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L'étrange pause du réchauffement des océans


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    Ce qui me dérange par contre, c'est qu'un jour on nous donne des infos et des scénarios, et l'autre jour on nous prouve le contraire, on fini par ne plus savoir que croire.

    J'y vois le risque de nous blaser (moi déjà)

     

     

    Moyennement d´accord.

     

    L´equation activite humaine menant a l´augmentation des GES menant au dereglement climatique n´est plus a prouver. Meme les pseudo scienifique ou journalistes a la solde des lobbys de l´energie fossile n´osent plus pretendre le contraire. La ou le bas blesse c´est dans la fiabilite des scenarios et c´est bien normal. Il faut des calculateurs plus puissants, du temps pour cree de meilleurs bases de donnees, du temps pour affiner les modeles mathematiques...Si vous voulez de la fiabilite il faut du temps et beaucoup de gens tres serieux pensent que l´on en a pas. Au final c´est un simple calcul de risque. Doit on attendre la confirmation des scenarios catastrophes avec le risque tres reel qu´il soit alors trop tard pour endiguer le phenomene ou doit on prendre les mesures qui s´imposent des maintenant ? Certains pensent qu´en attendant un peu faire machine arriere coutera plus d´argent, d´autres mettent en avant des modeles de previsions deja existant sur la fonte des glaciers pour dire qu´il existe un point de non retour quelques part dans le futur proche et que passe ce point il sera tout simplement impossible, meme avec la meilleure volonte du monde, de faire machine arriere.

     

    ´Les scientifiques sont payes pour douter, les politiques pour agir´. Et non l´inverse.

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    J'ai assisté à une conférence (CFM 2005 à Troyes) où un météorologue démontrait que les simulations qui permettraient de prédire avec certitude si le réchauffement climatique perdurera dans les siècles a venir demandaient une puissance de calcul 10 fois supérieur à la somme de tous les supercalculateurs disponibles dans le monde.

     

    Par contre, tous les voyants étant au rouge, il me semble prudent de lever le pied... celà ne peut pas faire de mal!

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    Invité invite

    Bon, ca recommence...

     

    Allègre est un géophysicien, comme Courtillot, les meneurs climati-sceptiques français, pas des climateu ou méteo, ses hypothèses, il les base sur les enregistrements géologiques, qui ont nettement plus d'ancienneté que les enregistrements météo, et les modélisation physiques établies par le GIEC.

     

    Par contre, je n'irais pas discuter des pseudos arguments énoncés par JhC et PierreV, mais nous n'avons aucune certitude, aucune fiabilité pour déterminer la réelle évolution du climat.

     

    Je rappelle juste que, comme pour tout ce qui touche à la géophysique, notre globe, et son climat, est influencé par sa position par rapport au soleil, aux autres planetes...

     

    Pour info, il a été découvert que les phases de réchauffements climatiques enregistrées ces derniers temps est correlable à l'activité solaire, qui était à son comble en 2003 (étonnament), et qu'on observe actuellement une réduction drastique de cette activité solaire depuis quelques mois.

     

    pour finir, je citerai Scubacastor:

    Ce n'est qu'un problème d'échelles.

     

    - A l'echelle de la journée, les températures montent et descendent.

    - A l'echelle de l'année, on a une info qui s'affranchie des variations des saisons et comme on est dans un cycle on peut comparer avec les années précédentes. Ce qu'on peut dire d'un article comme ça, c'est que la temperature n'a pas augmenté. Ca ne signifie pas qu'elle augmentera pas ou qu'elle ne vas pas diminuer.

    - A l'échelle du siècle, les températures semblent augmenter.

    et à l'échelle géologique, il existe un cycle, dit de Mankiewitz, qui s'étend sur environ 52 000 ans (donc, hors de notre conception temporelle) et qui voit alterner des phases tres chaudes, et des phases tres froides, en relation avec la precession de l'équinoxe et le parcours stellaire de la galaxie...

    Et si on regarde ce cycle, on se rend compte qu'on serait sur une phase descendante de la température globale (à l'echelle de 52 000 ans, s'entend)

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    Par contre, tous les voyants étant au rouge, il me semble prudent de lever le pied... celà ne peut pas faire de mal!

     

    Levons le pied un bon coup en effet car oui Santec, l'augmentation d'activité de l'activité solaire est réelle, mais elle n'a qu'une part infime dans le réchauffement qu'on subit actuellement... attention, il n'y a pas que Lolo Cabrol comme références climatiques :rolleyes:

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    :texte: Désolé de briser les rêves des climat-sceptiques,mais si on lit les sources sérieuses on tombe par exemple sur ce doc:

    L'accroissement de l'effet de serre

     

    Le réchauffement climatique

     

     

    Le réchauffement du système climatique est sans équivoque. Il est maintenant évident dans les observations de l’accroissement des températures moyennes mondiales de l’atmosphère et de l’océan, dans la fonte généralisée de la neige et de la glace et dans l’élévation du niveau moyen mondial de la mer. La vitesse moyenne du réchauffement au cours des cent dernières années (1906-2005) est de 0,74 °C (de 0,56 à 0,92). Onze des douze dernières années figurent au palmarès des douze années les plus chaudes depuis qu’on dispose d’enregistrements de la température de surface (depuis 1850).

     

    Les facteurs naturels (rayonnement solaire, volcans) ne peuvent à eux seuls expliquer le réchauffement de la planète. Dans son quatrième rapport scientifique en 2007, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) confirme, avec une très grande confiance, que l’effet moyen global des activités humaines depuis 1750 a un effet de réchauffement avec un forçage radiatif de +1,6 Wm-2 (de +0,6 à +2,4). Celui provoqué par les changements du rayonnement solaire, depuis 1750, est de +0,12 Wm-2 (de +0,06 à +0,3). La majeure partie du réchauffement observé ces cinquante dernières années provient de l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre par les activités humaines (chauffage, transports, industries, élevage intensif).

     

    En l'absence de réduction des émissions anthropiques de gaz à effet de serre, le GIEC estime en 2007 que la température mondiale moyenne risquerait d'augmenter de 1,8 à 4 °C au cours du XXIe siècle, suivant les différents scenarii de référence. Le réchauffement serait plus prononcé durant l'hiver sur les terres émergées et aux latitudes élevées.

     

    Selon Météo-France, l'augmentation des températures en France au cours du XXe siècle est de l'ordre de 1 °C. Le réchauffement est légèrement plus marqué sur le sud que sur le nord du pays. Les températures minimales ont davantage augmenté (de 0,9 à 1,5 °C) que les maximales (de 0,3 à 1,1 °C).

     

     

     

    Température moyenne annuelle en France (1901-2006)

    (Moyenne des températures moyennes annuelles de 66 stations homogénéisées)

     

    [ici il y a un beau tableau bien précis, au cas où vous auriez encore des doutes sur le relevé de températures]

     

    Source et tableau: http://www.ifen.fr/donnees-essentielles/changement-climatique/l-accroissement-de-l-effet-de-serre/le-rechauffement-climatique.html

     

     

     

     

    ... Ah mince ça fait longtemps qu'on n'a pas parlé plongée, alors je mets ce petit smiley hop :diver:

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    Alors donc, on se base sur des enregistrements de 66 stations sur 105 ans.... mouai, j'ai un gros doute sur la fiabilité statistique de ces valeurs, surtout si on les compare avec les enregistrements sédimentaires et glaciaires qui partent sur des périodes beaucoup plus longues...

     

    Pierre v., tu te doutes quand meme que, si j'emets un doute sérieux sur ce qui est raconté par le GIEC (organisme aussi indépendant qu'AREVA peut l'etre dans son domaine), c'est que j'ai des connaissances ET des infos qui ne viennent peut-etre pas de la météo TF1 (ou toutes autres chaines), mais bien d'UR spécialisées...

     

    tu soutiens que l'activité éruptive solaire a un effet mineur sur le réchauffement du climat, je rajoute "apprends à lire en entier", j'ai lié également le basculement de l'axe de rotation terrestre (précession de l'equinoxe en langage courant) ainsi que le parcours orbital de la Terre qui lui permet de varier à cycles réguliers son climat. Cycles qu'on voit tres bien sur le graphique que tu proposes...

    D'ailleurs, sur la période 1900 1980, l'amplitude des variations est de l'ordre de 2°C, ce qui est dans les écarts-types moyens donné par le GIEC et donc, peu caractéristique d'une augmentation de température global.

     

    Accessoirement, ce graphique, qui présente les temp moy depuis 1900 jusqu'à 2006 est manquant en amont (< 1900) qui permettrai p-e de voir que l'augmentation de la température sur les 20 dernières années a p-e déja eu lieu dans les siecles précédents... Mais comme on manque d'enregistrement pour ces périodes anté-mesures, on ne peut qu'estimer sur une courte période, tres courte, tres tres courte...

    Dans le doute, on se tourne vers la mémoire populaire et l'Histoire des Sciences, et on découvre que des périodes de grand gel semblent avoir alterné avec des périodes de chaleurs intenses sous nos latitudes. Le souci, c'est que ces témoignages mémoriels ne sont pas chiffrés, ne sont pas estimables (en terme de chiffres), et ne peuvent donc servir à étayer des modèles fiables.

     

    L'intégralité des discussions qui ont eu lieu, qui auront lieu, sont basées sur des informations lacunaires et sur une période de temps tellement courte à l'échelle de l'existence du globe qu'on ne peut donner de conclusion ferme ét définitive.

    Et l'interruption de la politique dans la recherche fondamentale scientifique est surement la pire des choses qui soit arrivée à la recherche...

     

    Pour terminer, et je ne reviendrai plus polluer ce fil, Allègre et ses confrères dits climato-sceptiques ne remettent pas en cause un réchauffement ou un refroidissement, ils remettent en cause la validité des modèles utilisés, et les conclusions sans appel qui sont faites au nom de la politique...

    Kyoto, l'ecotaxe, l'ecopastille, l'heure sans lumière, c'est de la masturbation politique destinée à bien vendre un scénario apocalyptique à une société confite dans l'auto-flagellation qui se laissera plumer sans rien dire (puisque c'est pour la bonne cause... :s )

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    C'est etonnant, mais ce que je lis est plutot à confirmer ce que je dis plutot que ce que tu défends, mais ca doit être un pb de lecture....

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    Où nous situons-nous dans l'échelle des températures par rapport au passé ?

     

     

     

    dernière version : novembre 2004

     

     

     

    site de l'auteur : www.manicore.com - contacter l'auteur : jean-marc@manicore.com

     

     

     

     

    Tous les passés ne sont pas d'un intérêt équivalent pour deux raisons :

     

    fleche_bleue.GIF

    tout d'abord le phénomène qui nous intéresse maintenant se situe sur une échelle de temps très courte en regard de l'âge de notre planète : un siècle, cela fait 0,0000025% de l'âge de la Terre ! Or si l'on peut avoir une bonne idée des conditions moyennes qui régnaient à la surface de la Terre il y a longtemps, on ne sait pas comment les choses évoluaient sur un siècle à cette époque là. Par exemple, on ne sait pas distinguer ce qui s'est passé entre -60.000.000 ans et -60.000.100 ans (ou entre -60.000.000 ans et -59.999.900 ans).

     

    fleche_bleue.GIF
    Comme nous nous intéressons essentiellement à la survie et au confort de notre propre espèce (s'intéresser à la survie du reste n'a de sens que si nous sommes toujours là : sur une planète d'où les hommes auraient disparu, le fait de savoir si il resterait des tigres est une question un peu secondaire !), ce qui s'est passé avant l'apparition de l'homme est moins intéressant que ce qui s'est passé après.

     

    Nous avons vu qu'en effectuant des forages dans les glaces polaires, il était possible de "consulter les archives" avec une précision acceptable pour les 400.000 dernières années. Cette période est déjà suffisamment riche en enseignements.

     

     

     

     

     

    Les cycles

     

    Durant ces 400.000 dernières années, et pendant toute l'ère quaternaire, la cause première des variations du climat n'a rien à voir avec l'humanité, si l'on excepte le dernier siècle et demi bien sûr. A l'échelle planétaire, le climat a surtout ressenti la variation cyclique de certains paramètres astronomiques de la Terre, qui ont modifié la quantité de rayonnement que notre planète reçoit du soleil.

     

    Sur les 400.000 dernières années, ces variations astronomiques ont produit 4 cycles à peu près identiques, d'un peu plus de 100.000 ans chacun, pendant lesquels il a fait assez froid pendant presque 100.000 ans (température moyenne de la planète inférieure de 5° C à maintenant) puis nettement plus chaud (température moyenne de l'ordre de ce que nous connaissons maintenant) pendant 10 à 20.000 ans (figure ci-dessous).

     

    passe_graph1.gif

    Evolution, sur les 400.000 dernières années, de la température moyenne de l'Antarctique. Le 0 de l'axe vertical de droite correspond à la valeur actuelle. Cette variation de température est légèrement plus élevée que celle de la planète dans son ensemble. Source : Petit & al., Nature, Juin 1999

     

    Attention ! cette courbe se lit à l'envers : plus on va vers la droite, plus on remonte dans le temps. Le fait que les oscillations soient plus importantes à gauche (donc récemment) tient à la meilleure précision des mesures quand on se rapproche de l'époque contemporaine. Source : LSCE

     

     

    En particulier, sur les 400.000 dernières années, le maximum de la moyenne annuelle de la température est de 1 à 2°C au dessus de la moyenne actuelle (16 à 17 °C au lieu de 15) ; la dernière fois était il y a 130.000 ans.

     

    On tire quelques conclusions importantes de ce qui précède :

     

    fleche_bleue.GIF

    Nous sommes déjà dans une période chaude pour l'histoire "naturelle" de notre climat. En toute bonne logique, nous devrions approcher de la fin d'une période interglaciaire et le climat devrait avoir naturellement tendance à se refroidir.

     

    fleche_bleue.GIF
    Toutefois un refroidissement ne se fait pas en un siècle, même si la courbe ci-dessus a l'air "pentue" lorsqu'un refroidissement démarre. Le rythme des évolutions les plus rapides sur la courbe ci-dessus est en effet de quelques degrés en.....5 à 10.000 ans, alors que les modèles nous prévoient une évolution de....quelques degrés en 1 siècle. C'est 50 à 100 fois plus rapide.

     

    fleche_bleue.GIF
    Une différence de quelques degrés de température moyenne n'est pas un changement mineur, loin s'en faut : avec 5 °C en moins, le niveau de la mer avait baissé de 100 mètres environ (on passait à pied sec de France en Angleterre) et l'Europe du Nord était recouverte d'un énorme glacier.

     

     

     

     

     

    passe_graph2.gif

     

     

     

    Comparaison entre âge glaciaire et période actuelle sur l'Atlantique Nord. Il est évident que 5 °C de baisse du thermostat planétaire se traduisent par une modification massive de l'environnement. A l'époque glaciaire, seuls quelques dizaines de milliers de chasseurs de rennes pouvaient survivre en France, où le sol gelé en permanence interdisait toute agriculture.

     

     

     

    Source : JC Duplessy & Pierre Morel,
    (document original provenant du programme
    )

     

    fleche_bleue.GIF
    Comme on n'a jamais vu 5 °C en plus pendant l'histoire récente,
    on n'a aucune idée de ce qui peut se passer avec une telle augmentation de température en dehors de ce que racontent les
    , mais à l'évidence il s'agirait d'une modification majeure de notre environnement, et non d'une promenade de santé. A cause de ce caractère inédit, qui empêche de savoir très à l'avance ce qui pourrait se passer, il est même possible d'affirmer que nous allons avoir essentiellement des surprises, probablement plus souvent mauvaises que bonnes.

     

     

     

     

    Et avant ?

     

    Après la formation de la terre, l'atmosphère primitive qui est apparue sur notre planète, essentiellement comme conséquence du volcanisme (lui-même conséquence de l'énergie libérée au sein de la planète par la radioactivité naturelle des roches, alors beaucoup plus élevée qu'aujourd'hui), et du bombardement de la terre par des corpuscules riches en eau, comportait essentiellement du CO2 et de la vapeur d'eau. Les planètes du même type que la terre (on parle de planètes telluriques, par opposition aux planètes géantes telles Jupiter et Saturne, qui sont des étoiles avortées), qui ont une atmosphère, mais qui n'ont jamais porté la vie (en l'occurrence il s'agit de Mars et Vénus), ont une composition de leur air qui est toujours très voisine de celle de l'atmosphère terrestre primitive, avec essentiellement du CO2.

     

    Avec beaucoup plus de CO2 dans l'atmosphère terrestre il y a quelques milliards d'années, l'effet de serre était donc bien plus important qu'aujourd'hui. Par contre, il y a quelques milliards d'années, le Soleil n'était pas été aussi puissant qu'ajourd'hui, de telle sorte que la température terrestre n'était pas trop élevée pour permettre l'apparition de la vie. Le processus remarquable qui a fait que le CO2 a ensuite baissé en même temps que la puissance du soleil augmentait, et donc que la température de surface de la planète est restée dans des limites compatibles avec la vie, c'est justement... la vie elle-même.

     

    En effet, l'apparition dans l'océan, il y a presque 4 milliards d'années, d'algues primitives, aptes à faire de la photosynthèse, a permis l'existence d'une vie végétale marine qui a progressivement supprimé une grande part du CO2 de l'atmosphère, qui se retrouve aujourd'hui dans le calcaire, c'est à dire les reste fossiles (les coquilles) de micro-organismes passés (une toute petite partie a aussi donné le pétrole et le gaz, mais c'est ridicule à côté du calcaire). En même temps, cette photosynthèse enrichissait l'atmosphère en oxygène, qui en compose aujourd'hui 20%, et qui ne pourrait rester à un tel niveau sans vie. C'est également la vie qui a permis l'apparition d'azote libre dans l'air que nous respirons aujourd'hui.

     

    Si nous revenons à notre problème de température, il n'est bien sûr pas facile de "deviner" ce qu'elle pouvait être à des époques aussi lointaines. La température qui régnait à la surface il y a 3 milliards d'années, par exemple, ne peut pas se déduire de mesures de manière commode, car l'essentiel de ce qui existait alors a depuis été enfoui au moins une fois dans les entrailles de la terre à cause de la tectonique des plaques, ce qui a quelque peu perturbé l'information qui aurait pu être obtenue ! Pour les fonds marins, par exemple, il n'est pas possible d'obtenir des sédiments âgés de plus de 150 millions d'années : passé ce laps de temps, ils ont été enfouis dans la croute terrestre par les mouvements de cette dernière.

     

    Il est cependant possible de regarder comment la température a évolué depuis la disparition des dinosaures, à la fin de l'ère secondaire, il y a 67 millions d'années, et il semble qu'il ait fait généralement plus chaud que maintenant, avec une moyenne qui a pu être jusqu'à 10 °C plus élevée qu'aujourd'hui. Mais la variation ne s'est pas faite sur un siècle !

     

     

     

    past_graph1.gif

    Estimation de la température moyenne de la planète (par rapport à aujourd'hui, le 0 de l'échelle de droite représentant la température moyenne du dernier millier d'années). Cette courbe a été obtenue par l'analyse de sédiments océaniques prélevés dans 40 lieux différents. L'axe horizontal du bas donne l'ancienneté par rapport à aujourd'hui, en millions d'années. Attention ! Une graduation de l'axe du bas fait 2 millions d'années, et l'époque est d'autant plus ancienne que l'on va vers la droite.

     

    Rappelons que la moyenne planétaire est aujourd'hui de 15 °C, mais que si nous faisons la moyenne sur le dernier million d'années nous obtiendrons quelque chose de plus proche de 11 ou 12 °C, car la terre a été en période glaciaire l'essentiel du dernier million d'années.

     

    Source : Zachos et al., Science, 2001

     

     

     

    Voici encore un élément qui renforce l'idée qu'une élévation de température dépassant 5°C en un ou deux siècles serait lourde de menaces : au regard des variations de la température planétaire sur des périodes longues, il s'agirait d'une déstabilisation très brutale.

     

     

     

     

     

    Pour en savoir plus sur l'histoire de la Terre : le site (remarquable) de Pierre-André Bourque, professeur à l'Université Laval au Canada

     

    source:http://www.manicore.com (pour Santec j'ai sorti l'artillerie lourde)

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    400.000 ans ce sera suffisant comme échelle de temps ou il faut que je trouve un document encore plus vieux? ;)

     

    :bosse: Ce qu'il faut retenir de ce document inséré en fin de page 2 c'est principalement que les changements climatiques et changements d'ère se passent sur des milliers, voire dizaines de milliers d'années, et qu'actuellement cela se passe sur à peine un siècle; c'est là principalement que le bât blesse.

     

    :non: Par ailleurs il faut arrêter de s'imaginer que les "lanceurs d'alerte climatique" aient un quelconque intérêt dans cette histoire: par exemple, Hubert Reeves gagnait très bien sa vie en étant astrophysicien, Hulot en étant animateur tf1 en avion+ 4x4+ hélico, Al Gore en faisant de la politique (ou en tenant un cabinet d'avocats ou je ne sais quoi) etc.

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    Invité invite
    Ce qu'il faut retenir de ce document inséré en fin de page 2 c'est principalement que les changements climatiques et changements d'ère se passent sur des milliers, voire dizaines de milliers d'années, et qu'actuellement cela se passe sur à peine un siècle; c'est là principalement que le bât blesse.

    Non, on les voit sur 1 siecle parce qu'on a des enregistrements précis et c'est là que le doute intervient...

     

    Mais merci pour l'artillerie lourde qui ne fait que renforcer ma conviction de la suspicion qu'on se doit d'avoir à propos de toute évolution du globe terrestre...

     

    Ce qui est étonnant, c'est que toutes les sources que tu cites sont clairement des climato-sceptiques avérés (ULaval par ex).

     

    Mais ce que tu ne comprends pas, je ne nie pas le réchauffement, je nie le fait que ce réchauffement soit l'unique fait de la présence humaine sur Terre.

    En plus, je reste persuadé d'une chose, que je résume en 4 mots: après nous le déluge...

     

    En gros, quoi qu'on fasse, ca ne servira à rien, puisque géologiquement parlant, l'espèce humaine est vouée à disparaitre, il faut arreter de croire à notre présence ad vitam sur Terre.

     

    petit ps: Reeves, Hulot, Gore, me semblent 'achement qualifiés pour parler de choses dont ils ne sont pas spécialistes (Reeves étant le plus qualifié, et est très sceptique également, répétant assez souvent qu'il doute de la science, parce qu'on doit douter en recherche fondamentale...), mais ils ne sont pas géophysiciens, climato-physiciens.

    Par contre, quand je parles de déformation du messages, tu ne pipes pas un mot sur le biaisage introduit par la politique en matière de climat. C'est etonnant, tu crois aussi aveuglément à la bienveillance de nos politiques mondiaux sur un domaine qu'ils ne maitrisent que par les finances?

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    :confus: Justement, le rapport réalisé par l'économiste Nicholas Stern fait franchement froid dans le dos!

     

    :decu: Quant au biaisage de la politique, je retiens surtout que les politiciens du monde entier ne comprennent rien au dérèglement climatique et qu'ils sont à peine en train d'en prendre compte, mais que de temps perdu...

    C'est surtout ça le biaisage politique: leur aveuglement. Et puis exactement ton expression: Après moi le déluge!

    Mais en l'occurence, après eux ce sera leurs enfants... pourquoi les gosses d'aujourd'hui devraient-ils payer notre aveuglement dans quelques années?

     

    Sinon en parlant de politique, j'ai un document qui montre les sommes pharaoniques dépensées par Exxon auprès de pseudo-climatologues et groupes de pensées chargés de maintenir l'opinion publique et politique dans l'ignorance du réchauffement anthropique (en parlant par exemple d'activité solaire, etc)- j'essaierai de le mettre en pièces jointes si ça peut intéresser.

     

    [message édité à 16h32]

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    Par contre, je n'irais pas discuter des pseudos arguments énoncés par JhC et PierreV, mais nous n'avons aucune certitude, aucune fiabilité pour déterminer la réelle évolution du climat.

     

    Qui est, si tu relis mon post, exactement ce que je dis.

     

    La ou le bas blesse c´est dans la fiabilite des scenarios

     

    Une bonne excuse pour les sceptiques.

     

    En parlant de pseudo argument, les cycles de rechauffement et de refroidissement dont tu parle en sont un tres bon exemple. Tu le dis toi meme, 52.000 ans pour une periode. D´autres on decide de se cacher derriere les courbes de temperature reguliere a 100.000 ans, alors que il a deja etait dis 100 fois que bien que l´on soit encore dans des fourchettes connues du passes c´est la rapidite du changement qui est plus qu´inquietante.

     

    Kyoto, l'ecotaxe, l'ecopastille, l'heure sans lumière, c'est de la masturbation politique destinée à bien vendre un scénario apocalyptique à une société confite dans l'auto-flagellation qui se laissera plumer sans rien dire (puisque c'est pour la bonne cause... :s )

     

    C´est bien ecrit, dommage que ce soit un ramassis de conneries. Le complotisme est a la mode en ce moment, entre la mission Apollo qui n´a jamais ete sur la lune, la CIA qui fait exploser le WTC et la cabale mondiale des climatologues contre l´ensemble de la planete je comprend que certain soient confus. Quel est donc l´interet de se ruiner a reduire les GES ? A qui donc profite ce crime odieux ? A quelle societe en particulier fait tu reference ? Car si c´est nous c´est rigolo, la France de part son parc nucleaire part avec un atout majeur dans la reduction des GES, on va y arriver et a moindre cout compare a d´autres. Le probleme va venir d´autres pays qui ne rentrent pas vraiment dans la categorie auto-flagellateur...

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    Invité invite

    désolé JhC, si j'ai loupé un passage qui m'aurait fait comprendre à l'envers ce que tu disais.

    Le probleme de la fiabilité des scénarios est bien le probleme majeur à l'origine de TOUTES les discussions, débats, et doutes. Seuls les politiques, et ceux qui n'y connaissent rien refusent de l'admettre. Mais la question réelle n'est pas la fiabilité des scénarios, mais le manque de données initiales à injecter dans les modélisations, manque compensé par l'injection d'hypothèses, par essence non fiables et tatonnantes, c'est bien le fonctionnement de la recherche fondamentale mais peu de gens le comprennent!

     

    Quand je parle de société, je parle de société humaine dans son ensemble... pas de la France en particulier, il n'y a qu'a voir le front uni qui existe à l'encontre du Nucléaire, et qui a poussé Allemagne et BG à remttre en route les centrales à Charbon...!!!! Et les débuts de doute sur les éoliennes qui commencent à faire lever les ecolos contre elles.

     

    Merci pour le ramassis de conneries, je cherche juste à faire prendre conscience que les certitudes brandies comme des étendards par des personnalités qui sont tout, sauf sachantes, ce n'est pas la réalité scientifique, qui elle, n'a aucune certitude.

     

    Quant au complotisme dont tu parles, j'ai du mal à comprendre ce que tu veux dire!

    d'un coté, comme de l'autre, il y a des équipes de chercheurs qui essaient de faire rentrer des budgets pour leur fonctionnement. Actuellement, la thèse de la cause humaine semble plus rentable que la thèse défendue par les climatosceptiques, les labos s'engouffrent dedans, encouragés par un lobbying politique qui voit là un bon moyen de placer des taxes à tout va (qq1 peut me rappeler à quoi sert la TIPP?), à notre détriment à nous, citoyens qui essayont d'agir à notre niveau.

     

    Tu ne crois pas, JHC, qu'au lieu de se faire taxer comme des saguouins, il ne serait pas plus intelligent de nous permettre d'utiliser ces finances avalées sans véritable transparence à la mise en place d'isolation meilleures pour nos batiments, de renouveler notre parc automobile par des véhicules moins gourmands? (entre une 305 de 1981, et une focus de 2008, la différence de conso est phénoménale, divisée par 2 en 20 ans...)...

     

    Au lieu de taxer en utilisant sans vergogne une cause qui touche tout le monde? hein?

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