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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

Peio Y

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141 Excellent

À propos de Peio Y

  • Rang
    Rang du forum : Tortue verte

Informations personnelles

  • Localisation
    Caraïbes
  • Profession
    Instructeur

La Plongée

  • Féderation(s)
    TDI / PADI
  • Niveau en plongée
    TDI FULL CAVE & SIDEMOUNT PADI MSDT
  • Professionnel de la plongée
    Oui

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  1. Bonjour, Suite au problemes pour voyager et aux aleas de la vie, pas de mes plongeurs allemands souhaiteraient faire leur formation side mount ou tec avec moi dans leur pays. J ai eu l occasion de chatter avec des membres alsaciens qui plongent regulierement la bas et je souhaiterez demander des infos sur la plongee dans ce pays. Ma douce est de la province su Saarland, vers Saarbrucken se sera donc surement mon lieu de base. quels sont les sites de plongees dans les environs ? y a t il aussi des ites cote francais ? Y a til des reglementations specifiquesautres que les reglement des sites et les standarts des agences de plongees internationalles ? (je suis instructeur TDI et PADI) Y a t il moyen de faire de la photo ou la visi ne s y prete pas ? je pechais beaucoup en eau douce dans le nord du pays basqueet le sudouest de la france quand j etais gamin, prendre des photos de brochets, silures ou carpe pourrait etre sympa Temperature de l'eau en septembre/octobre ? Y a t il des mines dans la region qui se plongent ? Est ce que les formations de plongeur en mine se font ou c'est plutot des cursus cave ou speleo europeen qui permet aussi de plonger ? Y a t il des instructeurs parmis qui enseignent en Allemagne ? bref cafait beucoupde questions deja, j ai presque l impression d en appeller avecvotre generosite avec un post style gofundme qui recolte des d'informations... Mais je suis sur qu il y a pleins de membres qui plongent par la bas ! Je sens deja la motivation d aller plonger de nouveaux milieux avec de nouveaux plongeurs ! Bonne semaine et bonnes plongees !
  2. @caolila merci pour ce brieffing bien detaillé ! Ma copine est de Saarbrücken, pas trop loin de la frontiere... elle connait surement ton coin... mais elle a jamais plongé la bas... 20 euros peut sembler correct mais 60 e pour une journée la ca fait mal... c'est pesque le prix d un tank de trimix... et bien plus cher qu'un cenote.... Le prochain alsacien ou allemand qui me dit que l entre a 15 us est chere, je lui sort la reference de la graviere.. MDR... J'etais moi meme pecheur, mais en j ai jamais vu de plongeur ni en garonne ni dans les gravieres de gironde (j ai de la famille la bas j y ai passé pas mal de temps). @Jeff__06 Jamais plongé sur hendaye ou hondarribia, mais connait un peu plus bas vers Getaria, Mutriku et la cantabrie. Je chassais pas mal le poulpe et le bar sur Getaria (guethary) ST jean et Zokoa mais jamais plonger en bouteille... Pour quelles raisons as tu plongé dans l'adour et vers ou ? Je suppose que l'influence de la marée doit etre énorme et l visi pas top... mais il doit y avoir du gros silure et de l anguille non ? Je savais pas qu'en France les fleuves se plongeaient... a par les rivieres du lot pour la cave... on en apprend tous les jours !
  3. lol, c'est tellement normal pour nous ici de prendre la voiture et d aller plonger (principalement en cenote car pas de bateau dans l histoire) comme on veut quand on veut avec qui on veut ou solo... Apres c'est de la plongée entre coupains ou de l explo, pas vraiment la pratique d un sport dans un club et dans le cadre d'une affiliation, licence reglement et surtout (ce qui ressort le plus pour de la plongée en France) politique. beaucoup beaucoup beaucoup trop de politique hahahaah... Comme il dit caolila, ca doit encore etre un reflet de la difference entre la france et l'Allemagne... plus d epoliticiens, mieux payés et surtout moins efficaces et qui adorent le papier (j ai appris dans ces conversations la notion de "fiche de sécurité" hahaha). Je ne suis pas encore venu plonger en France depuis que j ai croisé la grande flaque. Mais en Espagne c'est relativement similaire a ici, du moins pour aller a Pozo Azul oupour plonger depuis le bord en mer. Cependant une assurance de plongee est obligatoire et il y a regulierement des controles de la guardia civil car il y a beaucoup de "plongeurs ramasseurs" qui recuperent les ballots de dope... et ils sont aussi friands des fruits de mer donc beaucoup de braconnage... En 15 jours je me suis fait controler 2 fois... ils demandaient surtout l assurance. En Cantabrie il y a beaucoup de club de spéléos et il faut avoir un permis. Une fois de plus ca ressemble plus au Mexique qu a la France. Le permis peut se payer dans n'importe distributeur de banque (seulement deux ou trois anques mais il y en a dans presque tous les villages) et coute 12 euros. Je sais pas pourquoi, je m'imaginerai qu'en France il faudrait faire une lettre presque ecrite a la main, envoyee par courrier recommander a l'ephigie d'un directeur regional juste pour l'obtention d'un formulaire qui une fois rempli devrait etre evalué et verifié, pour l'obtention d un rendez vous avec un president local qui apres avoir verifier la dizaine de papier necesssaires pourra signer et tamponer un permis special ... J' exagere mais je suis toujours tres impressioné par la grande quantité de post, discutions relatives aux reglementations particulieres et specifiques a la france et france uniquement... et la comment les plongeurs clubs ou encadrants etc sont relativement bien informés malgres la complexité et surtout la grande quantite de lois, regles infos actualisation etc... Et en contre partie, (je peux me tromper mais il me semble que niveau juridique purement parlant) rien n'interdit d'aller tout seul avec son matos plonger dans un fleuve par exemple... Bref, vraiment, je n'aimerai pas du tout etre dans la peau d'un DP... C'est vraiment complexe... Mais je me vois bien prendre ma caisse mon chien mon matos et aller tranquille dans l adour ou la garonne, ou une graviere pour essayer de spotter des silures ou des brochets par exemple... Un de mes premiers objectifs et aussi d aller plonger dans la riviere a coté de laquelle j ai grandit et qui separe la france de l'espagne, ou mes ancetres contrebandiers passaient de la marchandise, du betail etc... il reste mem encore une plate forme... et il devrai t y avoir de la grotte... Mais je stresse un peu de passer "la frontiere sous l'eau" hahahaha Question pour finir car je vais partir plonger... Dans les gravieres l eau est claire? ou c'est genre carriere ?
  4. Ma copine est Allemande donc autant te dire que je connais bien ! et oui quand elle guide ou quand on plonge c est du carré carré (celles et ceux qui plongent avec nous et parlent anglais ou allemand adore en général, et en plus elle est canon haha )... Beaucoup a a voir avec le systeme d education je pense. @caolila Ou est ce que tu plonges en Allemagne ? Lacs? Mines? Ca m'a toujours intrigué car l'Allemagne c'est loin d'etre connue pour ses spots de plongée... Mais ils representent bien 1 tiers de mes plongeurs et un quart de mes eleves side/cave... ce pays regorge de plongeurs. On guide et/ou enseigne tous les jours, (meme si j'ai ma structure et j'ai des instructeurs/guides qui bossent pour moi, je suis dans l eau au quotidient) et il ya des détails qui ne trompent pas. Par exemple, Lors d'un brieffing pour la premiere plongée en cenote, j'observe beaucoup le langage corporel et les gestes... Je dis pas que j'arrive a deviner les questions avant qu'ils les posent sinon je me lance dans la lecture de carte hahaa, mais j'arrive bien a determiner l'etat d'esprit avant la plongee grace aux questions posees. La maniere de s'equiper te donne enormement d'info sur le plongeur. Et cela augmente exponentiellement sur une formation side mount ou la sequence d'equipement DOIT etre carrée. Autre exemple, plongee loisir, lors des baptemes, meme si j'en fais plus souvent, je m'en impose régulierement car je pense que ca m'aide a avoir de la continuité sur la qualité de ma pedagogie. (pour véhiculer la connaisance lors d'une formation cave, la pédagogie s'apparente souvent a celle d'un bapteme puisque ce sont des techniques certes avancées mais nouvelles tout comme environnement et matos). Lors des brieffing DSD j'ai toujours quelques questions types que je glisse et ca m'aide a identifier les peurs ou les mal etres du futur bulleur. Exemple concret "Avez vous deja fait du snorkel ?" Reponse "oui" ca va se passer sans trop de probleme (juste le fait de respirer sous l eau) dans 99% des cas. "Non" j'ai eu cette reponse 4 fois. 3 n'ont meme pas pu passer la piscine... Bref a prendre avec des pinces ce que j ecris la, c'est vraiment du ressenti et des experiences tres personnelles, c'est pas pour tirer des stats ou des grandes lignes... Pour en revenir au carnet (ca fait parler internet quand meme !) La maniere dont un plongeur rempli son carnet reflette aussi souvent une certaine assiduité, pour en revenir au theme du début.
  5. La confiance ca marche bien entre potes...et encore... des qu'il y a une relation commerciale ou une structure avec personnel ou reglement etc... La confiance peut vite se retourner contre qui que ce soit... Je suis assez d'accord avec Jeff 06, avant d'emmener quelqu'un que je connais pas a 40m, j aimerai bien voir son carnet (ou ecouter de son experience par des binomes, instructeurs ou autres guide etc...). Vrai aussi que n'importe qui peut remplir n'importe quoi dans un carnet, meme si cela n'a aucun interet... En meme temps (et pour mon experience perso, ce sont tres souvent des plongeurs allemands) quand tu vois un plongeur arriver, carte en main, carnet épais et remplis de maniere stricte et assidue, ca reflete une image carrée, et ils sont souvent carrés dans l'eau (parfois mauvais, mais carrés et ecoutent les consignes hahaha). Je devrais faire 7000 plongées cette années donc ca fait bien lontemps que je note plus en carnet... Mais par contre j'enregistre sur un cahier et en détail quand je plonge dans une nouvelle grotte, surtout pour avoir un "bible de navigation" et pouvoir comparer quand j y reviens avec des itineraires precis ou du matos different (DPV) Je note aussi toutes mes plongées trimix avec les differents plans gaz etc... pour garder une trace (et rentabilisé l'helium jusqu au bout hahahaa) Je note aussi les donnees des plongées de formatin quand je fais un cours de cave et sur demande j en donne une copie aux eleves. Lors des formations loisirs, le carnet fait aussi partie "de l'activité ou de la culture de la plongée" et créé de l'enthousiasme. Quand je fais des formations loisirs, les plongeurs récemment certifiés sont tous fiers de leur carnet et veulent faire monter le nombre, avoir différents tampons, le montrer aux copains... (J'ai toujours mon premier log book de l'open water a utila, et j en etais tellement fier quand on me l'a donné hahaha)... C'est aussi un bon support de pub ou pour se faire connaitre pour les clubs/centres... Pour moi, la confiance n'existe pas. En tant que pro, le plongeurs peut dire ce qu'il veut... millier de plongee, profondeur, plongeur d eau froide tout terrain, carnet datant de l'epoque de jacques cousteau... Je reprendrai cette phrase d'un IT qui dit que "tant que tu l'as pas vu sous l'eau, tu sais pas"
  6. Ca c'est bien vrai on peut de moins en moins faire confiance. Surtout si tu es pro ou propio d'un club/centre de plongée... La confiance c'est toujours bien quand il y a pas de probleme... Apres, ca a commencé certes en Amérique, mais on habitue bien les gens a trainer en justice pour se faire dédomager et il y a meme des avocats spécialisés qui prennent "leur bouché au passage". J'ai eu une discution une fois avec un plongeur qui "en avait marre de signer des papiers et des décharges de responsabilité" (des trucs pré formater, forms classiques)... Meme si un bon avocat (tres bon avocat pour la france) peut détruire la valeur juridique de ce type de papiers, il n'en reste pas moins que ca fait partie des bonnes conduites en plongée. Je sais pas si je me verrai plonger dans une opération qui me ferai rien signer (en tant que client), ca me paratri peu sérieu... En tout cas pour moi, pas de papiers, pas de plongée. J'ai aussi lu dans le livre "the law in diving" de PADI qui est une bonne ressource (pas pour la france je sais) que meme si dans beaucoup de cas un avocat détruit la valeur juridique du papier, le fait d'avoir fait signer tout les bons formulaires et decharges de la bonne maniere a aidé a orienté les juges "en faveur"... Je ne sais pas si je me suis pbien exprimé sur ma derniere, mais en clair, bien faire les papiers ne peut que aider.
  7. Il y a un explorateur et instructeur basé a Murcia en Espagne qui s'appelle Alexandr Itbilsky. Il a configuré 2 liberty SM ensembles. Ca a l'air vraiment bien. Si je me souviens bien, il a mis pas loin d une année pour trouver la bonne config. Ca fait assez lontemps que j avais lu son post, mais au début il utilisait les deux en mode SM en echamgenat régulierement mais apres pour des raisons pratiques il est passer sur un principal et un autre de secour, le tout connecté ensemble. C'est a dire que si ca fait une heure que tu plonges aavec le principal et qu il foire, tu passes sur le 2nd et l ordi a toute les inflos du temps passer sous l eau. C'est beaucoup de boulot et d essai de trouver ce type de config. C'etait aussi l'entention de Steve Boggaert d'ilitiler 2 liberty sidemount et d echanger régulierement, mais au final il etait aussi passé sur un principal et un de secour. L'avantage dU liberty c'est que c'est aussi lours qu un tank alu de 12l (grosso modo), tres simple et que tout y est (O2 et diluant). Les recycleurs sidemout "tubes" comme FLEX, Treb, Sidekick etc... il faut rajouter les tanks. Par exemple, quand je plonge en flex, j'ai un tank en fibre sur le tube du recycleur et un tank ali de l autre coté qui est mon bail out et mon diluent. Je prend aussi souvent un stageen plus a gauche. Quand je plonge en liberty je prend juste 2 tanks de bail out a gauche pour contre balancé le poids (j utilise un canister pour le modele BM donc c est un peu plus lourd) Un CCR c'est deja beaucoup de gestion et d attention... un double... surement deux fois plus hahaha Et deux fois plus d oseille aussi... apres certaines personnes on plusieurs voitures... donc quand on aime...
  8. hahahaha c'etaitde l humidité... J ai d ailleurs du changer la camera (et le telephone 1 semaine apres) car il a pas trop apprécié la baigande et ce, meme dans ma poche hahahah
  9. J'espere que tu as pu voir les photos... Personne ne m'a fait un scandale pour ces phtos du portable hahahaha Le but comme j ai ecris, n'est pas d'enmettre plein la vue avc des photos d artistes, mais plutot de refleter une simple réalité... et que la simpicité et un des point fort Le confinnement chicxulub puerto c'est dur... le premier voisin a 400 m... on a quand meme eu droit au drone et a l 'helico... mais c est a 2 ou 3 pm quand il fait trop chaud pour sortir et aller a la plage... Apres comme beucoup, il a fallu respecter des consignes parfois absurdes, mais bon la loi c est la loi... et du coup manger du poisson acheté aux pecheurs et faire de l exercice entre deux ecris sur l ordi a eviter de devenir gros et fou ... et la l explo a repris a fond, en mer et en cenotte... profond comme j aime... quand je pense a mon retour a playa et en europe je dis pas grrrrr, je dis pfffffff je sais bien... j ai des cours de cave en suspend en espagne et j aimerai beaucoup pouvoir etre avec ma petite princesse... mais pour cela... il faudrait que je fasse des voyages burocratiques d'ambassade en ambassade... et meme pas sur de ce qu'il vont me fair en Espagne... Bredf tu es plus que le bienvenue quand tu pourras bouger... pas de jambon serrano ni de pan tumaca, mais ceviche et pargo a la parilla ... L'an prochain et dans une demie année... avec plaisir
  10. @caolila a Merida il y a un aeroport international. regardes les vols europe mexico city mexico city merida. L'aeroport est a 30 40 min de la cote. Tu peux reserver une voiture de loc sur internet et l'avoir direct a l aeroport, sinon il y a des transport en commun. C'est pas le meilleur moment pour chercher des vols donc j ai aucune idé des prix et des connections... Sinon il y a l aeroport de cancun. Plus gros bien connecté avec l'europe. C'est a 3h30 de route. La meme depuis playa del carmen. Ca c'est pour arriver dans les petits villages comme chicxulub puerto, huaymitun ou chelem, autour de Progreso. @autrichon gris STP ne rentre pas dans la catégorie de ceux qui disent qu'il n'y a pas de plongée en mer ici, de ce coté, si j'ecris un pavé de je ne sais combien de page ou je parle de plongées que j ai fait en mer ici... Il y a 3 épaves et elles sont canons. Vraiment, ce sont des gros bateaux, un est meme un voiliers de 3 mats en bois de 33 m de long. Un autre etait un chargeur porte conteneur de la marine marchande de 87 m de long, Pavillon Panama et qui fut saisi et coulé pour traffic de drogue et, qui est en morceaux donc possible de faire plusieurs plongées. J'ai aussi mis des photos de l autre bateau... Donc oui il y a de la plongée en mer, mais c'est pas les memes conditions que les caraibes. C'est aussi beaucoup moins plongé, beaucoup plus saisonier. Et cette semaine on va explorer une grue qui est tombée d un chargeur il y a des annees et qui a été retrouvée par des pecheurs qui ont donné les coordonnées a mon ami responsable du departement de l environnmenet de l etat du Yucatan. On va donc prendre des photos, faire des relevés d especes et je pense pouvoir y amener des plongeurs si ca vaut le coup. (c'est pas trop loin) A savoir que dans le golfe ils pechent beaucoup ce qu'ils appellent la "tintorera" qui est le requin tigre. Dont s'ils le pechent c'est qu'il y en a... et il faut juste trouver ou les voir. Il y a aussi des ilots rocheux ou des gros rochers immergés et peu profond entre 9 et 12m. Pas trop de corail mais des bancs de poissons, gorettes grogneurs, pagres a queue jaune, poisson porcs... Suivant, si tu as les moyens, il y a aussi arrecife los alacranes. C'est vierge, c'est loin mais c'est tres tres tres peu plongé a cause du cout de l operation. c'est au moins 3 h de navigation. Et une fois de plus c'est saisonier, la visi se déteriore plus vite que dans les caraibes. (et je pense que tu peux faire de plus belles plongées sur la zone sud de cozumel ou banco chinchorro pour un cout moindre et moins de nav). Je lis que tu penses retourner ici en avril. Avril c'est le debut de la saison ou la visi se met bien dans le golfe. Et il y a aussi les cenotes du Yucatan. J'ai écris qu'il y a 8 plongées a faire en mode loisirs, mais on peut facile en faire 15 avec un itinéraire precis et sans perdre de temps... Donc il n'y a pas que playa et Tulum... (j y suis depuis plus de 10 ans, et je plonge activement, pour enseigner, pour guider et comme passe temps. Je sature un peu de faire toujours les memes sites (meme si par exemple un plonger a ponderosa un jour ou il y a du soleil je prend mon pied comme a la premiere fois), et j ai des plongeurs qui vienent régulierement et qui veulent de nouveaux sites, c'est aussi ce qui me pousse a chercher. J'offre ce que moi meme j'aime faire... Mais la ce que j ai trouvé c'est un petit coin de paradis ou il fait vraiment bon vivre et ou en plus d'avoir grand nombres d'activitees diversifiées (ou on se sent pas comme un touriste dans un gros groupe, ou dans un petit groupe qui fait la meme chose que les gros groupes autour en soit disant "petit comitee" . En plus de ça donc, il y a de la bonne plongée cenote toute l'année, il y a de quoi faire d avril a septembre en mer avec de belles epaves. Et c'est loin, tres loin loin d'etre la foule ou le parc a touriste comme la riviera... Je ne compte plus les fois ou j'entends "oh c'est tres touristique les cenotes, je pensais que c'etait plus sauvage" "le cenote c'est un parc d attraction, on m avait dit que c'etait dans la jungle" "oh tout est super americanisé ici"... Ici, avant que quelqu'un arrive a dire ca, beaucoup d eau aura coulée sous les ponts). Apres il faut reconnaitre que la riviera est tres bien amenagée pour le tourisme et a ce cote facile et pratique, tant propice a la vente (j'en vis, ou du moins j en vivait car la depuis deux mois... hahahaa). Perso, moi meme en vacance avec ma fille c'est ce genre d'endroit que je rechercherai. Calme, bonne ambiance, bonne cuisine, plein de liberté (on fait des feux sur la plage le soir et on regarde les étoiles avec ma copine mon chien et un voisin... des plaisir tellement simples... pour plongeurs et non plongeurs... fais la meme a playa tu fini en tole et sans tune, alors qu'il y a 15 ans c'etait possible...) Apres c'est sur il n'y a pas de gros resort tout inclus et il y a pas de centre commerciaux, pas trop de restos autre que du poisson et du ceviche... Il n'y a pas le choix entre 100 excursions differentes... Mais avec une voiture de loc et 1h de route... Ruines mayas, tour en quad, visites de gouffre (gors cenotes), visite de grottes seches, haciendas, mangroves, parcs naturels, tours en bateau... Tu devrais venir jeter un oeil Bref je vous répond depuis le téléphone en attendant que mes tanks soient remplis, je vous prie donc de bien vouloir excuser les fautes de frappe et autre. Et mes mix sont enfin prets.. Bonne journée
  11. Les restrictions se levent mais le business est loin encore de reprendre... Du coup, apres de longues semaines sans vraiment plonger, j'en ai profité pour explorer de nouveaux spots. La quarantaine m'a poussé a quité Playa del Carmen ou je vie habituellement pour un village de pecheur sur la cote du Yucatan, et j ai fait ce petit CR de deux mois de vie ici avec quelques images prisent avec le téléphone pour illustrer un peu. Le but n'est pas de vendre du reve, mais plutot de faire rever avec la réalité et la simplicité des choses que l on a ici. J'ai aussi pu grace a des contacts dans le gouvernement local, décrocher "un volontariat" pour relever des données dans le but de les inclures au registre estatal de cenotes, une sorte de cadastre geologique. Cela m'a permis de reprendre legalement les plongées et de maintenir un bon niveau d'entrainement. Le passage de la tempete Cristobal m aussi enfermé pour plusieurs jours et nous sommes restés bloqués dans un petit village de la cote ou les routes inondées ne nous ont pas permis de revenir "a la maison". Pas d'internet pendant quelques jours, dormir en hamac sous la paillote et ce CR en sont les résultats. La face cachée de la péninsule du Yucatan offre facilement 8 magnifiques plongées en Cenotes (une quinzaine facile, mais 8 sur 3 ou 4 jours ca se fait vraiment bien), loin des foules et des parcs de la Riviera Maya, avec de la lumiere et un environnement historique et naturel hors du commun. C'est au coeur de la culture maya, mais la cote, c'est aussi un metissage entre les Mayas, les Mexicains et les descendants de Lybannais qui venaient commercer et se sont installés. Un metissage culturel qui se retrouve aussi dans la gastronomie. Ici on mange bien, c'est un basque qui le dit. C'est surtout un endroit immaculé par le tourisme de masse, facile d'acces et idéal pour les familles, les couples ou les voyageurs seuls. Le budget chiffre aussi bien moins haut que la Riviera Maya, meme s'il ya toujours moyen de trouver du luxe et de dépenser plus. Je em demande depuis 2 mois "mais pourquoi les gens arrivent pas ici ? Pourquoi mes plongeurs qui pour laplupart cherchent a fuir la foule et la masse n'arrivent pas ici ?" Je pense que la réponse se detaille dans le CR, et c'est surtout parceque peu de gens connaissent et que les ignares et avares de la riviera se contentent de dire (sans savoir) "la plongée dans le golfe c'est pourri" "Les cenotes dans le yucatan c'est profond et y a rien". FAUX. Je joins le document en PDF. Une fois de plu, les photos c'est juste pour donner un aperçu. J'espere que ca vous plaiera, car au moment ou j'ecris ces lignes, j'aimerai bien que le monde anonce une année de plus de quarantaine pour pouvoir continuer a profiter de cette qualité de vie. GulfStream.pdf
  12. Merci ! Merci. c'était lon mais j espere avoir assez détaillé pour que les raleurs me laissent rentrer au frstival de Cannes meme si j'ai apparu seulement une minute ou "tenu un phare "hahaha. Plus sérieusement, je me suis moi meme rendu compte a la longueur du texte et avec la chronologie de la narration a quel point prendre des photos en mélangeant ces deux mondes de plongée a parts, requiert une organisation, logistique et previsualisation globale de la plannification pour le faire afe. Je suis pas mal occuppé en ce moment, je n'ai donc toujours pas fini d'écrire la deuxieme partie qui ce veut annalyser des dangers ou accidents spécifiquement liés a la photo en plongée spéléo. Il y a des articles pas trop mal en anglais meme si un peu exagerés ou centrés sur une localisation particuliere plutot que le sport en général. Certaines publications de GUE expliquent bien dans un anglais tres cru ce que je voudrait faire ressortir dans ce prochain texte. En expérant que vous pouvez enfin faire des bulles ou mouiller vos rebreathers, Bonnes plongées !
  13. Salut Mickael. Bienvenu ou re bienvenu hehehe! Si tu es localisé pres de Bordeaux, ma Terre le Pays n'est pas tres loin et il y a de belles plongées a faire. Je ne connais personne entre Bayonne et Hendaye, mais je sais qu'il y a une grosse base de la fédé a Hendaye, et a l'époque ou je travaillais encore pour un gros club francais a Playa del Carmen, beaucoup de plongeurs donnaient d'excellent retour des centres planet ocean et urpean sur Hendaye. Ambiance relax, belles plongées et bien pros. Un peu plus loin de chez toi mais qui se fait bien sur un long week end, il y a un petit centre, bonne ambiance, le staff tres sympas et pros qui est en Cantabrie, a Colindres. Ils offrent de la plongée depuis le bord sur des ilots rocheux pleins de vie, des sorties sur la zone de Santoña avec des cavernes, des poissons et des nudibranches en pagaille. Une fois qu'ils t'ont vu plonger et que tout se passe bien ils font aussi des sorties sur les épaves de la baie de Laredo. La majorité sont entre 50 et 80 m, donc plutot pour les tecs, mais il y en a 2 dans la zone des 30 M qui meritent d'etre plongées. Je m'y rend (normalement, pas lors d'une année chamboulée comme 2020) 2 fois par an pour y faire des formations Cave et Tec, carils me fournissent la logistique. Je n'ai pas de relation commerciale avec eux, mais ils méritent d'etre connu car c'est vraiment un petit centre qui offre de la bonne plongée et qui mettent les plongeurs aux petits soins. Ils parlent pas francais mais se débrouillent en anglais. Et la région sur terre est canon aussi, niveau paysage et gastronomie c'est la mer, les estuaires et marais pleins d'oiseaux, les montagnes vertes en fond... et la vie est vraiment moins chere qu'au pays basque. Un peu plus old school, il y a buceo euskadi a Mutriku (1h d'hendaye voir moins). Les plongées sont belles, l'ambiance différente car les plongeurs se connaissent tous entre eux depuis longtemps, style des vieux de la vieille... A Hondarribia, le centre tenu par Carlos Castro, Buceo Hondarribia est aussi une bonne option. Carlos a explorer des grottes inondees en mer, c'est un aventurier tres pros et tres sympa. Les plongees sur epaves que tu mentionnais en cote d'ivoire ont l air bien interessantes. Une destination dont je n'avais jamais entendu parlé et dont tes recits donnent envie de connaitre. Bon retour a la plongée Peio
  14. L’art et la maniere. Photographie subaquatique en grotte.
 
 Récemment, je découvrais sur un forum “postez votre photo du moment”, avec un thème associé. Interface plutôt bien faite et facilitant la participation, avec un petit bouton “browse file” pour pouvoir y télécharger une photo de maniere rapide avec un espace pour laisser un petit commentaire.
 Passant pas mal de temps sur mon ordi en ces temps de confinement, j’ai sur mon desktop un fichier avec une sélection des meilleures photos de plongée en cave prisent sur les 4 dernières années avec différents photographes. J’en poste donc une où j’apparais comme “modele” dans un décor magnifique avec une bonne quantité de lumière et de matos. Rapidement la photo attire l’oeil, mais je me retrouve dans une discussion de politicien avec des arguments du type “la photo n’est pas de toi?” “tout le monde peut poster une photo de google?” “C’est pas parce que tu tiens un phare que tu es photographe ou parce que tu apparais 1 min dans un film que tu le presentes au festival de Cannes”... 
 Ayant tenté d’expliquer le travail d’équipe nécessaire a un telle prise de vue, et me fatigant tres tres vite de la tournure de la conversation, je demande simplement un retrait du media et passe a autre chose... Ironie du sort, le même jour mon ami photographe qui avait réalisé le fameux cliché “du scandale” poste sur la toile un album avec le autres photos prisent ce jour la, en détaillant un petit peu l’endroit et le travail d’équipe. Cela m’a donc donner envie d’écrire sur mes amis photographes, ces héros derrière l’ombre de leur appareil, mais aussi de comment nous prenons des photos ou des vidéos dans un environnement comme une grotte immergée et toutes l’organisation/logistique que cela impose. Je vais donc dans un premier raconter une journée classique de shooting (la fameuse photo en question) avec Dimitri Efremychev (Dima), Instructeur TDI, propriétaire du centre Scuba Mafia a Samara en Russie, et photographe reconnu internationalement pour son travail. 
 Ensuite, j’analyserai avec plus de détails sur la préparation pré plongée, les paramètres de plongée, le type de matériel, et la sécurité. Ce sera déjà bien assez long et détaillé.
 Je rédigerai plus tard une seconde partie dans laquelle je parlerai rapidement d’analyse d’accidents qui ont eu lieu au Mexique sur les dernières années ou l’usage d’un appareil ou d’une caméra était involucré. Et ce, dans le but de bien mettre en évidence que la sécurité des plongeurs, photographe ou non doit être au centre de la planification.
 Loin de vouloir finir sur un ton sécuritaire ou dramatique, j’expliquerai ensuite comment se déroule une journée typique de prise de photo en grotte ou en caverne avec quelques plongeurs qui ont contracté ce service avec nous et comment l’expérience que j’ai acquise avec de talentueux photographes permet d’offrir la capture de belles images de qualité en toute sécurité. La journée C’est un jour classique de décembre dans la Riviera Maya, cela fais plus d’un mois qu’on plonge tout les jours, la fatigue se fait sentir mais rapidement oubliée avec une tasse de café et l’ouverture du shop. Pendant que le café coule en attendant l’arrivé des premiers plongeurs, un petit tour a la station de charge où les lampes primaires se chargent, ainsi que la quinzaine de lampes “vidéo” et les scooters. Déconnection une par une, inspection et une fois dans le sac, il faut bien vérifier que la sécurité soit en place pour pas qu’elles ne s’allument accidentellement, se déchargent ou chauffent et brulent. A peine le temps de fermer le Scooter après avoir inspecté les joints que le premier guide arrive avec un couple de plongeurs et on prend donc 5 min autour d’un café. Et les questions fusent sur le matériel... “ou allez vous avec tout ca?” Combien de lumens? Combien de plongeurs êtes vous? Y en a pour combien de tout ce matos ? Toutes ces questions, avaient en fait déjà été discutées avec le photographe la veille. 
 En général on choisit toujours 2 endroits aux paramètres similaires en termes d’espace (petite grotte ou grosse grotte?), de la couleur de la roche (claire ou sombre), de la profondeur et du courant (résurgence, siphon ou pas de courant?), navigation (a quel endroit précis de la grotte, distance de la sortie, temps de palmage ou scooter) et aussi en fonction du type de photo que le photographe souhaite réaliser. Nous prévoyons deux endroits car il se peut, et s’est déjà arrivé, qu’une fois sur place le site est fermé, ou qu’un bus avec 100 personnes soit sur place, que les proprios soient en train de pomper du sédiment (pourrissant ainsi la visibilité) ou de faire des travaux... bref tout types de petits imprévus de dernières minutes.
 Un autre facteur important est aussi la météo. Particulièrement le jour même, notamment pour les photos dans la zone de caverne ou l’attrait principal est la lumière naturelle du soleil, mais aussi des jours d’avant qui peuvent changer les conditions sous l’eau (présence d’eau tannique, courant du aux pluies, visibilité etc...)
 Les plongeurs prennent leur matos et partent avec leur guide, et pendant que les étudiants en formation cave prennent leur café avec ma collègue qui commence deja a les briefer, je gare mon pick up le plus prêt possible de la porte en attendant l’arrivé imminente de Dimitri. Il faut donc se donner a la tache a laquelle j’ai donné le nom “Mexican Tetris”. C’est a dire de chargé l’arrière du pick up d’une maniere précise et ordonnée, afin que les 12 tanks, les 3 scooters, les deux caisses de matos plongée, les combis étanches, les 2 caisses de matos photos (lampes, flotteurs, accessoires, batteries...) s’imbriquent parfaitement. Une touche finale pour être sur que rien ne s’envolera (comme ma combi 7mm sous une pluie battante le 31 décembre cette année la...) et on commence le chargement du matos “délicat” a l’arrière de la voiture (appareil etc...).
 Dima, le photographe a le même problème que moi avec la patience mais aussi le syndrome du plongeur cave qui a toujours peur d’oublier quelque chose et de s’en rendre compte une fois dans l’eau. Un dernier café donc avec inspection avant le départ et rapide discussion sur Plan A et Plan B. Le plan A est d’aller a Tulum, au Cenote Muchachos. Le plan B sera Mayan Blue. Bref le choix était fait sur “Tomorrow my friend, DARKCAVE”...
 Une fois en route, dans un mélange de russe et d’anglais on repasse les points essentiels.
 Navigation, sortie de secours, description de la grotte et de l’endroit, quelle position etc...
 Une pause pour chopper quelques tacos et un bon jus d’orange bien frai, histoire de ne pas oublier de profiter des délices gastronomiques de ce beaux pays et on reprend la route pour enfin arrivé sur le site, généralement aux alentours de Tulum. 
 La chance est de notre coté, nous sommes pour l’instant les seuls sur les sites. Une discussion avec le gardien, paiement des droits d’accès et inscription sur le registre des visites pendant que Dimitri fait un petit tour de reconnaissance et prend quelques photos sur terre.
 Direction l’entrée en y amenant un Scooter, premier d’une longue série d’aller retour. Je rappelle donc les points clés, localisation de l’entrée, disposition du matos et en observant le cenote, j’en déduis que les conditions sont normales. Retour au pick up, et préparation des tanks. Au total 6 tanks pour la première plongées qui une fois prêts sont disposés au bord de l’eau dans un ordre bien précis facilitant l’équipement de chaque plongeur. 
 De retour a la voiture, j’utilise mon tableau pour faire une carte de la navigation et des lignes. Même si j’ai avons plongé plusieurs fois dans cette grotte et sur ces lignes, le fait d’y aller en binôme spécialement pour prendre des photos change considérablement la donne. 
 Je donne donc des indications précises grâce a ma connaissance des lieux et marque les endroits “clés”. Avec les explications du photographe, nous décidons ensemble où poser les bouteilles de secours, la pression de retour, l’orientation des lampes et comment le modele doit poser. Il est maintenant pas loin de 11h du matin et on se met a l’eau. Vérification de l’ ́équipement avant la plongée, rappels des paramètres essentiels et invention de signaux de communication pour mieux exprimer des nuances dans l’argot subaquatique. La navigation consiste a prendre un premier jump a environ 10 minutes de scooter. Mais nous irons jusqu’a une pression déterminée le plus loins possible sur la ligne principale pour poser des marqueurs afin de repérer des endroits aux caractéristiques spécifiques et y retourner en 2eme plongée. Ensuite on revient à la ligne de jump et une fois connectée, nous posons un cookie et observerons l’endroit pour un futur shooting. Apres le ok de mon binôme, nous arrivons a un bel endroit du “dark forest”, nom de cette section secondaire. On s’arrête, il m’indique ou il veut le modele et ou il se positionnera pour shooter. Un ok approuve et je lui indique un endroit pour clipper les sacs de lampes sur la ligne sans impacter la grotte. Je clip non loin de la le scooter de secours sur la ligne, prend des références visuelles et fais le point sur mon gas, le temps, la deco etc...
 Je place ensuite le stage (bouteille extra) de secours pour le photographe et attend sa confirmation qui arrive avec un signal de lampe. Il a deja placé deux lampes et me demande de lui passer celle avec les flotteurs pour les mettre au plafond. Avec l’aide des scooters, cela va assez vite. La grotte commence a être bien illuminée et revele ses détails. Il ne reste maintenant plus que des lampes sans flotteur et il me demande d’aller en placer 2 en arrière plan. 
 12 minutes plus tard, la scène est en place et je suis contemplatif de la beauté de la grotte... Je n’avais jamais vu cet endroit aussi illuminé en pouvant y apprécier autant de détails et de magie même en y ayant plonger un bon nombre de fois. Derniers moments de communication avec indications extrêmement importantes pour moi, qui devient modele a l’instant même. Il m’indique l’orientation du scooter et du faisceau dela lampe qu’il veut et lorsqu’il donne le feu vert le temps est compté. Le sédiment qui tombe du plafond, appelé percolation est tres fin et réfléchit énormément la lumière. Une en position donc, j’ai 2 a 3 respirations, ou plutôt expirations avant que “la neige” soit trop forte. 
 La position dans laquelle pose un plongeur pour une belle photo est rarement un vrai position de plongée. Par exemple, pour bien faire ressortir le scooter, il faut le mettre dans une position qui créerait beaucoup de résistance pour un usage normale. La direction de la lampe primaire, position par rapport a ligne, les palmes bien vers le haut, les coudes qui poussent les valves des bouteilles vers le bas, le cou bien étiré... bref tout ces petits extras qui font que les bouteilles se voient bien horizontales, le faisceau de lampe primaire parfaitement incliné, les logos et les couleurs ne sont en fait que le résultat d’une pose qui n’est pas toujours facile a maintenir. Etre immobile sous l’eau souvent a faible profondeur (dans ce cas précis, c’est plus profond, 18m) avec 3 tanks et un ou deux scooters, les jambes, les bras dans une position “bizarre”, tout en sachant que après chaque expiration le photographe a de moins en moins de temps, tout en regardant le photographe qui peut aussi demander de changer un détail, de remonter, de descendre, de tourner, qui change de position. Parfois il a besoin d’un signal pour ne pas toucher le fragiles formations qui l’entourent, ou de ne pas “foncer dans une colonne” lorsqu’i est focus sur son écran...
 Un travail d’équipe donc, ou parfois un simple regard suffit pour se comprendre, mais aussi des situations ou on doit s’écrire sous l’eau pour que je puisse comprendre ce qu’il attend de moi en tant que modele pour pouvoir exprimer son art et réaliser la prise qu’il souhaite. On change d’endroit, parfois juste a coté, mais la ce sera de quelques mètres, avec un angle différent. Plus difficile pour moi car plus étroit et plus proche des formations, il faut donc faire tres attention a ne pas impacter la grotte. AUCUNE PHOTO NE MERITE D’ENDOMMAGER LA GROTTE. Il change de position a son tour et je dois nager un petit peu pour revenir a l’endroit exact. Apres ça, on vérifie notre air et avons donc quelques minutes pour essayer un dernier endroit avec un différent angle. Au total, ca fait plus de 40 min qu’on est dans cette salle et Dim atteint sa pression de retour. On coupe donc et commençons a récupérer les lampes. C’est un moment critique où il faut bien les récupérer dans un ordre précis pour ne pas oublier une possible lampe “éteinte” (plus de batterie par exemple). Les aller retours entre les sacs clippés sur la ligne un peu plus loin et “la scène du crime” où nous collectons les couteuses lampes s’enchainent. On recompte pour être sur, Dima récupère le stage et commence a respirer dessus, je récupère le scoot de secours et on se lance vers la sortie. Je suis deuxième et récupère la les éléments de navigation et on continue jusqu’au palier de sécurité où Dima en profite pour prendre quelques photos de la lumière et des restes de poteries mayas autour de l’entrée. Finalement on sort, on expire et on rigole un peu... C’est l’euphorie du moment... La sortie de l’eau doit être bien organisée aussi car ce n’est pas le moment de casser du matériel. J’enlève rapidement mes tanks et mes scooters puis je sors de l’eau et commence a aider Dima. Premièrement je prend l’appareil et le remonte a la voiture. Ensuite on sort les sacs de lampes, et les tanks. On accroche les scoots et laisse mon stage qui est plein dans l’eau fermé et sous pression. Une fois le matos remonté, on prend 5 min bien méritées pour boire un coup et discuter. Et on commence ensuite a changer les bouteilles avec un taco par ci par la pour reprendre des forces. Moins d’une heure après, on refait le point, revoit le plan une dernière fois, dernières indications et on commence les a/r pour amener les bouteilles pleines. Une équipe de plongeurs arrivés tout droit de Belgique arrive sur le site, et on prend quelques minutes pour se présenter et chacun explique ses plans de plongée. Pas besoin de modifier quoi que ce soit, les plongeurs se dirigent vers une autre section du système et tous laisse cordialement le temps de nous équiper et faire nos controles pré plonger avant de repartir. La navigation étant déjà en place, nous arrivons rapidement sur la nouvelle scène du crime. Nous répétons la même procédure, poser le scoot extra, clipper les sacs ou ils ne laissent pas de marque, disposer les lampes une par une aux bons endroits. Vu l’immensité de la section et aussi que nous sommes relativement loin de l’entrée, je pose une ligne temporaire car un des endroits et assez loin de la ligne principale avec du sédiment. Même si on est 2, une perte de visa totale est possible, est cette ligne aiderai directement a maintenir le calme et retrouver la ligne principale. 
 Pendant la deuxième plongée, même si on plonge au nitrox 32, on entre en déco. On communique donc aussi régulièrement sur ce que montrent nos ordis qui sont de marques différentes. Un des miens d’ailleurs vient de bugger et change de profondeur entre 3 et 20m et n’arrête pas de bipper... Cette deuxième session est plus demandante, il a une vision tres précise de la photo (apres avoir eu un premier aperçu de la grotte, les idées deviennent plus précises) et je dois avoir une position pas facile pour faire ressortir le matos. De plus, pour l’angle avec lequel il veut la photo, il est assez loin, donc une fois en place, la communication se limite a des signaux de lampe. 
 Notre temps de déco max est maintenant atteint et marque la fin de la plongée, ou presque car en grotte la fin c’est quand on est dehors, et la il faut encore sortir. 
 On commence a ramasser les lampes. Avant de reprendre le chemin de la sortie il manque une lampe. On cherche un peu, mais entre la déco, et aussi la pression de retour de Dima, nous n’avons donc pas d’autre choix que de laisser la lampe. 
 Une fois a 6 m, on passe sur le bloc d’oxo laissé avant pour faire notre décompression, on regarde quelques photos sur l’appareil avant qu’il n’ait plus de batterie. 
 A la sortie de la deuxième plongée, nous sommes bien claqués et seulement a moitié contents car il y a une lampe a presque 2000 dollars quelque par dans la grotte. Et il faut refaire le Tetris a l’envers... Enchainer les a/r entre la mise a l’eau et le véhicule, pour remonter l’appareil, 2 sacs de lampe, 7 blocs, 2 blocs d’oxo, 3 scooters... 
 En plus la propriétaire du lieu, qui est une personne tres spéciale, demandant un sixième sens pour pouvoir lui trouver un peu d’amabilité, me met la pression, puis se relaxe mais m’engage dans une (trop) longue conversation... Une fois le quart d’heure politesse/cordialité/politique fini, on charge la voiture, je négocie l’entrée pour le lendemain car il faudrait y replonger pour aller chercher la lampe. 
 Maintenant qu’on est sur d’être les bienvenus le lendemain, il reste une bonne heure de route.
 Parmis les exigences de Dimitri, il y a le “pivo stop”, (“pause biere”). Donc 5 min a Tulum pour qu’il s’approvisionne d’une bière bien fraiche, perso je tourne encore au café (Décembre pour moi c’est l’hiver et quand la température chute en dessous de 25 C, rien ne vaut un café!).
 En route, il transfère les photos de l’appareil sur l’ordi et le smartphone et jette un coup d’oeil. Je vois déjà qu’il est content et que les photos sont belles. Mais il y en a des centaines, il faut trier, éditer... et ca c’est son boulot.
 Arrivée a la station de gonflage, un bon quart d’heure de manutention pour décharger les blocs, une discussion relativement rapide car on sait déjà ou on plongera le lendemain, donc le choix des gaz est simple. On reprend la route et 20 min on arrive a ma base de plongée. 
 Les étudiants caves font leur théorie avec ma collègue, on discute brièvement et avec Dimitri, nous allons dans la salle d’équipement. En effet, il veut essayer un nouveau “truc” le lendemain, pour prendre un autre style de photo. On passe donc une bonne demi heure, a essayé en vain, de fabriquer un système d’attache pour fixer une de ses grosse lampe de vidéo a l’arrière de mon harnais de sidemount (Razor)... Finalement, la fatigue et nos compagnes nous force a rentrer chez nous, on fixe donc ma lampe de 3500 lumens qui est plus petite et donc beaucoup plus facile. Voila, il est presque 20h, et chacun prend ses quartiers. La vie normale reprend le dessus, avec l’organisation des plongeurs cenotes et des guides pour le lendemain, répondre une dizaine de mails en 3 langues différentes et attendre impatiemment les premiers résultats de l’édition. L’excitation s’apparente a celle d’un gamin qui attend ces cadeaux de Noel. Voila le résultat, après avoir reçu cette photo, je peux enfin aller dormir et remettre ça le lendemain. 
 Et ce n’est que la première de l’album. Je la dédie donc a tous ces figurant qui pour une minute dans un film ne seront jamais présentés au festival de Cannes ou a ceux qui ont tenus un phares pendant une minute sans être pour autant photographe hahaha ! 
 Pour celles et ceux qui ont lus jusque là, je vais donc rapidement finir avec les spécifités du matériel. Dimitri utilise un appareil Canon 5 D Mark 3, avec un caisson fait en suisse sur mesure.
 Il utilise aussi des lampes de différents fabricants, mais pour cette photo et les jours suivants les lampes sont de fabrications Russe, la marque s’appelle AMG et ont jusqu’a 12,000 lumens (réels) chacune. Dimitri est en lien direct avec le fabricant et a aider a améliorer les lampes pour une meilleure utilisation en plongée (L’usine produit normalement des phares pour l’industrie automobile). Ces lampes sont en forme de cylindre, entre 15 et 20cm de diamètre et pèsent bien 2kg. Pour cette photo, 13 lampes ont été utilisées. Il a fabriqué lui même des systèmes de flottaison pour rendre certaines lampes neutres et d’autres positives. 
 En plus de cela, son matériel de plongée cave se constitue d’une combi étanche de marque Frogman, un système de sidemount de la marque Helium (tout cela est manufacturé en Russie). Régulateurs , lampe primaire et palmes DiveRite, ordis suunto et hélium
 Comme il transporte l’appareil qui est assez lourd (pas de flash ce jour la, mais des bras avec des lampes) il plonge avec 1 stage en plus de son jeux principales de bouteilles sidemount (tous des S80/11L alu).
 Je suis donc a la charge de transporter (clippés au D ring au dessus des fesses) les deux sacs de lampes et le scooter de secours. J’ai donc en plus de mes deux bouteilles de sidemount, un stage pour moi, plus un extra pour le photographe. 4 au total.
 Ce jour la j’étais en humide car deux jours avant mon étanche s’était mise a fuir au niveau du coup. Donc une combi 7mm tribord (plutot 5mm car elle était vraiment en fin de vie), un harnais Razor, des palmes avant Quattro (avec 4 tanks c’est moyen), ordis Shearwater et Diverite. 
 Lampe primaire et casque light monkey, détendeurs Diverite et Apeks. 
 Les scooters utilisés son Suex Halcyon T16 et deux DiveX piranha. 
 Pour la deuxième plongée, nous avions déposé a 6 m de fond deux blocs de 4L rempli d’O2.
 La planification d’une telle plongée prend du temps, et même si je parle en plus de ma langue natale 5 langues couramment, le russe n’est pas a mon répertoire et l’anglais de Dimitri était a l’époque limité... Donc pour les premiers jours, tous conscient de l’importance de la planification, des numéros, des pressions, et de tout les paramètres tant important pour notre sécurité, un autre ami, patron de centre plongée russe a Playa a servit de traducteur. Cette première “mise au pointait deja bien pris deux heures dans une salle de classe. Apres ca on a mis en place une communication entre écriture et anglais russo basque pour planifier chacune de nos plongées la veille sur un tableau. Le tableau où je dessine les navigations (topo) et fait un récapitulatif de tout les points importants (temps, distance de pénétrations, éléments de navigation, morphologie de la grotte et les scénarios d’évacuation si quelque chose tourne mal. 
 Pour cette plongée précise, il faut une pénétration 10 min de scooter a une moyenne de 40m / min Pour arriver au premier endroit. Dans le cas ou un scooter tombe en panne, il y en a un autre, ce qui nous permet de pouvoir utiliser plus que des quarts. Cela rend aussi moins plausible la panne de 2 scooters qui obligerai un remorquage ralentissant considérablement la sortie (bien que de fait cela pourrait arriver, il faut donc en parler). La profondeur a laquelle les photos ont étés prise est de 18m, et pour y arriver c’est entre 14 et 18m. Il faut donc faire des estimations avec les calculs de consommation de chacun réajustés. Ce jour la on plongeait deja ensemble depuis plusieurs jours, mais Dimitri qui tourne entre 11 et 12l en temps normal passe a 14 voire 16 l/min avec le stage et la camera. Tout autant que moi tournant a cette époque entre 9 et 10l/min, chargé comme ça j’oscille entre 12 et 14l facile. 
 On se base donc la dessus pour estimer avec la profondeur moyenne, combien de temps sera nécessaire pour consommer le gas que nous prévoyons pour la pénétration et le shooting. Viennent ensuite les plans de contingence encas de faille du matos ou de mauvaises communication. Ensuite, on utilise des tables et un software (decoPlanner) pour estimer la déco de la deuxième plongée et donc décider de la taille du bloc d’oxygène. 
 Dans tous les cas, il faut qu’il y ait assez de gaz pour un retour des deux plongeurs a la palme depuis le point de pénétration le plus loin ainsi qu’assez de gaz pour faire la déco. 
 Pour des raisons de sécurité, les plans sont en général faits la veille pour pouvoir aussi dire a des personnes qui ne plongent pas ou nous prévoyons d’aller. Dans le cas d’un non retour cela aide a commencer les recherches. 
 Il faut faire bien attention a ne pas s’essouffler, facile avec beaucoup de matos et lorsqu’on passe au placage après 10min de scooter. En plus de l’inertie crée par le poids de l’équipement, la fatigue, le froid, un essoufflement aussi loin de la sortie serait une véritable catastrophe (et ca peut arriver a n’importe qui, et tres vite). Je n’ai que brièvement décrit la planification des plongées photos que nous faisons avec Dimitri et c’est deja bien long a lire. 
 
 La sécurité est primordiale, et il faut aussi avant d’en arriver la, “avoir de la bouteille” et des centaines d’heures de plongée en grotte pour ne pas abimer ce fragile environnement. Avec une pareille quantité de matos, les erreurs de flottabilité sont beaucoup plus “faciles”. Il ne faut pas se laisser distraire, et bien percevoir son espace d’évolution pour ne rien toucher lors de la pose ou de la prise de vue. Les bulles font deja du dégât, et c’est le seul qui peut être tolérer. 
 
 Pour conclure, il faut beaucoup d’heures d’entrainement, beaucoup de plongées pour connaitre les lignes, les grottes et les paramètres. Il ne faut pas être une tete brulée et faire une planait rigoureuse qui est le fruit d’un bon entrainement de qualité et de plongées fréquentes a un niveau élevé (pas seulement sur la toile). Il faut communiquer, être en forme physiquement, correct et assidu dans son travail (les 35 h ici c’est pas en une semaine mais plutôt en 3 jours), savoir dire non. Et enfin une quantité de matériel tres cher. 
 Les heures que j’ai dédiées a cette rédaction m’ont aussi fait réaliser de petits détails que je corrigerai lors de mes prochaines plongées. En attendant ma candidature au festival de Cannes en tant que figurant ou assistant temporaire de l’éclairage, n’oubliez pas que pour prendre de telles photos dans une environnement comme une grotte immergée, être seulement photographe ne suffit pas, et que les dernières fatalités en plongée souterraine au Mexique engagées toutes, sans exception une caméra ou un appareil photo. 
 
 
 PS
 
 La rédaction de cette journée mémorable m’a pris pas mal de temps, surtout avec un clavier en allemand et un correcteur orthographique qui me joue des tours. 
 Le français n’étant pas ma langue maternelle, je fais cependant de mon mieux pour éviter les fautes d’orthographe et de lexique, je demande juste un peu de compréhension pour les accents autres que l’accent aigüe et l’utilisation d’anglicismes. 
 
 Agur. 
 Voici un des liens fb ou j'espere que pas seulement la photo mais l'album entier apparaitra. L'album de la plongée du jour d'apres foton.pdf J'ai joint le texte en pdf avec la photo, c'est plus facile a lire que direct sur le forum. Bonne semaine !
  15. Peio Y

    Photographe confiné et photographié

    Voici une photo d'un copain photographe au beau milieu du tunnel ! Pour les ames sensibles et acharnés de la compétition, je précise que c'est bien moi meme qui ai prise cette photo. Partis pour une séance de phot avec Joram Mennes (le plongeur QUIPLONGE
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