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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

Typhon

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Everything posted by Typhon

  1. Ok, je ne sais pas si tu fais exprès de ne pas lire, de pas comprendre, si c'est réellement hors de ta portée ou si tu cherches simplement à me faire perdre du temps, mais moi je m'arrête là.
  2. Cet extrait ne relance rien du tout, il enfonce des portes ouvertes. Personne ne conteste que l'obligation de décompression n'est pas la même si tu « inverses » le profil d'une plongée, et même les modèles les plus simples permettent de le montrer. Par ailleurs, quand on cite une étude scientifique, il est de bon ton de donner les références de l'étude complète et pas juste de mettre une capture d'écran de 3 paragraphes. En l'occurrence, ça permettrait peut-être d'y lire autre chose que ce qui pourrait presque se résumer en « on a testé de faire les paliers avant la plongée plutôt qu'après et apparemment ça marche moins bien ».
  3. D'une part, plonger à 20 m comme à 120, ça permet parfois tout simplement de s'entraîner ou de maintenir en condition des compétences utiles qui se travaillent aussi bien en eau peu profonde (par exemple, simplement manipuler des blocs). D'autre part, ceux qui plongent en « position de parachutiste » ne le font pas par prosélytisme ou s'empêcher de s'amuser mais parce qu'ils considèrent que ça a des avantages (d'hydrodynamisme, de stabilité) sur les autres positions. Du coup, la question ce serait plutôt : si on y est habitué, pourquoi ne plus plonger dans cette position quand on est à des profondeurs « loisir » ? Personnellement, je plonge en sidemount et « en parachutiste » autant que possible, pour plein de raisons, la première étant tout simplement que j'aime bien plonger comme ça et que je ne vois pas pourquoi je m'amuserais plus en faisant exprès de faire différemment. Ce que je ne comprends pas, c'est ceux qui viennent m'enquiquiner là dessus alors que je ne leur demande rien. Qu'est-ce que ça peut bien te faire que je sois à l'horizontale ?
  4. Bof. C'est pas le même genre de plongée, évidemment qu'on se lance pas dans le trimix après 10 ploufs mais avoir « l'expérience » de 10000 plongées en mono air n'apporterait rien. Les contraintes, les procédures, les difficultés ne sont pas les mêmes. Quant à la condition physique, évidemment c'est toujours mieux d'être en forme, mais encore une fois la difficulté elle n'est vraiment pas là, malgré les fixettes fédérales sur le chrono au 800 PMT. Maintenant évidemment ça ne sert à rien non plus de prétendre que c'est un monde accessible uniquement à une élite, d'autant plus qu'il y a un monde entre « prendre une déco oxy » et « 200 m en double recycleur ». Pour autant, je ne pense pas que ce soit à la portée de tout le monde non plus : il faut quand même un minimum de rigueur et de technicité dans plusieurs domaines, et il y a clairement des plongeurs qui n'en sont pas capables, même après des milliers de plongée loisir faciles.
  5. Le fameux « œil critique », connecté au non-moins fameux « ordinateur entre les oreilles », est très pratique dans les discussions sur les forums pour éviter de se faire prendre en défaut ; une fois sous l'eau, il a tendance à se faire bien plus discret. Lorsqu'il s'agit de contredire ce qu'affiche l'ordinateur, l'œil se fait en effet beaucoup moins critique, et le plongeur se dit souvent que, finalement, pour ce qui est de calculer une obligation de décompression, l'ordinateur entre ses deux oreilles n'est peut-être pas meilleur que celui qu'il a au poignet. En l'occurrence, si ton œil critique te laisse croire que les ordinateurs rendent pensables des journées à 4 plongées qui ne l'étaient pas du temps des tables, tu peux te fourrer le doigt dedans jusqu'à tes deux oreilles. Pour un certain nombre d'ordinateurs, il n'y a aucune différence, en cas de troisième ou quatrième plongée, avec la méthode « appliquer la procédure de plongée successive deux ou trois fois de suite » aux tables.
  6. Personnellement j'ai pris l'habitude de lire le compas externe quand je n'en avais pas sur l'ordinateur, du coup je n'utilise quasiment jamais le compas intégré. En y réfléchissant je crois que, comme @la philoche, je n'ai de toute façon pas envie d'avoir à choisir entre devoir naviguer l'affichage à chaque fois que je veux lire un cap et devoir masquer d'autres informations.
  7. Question technique : un scr va forcément toujours faire des bulles, non ? Oui, ce que je voulais dire, c'est que si on faisait un « scr à oxygène pur », en fait ce serait exactement la même chose qu'un « ccr à oxygène pur ». Dans un CCR, on injecte (plus ou moins automatiquement) du diluant et de l'oxygène, pour former un mélange qui contient le bon taux d'oxygène (ni trop, ni pas assez). La chaux fixe le CO2 produit, et l'oxygène consommé est remplacé par une injection d'oxygène pur. Dans un SCR, un seul gaz, un nitrox par exemple. Le CO2 est toujours fixé par la chaux, mais l'oxygène consommé est remplacé en réinjectant du nitrox (on respire donc un nitrox légèrement plus faible que celui de l'alimentation, la moyenne entre l'injection et le mélange appauvri qui restait dans la boucle). Du coup fatalement on injecte aussi de l'azote, et le volume de la boucle augmente : il faut donc purger un peu. On fait quelques bulles. Un CCR oxygène, c'est finalement une sorte de fusion des deux concepts : un circuit totalement fermé, qui ne produit pas de bulles, avec une seule alimentation (de l'oxygène, pas de diluant), et quand on consomme de l'O2 on réinjecte juste de l'O2 pour compenser. Autrement dit, un SCR alimenté uniquement à l'oxygène aurait exactement le même fonctionnement qu'un CCR oxy pur. On a aussi les avantages des deux systèmes : zéro bulle ; et une gestion très simplifiée, à moins que la chaux déconne on sait qu'on respire toujours exactement de l'oxy à 100%. En contrepartie, impossible de descendre en dessous de 6 m pour nous, et il me semble 10 m pour les militaires avec incursion rapide possible jusqu'à 18 -- pas 100% sûr de ces chiffres.
  8. Pour compléter @la philoche , et à moins que je me trompe : dans tous les cas, les plongeurs militaires évitent les circuits fermés diluant+oxy comme on fait en loisir, parce que ça demande trop d'attention sur la machine. Partant de là, les nageurs de combat ont besoin d'une discrétion absolue (zéro bulle) et n'ont pas besoin de descendre profondément. Donc ils sont en circuit fermé à l'oxygène pur (dans le cas de l'oxy pur, « fermé » ou « semi-fermé » ça revient au même). Les plongeurs démineurs, eux, n'ont pas besoin d'une discrétion absolue, seulement d'être suffisamment silencieux pour ne pas déclencher les mines. En revanche, ils ont éventuellement besoin de descendre profondément, parce que les mines sont là où elles sont. Donc semi-fermé (avec un tamis pour casser les bulles), avec une seule source d'alimentation (hors bailout), nitrox ou trimix selon les objectifs.
  9. À ce compte là tu peux aussi faire les paliers au bip, tant que ça fait du bruit quand tu essayes de remonter, tu restes là où tu es.
  10. C'est un point de vue qui se défend complètement. Personnellement, quand je plonge avec du palier, je ne compte pas l'équipier dans mes réchappes. Il sera (peut-être) là quand tout le reste aura échoué, mais j'ai eu et j'aurai encore trop d'équipiers insuffisamment préparés (y compris avec des diplômes « avancés ») pour leur faire confiance sur des choses un peu trop techniques. Une autre façon de le voir : j'ai eu et j'aurai des équipiers, moniteurs compris, qui ne savaient pas lire leur ordinateur en affichage « palier obligatoire », qui n'avaient jamais fait de palier obligatoire, qui avaient complètement oublié ce qu'on s'était dit au briefing dès la mise à l'eau, qui étaient certains de pouvoir gérer un débit continu en fermant le robinet d'un mono parce qu'ils avaient essayé en fosse, qui emportaient des tables « parce qu'on m'a toujours appris comme ça », et j'en passe. Je considère que ces équipiers ne sont pas suffisamment préparés pour leur confier ma sécurité en cas de problème, si je peux résoudre ce problème autrement. Pour autant, je ne veux pas non plus arrêter de plonger avec eux, pour tout un tas de raisons qui ne sont pas tellement le sujet.
  11. Personnellement, je prends quasi systématiquement un deuxième masque quand je prévois d'avoir du palier à faire, parce que sans masque je n'ai pas moyen de savoir où j'en suis (en profondeur comme en temps). Je pense que perdre définitivement un masque sous l'eau est extrêmement rare, mais je pense aussi que c'est quelque chose de suffisamment possible pour ne pas vouloir courir le risque. Et du coup, je le prends en fait quasiment à chaque plongée -- pas pour une vraie raison de planification, mais parce que ça n'est pas bien encombrant dans la poche et que c'est le meilleur moyen que j'ai trouvé pour être sûr de ne pas l'oublier dans la préparation quand je le veux vraiment.
  12. La plupart des réflexions sur « la redondance » l'abordent avant tout, si ce n'est exclusivement, du point de vue du matériel. Ça n'est pas très étonnant : c'est le plus visible de l'extérieur, et c'est un moyen facile de se rassurer (« tiens je vais rajouter un jeu de tables dans ma poche au cas où »). Pour autant, je pense que c'est une erreur : il me semble que c'est avant tout une question d'attitude et de procédure, et que le matériel en découlera simplement par la suite. Par ailleurs, la perfection étant atteinte lorsqu'il n'y a plus rien à retirer, il me semble également que cette réflexion sur les plans de réchappe doit avoir pour objectif secondaire de minimiser le matériel que j'emporte plutôt que d'emporter un maximum de choses pour être sûr de ne rien avoir oublié. Par exemple, plutôt que de penser « est-ce que je prends un deuxième ordinateur », il faudrait surtout réfléchir à « qu'est-ce que je vais faire si mon ordinateur tombe en panne ? ». La réponse qui devrait probablement être la plus répandue : si je plonge sans paliers, je ne vais rien faire de spécial, juste remonter tranquillement et mettre fin à la plongée. Je n'ai besoin d'aucun matériel particulier pour ça. Si en revanche je prévois d'avoir des paliers, et je ne me pense pas capable d'estimer en sécurité une remontée sûre « à l'œil et au manomètre » (ça peut être pour une bonne raison : sous terre ou au trimix, impossible d'estimer les profondeurs), alors je dois avoir un deuxième moyen de calculer mes paliers. Ça peut être un deuxième ordinateur, ça peut aussi être un runtime et un profondimètre. Si j'emporte un deuxième ordinateur, la réflexion ne s'arrête pas là ! Qu'est-ce qui se passe si les deux ordinateurs ne sont pas d'accord au fond ? Est-ce que je suis le « principal » ? Et si l'autre passe en mode erreur ? Est-ce que je suis les deux ? Dans ce cas, comment savoir au fond quelle sera ma DTR réelle ? C'est pareil pour tout le reste : il ne faut pas emporter un masque de secours parce que quelqu'un t'a dit que ça faisait partie de la liste des choses à prendre, sinon tu vas emporter tout le traîneau du père noël. Il faut emporter un masque de secours si tu envisages de perdre le tien et que tu estimes ne pas pouvoir ressortir en sécurité sans ton masque. Idem pour la lampe, les outils coupants, les sangles de masque, ... Tout ça, c'est (une partie de) ce qu'on appelle parfois les what if, et qui sont enseignés de façon plus ou moins explicite dans les cours de plongée technique. Ce qui au passage est sans doute quelque chose d'intéressant à suivre dans la vie d'un plongeur qui s'intéresse à ces sujets... Sous peine, trop souvent malheureusement, d'en comprendre une version un peu déviante où le matériel passe en priorité et où tout est doublé, triplé, quadruplé sans trop réfléchir « au cas où parce que c'est la redondance ». Enfin, note que si cette réflexion s'applique à mon sens d'abord au plan sous l'eau, elle n'empêche pas d'une part d'avoir en surface un sac plein de matériel divers et varié pour rattraper une catastrophe (on n'emporte pas une combi de rechange sous l'eau, mais ça peut servir d'en avoir une deuxième à l'occasion), et d'autre part de planifier non pas pour une « sortie en sécurité » mais pour être sûr de profiter de la plongée. C'est par exemple pour ça qu'il m'arrive de prendre une lampe de secours en eau claire quand je ne suis pas sûr de la charge de la principale, et c'est ce que @cosmosaure appelle les deux types de redondance (l'utilisation de la première mettant systématiquement fin à la plongée, alors que la deuxième permet de continuer à profiter).
  13. D'un autre côté, si tu ne changes pas les réglages, peu importe la solution la plus simple.
  14. Non, tu dois faire (c'est-à-dire préparer, imprimer, plastifier, emporter et sortir sous l'eau) un QR code par paramètre ou ensemble de paramètres que tu veux pouvoir modifier. Ça a évidemment ses avantages, mais ça a aussi un paquet d'inconvénients.
  15. Je ne suis pas un expert en caissons, mais le tactile qui descende à 60, je ne rêverais pas trop. Dommage du coup qu'on ne puisse plus changer les réglages avec des boutons comme sur les anciens modèles.
  16. Si le triton passe, je doute que le mano pose problème. S'il faut décapeler le triton, on n'est peut-être plus à un gratouillage près.
  17. C'est peut-être un peu dommage de reposer une question si tu ne lis pas les postes qui y répondent (explicitement, et en gras), non ?
  18. 6 h 30 à attendre sur mon canapé en respirant mon triton, j'ai hâte de faire ça tiens. « - Tu fais quoi chéri ? - Rien rien j'attends de m'essouffler avant d'aller au lit. »
  19. Si j'enlève la pile, la carte fonctionne toujours pour démarrer la voiture (en la collant sur le bouton, la puce est détectée), mais évidemment pas pour l'ouvrir. Donc j'enlève la pile, je laisse la carte à puce dans la voiture, et je pars avec la clef. J'ai aussi déjà plongé à une dizaine de mètres en oubliant la carte complète dans une poche de survet sous l'étanche, elle fonctionne toujours, mais je ne sais pas jusqu'où ça fonctionnerait.
  20. Oui. Elles sont toutes en faveur d'un nitrox plus riche, qu'elles soient basées sur les modèles classiques (en comparant la dtr résultante, par exemple) ou sur des idées plus récentes comme celle dont parle @McLean. Honnêtement, la "théorie" de tes formateurs n'est basée sur rien. On n'améliore certainement pas sa déco en désaturant moins vite, c'est même exactement l'inverse. Quant à commencer "plus tôt", on en a déjà parlé : si c'est pour commencer 2 minutes plus tôt et ensuite se taper un quart heure de palier avec à peine moins d'azote que l'air, ça n'est pas un compromis intéressant.
  21. Très bien, mais d'une part, « réduire son temps de déco » et « améliorer sa désat », c'est en fait en l'occurrence exactement le même processus. Dans les deux cas, il s'agit d'accélérer la désaturation -- que ce soit pour sortir plus vite (à saturation de sortie constante) ou sortir moins saturé (à durée de remontée constante). On pourrait d'ailleurs aussi bien se placer au milieu du spectre : faire la déco au 40 et régler l'ordi sur du 30, pour sortir moins saturé et plus rapidement qu'à l'air. D'autre part, et c'est un peu lié au point précédent : ça ne justifie toujours pas le nitrox 40 en déco par rapport à n'importe quel autre mélange. On améliore bien mieux sa désat avec des nitrox plus riches. Je crois que la vraie raison du choix du 40 a déjà été donnée : ça simplifie les questions de matériel, parce qu'on peut utiliser n'importe quels bloc et détendeur ; et dans ces contraintes, c'est le choix le plus riche. En dehors de ça, il n'a aucune justification propre : « pouvoir le prendre plus bas », d'accord, mais pourquoi est-ce que c'est « 28 m » la limite intéressante ?
  22. Merci pour la précision, je me posais effectivement la question sans oser te déranger pour si peu
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