESSM, dans les discussions avec le Ministère…. intérêt financier ? affection ? on lui laisse le bénéfice du doute. "Je vais reposer une nouvelle fois la question. Quel est l'intérêt pour les moniteurs français de voir l'environnement spécifique supprimé ?" Il n’existe pas chez nous une véritable industrie de la plongée-loisir, créatrice, ambitieuse, de niveau international, drainant les pratiquants français et européens. Un moyen d’en créer une est d’ouvrir largement nos frontières aux entrepreneurs de plongée étrangers, de leur offrir les moyens de venir chez nous monter et développer un business florissant. Ceci ne peut s’envisager qu’en faisant tomber les barrières de « l’environnement spécifique ». Le marché de l’emploi des moniteurs de plongée est trop étriqué. Pour être employé, il faut des employeurs. Pour créer des entreprises, il faut des entrepreneurs Nous n’en avons pas suffisamment. Pour leur majeure partie, les moniteurs professionnels français sont multicartes. Ils n’ont donc rien à craindre de cette ouverture, au contraire. « Il vaut mieux être plusieurs sur un bon coup que seul sur un mauvais »
  15. Un DESjeps, (comme pour un BEES II), est classé au niveau II cereq, soit celui d’une licence. Cela lui permet de se présenter aux concours de la fonction publique. Actuellement, aucune session de DESjeps n’a été organisée en plongée. Un DEJeps est classé comme un niveau III cereq, soit un niveau BTS. Pas de raison que cela change.
  16. Nobubble, à mon sens, tu te fais une idée erronée de l’évolution de notre activité depuis 30 ans et tu en tires des conclusions discutables. Je vais me permettre de remettre un peu d’ordre dans « notre histoire». Comme point de départ, je vais prendre 1978. La FFESSM est souveraine. Elle régente la plongée sous-marine de loisir en France et nul ne peux délivrer un diplôme de plongée, s’il n’est licencié à la FFESSM. Sur ce l’Assemblée Générale de Toulouse exclut à vie de la Fédération, deux moniteurs Nationaux, (donc d’État), pour avoir organisé, diffusé dans les milieux scientifiques, une pétition nationale contre les compétitions de chasse sous-marine. Motif de l’exclusion : atteinte à la déontologie. Cela créait un sacré précédent : l’État attribuait des diplômes de moniteur rémunérables à des personnes pour faire de la formation, mais celles-ci ne pouvaient signer un seul brevet sur le territoire français, puisqu’elles étaient exclues de la FFESSM. 1984, après différents recours, le Conseil d’État casse la décision de l’AG de Toulouse. Les moniteurs sont réintégrés dans la grande famille. Ils peuvent à nouveau signer des brevets, après six ans d’abstinence. Mais sur le fond, rien ne change, la FFESSM est toujours souveraine. 1985, le SNMP organise une rencontre entre moniteurs français (fédéraux, État) et les instructeurs PADI au Fort Carré à Antibes (CREPS). La FFESSM boude cette réunion, qu’elle essaie même de torpiller. Mais cela se passe bien. De nombreux collègues découvrent l’aspect commercial de la plongée et passent leur OWSI dans la foulée La FFESSM campe sur ses positions. Elle n’a jamais été aussi puissante et souveraine. 1986, après une réunion du "Comité consultatif de l'enseignement de la plongée subaquatique", au Ministère des Sports, avec des discussions fortement étayées et engagées, la FFEESSM perd sa souveraineté. Le Ministère décide que les autres acteurs de la plongée (SNMP, ANMP, etc.) ont le droit de mettre en place leur propre cursus et délivrer leurs propres brevets. La dictature de la FFEESSM cesse en 1986. Le SNMP propose un cursus dès 1987, très fortement inspiré de PADI pour son organisation et de la FSGT pour son contenu. Ce syndicat établit des passerelles avec PADI pour la plupart de ses niveaux. L’ANMP, plus frileuse, ne proposera un cursus qu’en1991, très fortement inspiré de celui de la FFESSM. Globalement, aujourd’hui, la situation n’a pas changé. Donc, il faut se faire à l’idée que si la FFESSM est actuellement si envahissante, c’est parce que les autres acteurs de la plongée le veulent bien. Dans toutes les discussions sur la réglementation au Ministère, la FFESSM est systématiquement soutenue par l’ANMP, le SNMP, l’UCPA, la FSGT …. Pourquoi ? par intérêt, le plus souvent commercial. Quant à l’arrivée des moniteurs étrangers sur le marché français, il est certain que la FFESSM ne la souhaite pas, mais elle n’a aucun moyen réglementaire pour l’en empêcher. C’est le Ministère des Sports qui est décisionnaire. Il lui suffit de supprimer l’environnement spécifique et de faire reconnaître les diplômes d’instructeur du RSTC, au RNCP. On suppose que la FFESSM souffle dans l’oreille du Ministère les décisions à prendre, mais ça ne marche pas toujours. Regardez ce qui s’est passé en 1986 …. Il est vrai que cette évolution a été associée à un changement de Ministre des Sports, nommé dans le cadre de la première cohabitation. Les dirigeants sportifs qui s’étaient promenés un peu trop dans les couloirs avec la carte du PS accrochée autour du cou, n’étaient plus en odeur de sainteté …ça se paie.
  17. Je pense qu’il importe de préciser le cadre de cette discussion. Elle n’est pas l’éventuel emploi des moniteurs fédéraux dans les structures commerciales, ni même celui des instructeurs du RSTC, une fois qu’ils seront reconnus comme professionnels dans notre pays, (cela arrivera), mais le statut de ces « travailleurs de la palme ». Toutes ces personnes interviendront dans le cadre légal du travail en France, c’est-à-dire qu’ils auront des « contrats de travail ». Sur ce point, il me semble important de rappeler que les syndicats professionnels (par exemple la CGT) défendent avant tout le contrat de travail, et les acquis sociaux qui s’y rattachent. Ils ne défendent pas les sinécures d’une profession en particulier. C’est ce qui les différencie des regroupements corporatistes (en plongée, l’ANMP jusqu’à très récemment, le SNMP). Une fois que les MFx, les instructeurs PADI, SSI, etc., travailleront officiellement, auront des contrats de travail, les syndicats défendront leurs intérêts professionnels, au même titre que ceux des brevetés d’État (BEES, BP, DE, DES). Ceci signifie que les textes qui sortent actuellement, ou qui ne sortent pas, au Ministère du Travail sur l’hyperbarie, nous concernent tous, moniteurs d’état, fédéraux et instructeurs du RSTC. Ce que je faisais remarquer en examinant le texte sur la mention B, (intervention #1), c’est que l’État limite par arrêté, les conditions d’intervention à l’air de nos collègues, à 50 m. Je suppose que cela ressort d’études physiologiques, de statistiques, de consensus médicaux, etc.. Alors, dans cette occurrence, comment justifier que les moniteurs de plongée professionnels enseignent et accompagnent jusqu’à 60 m ? Condition physique inhabituelle ? Super héros ? À la vérité, nos personnes ne sont pas exceptionnelles, l’accumulation dans nos organismes en immersion de l’azote sont analogues à celle des autres travailleurs de la mention B, nos comportements comparables, et il serait logique que l’on suive une règle identique pour les moniteurs de plongée, à savoir, interdiction de plonger à l’air au-delà de 50 m. L’autre point qui me semble important est de rappeler qu’en l’absence d’un arrêté conjoint Ministères des Sports/ du Travail, les règles qui s’appliquent à la plongée-loisir sont celles du décret hyperbare de 2011 et celles du Code du Travail. Le décret hyperbare définit un certain nombre d’obligations générales de sécurité applicables à toutes les interventions (mentions A et B). Son article 8, dérogatoire, permet aux moniteurs de plongée de travailler en hyperbarie. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000023413027&categorieLien=id Ces règles doivent être totalement respectées et appliquées, mais elles sont insuffisantes pour préciser dans le détail les conditions de nos immersions. De ce fait, y-a-t-il une carence ? Non, car le Code du Travail se défausse sur les employeurs à qui il confie la lourde responsabilité du choix des conditions de travail des moniteurs (mon intervention # 19). Ils doivent pouvoir justifier leurs choix. Quant aux moniteurs, ils peuvent ne pas les accepter s’ils jugent que les conditions de travail imposées sont dangereuses. La plongée à l’air à plus de 50 m en est une. Ils disposent alors d’un « droit de retrait ». Une dernière réflexion. Il faut avoir bien conscience que la possibilité offerte aux MFx, aux instructeurs PADI de travailler officiellement en France, contre rémunération, ce ne sera pas « la fête du slip », avec des embauches sauvages, des rémunérations au black, des conditions d’encadrement élastiques …. Cela se fera légalement selon le Code du Travail, … s’il existe encore.
  18. Benbulle, merci pour ce soutien appuyé aux moniteurs de plongée professionnels. Effectivement, que viennent faire les bénévoles de la FFESSM dans l’enseignement et l’encadrement de la plongée (en saison et en dehors), dans des structures commerciales affichées ou associatives maquillées, si ce n’est de gratter quelque aumône pour payer leurs bières, ou se faire des plongées gratuites. Un tel comportement est insupportable. Benbulle, tous ensemble, faisons la chasse aux pousses-mégots, et n’hésitons pas, à critiquer la position officielle de l’actuel président de la FFESSM soutenu par son Comité Directeur. FFESSM, associatif !! associatif !!! Te présentes-tu à la prochaine élection à la présidence de la FFESSM ?
  19. La saison vient de se relancer en méditerranée, avec les longs week-ends, accompagnée de son lot habituel d’accidents de plongée. https://www.varmatin.com/faits-de-societe/plongee-sous-marine-attention-la-saison-des-accidents-commence-386572Saisonvient de Bonnes plongées à tous.
  20. Tu n’es pas sans connaître l’Épitre de JLB aux « Présidentes et Présidents des organismes déconcentrés de la FFESSM, aux membres du Comité Directeur National, au DTN, au MFN, etc. etc. », (https://ffessm.fr/ckfinder/userfiles...s%20Sports.pdf), où il exprime son « …. souhait d'intégration des moniteurs fédéraux dans la filière professionnelle, sur la base de leur volontariat, suivant un schéma le plus allégé possible. Il préconise de simplifier « … encore les passerelles proposées aux les moniteurs fédéraux: cela mettra sur le marché de nouveaux moniteurs brevetés par l’Etat, cela accroîtra l’offre (saisonnière ou pérenne), cela fluidifiera le marché, sans que le rôle régalien de l’État ni le rôle des CREPS ne soit contesté » Dans cette approche, les moniteurs fédéraux bénévoles doivent être considérés comme des moniteurs professionnels en devenir. L’analyse que je propose les concerne bien évidemment, et je ne serais pas choqué que la modération replace cette discussion dans « les activités associatives. »
  21. On fait des bons mots, …. on joue les esprits forts, ….on s’esbaudit … Mais si on rigole, ce n’est pas de joie, c’est d’énervement devant le mille feuilles de textes réglementaires qui s’épaissit chaque jour, devant certains textes que l’on n’est pas certain de comprendre, ni de maîtriser. Pour ceux qui se passionnent pour ce sujet, et qui désirent connaître à quelle sauce, ils doivent plonger, il apparaît tout de même que les règles publiées par le Ministère du Travail, peuvent être considérées comme superfétatoires. Dans l’esprit tout au moins, elles complexifient le Code du Travail qui semble suffisant pour réglementer nos professions, à la condition de lui laisser pleinement jouer son rôle. À la base, le Code du Travail place les employeurs devant leurs responsabilités. Ce sont eux qui doivent gérer les risques encourus par leurs salariés. https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=D3C546EDB77889B85DC4FFF785514406.tplgfr25s_1?idArticle=LEGIARTI000035640828&cidTexte=LEGITEXT000006072050&dateTexte=20190531&categorieLien=id&oldAction= Je rappelle les articles concernés. Article L4121-1 L'employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent : 1° Des actions de prévention des risques professionnels, y compris ceux mentionnés à l'article L. 4161-1 ; 2° Des actions d'information et de formation ; 3° La mise en place d'une organisation et de moyens adaptés. L'employeur veille à l'adaptation de ces mesures pour tenir compte du changement des circonstances et tendre à l'amélioration des situations existantes. Article L4121-2 L'employeur met en œuvre les mesures prévues à l'article L. 4121-1 sur le fondement des principes généraux de prévention suivants : 1° Éviter les risques ; 2° Évaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ; 3° Combattre les risques à la source ; 4° Adapter le travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ; 5° Tenir compte de l'état d'évolution de la technique ; 6° Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n'est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ; 7° Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l'organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l'influence des facteurs ambiants, notamment les risques liés au harcèlement moral et au harcèlement sexuel, tels qu'ils sont définis aux articles L. 1152-1 et L. 1153-1, ainsi que ceux liés aux agissements sexistes définis à l'article L. 1142-2-1 ; 8° Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ; 9° Donner les instructions appropriées aux travailleurs. Article L4121-3 L'employeur, compte tenu de la nature des activités de l'établissement, évalue les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, y compris dans le choix des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou préparations chimiques, dans l'aménagement ou le réaménagement des lieux de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail. Cette évaluation des risques tient compte de l'impact différencié de l'exposition au risque en fonction du sexe. À la suite de cette évaluation, l'employeur met en œuvre les actions de prévention ainsi que les méthodes de travail et de production garantissant un meilleur niveau de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs. Il intègre ces actions et ces méthodes dans l'ensemble des activités de l'établissement et à tous les niveaux de l'encadrement. Lorsque les documents prévus par les dispositions réglementaires prises pour l'application du présent article doivent faire l'objet d'une mise à jour, celle-ci peut être moins fréquente dans les entreprises de moins de onze salariés, sous réserve que soit garanti un niveau équivalent de protection de la santé et de la sécurité des travailleurs, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'État après avis des organisations professionnelles concernées. Bien évidemment les textes précisent un certain nombre de notions de sécurité, ce qui est de nature à aider les employeurs dans leur gestion du risque. Mais y gagne-t-on réellement en sécurité en définissant par arrêté, la taille de chaque boulon et la longueur de chaque vis ? On pourrait prétendre que le Code du Travail est suffisant pour assurer la sécurité des travailleurs, à la condition que ceux-ci disposent d’un contre-pouvoir par leurs organisations professionnelles et puissent discuter leurs conditions d’intervention. Il faut se souvenir, que les salariés disposent d’un « droit de retrait », (Article L4131-1 du Code du Travail) dans le cas où leurs conditions de travail leur semblent dangereuses. https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000006903155&cidTexte=LEGITEXT000006072050 C’est un schéma que l’on pourrait tout à fait imaginer actuellement pour la plongée de loisir, qui n’est pas encore soumise à un arrêté conjoint « Ministères du Travail/ des Sports ». Dans ce cas c’est le Code du Travail qui s’applique dans le respect du Code du Sport. On peut donc imaginer que les moniteurs salariés refusent de plonger à plus de 50 m à l’air, d’effectuer plus de deux plongées avec paliers par jour, exigent une sécurité de surface, etc., et fassent jouer leur droit de retrait lorsqu’ils jugent que les risques encourus deviennent insupportables. Qu’en pensez-vous ?
  22. Ce n’est pas incompatible, …. pour preuve reprends le couplet concernant le dieu Bacchus dans lequel un parfum de fromage est évoqué. http://www.chansons-paillardes.net/chansons_paillardes/Breviaire-paillardes/Les_Paroles/PlaisirDesDieux.html
  23. oui mais quel plaisir ..... le plaisir des Dieux
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