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padi en polynésie française

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    J'ai lu l'article : "Désormais, par exemple, un surveillant devrait rester à bord du bateau durant toute la durée de la plongée en cas de sortie en dehors du lagon.".

     

    Qu'entendent ils par là? J'ai plongé dans les Tuamotus 3 semaines avec 4 organisations et il y avait toujours un marin qui restait à bord du bateau. Est-ce cela la "sécurité surface"?

     

    ça reste un article de journaliste plus ou moins orienté, du moins j'imagine.

    Effectivement ils ne détaillent pas ce qu'ils appellent être un "surveillant".. Je pense que pour ceux qui veulent avoir des infos fiables, le mieux est d'attendre la fin du match et la sortie des textes de loi..(aucune idée du temps que ça peut prendre avec le système législatif Polynésien ? )

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    Ayant travaillé un an à Bora-Bora, je me permets d'apporter ma modeste contribution.

     

    Il faut savoir qu'il y a déjà des instructeurs PADI qui travaillent là-bas. En effet, les instructeurs étrangers peuvent obtenir une carte professionnelle si ils comblent un manque. Par exemple, peu d'instructeurs français parlent japonais, il y a une forte affluence de plongeurs japonais, donc les clubs embauchent des instructeurs PADI japonais.

    L'idée serait donc de supprimer les dérogations en officialisant le truc pour tous, y compris les français (au sens large du terme, j'y inclue les polynésiens). Pourquoi pas, même si je me dis qu'un français qui va passer son OWSI en Thaïlande plutôt que son DE au CREPS, ça peut en dire beaucoup sur sa motivation et son niveau.

    Petit aparté sur le niveau des moniteurs PADI : il y en a des très bons, et des très mauvais. Certains ne savent même pas plonger, et c'est du vécu. Ce n'est pas vraiment un problème, parce que ceux-là ne font pas long feu professionnellement parlant. Néanmoins, malgré ses travers, la formation française a le mérite d'imposer quelques filtres "techniques", que ce soit côté fédéral ou professionnel, mais je m'éloigne du sujet.

     

    La sécurité surface, c'est Top Dive qui l'a généralisée. Mais ne nous y trompons pas, ce n'est pas pour des raisons sécuritaires, en tout cas pas pour les plongeurs. C'est juste que le propriétaire s'est aperçu que les moniteurs, en pleine saison, avec tout à gérer, éclataient les bateaux, soit sur les pontons, soit sur des patates de corail. Du coup, en généralisant l'embauche de capitaines polynésiens, ça préserve les bateaux, d'autant qu'ils connaissent parfaitement le lagon et ses pièges.

     

    La distinction entre plongées lagon et plongées océan/passe est inappropriée. Elle relève d'une méconnaissance totale des sites de plongée et je m'en étais entretenu avec Paul Ramos à l'époque où j'y étais. A Bora, il suffit de comparer Toopua, plongée lagon avec un courant à décorner les cocus (pardon, les moniteurs) et Tapu, plongée océan des plus faciles par temps calme.

     

    Cela dit, il est bien de mettre des obligations, parce qu'il est impossible de laisser reposer la responsabilité de l'organisation sur les moniteurs à cause de la pression commerciale. A titre d'exemple, les baptêmes se font 2 par 2 là-bas, en totale contradiction avec ce qui est écrit en toutes lettres dans la loi. Lorsque je m'en suis étonné en arrivant, mon chef de centre m'a répondu : c'est toléré ici, tu le fais uniquement si tu le sens, c'est ta responsabilité. Sauf que les baptêmes sont vendus comme une plongée "en couple avec un moniteur".

     

    Pour le taux d'encadrement, c'est un grand rêve de Paul Ramos que de passer au plus grand nombre possible de plongeurs par palanquée. Depuis que sa société a eu quelques déboires avec la justice pour non-respect du code du travail, il faut bien trouver un autre moyen d'augmenter les marges, puisqu'on ne peut plus exploiter les moniteurs jusqu'au trognon.

     

    Pour la petite histoire, en 2015 il a demandé à tous les salariés en CDI de consentir à une baisse de salaire de 10%, jurant la main sur le coeur qu'il était en train de couler. Je ne vous parle même pas du chantage à l'emploi. Histoire de bien vous rendre compte, mon salaire brut était de 190000xpf/mois, soit 164000xpf net. Moins de 1400€, pour vivre sur une ile où le coût de la vie est ahurissant.

     

    Tout ça pour dire que cette loi n'est que le résultat d'un lobbying de Paul Ramos pour pouvoir embaucher des moniteurs au rabais et leur refiler toujours plus de clients, tout en imposant aux autres centres des contraintes qu'il a de toute façon.

     

    Et je ne m'étendrais pas non plus sur le diplôme de "guide de palanquée polynésien", créé sur la base du principe honteux selon lequel les polynésiens ne pourraient pas passer un BE ou maintenant un DE. Plus colonialiste, tu meurs !

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    Salut l'ardéchois, il semble que ton cas de conscience vis à vis des baptêmes 2 par 2 va être réglé par la nouvelle loi ;) . A suivre...

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    La loi était déjà claire à ce sujet, mais il y avait une tolérance généralisée. Pour régler le problème, soit on officialise les baptêmes 2 par 2, soit les autorités sévissent.

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    Ayant travaillé un an à Bora-Bora, je me permets d'apporter ma modeste contribution.

     

    Il faut savoir qu'il y a déjà des instructeurs PADI qui travaillent là-bas. En effet, les instructeurs étrangers peuvent obtenir une carte professionnelle si ils comblent un manque. Par exemple, peu d'instructeurs français parlent japonais, il y a une forte affluence de plongeurs japonais, donc les clubs embauchent des instructeurs PADI japonais.

    L'idée serait donc de supprimer les dérogations en officialisant le truc pour tous, y compris les français (au sens large du terme, j'y inclue les polynésiens). Pourquoi pas, même si je me dis qu'un français qui va passer son OWSI en Thaïlande plutôt que son DE au CREPS, ça peut en dire beaucoup sur sa motivation et son niveau.

    Petit aparté sur le niveau des moniteurs PADI : il y en a des très bons, et des très mauvais. Certains ne savent même pas plonger, et c'est du vécu. Ce n'est pas vraiment un problème, parce que ceux-là ne font pas long feu professionnellement parlant. Néanmoins, malgré ses travers, la formation française a le mérite d'imposer quelques filtres "techniques", que ce soit côté fédéral ou professionnel, mais je m'éloigne du sujet.

     

     

    Bonjour, désolé de ranimer un fil de plusieurs mois mais j'ai récemment entendu parler de cette "dérogation" officieuse pour les instructeurs japonais et cela nous intéresse particulièrement car mon épouse est japonaise, francophone (elle bosse en France depuis 8 ans et a déjà un permis de séjour/travail longue durée), formation française (N3) et va devenir instructeur PADI d'ici deux mois.

     

    Nous quittons la France d'ici peu donc pas la possibilité de s'engager dans un N4+brevet d'état malheureusement, mais son profil pourrait peut-être intéresser des centres français bossant avec des japonais - quelles sont les coins de Polynésie qui accueillent le plus de plongeurs nippons?

     

    merci!

    benoit

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    Salut Benoit

     

    Permets moi de te corriger sur un point, il ne s'agit pas d'une dérogation officieuse, mais bien officielle, avec tout le parcours administratif que cela implique. Cette Autorisation Temporaire d'Exercer (ATE) sera valable un an, et pas forcément reconductible d'une année à l'autre, comme cela est déja arrivé par le passé pour certains qui ont eu une sale surprise :confus:. Il faudra être sur place et parfois attendre de longs mois avant le précieux sésame. De plus, ces ATE ne peuvent être directeurs de plongée, ont une limitation du ratio plongeurs/encadrants, une limitation de profondeur...pas forcément le bon plan pour un employeur. :confus:

     

    Pour la seconde partie de ta demande, il y a 2 principales destinations polynésiennes pour les plongeurs japonais: Bora Bora et Rangiroa. Le reste les intéressera peu ou ponctuellement...

    Bora accueillera les honey mooners ( baptêmes-dsd) essentiellement, tandis que Rangi sera dédié aux confirmés qui ne viennent QUE pour les dauphins de Tiputa ( très connus au Japon) et un peu pour les marteaux en saison.

    Les entreprises intéressées par le public japonais ne sont pas légion, pour ne pas dire qu'il n'y en a qu'une principale: Top Dive. :malade:

    Top Dive, c'est + de 70 moniteurs virés ou démissionnaires en 10 ans (j'en fais partie :tromaran:), des procès perdus aux prud'hommes chaques année, un procès en pénal en cours avec interdiction d'exercer pour leur général manager, un turn over de moniteurs unique au monde, une réputation sulfureuse, et un proprio qui veut se débarasser du baton merdeux à tel point qu'il brade ses centres...bref, pas vraiment le genre de boîte pour laquelle on veut s'investir et voir venir...

     

    Tu pourras toujours tenter ta chance avec d'autres structures, mais la plupart peinent à embaucher des BEES et DEJEPS, alors des ATE avec tout ce que cela implique...

    Reste ce fameux projet de loi dont personne ne veut à part Top Dive qui porra offrir la possibilité aux OWSI et autres de bosser légalement, mais c'est un peu un serpent de mer...:fou:

    Bonne chance dans tes projets en tout cas! :top:

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