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Le commerce de 2 espèce de requins sous contrôle de la CITES


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    Extrait du Figaro

    C'EST la première fois que la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) tient sa conférence triennale en Europe. À La Haye .jusqu'au 15 juin, pas moins de 2 500 représentants des 171 pays ayant signé la convention, vont examiner quarante nouvelles propositions d'inscriptions aux différentes annexes de la convention (voir encadré).

    Sans surprise, il sera beaucoup question du commerce international de l'ivoire, la principale menace pour la survie des éléphants africains. Les propositions divergent entre pays partisans d'un assouplissement de la réglementation et d'autres qui y sont opposés. Le Botswana demande, par exemple, l'autorisation de procéder à une vente en une fois de 40 tonnes de son stock d'ivoire actuel ainsi qu'un quota d'exportation annuel de 8 tonnes d'ivoire par an pour sa population d'éléphants. À l'opposé, le Kenya et le Mali proposent d'imposer une interdiction du commerce de l'ivoire brut ou travaillé de l'Afrique du Sud, du Botswana, de la Namibie et du Zimbabwe pendant vingt ans.

    Les décisions de la Cites pour le commerce de l'ivoire sont impératives. Ainsi, son comité permanent a autorisé samedi la vente exceptionnelle d'un stock de 60 tonnes d'ivoire africain à destination du Japon. Des stocks détenus par le Botswana (20 tonnes), la Namibie (10 tonnes) et l'Afrique du sud (30 tonnes).

    Mais la conférence de La Haye confirme surtout l'élargissement progressif du domaine de compétence de la Cites depuis la signature de la convention en 1973. En effet, la perte de la biodiversité est devenue l'un des deux grands enjeux du XXIe siècle avec le réchauffement climatique. Et les acteurs de la conservation - dont de nombreuses ONG internationales - se tournent désormais vers la Cites en espérant qu'elle réussisse là où d'autres institutions internationales se révèlent impuissantes. « Le débat sur l'inscription aux annexes de nouvelles espèces marines et forestières de grande valeur sera un indicateur important de la direction que la Cites est susceptible de prendre ces prochaines années », analyse Willem Wijnstekers, secrétaire général de la Cites.

    Une intervention significative

    Témoin de cette évolution qui fait entrer le monde de la pêche dans la sphère de la Cites, la demande d'inscription à l'annexe II de l'ai.guillat et du requin-taupe. Ces deux espèces ont vu leur population chuter dans le nord-ouest de l'Atlantique et sur les côtes européennes (respectivement - 89% et - 95% en dix ans). Elles font toutes les deux l'objet de pêches accessoires (non ciblées), notamment en Espagne, en France, au Portugal et au Royaume-Uni. La France est le premier importateur mondial d'aiguillat. En Europe, la seule pêcherie saisonnière de requin-taupe se trouve d'ailleurs en France, à l'île d'Yeu. Généralement, les Européens sont de gros consommateurs de chair de requin et exportent à prix d'or (700 dollars le kg) les ailerons vers Singapour, Taïwan et Hongkong.

    « Toutes les espèces de requins sont vulnérables parce qu'ils ont une grande longévité et une faible fécondité », souligne Bernard Séret, chercheur à l'Institut de recherche pour le développement et expert auprès de Shark Alliance, une coalition d'ONG.

    L'inscription de l'aiguillat et du requin-taupe à l'annexe II avait déjà été demandée en 2004 par l'Allemagne qui n'avait pas reçu le soutien de ses partenaires. En 2005, le Ciem (Centre international d'exploration de la mer) avait lui demandé l'arrêt des captures de ces deux espèces, mais n'avait pas été suivi par Bruxelles.

    Quelle que soit l'issue de la conférence de La Haye, l'intervention de la Cites dans la gestion des pêches est significative. Les pê.cheurs européens sont inquiets de l'arrivée de ce nouvel acteur de la conservation. « Nous ne voulons pas interdire la pêche, mais la réglementer », assure Stéphane Ringuet, du WWF, qui souligne que si l'inscription est votée, la nouvelle réglementation se mettra en place dix-huit mois plus tard pour permettre aux pêcheries de s'adapter.

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    • 2 weeks later...

    au rythme actuel de pêche, il faudrait inscrire tous les requins au moins à l'annexe II.

     

    Pour rappel il est estimé aujourd'hui qu'il est massacré 200 millions de requins par an, dont beaucoup dans d'ignobles souffrances !

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    • 2 months later...

    Oui au moins, sachant que l'Annexe II ne protège pas de la commercialisation...

     

    Quant à l'annexe I, ça n'est pas non plus une garantie (le dauphin de Chine y figurait).

     

    Mais bon, voyons le verre à moitié rempli.

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    • 3 weeks later...

    Requins et Cites

     

    Malheureusement cette inscription a été refusée, suite, entre autres au veto de l'Argentine, du Canada et de la France, principaux prédateurs et consommateurs de ces espèces.

    Il faut savoir que nous sommes, nous français, les seconds pêcheurs de requins en Europe et gros consommateurs, en particulier de l'aiguillat commun, vendu le plus souvent, comme d'autres petits squales, sous le nom de saumonette.

    Pas cher sans arêtes, c'est l'un des poissons les plus utilisés dans la restauration collective.

    Comme nous l'avons pratiquement fait disparaitre des eaux européennes, nous l'importons aujourd'hui du Canada et de l'Argentine, dont on comprend l'opposition au projet !

    Le requin taupe, lui, est pêché presque uniquement par les bateaux de l'île d'Yeu, qui se sont rabattus sur cette espèce après l'interdiction de la pêche du thon au filet maillant. Interdire la capture des requins taupe reviendrait à condamner à la ferraille une bonne partie de la flotte...hypothèse qu'aucun politique ne se risquerait à envisager dans le climat actuel !

     

    Peu de gens savent que le requin est encore trés important dans nos statistiques de pêche...amusez-vous à faire un tour dans certaines grandes poissonneries parisienneset vous y verrez :

    petite et grande roussette, Ha, Milandre, vendus sous l'appellation saumonette, du peau bleue, du requin taupe, du Pailhona vendus sous le joli nom de "veau de mer", etc, etc...je ne parle même pas des raies (20 espèces) dont la plus grande partie a déjà disparu...

    La liste ne serait pas complète sans les milliers de tonnes de requins tropicaux, prises "annexes" de nos thoniers-senneurs opérant dans les eaux tropicales (Seychelles, Maurice) et dont, bien souvent, seuls les ailerons sont débarqués, malgré la législation...on a fait quoi du reste ? Devinez !

    Bon apétit :eek:

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