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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

Un petit cours sur la remontée assistée.


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    je suis mort de rire pour la video.. Le jour où tu auras un plongeur qui te dis ca va pas et que tu dois l'assister ca sera le jour où les poules auront des dents.

     

    ben ce jour est passé depuis bien longtemps... puisque les oiseaux et les dinausaures ont un ancêtre commun Archeopteryx qui possède des plumes et dents :froglol:

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    je confirme aussi que le mano peut indiquer 0 bars avec un détendeur surcompenser sans s'en rendre compte alors vigilance !!!

     

    mon point de vue rejoint ceux de Ivredeau et clm sur les mécanismes et je pense que l'on a tout intérêt à regarder le mano, ça prend que dalle comme temps, or une fin de bouteille rend un détendeur basique difficile à insiper et un essoufflement profond fini de la vider illico!!!

     

    cela permet d'anticiper un suraccident en douceur, au pire la remontée aura servie à connaitre les réactions de la personne, et rien n'indique si il s'agit de causes physiologiques (asthme, réaction à un allergène ds l'air, état de stress...) et que l'on reste au fond que cela passera ou ne se reproduira pas ...

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    Il faut toujours garder à l'esprit qu'un essouflement est extrêmement angoissant (je n'en ai jamais eu personnellement, mais j'ai vu passablement de plongeurs en avoir et j'en ai discuté avec eux). La conduite à tenir dépend un peu de la profondeur.

     

    À partir de 30 m., il n'y a pas photo, c'est prise ferme et calme du plongeur en détresse et remontée immédiate. Le simple fait de prendre le plongeur en main, de lui faire comprendre, par mon attitude : "tu as un problème, mais je suis là, on va maitriser la situation", va considérablement diminuer son angoisse, et plus, la diminution de la PP de C02* va également aller dans le bon sens. Arrivé à 15-20 m. le plongeur se sent de nouveau très bien. Cela m'est arrivé relativement souvent, et si l'on est sur un site qui le permet (tombant) on peut continuer la plongée à cette profondeur sans, toutefois, redescendre.

     

    De 20 à 30 m., ma tendance personnelle est de remonter également, sans attendre.

     

     

    À 20 m et au dessus, on peut tenter de calmer le plongeur, de lui faire cesser toute activité physique en le posant sur le fond ou en le collant contre le tombant. Ça, c'est la théorie, dans la pratique, je suis plus réservé et j'entame une procédure de remontée. Parce qu'un plongeur qui fait un essouflement à 20 m., soit il a un problème avec son matériel, soit il est en méforme physique, dans les deux cas, cela signifie fin de plongée.

     

     

    *Que cette diminution de la PP soit fictive ou non (voir messages à ce sujet) je m'en fout un peu, mon expérience me montre qu'un plongeur essouflé à 40 m. va infiniment mieux arrivé à 30 m, et ce, quelles qu'en soit les raisons, dans l'eau, je ne fais pas de théorie, mais je veux simplement que mes plongeurs reviennent à bord heureux et en bonne santé.

     

    Ayant été très souvent sujet aux essoufflements, et ayant appris (par la force) à les maîtriser seul, je me permet de de mettre mon grain de sel !

     

    LA RA est une arme excellente contre l'essoufflement!!

    Mais c'est la majeure partie du temps un "MARTEAU POUR ECRASER UNE MOUCHE"

    et je parle par expérience

    Dans 80% des cas :

    Dés que son équipier présente les symptomes de l'essoufflement, le bloquer face à soi ( sans penser au reste de la palanquée), lui montrer qu'on a son problème en mains, lui demander de cesser tout effort (de palmage), si possible, se stabiliser rapidement sur le sol mais attention , pas en descendant, au contraire plutôt en remontant de 3 m environ

    et surtout lui faire le signe de l'expiration, en le mimant si possible, bien lui montrer que c'est en expirant que ça va mieux se passer ....

    bon la, on a perdu 30 secondes ...

    généralement la situation devient OK

    ... si ce n'est pas le cas ....

    on est dans les 20% qui restent et on attaque la RA

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    @clm : ma version s'accorde à la tienne, c'est-à-dire que la prise en charge et un début de remontée réduisent le palmage et la difficulté de ventilation, d'où une baisse globale de l'effort, seul facteur apte, dans cette hypothèse, à réduire la ppCO2. Mais il s'agit là d'une adpatation physiologique : c'est le corps qui, moins sollicité, va réguler ses échanges gazeux et faire chuter la ppCO2.

     

    En revanche, à effort fixé, la ppCO2 serait bien indépendante de la pression ambiante, d'où absence d'adaptation de la ppCO2 sous la seule direction des lois de la Physique des gaz. L'idée d'un impact direct de la remontée sur la ppCO2 à partir des seuls lois de Dalton et de Mariotte, sans passer par la case physiologique, occulterait donc toute une partie de ce qu'il se passe en réalité.

     

    @CMDC : merci pour ton intervention. Un peu de concret, surtout vu du côté victime, ne fait pas de mal au milieu de toute cette théorie, si intéressante soit-elle.:bravo:

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    Ayant été très souvent sujet aux essoufflements, et ayant appris (par la force) à les maîtriser seul, je me permet de de mettre mon grain de sel !

     

    LA RA est une arme excellente contre l'essoufflement!!

    Mais c'est la majeure partie du temps un "MARTEAU POUR ECRASER UNE MOUCHE"

    et je parle par expérience

    Dans 80% des cas :

    Dés que son équipier présente les symptomes de l'essoufflement, le bloquer face à soi ( sans penser au reste de la palanquée), lui montrer qu'on a son problème en mains, lui demander de cesser tout effort (de palmage), si possible, se stabiliser rapidement sur le sol mais attention , pas en descendant, au contraire plutôt en remontant de 3 m environ

    et surtout lui faire le signe de l'expiration, en le mimant si possible, bien lui montrer que c'est en expirant que ça va mieux se passer ....

    bon la, on a perdu 30 secondes ...

    généralement la situation devient OK

    ... si ce n'est pas le cas ....

    on est dans les 20% qui restent et on attaque la RA

     

    Ton expérience est sans doute intéressante.; Mais Tout ça ça nous dit pas comment toi tu le maîtrises seul !

     

    Amicalement

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    Ton expérience est sans doute intéressante.; Mais Tout ça ça nous dit pas comment toi tu le maîtrises seul !

     

    Amicalement

    Trés simplement:

    -Au debut, en m'arrêtant de palmer (il faut naturellement être bien équilibré et ne pas avoir un palmage de sustentation) et en insistant lourdement sur l'expiration.

    -Maintenant, je baisse légèrement mon rythme de palmage et je me force à expirer quand je sens que ça vient.

     

    Car il ne faut pas oublier que l'essoufflement est due à une anomalie du corps humain, à savoir qu'il ne sait pas gérer l'excés de CO2 !

    Donc on doit evacuer ce CO2 d'une manière ou d'une autre

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    l'essoufflement est due à une anomalie du corps humain, à savoir qu'il ne sait pas gérer l'excés de CO2

     

    C'est quoi, un corps "normal" ? :confused:

    Y a-t-il des exemples dans le règne animal d'espèces qui savent le gérer ? Dans l'affirmative, j'espère qu'ils se situent en bas de la chaîne alimentaire.:D

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    re,

    "anomalie" n'est pas forcément le terme le mieux choisi :)

    l'important est que je me sois fait comprendre hein ? :D

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    Et puis n'oubliez pas qu'il faut remonter de quelques mettre afin de faire diminuer la PPCO2.

    Arrêter l'effort pour diminuer la production de CO2 et diminuer la pression pour calmer l'essoufflement.

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    Et puis n'oubliez pas qu'il faut remonter de quelques mettre afin de faire diminuer la PPCO2.

    Arrêter l'effort pour diminuer la production de CO2 et diminuer la pression pour calmer l'essoufflement.

     

    Nous y voilà ! :biere:

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    @pparis : Euh (sans offense, Bloop:nerveux: ), est-ce que Bloop a une qualification qui donne un crédit particulier à son avis (médecin, chercheur, encyclopédie de la plongée sur pattes, ...) ? Je pose la question sincèrement, sans provocation et sans ironie : depuis que nous sommes partis sur cette question, c'est ce que je cherche pour permettre de trancher.

    Je tire mon info de plusieurs BEES2 donc, basiquement, je suis tenté de supposer qu'ils en savaient plus long que pparis, Bloop et moi-même sur la question.

     

    @Bloop : je ne sais pas si tu as lu les 10 ou 20 derniers posts, mais la question était justement de savoir si le fait de remonter faisait baisser la ppCO2 ou non. Au final, la nuance était devenue :

     

    En revanche, à effort fixé, la ppCO2 serait bien indépendante de la pression ambiante, d'où absence d'adaptation de la ppCO2 sous la seule direction (...) des lois de Dalton et de Mariotte, sans passer par la case physiologique(...)

     

    @CMDC : j'étais sincèrement ouvert à l'idée d'une anomalie par rapport au reste du règne animal (même si j'admets qu'elle m'aurait surpris, mais bon, peut-être que l'Homme a dû payer quelque chose à la création pour obtenir son cortex ?:D ). Au reste, à te lire, je pense en effet que "défaut" ou "imperfection" aurait sans doute mieux fait l'affaire.:)

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    @Bloop : je ne sais pas si tu as lu les 10 ou 20 derniers posts, mais la question était justement de savoir si le fait de remonter faisait baisser la ppCO2 ou non.

     

    OUI, la diminution de la pression ambiante fais baisser les pressions partielles.

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    @Bloop :

     

    Mais par quel(s) mécanisme(s) ?

    J'ai peine à croire, comme je le disais préccédemment, que l'on puisse modéliser le poumon comme une simple enceinte maintenue à la pression extérieure, et dans laquelle seuls Dalton et Mariotte imposeraient leurs lois, sans avoir à composer avec la physiologie des échanges gazeux au niveau alvéolaire, les phénomènes de convection entre les VAS et les VAI, ...

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    la RA fait un peu chasse aux moustiques avec un canon dans le cadre de la plupart des essouflements...

     

    Pas d'accord :non: ! As-tu déjà fait l'expérience d'un essoufflement (i.e c'est toi le plongeur essoufflé) ? Pas une respiration accélérée par un peu trop de palmage qui peut se résoudre par de plus amples expirations, mais UN VRAI essoufflement ?

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