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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine
Chat Noir

P'tain que c'est bon !

    Messages recommandés

    Il faut se féliciter de cette évolution culturelle de plongeur.com qui permet de rappeler les textes de nos grands littérateurs.

    En cette occasion, mes chers amis, je souhaite évoquer, avec vous, l’œuvre de Georges Brassens, et ce poème dont chacun aujourd’hui appréciera la modernité.

     

    Le pornographe

    Autrefois, quand j'étais marmot

    J'avais la phobie des gros mots

    Et si j'pensais " merde " tout bas

    Je ne le disais pas

    Mais

    Aujourd'hui que mon gagne-pain

    C'est d'parler comme un turlupin

    Je n'pense plus " merde ", pardi

    Mais je le dis

    R:

    J'suis l'pornographe

    Du phonographe

    Le polisson

    De la chanson

     

    Afin d'amuser la gal'rie

    Je crache des gauloiseries

    Des pleines bouches de mots crus

    Tout à fait incongrus

    Mais

    En m'retrouvant seul sous mon toit

    Dans ma psyché j'me montre au doigt

    Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrec'

    Voir par les Grecs "

    +R:

     

    Tous les sam'dis j'vais à confess'

    M'accuser d'avoir parlé d'fess's

    Et j'promets ferme au marabout

    De les mettre tabou

    Mais

    Craignant, si je n'en parle plus

    D'finir à l'Armée du Salut

    Je r'mets bientôt sur le tapis

    Les fesses impies

    +R:

     

    Ma femme est, soit dit en passant

    D'un naturel concupiscent

    Qui l'incite à se coucher nue

    Sous le premier venu

    Mais

    M'est-il permis, soyons sincèr's

    D'en parler au café-concert

    Sans dire qu'elle a, suraigu

    Le feu au cul ?

    +R:

     

    J'aurais sans doute du bonheur

    Et peut-être la Croix d'Honneur

    A chanter avec décorum

    L'amour qui mène à Rom'

    Mais

    Mon ang' m'a dit : " Turlututu

    Chanter l'amour t'est défendu

    S'il n'éclôt pas sur le destin

    D'une putain "

    +R:

     

    Et quand j'entonne, guilleret

    A un patron de cabaret

    Une adorable bucolique

    Il est mélancolique

    Et

    Me dit, la voix noyée de pleurs

    " S'il vous plaît de chanter les fleurs

    Qu'ell's poussent au moins rue Blondel

    Dans un bordel "

    +R:

     

    Chaque soir avant le dîner

    A mon balcon mettant le nez

    Je contemple les bonnes gens

    Dans le soleil couchant

    Mais

    N'me d'mandez pas d'chanter ça, si

    Vous redoutez d'entendre ici

    Que j'aime à voir, de mon balcon

    Passer les cons

    +R:

     

    Les bonnes âmes d'ici bas

    Comptent ferme qu'à mon trépas

    Satan va venir embrocher

    Ce mort mal embouché

    Mais

    Mais veuille le grand manitou

    Pour qui le mot n'est rien du tout

    Admettre en sa Jérusalem

    A l'heure blême

     

    Le pornographe

    Du phonographe

    Le polisson

    De la chanson

     

    J'ai réécouté cette chanson il y a 15 jours dans la voiture avec mes filles

    J'ai dû leur expliquer ce qu'était un phonographe :confus:

     

    PS : un album de reprises par des acteurs produit par Louis Chedid est sorti jeudi dernier. Une occasion de plus de réécouter quelques morceaux des plus connus du moustachu.

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    J'ai réécouté cette chanson il y a 15 jours dans la voiture avec mes filles

    J'ai dû leur expliquer ce qu'était un phonographe :confus:

     

    PS : un album de reprises par des acteurs produit par Louis Chedid est sorti jeudi dernier. Une occasion de plus de réécouter quelques morceaux des plus connus du moustachu.

     

    j'adore ... !!

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    Bravo, le chat !!

     

    Et comme nous sommes dans la minute apostrophe, je rajouterais pour faire plus moderne :cool: et en relation avec ton pseudo et de ce que je peux percevoir de ton caractere et ton indépendance à travers tes écrits:

     

    Telephone, album dure limite, le chat :)

     

    A pas de velours

    Il vole l'amour

    C'est un chat

    Il aime les lumières

    De la nuit

     

    Il avance en dansant

    Souplement, doucement

    Il va ou il veut

    S'en va comme il peut

     

    A minuit il te suit

    Ce qui lui est a lui

     

    Place Pigalle

    Ou autour de l'Etoile

    Pas de petits passages

    Pour cet enfant pas sage

    Et de chemine en chemine

    Voyou passionne

    Etrange animal

    au sourire vertical

    Il ne sait pas quand il fait mal

     

    A minuit il te suit

    A minuit il te fuit

     

    A pas de velours

    Il est de retour

    Le chat

    Ce voleur d'amour

     

     

    A+ et encore bravo :top:

     

    :biere:

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    Il faut se féliciter de cette évolution culturelle de plongeur.com qui permet de rappeler les textes de nos grands littérateurs.

    En cette occasion, mes chers amis, je souhaite évoquer, avec vous, l’œuvre de Georges Brassens, et ce poème dont chacun aujourd’hui appréciera la modernité.

     

    Le pornographe

    Autrefois, quand j'étais marmot

    J'avais la phobie des gros mots

    Et si j'pensais " merde " tout bas

    Je ne le disais pas

    Mais

    Aujourd'hui que mon gagne-pain

    C'est d'parler comme un turlupin

    Je n'pense plus " merde ", pardi

    Mais je le dis

    R:

    J'suis l'pornographe

    Du phonographe

    Le polisson

    De la chanson

     

    Afin d'amuser la gal'rie

    Je crache des gauloiseries

    Des pleines bouches de mots crus

    Tout à fait incongrus

    Mais

    En m'retrouvant seul sous mon toit

    Dans ma psyché j'me montre au doigt

    Et m'crie: " Va t'faire, homme incorrec'

    Voir par les Grecs "

    +R:

     

    Tous les sam'dis j'vais à confess'

    M'accuser d'avoir parlé d'fess's

    Et j'promets ferme au marabout

    De les mettre tabou

    Mais

    Craignant, si je n'en parle plus

    D'finir à l'Armée du Salut

    Je r'mets bientôt sur le tapis

    Les fesses impies

    +R:

     

    Ma femme est, soit dit en passant

    D'un naturel concupiscent

    Qui l'incite à se coucher nue

    Sous le premier venu

    Mais

    M'est-il permis, soyons sincèr's

    D'en parler au café-concert

    Sans dire qu'elle a, suraigu

    Le feu au cul ?

    +R:

     

    J'aurais sans doute du bonheur

    Et peut-être la Croix d'Honneur

    A chanter avec décorum

    L'amour qui mène à Rom'

    Mais

    Mon ang' m'a dit : " Turlututu

    Chanter l'amour t'est défendu

    S'il n'éclôt pas sur le destin

    D'une putain "

    +R:

     

    Et quand j'entonne, guilleret

    A un patron de cabaret

    Une adorable bucolique

    Il est mélancolique

    Et

    Me dit, la voix noyée de pleurs

    " S'il vous plaît de chanter les fleurs

    Qu'ell's poussent au moins rue Blondel

    Dans un bordel "

    +R:

     

    Chaque soir avant le dîner

    A mon balcon mettant le nez

    Je contemple les bonnes gens

    Dans le soleil couchant

    Mais

    N'me d'mandez pas d'chanter ça, si

    Vous redoutez d'entendre ici

    Que j'aime à voir, de mon balcon

    Passer les cons

    +R:

     

    Les bonnes âmes d'ici bas

    Comptent ferme qu'à mon trépas

    Satan va venir embrocher

    Ce mort mal embouché

    Mais

    Mais veuille le grand manitou

    Pour qui le mot n'est rien du tout

    Admettre en sa Jérusalem

    A l'heure blême

     

    Le pornographe

    Du phonographe

    Le polisson

    De la chanson

     

    :+1:

     

    Mais à mon sens, sa plus leste est sans conteste Le Blason - sans un seul gros mot ;)

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    Bon j'arrive à la bourre comme d'hab.

    Bravissimo Bravissimo

    Et puis grâce à toi cela prends une tournure culturelle appréciable

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    :+1:

     

    Mais à mon sens, sa plus leste est sans conteste Le Blason - sans un seul gros mot ;)

     

     

    les premières versions n'étaient pas aussi sages :D

     

    Ma muse est sans conteste une franche poissarde

    Qui n’a pas peur des mots, qui l’a prouvé déjà

    Qui vous enfourche son Pégase à la hussarde

    Qui plutôt deux fois qu’une appelle un chat un chat

     

    N’ai-je pas dit putain, n’ai-je pas dit vérole

    N’ai-je pas dit bordel, merde, que sais-je encore

    Dans cette folle course aux triviales paroles

    N’ai-je pas dès longtemps établi le record ?

     

    Beau séant féminin t’ai-je pas dit en face,

    Ayant troussé ta robe en un geste incongru,

    Tu n’es que de la fesse et que grand bien nous fasse

    Oui ou non, callipyge, ai-je chanté ton cul ?

     

    Cependant n’en déplaise aux prudes imbéciles,

    Ne pas mâcher les mots c’est un art délicat

    Nommer un chat un chat c’est souvent difficile

    Parfois même impossible, aujourd'hui c’est le cas

     

    Car avant de partir sur la barque fatale

    Pour je ne sais quel vague et morne terminus

    J’eusse aimé célébrer sans causer de scandale

    Le plus noble de tous les blasons de Vénus

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    Il était déjà écrit quand tu avais 15 ans ??

     

    :roule:

    je t'adore pmk

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    J' aime beaucoup celle de Réggiani :

    "Nous habitions en face d'elle

    Dans le Quartier Saint-Louis

    Elle habitait je me rappelle

    Aux environs de minuit

     

    Moi, mes cousins

    On la regardait en silence

    A travers les jalousies

     

    Adossée au magasin

    Elle fumait avec élégance

    Nous apprenions nos poésies

     

    Passionnément nous y pensions

    A la P... points de suspension

    Qu'elle était bien !

    Qu'elle était bien !

    La putain

     

    Posée comme une contrebasse

    Dans les bras d'un artiste,

    Elle avait l'air de faire des passes

    Dans une chanson réaliste.

     

    Moi, mes cousins,

    En pyjama, au cinéma

    Nous l'avions prise pour femme,

     

    Et son parfum de violette

    Quand on entrouvrait la fenêtre

    Nous descendait au fond de l'âme.

     

    Passionnément nous y pensions

    A la P... points de suspension

    Qu'elle était bien !

    Qu'elle était bien !

    La putain...

     

    Quand il pleuvait elle s'abritait

    Sous le kiosque à journaux

    Alors comme elle était tout près

    Je lui jouais du piano

     

    Ah ! la putain

    Un peu comme dans Cyrano

    Au piano j'étais Chopin !

     

    Sous cette pluie de quatre sous

    Elle m'imaginait au-dessus

    Et j'imaginais ses dessous...

     

    Mes cousins en parlent aujourd'hui

    En buvant des blanc-cass,

    Son réverbère est à la casse

    Il me reste un peu de pluie.

     

    Mais, mes cousins

    Sans le vouloir, sans le savoir

    Ont tous épousé des putains

     

    Chaque fois que je vais les voir

    Il y a quelqu'un sur un trottoir

    Qui vient parfumer ma mémoire.

     

    Passionnément nous y pensions

    A la P... points de suspension

    Qu'elle était bien !

    Qu'elle était bien !

    La putain

     

    Nous habitions en face d'elle

    Dans le quartier Saint-Louis

    Elle habitait, je me rappelle

    Aux environs de minuit ".

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    Ah bin si vous voulez sortir toutes les chansons avec le mot putain dedans, va y avoir du boulot !!

    Putain de camion, Caroline la putain, putain putain,...

     

    Dans ma jeunesse, il y avait celle-là :

    Un dimanche matin,

    Avec ma putain,

    Sur ma mobylette.

    Je lui mets la main

    Entre les deux seins

    Direction quéquette.

     

    Tu les verras plus,

    Les poils de mon cul,

    J'en ai fait des brosses.

    Dix francs le kilo,

    C'est un bon boulot

    Pour nourrir les gosses.

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    Ah bin si vous voulez sortir toutes les chansons avec le mot putain dedans, va y avoir du boulot !!

    Putain de camion, Caroline la putain, putain putain,...

     

    Dans ma jeunesse, il y avait celle-là :

    Un dimanche matin,

    Avec ma putain,

    Sur ma mobylette.

    Je lui mets la main

    Entre les deux seins

    Direction quéquette.

     

    Tu les verras plus,

    Les poils de mon cul,

    J'en ai fait des brosses.

    Dix francs le kilo,

    C'est un bon boulot

    Pour nourrir les gosses.

     

    On se lâche, on se lâche. Ce n'est pas comme ça P.com va devenir bankable.

    J'y pense P.com, ça ne veut pas dire putain.com j'espère. :grimace:

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    :biere:

     

    Pu.aise! enfin on prend de l'altitude!

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    Ah bin si vous voulez sortir toutes les chansons avec le mot putain dedans, va y avoir du boulot !!

    Putain de camion, Caroline la putain, putain putain,...

     

    Dans ma jeunesse, il y avait celle-là :

    Un dimanche matin,

    Avec ma putain,

    Sur ma mobylette.

    Je lui mets la main

    Entre les deux seins

    Direction quéquette.

     

    Tu les verras plus,

    Les poils de mon cul,

    J'en ai fait des brosses.

    Dix francs le kilo,

    C'est un bon boulot

    Pour nourrir les gosses.

    Il me semble qu’un certain nombre d'entre vous s’égarent.

     

    Il n’est pas question de trouver des chansons avec le mot « putain » dedans, mais de faire remarquer aux modérateurs de plongeur.com, que ce mot, ou d’autres, n’ont pas forcément le sens grossier qu’on peut leur prêter dans certains contextes.

    Il n’y a alors aucune raison de les censurer.

     

    Il n’est pas utile à mon sens d’ouvrir le Bréviaire du Carabin dans lesquels les paroles des chansons désignent crûment les actes et les choses.

     

    Ce qui n’empêche nullement de les apprécier par ailleurs et d’en entonner les refrains en fin de repas (au début aussi).

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    Alors qu'ici on glose, on jase, on s'interpelle

    Sur la face d'une carte, la couleur d'une chapelle

     

    Pis encore, ici-même, un triste croque-mitaine

    Se fait désobligeant sur l'âge du capitaine

     

    En dépit également du débat incertain

    Sur l'emploi malheureux du vieux terme "putain"

     

    Inspiré, tel Vieux Georges écrivant son "Blason"

    Je t'adresse, Ô Chat Noir, mes félicitations

     

    :biere:

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    C'est bô :chiale:

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    Alors qu'ici on glose, on jase, on s'interpelle

    Sur la face d'une carte, la couleur d'une chapelle

     

    Pis encore, ici-même, un triste croque-mitaine

    Se fait désobligeant sur l'âge du capitaine

     

    En dépit également du débat incertain

    Sur l'emploi malheureux du vieux terme "putain"

     

    Inspiré, tel Vieux Georges écrivant son "Blason"

    Je t'adresse, Ô Chat Noir, mes félicitations

     

    :biere:

    :mazette::chinois:

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