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catlord

N3 à 60m avec accord du DP sinon 40m sans DP ?

    Messages recommandés

    Heuuuu... non ?

     

    J'ai plusieurs réçit de nos moniteurs qui ont remonté des gars narcosé à 35m (un pompier du Var), ou à 50m.

    une perte de repère visuel, paf narcose, le coéquipier repère immédiatement la désorientation et remonte le copain.

     

    Donc non je ne pense pas qu'on puisse dire qu'à ses profondeurs on est seul en cas de pépin.

     

    Ce constat est uniquement basé sur des retours d'expérience, je n'ai jamais plongé en dessous de 44m ...

     

     

    et, dans ton récit, là, tu as imaginé que ce soit le moniteur qui soit HS... ton pompier, il fait quoi ???

    Il n'est pas tout seul, ton moniteur, dans ce cas là..

    Le coequipier repere immédiatement... :tromaran::non:

    dans les livres, hein

    parce que dans la vraie vie, tu as plutot le cerveau dans le yaourt et tu fonctionnes en mode auto :devil:

     

    j'ai glissé quelques fois plus bas, chef ;)

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    Bonsoir Christophe, je te parle de l'exérience transmise par nos instructeurs.

    Le cas du pompier est arrivé à une de nos monitrice, le gars faisait une plongée de reprise, il a piqué direct à 35m, arrivé à 35m, il signale que

    "- heuuuuu ça vas pas

    - tu es sur (signe ok interrogatig) ?

    - oui ca vas pas remontes moi "

    pompier 35 ans N3.

     

    Deuxième cas, plongée sur une épave 50m, fin de plongée, un des gars cherche le boot pour remonter, perd de vue une seconde son coéquipier, le cherche quelques seconde et le repère 2m plus haut en train de pédaler pour remonter. Rattrapage par la palme, le gars est en pleine narcose, désorienté, => remontée assistée.

     

    SI c'est le moniteur qui est HS le pompier N3 est sencé le remonter. Enfin c'est ce qu'on nous apprends au N3 hein ^^

    l'accoutumance à la profondeur et la constrction des reflexes doit se faire progressivement pour être capable de gérer les pépins. Maintenant partir en se disant "de toute façon je suis seul au fond" c'est à mon sens de jeune trouduc inexpérimenté stupide. On nous forme en nous disant vous être deux, en dessous de 35m il ne doit pas y avoir plus de deux longueur de bras entre vous et votre équipier, c'est pas pour se dire "m'en fous j'suis seul en cas de merde".

     

    mais bon c'est mon avis de puceau du 50m :D

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    Par expérience, résoudre un problème jusqu'à 50 m, ça se fait. Les automatismes portent. A-delà de 50 m, les choses se compliquent nettement, la prise de risque pour celui qui porte assistance est plus importante. C'est en ce sens que l'on dit qu'au-delà de 50 m "on est tout seul".

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    Heuuuu... non ?

     

    J'ai plusieurs réçit de nos moniteurs qui ont remonté des gars narcosé à 35m (un pompier du Var), ou à 50m.

    une perte de repère visuel, paf narcose, le coéquipier repère immédiatement la désorientation et remonte le copain.

     

    Donc non je ne pense pas qu'on puisse dire qu'à ses profondeurs on est seul en cas de pépin.

     

    Ce constat est uniquement basé sur des retours d'expérience, je n'ai jamais plongé en dessous de 44m ...

    D'expérience j'ai pratiqué une seule RA depuis 50 m (52 pour être précis) sur un binôme (narcose+début essoufflement) et pour ne pas avoir repérer le début d'essoufflement plus tôt c'est que mon cerveau nageait dans la choucroute.

    Et les retours que j'ai eu d'autres encadrants vont dans le même sens. A 50 m et encore plus à l'air si il t'arrive quelque chose t'es tout seul.

    A toi de mettre en amont les protocoles qui vont bien

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    Le décret hyperbare limite l'intervention régulière à l'air à 50 m pour les professionnels. Ce n'est pas un hasard.

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    Bonsoir Christophe, je te parle de l'exérience transmise par nos instructeurs.

    Le cas du pompier est arrivé à une de nos monitrice, le gars faisait une plongée de reprise, il a piqué direct à 35m, arrivé à 35m, il signale que

    "- heuuuuu ça vas pas

    - tu es sur (signe ok interrogatig) ?

    - oui ca vas pas remontes moi "

    pompier 35 ans N3.

     

    Deuxième cas, plongée sur une épave 50m, fin de plongée, un des gars cherche le boot pour remonter, perd de vue une seconde son coéquipier, le cherche quelques seconde et le repère 2m plus haut en train de pédaler pour remonter. Rattrapage par la palme, le gars est en pleine narcose, désorienté, => remontée assistée.

     

    SI c'est le moniteur qui est HS le pompier N3 est sencé le remonter. Enfin c'est ce qu'on nous apprends au N3 hein ^^

    l'accoutumance à la profondeur et la constrction des reflexes doit se faire progressivement pour être capable de gérer les pépins. Maintenant partir en se disant "de toute façon je suis seul au fond" c'est à mon sens de jeune trouduc inexpérimenté stupide. On nous forme en nous disant vous être deux, en dessous de 35m il ne doit pas y avoir plus de deux longueur de bras entre vous et votre équipier, c'est pas pour se dire "m'en fous j'suis seul en cas de merde".

     

    mais bon c'est mon avis de puceau du 50m :D

     

     

    OK pour la progressivité.

     

    J'avais la chance, il y a 20 ans, d'habiter pres du lac du Bourget ; je pouvais y aller plusieurs fois dans la semaine et augmenter progressivement mes profondeurs (de 2 m en 2 m, en dessous de 40).

     

    ça aide... mais, un mois d'interruption au sec et beaucoup de choses sont à reprendre.

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    Le décret hyperbare limite l'intervention régulière à l'air à 50 m pour les professionnels. Ce n'est pas un hasard.

    Ah, as tu des liens ou des références sur précisions/textes/décrets d'application/conventions/etc qui seraient venus préciser le décret hyperbare sur ce point ? J'attends ça depuis longtemps, mais je n'ai rien vu (et ai parfaitement pu les rater). Il est effectivement prévu dans le décret que les arrêtés conjoints du ministre du travail et des ministre concernés doivent notamment préciser les gaz et mélanges gazeux autorisés.

     

     

    Hors de ces textes éventuels, le décret hyperbare prévoit une extension exceptionnelle à 60m du classe 2 au lieu de ses 50m normaux, et ne précise rien pour le classe 3, qui reste donc à priori soumis à la règle générale des 60 m à l'air (Art.R. 4461-16/Art.R. 4461-18). Ceci à balancer avec le fait que l'employeur doit choisir le gaz le plus approprié (Art.R. 4461-15)

     

    [sur le fond, je suis assez d'accord sur le fait que au delà de 50m l'air est rarement le gaz le plus approprié. Le moins cher/le plus simple, sans doute, mais surement pas le meilleur]

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    Bonsoir Christophe, je te parle de l'exérience transmise par nos instructeurs.

    Le cas du pompier est arrivé à une de nos monitrice, le gars faisait une plongée de reprise, il a piqué direct à 35m, arrivé à 35m, il signale que

    "- heuuuuu ça vas pas

    - tu es sur (signe ok interrogatig) ?

    - oui ca vas pas remontes moi "

    pompier 35 ans N3.

     

    Deuxième cas, plongée sur une épave 50m, fin de plongée, un des gars cherche le boot pour remonter, perd de vue une seconde son coéquipier, le cherche quelques seconde et le repère 2m plus haut en train de pédaler pour remonter. Rattrapage par la palme, le gars est en pleine narcose, désorienté, => remontée assistée.

     

    SI c'est le moniteur qui est HS le pompier N3 est sencé le remonter. Enfin c'est ce qu'on nous apprends au N3 hein ^^

    l'accoutumance à la profondeur et la constrction des reflexes doit se faire progressivement pour être capable de gérer les pépins. Maintenant partir en se disant "de toute façon je suis seul au fond" c'est à mon sens de jeune trouduc inexpérimenté stupide. On nous forme en nous disant vous être deux, en dessous de 35m il ne doit pas y avoir plus de deux longueur de bras entre vous et votre équipier, c'est pas pour se dire "m'en fous j'suis seul en cas de merde".

     

    mais bon c'est mon avis de puceau du 50m :D

     

    ce n'est pas se dire "m'en fous, je suis seul en cas de merde"

     

    c'est se dire : "je sais gérer la quasi-totalité de mes problèmes tout seul, mon équipier pourra m'aider en toute dernière extrémité"

     

    c'est un état d'esprit un peu différent de ce que tu as reçu comme enseignement visiblement ;)

    cela amène à une autre approche de la profondeur en terme de procédure, de matériel et d'entrainement.

     

    pour finir, il est assez rare qu'un plongeur signale qu'il est narcosé.

    Deux cas sont possibles :

    soit il le ressent, augmente son niveau d'attention, voire remonte pour en limiter les effets

    soit il ne le ressent pas et c'est à l'équipier de prendre les dispositions qui s'imposent.

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    ce n'est pas se dire "m'en fous, je suis seul en cas de merde"

     

    c'est se dire : "je sais gérer la quasi-totalité de mes problèmes tout seul, mon équipier pourra m'aider en toute dernière extrémité"

     

     

    je suis plus d'accord avec cette définition qui est plus précise que "en dessous de 50m, t'es tout seul".

     

    Avant de savoir gérer la quasi totalité des problèmes qui peuvent survenir à 50m, il faut emmagasiner un paquet d'expérience j'imagine...

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    je suis plus d'accord avec cette définition qui est plus précise que "en dessous de 50m, t'es tout seul".

     

    Avant de savoir gérer la quasi totalité des problèmes qui peuvent survenir à 50m, il faut emmagasiner un paquet d'expérience j'imagine...

     

     

    tant mieux ;

     

    pour moi, la formule lapidaire "en dessous de 50, t'es tout seul" a le merite de ne pas te bercer d'illusion et de te signaler que tu es seul face aux risques que tu veux prendre (qu'il ne faut pas compter sur ton binome).

     

     

     

    C'est un peu l'essence d'une conversation avec un copain qui voulait qu'on se fasse une 55, en Atlantique (lire eau sombre, froide, épave, risque filets, bref une plonge engagée).

    J'ai refusé de la faire avec lui.

    Comme je lui ai expliqué ; je peux la faire seul et l'annuler si je ne la sens pas, à deux, avec un binome inexperimenté, qui veut y aller simplement pour se la peter, la marquer dans le carnet, je prends un risque parce que s'il a un pb, je mettrai mon integrité physique en jeu pour le sauver.. et comme le gap entre ce qu'il sait faire (et bien faire) et cette profondeur est trop importante, c'est non. :non:

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    il y a une différence entre connaissances et expériences, savoir et savoir faire ...

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    A quoi servent vos formations si ce n'est justement à vous mettre face à ces problemes? :confus:

     

    Ce qui reviens le plus dans notre formation N3, c'est avant tout d'acquérir de l'expérience en dessous de 40m progressivement.

     

    Les MF2 dans les club à l'intérieur des terres ne sont pas légions et les sorties pour encadrer du N3 tout frais pour poursuivre la formation avec l'accoutumance à la profondeur sont aussi trop rares.

     

    Les MF1 qui veulent "encadrer" (entendre par là: faire une plongée en autonomie mais en gardant un oeil bien ouvert sur le N3 tout frais) des plongées > 40m, c'est pareil, il faut aussi les trouver dans les clubs intérieurs.

     

    Perso je vois l'obtention du N3 comme le début de la formation. Tu as fait la théorie, montré que tu sais remonter un gugus de 40m, montré que tu sais planifier une plongée mais sans MF2 dans ton club, tu as 0 expérience dans l'espace 40/50/60.

    Il faut donc y aller en douceur et trouver les occasions et les bonnes personnes pour faire ces sorties.

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    Cela ne fait que de démontrer l'augmentation considérable du niveau de risque en plongée profonde qu'il faut certe accepter quelque part, mais surtout réduire en adoptant des techniques de plongées, matériels, procédures, et état d'esprit particulier.

     

    C'est un travail très intéressant et très motivant. Le jour où on réalise qu'on peut se balader à 65m en tout confort, dans le noir absolu, à 5°C, avec tout son esprit lucide, sans aucun stress (parce qu'on aura travaillé et re-travaillé toutes les protocoles comme un astronaute) on franchi je pense un cap considérable dans la vision qu'on a de la plongée y compris à plus faible profondeur.

     

    Viser d'abord l'autonomie à 40m, optimiser la décompression, aller progressivement en dessous en limite absolue à 50m à l'air en améliorant son matériel et procédures devrait être le but d'un N3. En dessous se former trimix, ne serait-ce que pour vraiment comprendre tous les dangers de l'azote, en charge de saturation-désaturation, les effets sur le jugement, les risques d'essoufflements dûs à la mauvaise respirabilité de l'air au delà de 5-6 bars de pression ambiante qui limite en plus le travail musculaire en plongée. Même si on exclu de plonger trimix souvent, la formation est vraiment utile pour comprendre en détails ces faits et les dangers potentiels pour les plongeurs ;)

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    C'est qu'il cause bien ce m'sieur. Ca doit etre l'effet fédé :love:

     

    non, c'est l'effet "reve" : en effet, l'hélium ne se trouve pas sous la patte d'un hippocampe,

    les E4 trimix sont aussi rares que le platine,

    que la charge de gaz comme la formation coutent un bras,

     

     

    et, ce qu'il oublie de dire, notre commerçant, c'est que la vulgarisation du trimix va faire augmenter les accidents de plongée trimix qui sont bien moins guéris que ceux à base d'azote...

     

    bref, il reve, il doit etre narcosé :malade:

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    Ca c'est peut-etre qu'il faut forcer à réformer le systeme...

     

    Quant à "ils sont moins bien guéris", tu as des sources? Car j'ai de l'autre coté les trimixeurs qui disent qu'un bend à l'helium est moins violent qu'à l'azote. Et enfin du troisieme coté de ce triangle, il semble y avoir des infos comme quoi la demi-vie est la meme en azote ou helium...

     

     

    en attendant, la vitesse de remontée, sur une plongée trimix n'est pas la meme qu'une à l'air...

     

    bref, je ne suis pas du tout convaincu qu'une vulgarisation du trimix soit bénéfique pour la santé des plongeurs ni pour l'attention que ça ne manquerait pas d'attirer de la part des pouvoirs publics..

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