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orangina38

Plongées "spéciales requins" aux Bahamas....

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    Le contexte:

     

    Nous cherchions une destination "pas trop éloignée" (entendez par-là: pas de l'autre côté de la planète) pour passer quelques jours de plongée au soleil durant la période hivernale.

     

    Nous souhaitions également une destination "sans risque" compte tenu des climats politiques actuels. Notre choix s'est porté sur un séjour plongée dans les Bahamas. Nous avons opté pour quelques jours de plongée depuis le bord suivi d'une semaine à bord du "Bahamas Agressor". Voici le Cr de la première partie...

     

    Voir ICI le CR de la 2e partie…

     

     

    Les vols:

     

    Lyon - Londres / Londres - Nassau.

     

    Ils ont été effectués avec British Airways. Habitués aux compagnies "majors" (Singapour Airlines, Emirates, etc…) nous avons eu l'impression d'effectuer un bond en arrière d'une vingtaine d'année une fois à bord!

     

    Points négatifs:

     

    - Un écran multimédia au format 4/3 ridiculement petit et d'une qualité misérable.

     

    - Une liste de films très limitée (avec des œuvres en Français en nombre encore plus limité).

     

    - Aucune prise d'alimentation (220v ou USB).

     

    - Avion sale: nous avons trouvé nos tablettes avec des traces de repas du vol précédent.

     

    - Sièges qui grincent (si, si…).

     

    - Pour le vol du retour, j'ai même du bricoler moi-même l'assise du siège dont le support en toile tressée s'était complètement décalée par rapport à l'armature: j'avais une fesse dans le vide!

     

    - Un plateau repas d'une qualité en deçà de la concurrence.

     

    - Des verres de 12cl (!!) rempli au 2/3 (ça ne fait plus beaucoup au final)...

     

    - Des canettes soda de 15cl au lieu de 33 habituellement (!!)

     

    - Un service plus que moyen: lors de la distribution des repas j'ai réclamé une bière, ma compagne un verre d'eau. "Je reviendrai car je n'en ai pas sur le chariot" (!!??), voilà ce qui nous a été répondu par le stewart (que bien sûr, nous n'avons pas revu par la suite).

     

    - Verre d'eau payant pour les trajets "courts" (750kms Londres - Lyon) !

     

    Points positifs:

     

    - Nous sommes revenus en vie.

     

    Bref on comprend rapidement pourquoi cette compagnie ne se trouve qu'en milieu de peloton dans le classement mondial. Et à mon humble avis, elle ne vas faire que continuer à descendre dans le classement...

     

    En conclusion:

     

    - Si vous pouvez choisir une autre compagnie, ne vous gênez pas.

     

    - Pour les trajets courts, privilégiez une compagnie low cost, vous n'aurez pas moins de service !

     

    Les transferts: Arrivés en début d'après-midi à Nassau (la capitale) nous avons emprunté un taxi pour nous rendre à notre hôtel: le "Orange Hill" (comptez ~ 15$ pour 20 minutes de trajet). Depuis le resort, un service de bus existe. Il suffit de patienter le long de la route, de faire signe lorsqu'un N°10 passe et vous pouvez rejoindre le centre de Nassau pour seulement 1,5$ / personne. Par contre, il n'est pas envisageable de faire un quelconque transfert avec de gros sacs de plongée en utilisant ce moyen.

     

    Le "Orange Hill": Nous y avons dormi correctement. Un réfrigérateur, une kitchenette et la clim (même si très bruyante) sont présents. Une piscine permet de se détendre. Construit dans les années 80, ce resort a du connaître ses heures de gloires. Elles sont maintenant derrière lui.

     

    Car il manque clairement d'entretien pour pouvoir prétendre proposer une prestation "haut de gamme". On dira donc que tout est… "moyen"!

     

    Les robinets fuient au goutte à goutte, il faut tenir le bouton de la chasse d'eau pour qu'elle fonctionne, le ménage est approximatif, l'insonorisation est de mauvais niveau. Tout cela fait que si vous n'avez pas l'esprit un peu baroudeur ou "backpacker", cet hôtel ne sera pas fait pour vous.

     

    Dans le cas contraire, on peut arriver à tirer des tarifs de l'ordre d'une 60e de $/nuit. Ce qui sera toujours mieux que les 180$ qui peuvent vous être demandés très facilement dans les autres établissements (forcément plus haut de gamme).

     

    En conclusion, le "Orange Hill" est à conseiller si votre budget est un peu serré et/ou si vous n'êtes pas trop regardant…

     

    La nourriture:

     

    Autant le dire tout de suite, la vie aux Bahamas est typée "US", c'est-à-dire… hors de prix.

     

    Un "chausson aux pommes" à 5$, un sandwich "Wrap" à 14$, les premiers tarifs (pourtant hors de l'hôtel) nous ont fait frémir! :confus:

     

    En cherchant un peu aux alentours de notre hôtel, nous avons trouvé un resto Chinois où nous avons mangé très correctement pour un tarif à peine plus élevé qu'en France (comptez tout de même 9$ la bouteille d'eau minérale d'1,5l!). Et n'oubliez pas que les taxes (15% de service + 7% de TVA parfois) sont parfois à ajouter.

     

    Finalement c'est au "Orange Hill" où nous avons réussi à nous restaurer pour les budgets les plus raisonnables avec une qualité cette fois tout à fait correcte. Seul le service a été une fois de plus en dessous de tout puisqu'à chaque repas il nous a été servi un accompagnement que nous n'avions pas demandé. Ou bien ce que nous avions commandé n'est jamais arrivé. Ils sont décidément au royaume de l'approximation…

     

    Les plongées:

     

    Les plongées "classiques" (en speedboat depuis le bord) n'ont pas un grand intérêt ici. Nous avions décidé d'y plonger pendant quelques jours pour de la plongée typée requins et plus spécialement pour le "shark feeding" (spécialité de quelques structures locales). Autant le dire tout de suite, nous considérons que cette activité dénature totalement le comportement des animaux. Et pour l'avoir vécu à Oslob (Philippines) avec les requins baleines, nous devons dire que nous n'y sommes pas favorables. Ceci dit, vaut-il mieux un requin baleine nourri mais en vie, plutôt qu'assassiné pour ses ailerons (les pêcheurs locaux ont multiplié leur salaire par 20 en proposant le spectacle de leur feeding)?

     

    La question reste posée…

     

    Après avoir vécu cette aventure aux Bahamas avec les requins (car cela en est une), notre avis est aussi pondéré.

     

     

     

    Nous avons choisi de plonger avec "Stuart Cove's". C'est une grosse structure basée sur les plaisirs de la mer et qui propose en fonction de votre niveau et de vos envies, du snorkeling, de la plongée et même des ballades sous l'eau dans une espèce de petit sous-marin de poche avec la tête placée dans une bulle d'air. Elle compte pas moins d'une douzaine de bateaux (accueillant en moyenne ~ 20 personnes), un resto rapide (tarifs décents), un magasin de souvenirs (tarifs excessifs), un service gratuit de navettes qui vous prend et vous redépose à votre hôtel. Il y a aussi un photographe sous-marin qui immortalise les scènes mais à 10$ le cliché en .jpg (on tombe à 5$ quand on en prend 15: chouette!...8( ), on frise le racket organisé. Bref…

     

    La plongée "sharks adventure" fait partie d'un package de 2 plongées faites dans l'après-midi sur un seul et même site.

     

    Nous avons décidé de le faire 2 jours de suite. La première immersion est une exploration "classique" qui se déroule au milieu des requins gris. Ceux-ci se placent rapidement sous le bateau dès l'arrivée et vous escortent par curiosité (ou intérêt! ;-) durant toute la plongée. Les 2 immersions sont sur un fond de moins de 15m et durent ~ 45min chacune avec 30 minutes d'intervalle. On a trouvé ces durées particulièrement courtes mais "c'est comme ça"… Comptez 200$/personne pour le package (on est aux US, vous dis-je !!!!! :devil: ).

     

    Si le déroulement de la première immersion est simpliste, voici comment se déroule la 2e:

     

    - un solide briefing de 15 minutes est dispensé pour énoncer le déroulement du shark feeding mais aussi pour énumérer quelques règles de sécurité afin que tout se passe pour le mieux et que tout le monde puisse jouir du spectacle dans les meilleures conditions.

     

    - Puis l'ensemble des plongeurs s'immerge (12 le premier jour, 19 le deuxième: les "Bahamassiens" ont bien compris que sur le long terme, un requin vivant rapporte bien plus qu'un requin mort!).

     

    - Une fois au fond, un des guides organise la palanquée en cercle autour de la scène principale où se situera l'action.

     

    - Un autre guide spécialement formé et habillé d'une cote de maille intégrale s'immerge alors à son tour avec la caisse d'appâts. Les requins (des "Gris" exclusivement) qui suivaient tranquillement jusqu'à maintenant les plongeurs détournent alors leur attention vers la caisse. Pour nous, elle pue horriblement (elle est d'ailleurs enfermée dans un sac poubelle sur le bateau) mais pour eux c'est un doux fumet !

     

    - Une fois arrivée au fond et posé au milieu du cercle, le guide sort alors lentement les morceaux de poisson de la caisse et les donnent un par un au bout d'un stick en inox en essayant de ne pas nourrir toujours les mêmes individus et en évitant les requins nourrices particulièrement voraces et agressifs (une révélation pour nous!) ainsi que les énormes mérous tapis dans son dos qui arrivent à lui "voler" quelques morceaux au passage. Au total, une dizaine de morceaux de poissons seront ainsi distribués aux squales durant la demie heure du "show". Il n'y a pas là de quoi gaver la meute de plus de 20 individus que nous avons comptés. D'ailleurs, nous n'avons pas observé de requin obèse!

     

    De temps en temps, lorsque les conditions s'y prêtent et que l'animal est "docile", le guide le prend délicatement et lui caresse le dessous du museau afin de le faire entrer en état d'immobilité tonique. Il reste ainsi plusieurs minutes, raide, sans bouger, à la merci des mains de celui qui le tient, des gratouillages qu'on lui prodigue et des flashs des photographes! Pendant tout ce temps, les autres requins tournoient tranquillement au milieu des plongeurs. L'activité est suffisamment bien gérée pour que cela ne soit pas une curée, ni une frénésie incontrôlée. Au contraire, nous avons été très surpris de voir avec quelle sérénité l'ensemble se déroulait. Les requins venant souvent lentement très près et parfois au contact direct des plongeurs. C'est la première fois que nous avons vu des squales nous approcher (et pas l'inverse) d'aussi près. A noter que pour avoir participé à 2 sessions de ce type avec 2 guides différents, il faut avoir un certain savoir faire (que tous n'ont pas) pour arriver à mettre les squales en transe. Visiblement, ce n'est pas aussi facile qu'il n'y parait…

     

    - Une fois le show terminé, le guide s'éloigne de la palanquée avec la caisse vide (ou pas) afin d'emmener le banc de requins un peu à l'écart et laisser ainsi le champs libre aux plongeurs pour remonter vers le bateau et éviter ainsi un incident de parcours. Car les requins pourraient toujours être tentés de confondre l'appât précédemment donné avec une main (ou une perche de Go Pro!).

    - Le guide nous a confié que parfois un requin tigre s'approchait par curiosité mais que jamais aucun d'eux n'était venu participer. Dans tous les cas, ils ont pour consigne de mettre fin à l'activité en cas de présence d'espèces moins "gérables" (Tigres, Boulledogues…). Le "gris" semble être un peu le labrador des squales…

    Il faut également noter que l'emplacement choisi pour l'action se déroule loin de toute plage fréquentée et que personne ne vient sur ces lieux "par hasard". Le risque d'accident est donc limité au maximum. D'ailleurs, je ne suis pas certain que l'on puisse recenser une morsure de "gris" envers un humain durant un sport nautique…

     

     

    Pour conclure: le "spectacle" peut paraître impressionnant aux plus néophytes et sera au moins une curiosité pour les plus blasés. Mais il a au moins une vertu que nous avons constatée (même entre plongeurs): il démystifie l'image de la bête sanguinaire qui s'excite, attaque puis dévore tout ce qui bouge autour de lui une fois qu'il a senti une nourriture potentielle…

     

    Rien que pour cela et si cela peut rétablir une image plus juste du requin que les films Hollywoodiens, encore récemment sortis, alors je pense que finalement, ce genre d'activité sert la cause des squales en général (même si j'ai bien conscience qu'elle rapporte très gros au propriétaire de la structure et qu'il ne fait pas cela par charité chrétienne envers le monde animal). J'imagine que chacun de nous ayant ses arguments et ses sensibilités, nous pourrions disserter (sûrement stérilement) pendant de longues heures sur le "c'est bien ou pas" de cette activité. Avec des "on devrait", "il faudrait que" on peut mettre le monde en bouteille. Ce sera donc à chacun de juger en son âme et conscience…

     

    Une chose est certaine: le feeding de "la poule à nageoires aux œufs d'or" n'est pas prêt de s'arrêter. Et tant qu'à choisir, je préfère voir vivre un squale ainsi plutôt que nageant en morceaux dans un bol de soupe. Tant qu'à éviter le "pire"…

     

    En tout cas, de notre côté, nous aurons désormais un discours beaucoup plus pondéré sur cette activité, car il semble que ce spectacle serve aussi d'éducation à certains humains!

     

    Et si ces derniers peuvent à leur tour prêcher "la bonne parole", un pas dans la bonne direction sera fait et cela aura au moins eu ce mérite sans créer de perte chez les squales…

     

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    Faut considérer le feeding comme étant un zoo en pleine nature.

    c'est comme la fosse de plongée. C'est utile dans certaines configuration et avec des objectifs bien précis. Faut juste pas en abuser.

     

    On peut après discuter de l'objectif des promoteurs, qui ne sont pas à proprement parler dédiés "educational" :p

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    Et je pense que cela a aussi un rôle didactique auprès d'une certaine catégorie de plongeurs peu habitués à ce genre de rencontre... ;)

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    On avait aussi tenté l'expérience en mars 2014 et je suis bien sûr tout à fait d'accord avec vous tous sur le fait qu'il vaut mieux un requin vivant que mort !

     

    Par contre, nous étions parti à l'époque avec Scuba Adventures de Jim Abernethys (West Palm Beach) et il ne pratiquait pas le feeding mais uniquement le "baiting" ( présence d'une ou de plusieurs caisses pleines de poisson, ajourées pour que le jus soit emporté par le courant mais sans nourrissage direct ) .

     

    J'avais trouvé le système beaucoup moins choquant que les "shows à l'américaine" avec les plongeurs en cercle et le "dompteur" en côte de maille au milieu ....

    Nous étions beaucoup plus libres de nos mouvements ( on remontait seul au bateau pour changer de bloc par ex.) et on a eu en plus des perezis ( les gris des Caraïbes) , des requins citrons de belle taille en permanence, quelques nourrices effectivement les seuls à essayer d'ouvrir les caisses, des bouledogues sur les plongées plus profondes et surtout les tigres ... jusqu'à 4 ou 5 cinq beaux bébés !!! :eek:

     

    Donc, comme toujours dans toute activité humaine, il faut faire le bilan avantages-inconvénients ... pour l'animal ! Et je pense aussi , qu'à condition que ces interactions restent le plus raisonnable possible, que c'est globalement positif pour la population des requins des Bahamas ..... :froglol: ....

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    Merci pour ton CR ! tres plaisant a lire !

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    Merci beaucoup pour le CR. C'est vraiment très agréable à lire

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    Par contre, nous étions parti à l'époque avec Scuba Adventures de Jim Abernethys (West Palm Beach) et il ne pratiquait pas le feeding mais uniquement le "baiting" ( présence d'une ou de plusieurs caisses pleines de poisson, ajourées pour que le jus soit emporté par le courant mais sans nourrissage direct ).

     

    Ça c'est ce que l'on a eu la semaine suivante (voir mon autre CR).

    Cela reste à prouver, bien sûr, mais je doute que les squales resteraient longtemps sur le seul et même site (où l'action s'est déroulée) si on ne les nourrissait pas un minimum. Car lors de nos plongées "conventionnelles", nous avons pu constater qu'ils sont fort rares (pour ne pas dire totalement absents!). Le fond quasi désert de proies éventuelles n'y étant surement pas étranger... :(

     

     

    Et je pense aussi , qu'à condition que ces interactions restent le plus raisonnable possible, que c'est globalement positif pour la population des requins des Bahamas ..... :froglol: ....

     

    La conclusion est vite tirée...

    Dixit le capitaine de bord que nous avions la 2e semaine sur l'Agressor: "les habitants les abattaient à coup de fusil il y a encore quelques années", ce qu'ils ne font plus maintenant pour préserver leur business (ou celui des voisins). Pognon quand tu nous tiens...

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    Merci orangina38 pour le CR.

     

    En tout cas, de notre côté, nous aurons désormais un discours beaucoup plus pondéré sur cette activité, car il semble que ce spectacle serve aussi d'éducation à certains humains!

    Et si ces derniers peuvent à leur tour prêcher "la bonne parole", un pas dans la bonne direction sera fait et cela aura au moins eu ce mérite sans créer de perte chez les squales…

    Réflexion intéressante en effet. A rapprocher de ce qui avait été expliqué dans cette discussion il y a quelques semaines. On y trouve un rationnel positif intéressant autour du "shark diving tourism".

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    Merci à Scibaphil pour le lien car , n'étant plus assez souvent présent sur le forum, j'avais loupé cette intéressante discussion sur les interactions humains-requins ! :top:

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    Bonjour

     

    J'ai eu l'occasion au cours de mes voyages, de rencontrer à la fois beaucoup de plongeurs, mais également des plongeurs professionnels, des naturalistes ou biologistes, des spécialistes, etc.

     

    En premier lieu, ce qui m'étonne, c'est déjà la méconnaissance des plongeurs eux même concernant les requins. Avant même de penser au grand public, je pense qu'un premier effort d'information devrait viser cette population en premier lieu. Certes, on voit apparaître ici ou là des associations, sur Facebook des groupes dédiés, mais c'est souvent axé sur un type de requin (grand blanc ou tigre), que très peu de plongeurs verront, contrairement au gris par exemple, plus commun, mais parfois plus agressif.

     

    Ensuite, c'est un fait, le seul moyen de sauver le massacre des ces animaux ( et maintenant des Mantas), c'est d'en faire un tiroir caisse sur nageoires.

     

    De la part des autorités locales, dans la plupart des cas, le sauvegarde de l'environnement et de la faune sous-marine, n'est pas une question de motivation idéologique, mais purement financière.

     

    Depuis qu'il a été théorisé qu'un requin vivant (à Palau je crois) rapportait sur une période de 10 ans, environ 1m$, contre 50$ pour ses ailerons, on s'est rendu compte que la sauvegarde de ces animaux pouvait rapporter des sous.

     

    Le problème, c'est que ces animaux sont, en particulier en sortie journée, timides, difficiles à approcher pour la plupart, ou qu'il est nécessaire d'aller sur une zone lointaine non accessible sauf en croisière.

     

    Or la population de plongeurs prêts à payer cher une semaine de croisière est faible par rapport à l'approche PADI de type "la plongée est pour tous", sans compter le facteur financier.

     

    Faire venir les animaux au touriste (et non l'inverse) me parait un mal nécessaire dans la plupart des cas.

     

    Un point important qui m'avait été dit par des spécialistes des requins : arrêtez de faire de l'anthropomorphisme.

     

    Le requin n'est pas un homme, le requin est un requin. Arrêtez de plaquer des sentiments humains sur ces animaux. C'est avant tout l'apex des prédateurs sous l'eau, et également un opportuniste.

    La notion de zoo est excessive, dans la mesure ou le feeding ou le baiting ont lieu en pleine mer. Une fois fini, le requin repart faire ce pour quoi il est né : eboueur des mers.

     

    J'aimerais bien que les hurlements contre le feeding fassent entendre le même bruits contre les parcs aquatiques avec des dauphins, des orques ou des phoques.

     

    L'autre solution est évidemment de tarir la demande (d'ailerons), mais le chemin est encore long, et entre temps, il faut parer au plus pressé.

     

    Savez vous duels sont les principaux contributeurs d'ailerons après des marches asiatiques?

     

    Les pêcheurs espagnols suivi des français.

     

    Il faudrait balayer devant notre porte avant d'accuser les autres.

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    Le problème "requins" est un peu le même que celui de la couche d'ozone: il ne faut pas tirer sur le pianiste, tant que l'on n'a pas trouvé mieux!

     

    Tout le monde "gueule" contre le nucléaire mais c'est pourtant (pour l'instant et en l'état) le seul moyen efficace de diminuer le trou de la couche d'ozone!

    Car si ce n'est pas du nucléaire, c'est de la centrale à charbon (comme l'on remis en route les Allemands) ou pire pour ceux qui n'ont ni charbon, ni la technologie de l'atome: à gasoil!

     

    Alors la solution actuelle de faire du business avec les requins n'est certes pas idéale mais elle a le mérite de temporiser le problème en attendant de trouver mieux (comme le nucléaire)...

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    Tout le monde "gueule" contre le nucléaire mais c'est pourtant (pour l'instant et en l'état) le seul moyen efficace de diminuer le trou de la couche d'ozone!

    Car si ce n'est pas du nucléaire, c'est de la centrale à charbon (comme l'on remis en route les Allemands) ou pire pour ceux qui n'ont ni charbon, ni la technologie de l'atome: à gasoil!

    Je n'entrerais pas dans la controverse, totalement hors sujet, mais j'attirerais simplement ton attention sur le fait que tu sembles confondre le problème des altérations de la couche d'ozone avec celui du réchauffement climatique par augmentation de l'effet de serre.

    Ce ne sont ni les mêmes causes, ni les mêmes effets, bien que chacune des 2 problématique puisse avoir des effets sur l'autre.

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    Je pense que tout le monde ici aura compris l'analogie que je voulais faire!

     

    Même s'il semble que les termes utilisés ne soient pas tout à fait adéquats... :D

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    Merci à toi pour le CR complet et agréable à lire. De bien belle photos également !

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