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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

angoisse


jean-marc
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    bonjour à tous et d'avance merci pour vos conseils.

    En quelques mots voici ce qui m'arrive et je ne sais pas comment gerer le truc . J'ai 51 ans et pratique la plongée depuis 20 ans et cette année j'ai voulu faire une formation teck diver plongée aux mélanges gazeux. Au large d'Arcachon par - 42 m avec visi de 80 cm , en tirant mon fil d'arianne d'un seul coup j'ai fait une crise d'angoisse avec sensation d'un corps glacé , sensation de mort imminente, pas d'essouflement mais une trouille bleue; remontée assistée sur 10 m et visi meilleure c'etait fini mais je suis remonté . Depuis j'ai la hantise que ça recommence. J'ai tenté en Juillet d'exorciser le truc et suis parti plonger sur epave à Hyeres . Resultat une plongée sur epave et bingo à - 40 m même sensation. Depuis j'ai replongé en eau tropicale avec super visi mais des que j'approche les 40 m je ne suis pas bien ( c'est dans la tête je suis sûr mais mes copains plongeurs ne savent pas quoi faire pour m'aider ) et vous ?

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    Bonjour

     

    j'ai croisé à Madagascar un moniteur qui avait eu exactement les memes symptomes (angoisse a partir d'une certaine profondeur apparue sans explication). Pourtant il etait jeune (25 ans environ) et c'etait un vrai poisson : c'etait le fils du directeur du centre, il avait commencé la plongée à 7 ans...

    Par contre il ne plongeait pas tres souvent profond (plongées padi).

    Il nous a raconté que son "mal des profondeurs" (c'est comme cela qu'il l'appelait) commencait toujours exactement à la meme profondeur (de memoire vers 40 mais je ne suis plus sur) . Il avait continué à plonger quand même mais ça le stressait ... jusqu'au jour ou il a laissé tomber son appareil photo dans l'eau : sans reflechir il descend le recuperer et là : rien, pas de probleme : pour "voir" il etait allé plus profond ... toujours rien : il etait "guéri"

    A l'epoque j'etais tout jeune niveau 1 je ne connaissais rien à la narcose... Avec le recul je me dis qu'il doit s'agir d'une réaction narcotique puisque elle se declenche à partir d'une certaine profondeur et qu'elle disparait si on remonte. Je crois me rappeler qu'il nous avait dit etre assez stressé (en general) quand cela lui etait arrivé.

     

    Voilà toute l'histoire. J'espere que cela te donnera au moins de l'espoir : cela arrive à des plongeurs jeunes et chevronnés (un poisson je vous dis !) et ca peut disparaitre aussi rapidement que cela apparait. Et si on en croit cette histoire et ce que tu racontes, je dirais qu'il ne sert à rien de forcer le truc, il vaut mieux faire des plongées au dessus de ta limite d'incomfort (genre 30-35 puis 35-38...)pour "reprendre pied" avant de ressayer à "sonder". Apres tout on n'est pas là pour se faire du mal ! Mais ce n'est qu'un avis pas tres eclairé vu mon petit nombre de plongées profondes...Bon courage en tout cas

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    Il y a longtemps, j’étais pilote de delta plane. Je me suis planté 2 fois de suite, alors que je n’étais plus débutant. Depuis, j’ai la trouille en l’air. Je ne peux même plus monter sur un tabouret alors que j’étais un montagnard. Après avoir tout essayé, j’ai laissé tomber… et me suis mis à la plongée !

    Mets-toi au delta plane, c’est top aussi !!!

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    J'ai eu la même chose en moto. Après 30 ans de route en gros cube (je rinçais fort la poignée sur 15000 km/ans en moyenne), j'ai eu un jour peur de tomber voila 2 ans, et cette peur demeure au-dela d'un certain rythme. Depuis je roule cool en ballade.

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    Coucou Jean-Marc!

     

    Avant toute chose permet moi de te rassurer, il n'y a rien d'alarmant dans la situation que tu décris.

     

    Avant toute chose prière de prendre mon écrit pour ce qu'il vaut et de ne pas lui attribuer des vertus magiques ou qui n'en sont pas, rien ne remplacera un entretien direct avec un professionnel.

     

    Je vais te donner quelques pistes à explorer:

     

    1) Tu as clairement identifié ton problème, ce qui est déja un bon point. C'est effectivement une crise d'angoisse car les symptômes que tu décris ne trompent pas. La sensation de mort imminente est très caractéristique de ce type de problèmes et je peux aisément comprendre que cela te perturbe tant la sensation ressentie est déstabilisante et effrayante à la fois.

     

    2)L'angoisse est labile. Autrement dit tu peux subir ses assauts quelques fois sans que cela ne se reproduise jamais par la suite et de nombreux facteurs entre dans sa génèse. Le fait, tout banal, d'être un peu fatigué, d'avoir passé une mauvaise journée, d'être dans une période un peu charnière de sa vie peut créer ce genre de troubles qui sont très souvent passager.

     

    3)Il ne faut pas oublier qu'aux alentours de la cinquantaine ta manière de percevoir la vie change radicalement (Plutot inconsciemment d'ailleurs). Concrètement on se rend compte que la jeunesse est derrière soi, on a plus de petits soucis de santé, on n'a plus la même forme physique qu'avant, on se rend compte que certaines activités demandent plus d'effort au point de vue cognitif...Ect...Concrêtement on remet en question sa vie, ce qu'on en a fait, ce qu'il reste à accomplir pour atteindre le point de réalisation. ("Se réaliser= Atteindre les différents objectifs qui nous amènent vers la sérénité).

    Tous ces éléments change ton rapport à la vie et mettent en place une dynamique qui te fais prendre conscience de ta mort un jour ou l'autre. (Celle ci devient virtuellement plus "proche" et tu le conscientise).

    A partir de ce simple raisonnement il est aisé d'en déduire un lien avec certaines activités que tu identifies inconsciemment comme "te rapprochant" de la fin. (Et finalement ton esprit est pertinent car la plongée technique assure un ratio de risque plus important que la plongée classique même si, on est d'accord, c'est limité comme risques)

     

    4)Tu décris une situation nouvelle, tes débuts en plongée technique. Il y a fort à parier que la simple appréhension de ce type de plongée (même inconsciente) déclenche les symptômes que tu décris. Ce qui est important dans ton cas est d'arriver à identifier les facteurs générateurs de cette appréhension.

     

    C'est facile à dire, effectivement. Donc comment y arriver?

    Sans rentrer dans une longue tirade théorique qui ne te servira à rien je vais te proposer un truc.

     

    Tu prend une feuille et un stylo ou tu note toutes les situations qui te génèrent un stress (même minime) sous l'eau. (Ex:Givrage d'un détendeur, dépassement d'une certaine profondeur, ect..)

    Ensuite tu attribue à chaque situation une note entre 1 et 5 en fonction du stress ressenti. (visualise, c'est important)

    Après tu attribue une deuxième note en tant que facteur de probabilité à chaque situation aussi entre 1 et 5.

    Puis c'est simple, tu évite chaque situation qui dépasse 5/10 et tu va du coup diminuer tes ressentis négatifs.

     

    C'est une petite technique, qui est d'ailleurs appliquée en plongée pour certains cours sous une autre forme. (Quotation risque/ quotation probabilité)

    (A noter que ceci peut s'appliquer pour autre chose la plongée)

     

    5) Il ne faut en aucun cas que tu te bloque sur cette peur que la situation ne se reproduise parce que cela engendre un cercle vicieux au niveau psychique. (Tu as peur que ca arrive, donc ca va arriver, similaire à la loi de l'emmerdement maximum pour vulgariser un peu..c'est d'autant plus pertinent sur le plan psychique)

     

    6) Il y a un très bon article spécifique à la plongée sur les profondeurs d'aisance. Je vais essayer de le retrouver.

     

    7) Penser éventuellement à la narcose, qui finalement est psychotrope. Peut être y réagit tu mal en dessous d'une certaine profondeur. (Elle peut être grande génératrice d'anxiété)

     

    8) Lire attentivement les notices de tes traitements somatiques ou autres actuels qui peuvent induire de l'anxiété, des crises d'angoisse, ect..même si tu n'y a jamais été sujet.

     

     

    Je te souhaite le meilleur en tout cas!

     

     

    W.Z.

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    angoisse

     

    un grand merci pour ta réponse :bravo: . J'ai retrouvé là en effet un certain nombre de paramètres de ma situation ( passage à la cinquantaine et plutot mal dans ma peau depuis ... )

    Pour repondre à un autre question ; la première fois j'etais au nitrox mais la seconde fois j'etais à l'air .

    Je vais essayer ta proposition et faire un travail sur moi-même quitte à faire des plongées cool et eviter les situations stressantes.

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    J'ai eu la même chose en moto. Après 30 ans de route en gros cube (je rinçais fort la poignée sur 15000 km/ans en moyenne), j'ai eu un jour peur de tomber voila 2 ans, et cette peur demeure au-dela d'un certain rythme. Depuis je roule cool en ballade.

    plonger plus cool , oui mais quand on es passionné de requins comme moi ( je rêve de retourner voir les requins marteau e mer rouge mais c'est vers - 40 -45 alors a l(heure d'aujourd'hui je fais une croix dessus

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    J'ai ressenti un truc un peu similaire il y a quelques mois en plongée spéléo, mais en moins violent que toi. C'était dans une cavité plutôt claire, pas très longue (partie noyée d'environ 350 m et autant exondée) et peu profonde (max 22 m), dans laquelle je plonge de temps en temps. Donc rien de bien méchant.

     

    Arrivé presque au bout de la partie noyée, je me suis d'un coup senti "loin" ou "isolé", quand je dis "loin" c'est pas en terme de distance, je sais pas trop comment le décrire. Mais j'avais qu'une envie, c'était de ressortir. C'était la première fois que j'allais aussi loin dans cette cavité.

     

    J'y ai replongé une fois depuis, mais je ne suis pas allé aussi loin. Ma binôme a eu un problème technique et on a fait demi tour à mi chemin de mon "terminus". Rien ne m'empêchait de la laisser revenir seule et moi de continuer seul. Mais bon, voilà, j'avais pas envie de me retrouver seul là bas :confus:

     

    J'espère que tu arrivera à faire disparaitre on angoisse. Moi j'ai pas encore essayé :)

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    J'ai ressenti un truc un peu similaire il y a quelques mois en plongée spéléo, mais en moins violent que toi. C'était dans une cavité plutôt claire, pas très longue (partie noyée d'environ 350 m et autant exondée) et peu profonde (max 22 m), dans laquelle je plonge de temps en temps. Donc rien de bien méchant.

     

    Arrivé presque au bout de la partie noyée, je me suis d'un coup senti "loin" ou "isolé", quand je dis "loin" c'est pas en terme de distance, je sais pas trop comment le décrire. Mais j'avais qu'une envie, c'était de ressortir. C'était la première fois que j'allais aussi loin dans cette cavité.

     

    J'y ai replongé une fois depuis, mais je ne suis pas allé aussi loin. Ma binôme a eu un problème technique et on a fait demi tour à mi chemin de mon "terminus". Rien ne m'empêchait de la laisser revenir seule et moi de continuer seul. Mais bon, voilà, j'avais pas envie de me retrouver seul là bas :confus:

     

    J'espère que tu arrivera à faire disparaitre on angoisse. Moi j'ai pas encore essayé :)

    je comprends , il ya c'est vrai une similitude. Moi aussi je n'avais qu'une seule envie : remonter . Dans ces moments là on se souvient de tous les conseils des formateurs " la solution est en bas " respire et surtout expire profondément "etc ... mais putain que c'est angoissant et même super frustrant quand à peine 2 ou 3 mn plus tard et une dizaine de métre en moins on se retrouve plutot bien avec presque envie de redescendre sauf que rien que le souvenir de ces instants pénibles me stresse.

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    Jean-Marc, tout ceci ressemble à une mise en route du p'tit vélo sur fond de narcose. Pas grand chose à faire si tu es stressé et angoissé à l'avance si ce n'est effectivement de baisser ton END avec un trimix. Pour info, le trimix est préconisé dès 35m dans certaines agences et ce n'est pas un hasard mais lié au constat que c'est une profondeur cible. N'en déplaise à certain (les fanas de narcose), au delà c'est aux risques et périls de chacun.

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