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à méditer !!!


Moby dick

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Que pensez vous de cette vision des choses ? :D

Evolution du matériel et retombées pédagogiques

 

Jean Pierre Malamas

Docteur en sciences humaines

BEES2 plongée et Professeur EPS.

 

materiel.jpg

Assurer la sécurité est devenue la logique de la plongée. Tout l’enseignement est pensé à partir des accidents qui peuvent se produire et des réponses techniques décrites, avec la plus grande précision, pour y parer. Rien de très étonnant, alors, que la plongée véhicule cette image d’activité à “risques” qui freine considérablement son développement.

 

Et pourtant tout a évolué, le domaine économique, les pratiquants, le matériel, les textes de loi…., le contexte de l’an 2000 n’est plus celui des années 80. Le plongeur ne rêve plus de devenir un plongeur "rambo", il s'est "muté" en un plongeur avide de découvertes , de beautés, privilégiant "bien-être" et facilité.

 

S’il est vrai, que dans les années soixante, la pratique de la plongée était risquée, les choses, avec l’évolution du matériel ont bien changé. Le matériel est devenu, en quarante ans, particulièrement fiable ttentes de ce nouveau plongeur.

 

Mais dans le même temps, ce nouveau matériel a-t-il su générer les évolutions notables du domaine pédagogique que nous sommes en droit d’attendre ?Les masques sont dorénavant particulièrement étanches, parfois ils le sont même trop au risque de provoquer un placage de masque au plongeur qui ne pense pas à l’équilibrer. Est-il logique d’imposer le vidage de masque alors que la difficulté réside maintenant, plus à le remplir qu’à le vider? Le tuba s’est transformé. Que reste-t-il de l’objet étrange des années 60 avec sa balle de ping-pong? Pas grand chose si on le compare aux derniers nés de la famille des tubas. Ce n’est plus le même matériel, le confort respiratoire est tout autre et pourtant le débutant doit encore subir cet exercice, le tuba enchanté, qui n’a “d’enchanté" que le nom.

 

La rigidité du caoutchouc a fait place, grâce à l’utilisation des matériaux modernes, à des palmes à la fois souples et performantes, mais surtout offrant une réponse personnalisée à la musculature et aux possibilités de chacun. Et pourtant les sempiternelles longueurs de bassins existent toujours !

 

Le détendeur à deux étages a remplacé le détendeur à un étage, les lâchers d’embout sont devenus enfantins au point qu’ils ne nécessitent plus aucune consigne. La respiration sous-marine s’est considérablement améliorée et est devenue aisée grâce au système de compensation. La présence de “l’octopus” (deuxième détendeur installé sur le premier étage du détendeur) a renforcé la sécurité. Lâcher et reprendre son embout, tout comme le passer, continuent d’être, avec le vidage de masque et le palmage, la “colonne vertébrale de l’enseignement de la plongée!

 

Le manomètre immergeable a remplacé la vieille réserve et pourtant le signe “je n’arrive pas à passer ma réserve” fait partie des connaissances obligées et est toujours enseigné, des fois que… Existe-t-il encore des parachutes dans les avions au cas où? Le gilet d’équilibration est un cas d’école pour démontrer à quel point certains ne souhaitent pas démythifier la plongée. Son apparition a transformé l’approche de la plongée, la faisant passer de l’ère de la propulsion à l’ère de l’équilibration, en quelque sorte du “déménageur”, au “pianiste” et pourtant le milieu fédéral en a refusé pendant très longtemps l’utilisation lors du baptême craignant un hypothétique accident. Son apparition doit faire de "l'équilibration" la voie royale de l'enseignement de la plongée. Comment se peut-il que l’apparition d’un tel matériel n’ait pas transformé les pratiques pédagogiques ? Comme nous le voyons l'empreinte du plongeur "baroudeur" est encore bien présente dans l'esprit de nombreuses séances d'entraînement, au détriment de la découverte de sensations plus fines.

 

Enseignera-t-on encore les signes lorsque les masques fasciaux permettront la communication vocale?

 

Les combinaisons, particulièrement étanches, sont devenues faciles à enfiler, offrant une véritable protection contre le froid. L’apparition des couleurs et des coupes spécialement conçues pour un public féminin. Elles sont venues remplacer la vieille ”peau de requin” du baroudeur des débuts.

 

Quelles retombées pédagogiques, toutes ces avancées technologiques ont-elles générées ? Dans d’autres disciplines, l’évolution s’est faite naturellement, c’est le cas du ski avec l’abandon du chasse-neige, “passage obligé”, lorsque les skis courts sont apparus. La pédagogie du ski a su s’adapter à l’évolution du matériel. Il en est de même pour le tennis avec la venue sur le marché des grands tamis.

En plongée, non seulement les contenus de formation n’ont pas évolué de manière notable, mais les textes du Ministère de la Jeunesse et des Sports, sont devenus de plus en plus contraignant allant à contre courant de l’Histoire et renforçant l'image négative "d'activité dangereuse" de notre activité!

 

Alors que le matériel devient de plus en plus performant et gagne en sécurité, le législateur impose des exigences féroces ! On pouvait légitimement s’attendre au contraire. L’exemple du texte de Juillet 98 est éloquent et particulièrement d’actualité; il impose dorénavant un élève par moniteur lors du baptême. Y a-t-il eu tant d’accidents pour que l’on en arrive à de telles marques de prudence? Quelles sont les motivations qui ont pu pousser le législateur pour en arriver à de telles prises de décision ? Et pourtant, en 1987, la formulation en termes d’espaces aquatiques, (dont je suis le créateur), nous laissait quelques espoirs de voir naître une nouvelle démarche. Malheureusement, les textes trop timides n’ont pas été à la mesure de l’attente.

 

À l’heure où l’on parle de métiers du sport et d’une économie autour de la plongée, il est certain que de tels textes sont un immense handicap à son développement à cause de cette image négative d’activité à hauts risques, totalement injustifiée, qu’elle continue à véhiculer. La crainte de l’accident est omniprésente, souvent injustifiée et toujours exacerbée à tort dans toutes les étapes de la formation du plongeur.

 

Il est indéniable que la prise de risque fait partie intégrante de la logique de la plongée. On parle des accidents immérités pour lesquels la science ne donne aucune explication et qui peuvent se produire sans qu’aucune faute “objective” n’ait été commise. Je sais de quoi je parle, j'en ai fait les frais!

 

Plonger consiste à prendre un risque, c’est notre rôle d’éducateur que de l’intégrer dans notre contenu d’enseignement et d’aider nos élèves à comprendre cette prise de risque et à s’y familiariser.

 

Ne perdons jamais de vue que si le déclencheur de l'action est la motivation le moteur de l'action est l'affectivité, or plonger maintenant est allié exclusivement à la notion de plaisir.

 

Pour ma part, c'est un peu ce que j'ai ressenti le jour où j'ai poussé la porte du club subbaquatique local.

Du coup, j'ai laissé tombé....

Et puis, voyages en Indo, PMT, et puis l'envie trop forte d'aller voir dessous et surtout d'y rester.

Et là, la rencontre avec un BEES français, fort en bio, et un "cursus américain" que j'ai trouvé plus accessible...

et depuis que du bonheur, l'océan proche, et les plongées toutes plus extras les unes que les autres.

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Que pensez vous de cette vision des choses ?

 

J'en pense que.. encore un pleurnichard qui voit le monde de la plongée à travers un stylo bic et qui a l'impression que sa vision est une généralité.

 

Pour être crédible, il faudrait peutêtre que ce genre de gugus sorte des réunions inter-grincheux et aille rencontrer des plongeurs pour voir un peu ce qui se fait vraiment dans la vraie vie, et non pas simplement dans le club local.

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bonjour Moby dick

 

t'as une grosse déprime ou quoi ?? il m'a fallu mon gramme d'aspirine pour tout lire

 

j'ai retenu qu'une chose c'est que tu preferes le cursus americain pourquoi pas ?

 

mais quand je vois ton " cursus americain " apprendre la plongée dans 0.90 m en piscine ,à genoux avec une stab et se retrouver à 10 dans une palanquée avec un encadrant devant et un derriere...... non merci !

 

je prefere encore notre bonne vieille méthode

suis déja peut etre un vieux c... je te l'accorde, mais bon

 

il est étonnant quand même qu'un bees2 me dise que pour un néophite un lacher reprise d'embout est enfantin et que le l'enseignement du vidage de masque serait un superlatif

 

Franchement : Je Médite!!!!!!!

 

A+Patrick

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non patrick, je ne déprime pas...

mais c'est pas courant pour un BEES 2, de dire que le contenu pédagogique n'est peut être pas tout à fait ce qu'il devrait être.

Et que pour développer ce secteur économique, il faut peut être simplifier la formation et modifier la réglementation.

J'ai pas écrit que je préfère le cursus américain, seulement qu'il est peut être plus accessible pour faire de la plongée loisir (j'ai bien dit loisir, pas sportive ni tek).

Voilà pourquoi :

Il y’a trois ans, je me suis dit : aller, je me lance.

Contact pris avec le club asso. le plus proche, visite obligatoire chez un médecin fédéral, radio des poumons…

Ensuite on m’explique que la formation se déroule de septembre à avril à raison de 2 séances de piscine par semaine, et qu’au bout j’aurais mon N1, ouf !!!

Oui mais moi c’est des poissons que je voulais voir, en plus je suis « allergique » à l’eau chlorée…alors attendre avril pour plonger !!!

Bref j’ai laissé tombé car je me suis dit que c’était bien compliqué de plonger (je ne savais pas qu’il y avait des clubs pros, qui t’expédient la chose en un W.E.).

Et puis il y’a deux ans en Indo, je m’arrête chez un Dive Center, par curiosité.

Formation sur 4 jours, pas si simple que ça certes, mais 1re plongée sur 12 mètres, et enfin des poissons… juste se poser sur le sable et observer… aucune envie d’aller plus profond… voilà je n’en demandais pas plus.

Du coup ça m’a motivé à potasser les bouquins le soir, plutôt que de faire la fête avec les amis, pour obtenir le précieux sésame.

C'est mon vécu. Je me dis que j’aurais pu passer à côté de quelque chose d’extraordinaire.

Je pense qu’on est capable de faire aussi bien sinon mieux que PADI est autres.

Depuis je plonge en structure pro, et je me rends compte que c’est une activité professionnelle bien difficile, essentiellement à cause d’une réglementation un peu trop rigide…. Si tu veux bosser, t ‘es obligé de flirter avec la ligne blanche !!! c’est un peu dommage.

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Guest invite
j'ai retenu qu'une chose c'est que tu preferes le cursus americain pourquoi pas ?

mais quand je vois ton " cursus americain " apprendre la plongée dans 0.90 m en piscine ,à genoux avec une stab et se retrouver à 10 dans une palanquée avec un encadrant devant et un derriere...... non merci !

ho là, vous allez pas nous la rejouer "c'est mieux chez moi que chez toi" non!!!! 8(

Et sois-dit en passant le N1 n'est pas obligé de sortir de sa piscine pendant sa formation, l'OWD si (à une exception près : nemo 33). Mais à la sortie si la formation a été bonne ben y'a pas de problème, dans un cas comme dans l'autre...

 

@ Moby dick : que des évolutions doivent être faites sur le plan de l'approche pédagogique y'a pas de doute et c'est valable pour tous les organismes... ceci étant dit, sur le plan de la sécurité je ne pense pas qu'il faille revoir les critères à la baisse, bien au contraire... Le fait que la plongée soit plus accessible ne la rend pas moins risquée. Et je dirais même que ça nous oblige en tant que professionnels à être encore d'avantage pointilleux sur les problèmes de sécu. Beaucoup de gens pense que c'est facile, que n'importe qui peut le faire et qu'il n'y a plus de risque vu que le matos est beaucoup plus simple d'utilisation et que les normes des fabricants sont de plus en plus strictes... mais les risques existent toujours et on a vite tendance à l'oublier... maintenant il est vrai qu'il ne faut pas diaboliser la plongée et en faire une activité réservée à une élite (qu'elle soit financière ou physique)

 

Enseignera-t-on encore les signes lorsque les masques fasciaux permettront la communication vocale?

Je l'espère bien !!!! ces masques ne sont que de la technologie dont personne en ce bas monde ne peut garantir le fonctionnement. Que feras-tu si un jour ton super masque tombe en panne et que tu n'as jamais appris un autre mode de communication qui ne necessite pas des appareils? Aujourd'hui nos pilotes d'avions ont les meilleures technologies à leur service et les derniers ordinateurs pour faire tous les calculs à leur place...mais aux dernières nouvelles ces pilotes continuent à apprendre les manoeuvres manuelles, au cas où... et heureusment d'ailleurs parce que cet enseignement à fait ces preuves...

 

Sans être pessimiste ni catastrophiste, il est parfois bon de relire ses classiques : Ravage, René Barjavel :

"En l'an 2052, la vie dans le monde a bien changé : les voitures volent et permettent de faire le tour du monde en vingt minutes, les gens mangent de la nourriture chimique et ils peuvent même garder les membres de leur famille décédés chez eux. Ce sont les machines qui s'occupent de toutes les activités manuelles. Un jour de juin, la planète est privée d'électricité : toutes les lumières s'éteignent, les voitures s'immobilisent et les robinets sont asséchés. Le seul moyen de se déplacer sont les animaux. La seule issue :reprendre une vie normale, sans devenir l'esclave des machines dont les hommes croyaient être les maîtres absolus."

Avec le genre de raisonnement que tu nous tiens là c'est ce qui nous pend au nez...

question : combien parmis vous savent encore allumer un feu sans briquet?:rolleyes:

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@ profy & Bloop : ok vous m'avez grillée là....:bravo:

 

bon on oublie le briquet, les allumettes... juste deux bouts de bois et quelques brindilles... à la façon scout quoi...

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@ profy & Bloop : ok vous m'avez grillée là....:bravo:

 

bon on oublie le briquet, les allumettes... juste deux bouts de bois et quelques brindilles... à la façon scout quoi...

 

autrement tu prend une loupe et tu fais bruler du bois grace au soleil bon je re sors

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autrement tu prend une loupe et tu fais bruler du bois grace au soleil bon je re sors

Ou des verres de lunettes :D

De toutes maniéres, et malheureusement, par chez nous le probléme est plutôt de l'éteindre que de l'allumer :(

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