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La "silver économie" de la plongée.


nanobulle

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« Accident de plongée ?

Quel âge ?

Plus de 50 balais ...

Normal, c’est un vieux.

Faudrait interdire la plongée aux vieux, ou tout au moins ne leur autoriser l’activité qu’après avoir été expertisés sur leur forme physique, émotionnelle, psychique, ... et ce, par des sommités hyperbares, (visite non remboursée par la sécu), qui seuls ont la connaissance pour mener de véritables exploration cardiaques, pulmonaires, sanguines, avec un petit toucher rectal pour ces messieurs, sans oublier bien entendu une étude approfondie de leur système masticatoire (https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/7/24/SPOV1722815A/jo)

Il faut être raisonnable, pour les vieux pas de palmes, des charentaises !!! ».

 

Voilà ce qui ressort en gros des discussions qui suivent, sur le forum, les accidents où l’âge du plongeur dépasse les fatidiques 50 ans.

Désolé de vous décevoir, amis jeunots, mais je prétends que les vieux sont l’avenir de la plongée, à défaut d’être aujourd’hui son actualité.

Je vous explique ma position.

Le loisir-sportif est une industrie en plein essor (matériel, structures commerciale, hébergements associés, restaurants, emplois, etc.). Pour se développer, elle a besoin de brasser des capitaux, c’est-à-dire, de créer sa propre clientèle lorsque celle-ci n’existe pas, de la fidéliser et l’accroître.

Cela demande que l’on s’adresse spécifiquement à des gens qui ont des libertés pour pratiquer et qui peuvent payer.

Les seniors, en partie, répondent à ces critères.

C’est la raison pour laquelle cette population constitue une cible privilégiée pour les investisseurs du loisir-sportif (longe-côte, marche-nordique, salle de remise en forme, aquagym, aqua-bike, golf, etc.)

Dans ce contexte, pourquoi ne pas proposer la plongée ?

Les seniors ont été éblouis par les films de J.Y. Cousteau.

Beaucoup ont rêvé d’aller sous l’eau.

Peu ont pu le faire.

Se déplacer sans effort dans un milieu portant, ne plus ressentir son poids, travailler l’équilibre statique et dynamique, maîtriser sa respiration, explorer ses sensations, ne plus avoir mal à son corps, prendre conscience de la présence de l’autre et de ses besoins etc., quelle activité mieux adaptée que la plongée pouvez-vous proposer aux vieux ?

D’autant plus, que la plongée constitue un point de regroupement familial (je plonge avec mon papy, ma mamie). C’est également une activité de socialisation. Cet aspect est particulièrement important pour ceux qui ont mal vécu leur mise à la retraite et la cassure des rapports sociaux qui s’en est suivie.

Et vous voulez limiter l’accès des vieux à la plongée ?

Bien entendu, ce n’est pas une plongée selon les critères de l’Ecole Française de Plongée qu’il faut leur proposer, avec des diplômes associés à la profondeur, des épreuves de natation de surface, etc.

C’est une plongée « douce » dénuée d’esprit de compétition (durée, profondeur), avec des objectifs, kinesthésiques, culturels, sociaux, relationnels, …. des plongées peu profondes, confortables (sans portage), en mer chaude si possible, afin de découvrir le monde sous-marin et de s’y intégrer.

Cela demande bien évidemment par précaution une visite médicale préalable, comme pour toute activité sportive, mais surtout des moniteurs préparés à cette clientèle.

A l’évidence les chenus sont l’avenir de la plongée.

La silver économie s’imposera dans notre activité.

Quant aux vieux qui continuent de plonger comme ils le faisaient il y a quelques années, il faut qu’ils s’interrogent sur leurs véritables motivations.

Que cherchent-ils à prouver ?

 

Cette interrogation ne leur est pas réservée, elle devrait être collective, que l’on soit jeune ou vieux, pour toute la plongée française, dont les choix pédagogiques sont désuets et inadaptés.

Notre modèle consiste à associer la profondeur, la prise de risque à l’évolution technique du plongeur. C’est un concept qui impose l’existence d’examens sportifs pour passer d’un niveau à un autre.

 

Il me semble qu’il est temps que nous nous inspirons des modèles étrangers, où la plongée est considérée comme une activité de loisir, ouverte à toutes et tous et qui se pratique en totale sécurité. On ne plonge pas pour aller profond, mais pour voir, pour s’intégrer au milieu sous-marin, pour acquérir de nouvelles connaissances et sensations, pour générer de nouvelles relations.

Prenons cette voie et proposons que la limite supérieure de la plongée à l’air se situe dans la zone 30-40 m, que l’on plonge sans déco, et qu’on privilégie la plongée autonome à celle encadrée.

On évitera ainsi les accidents des vieux, mais aussi des jeunots.

 

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Assez d'accord, sauf avec cette partie :

 

 

Prenons cette voie et proposons que la limite supérieure de la plongée à l’air se situe dans la zone 30-40 m, que l’on plonge sans déco

 

Perso je suis pour qu'on laisse le choix aux autonomes.

Nous aimons de temps en temps ( 1 fois sur 10 au plus ) faire une épave à 45m sans avoir à payer plus cher, prendre plus de matos, se taper des formations.

Et sans mourrir !

Je doute fort qu'il y ai tant d'accidents mortels sur ces types de plongées pour imposer ceci.

 

Bien évidemment, plus on augmente la fréquences des plongées profondes, plus va falloir s'orienter vers un autre style de plongée: nitrox conf, trimix.

 

Sinon nul doute que les anciens sont la colonne vertébrale de la plongée en france, car le boom était à leurs époque.

Il suffit de constater les baisses de licenciés, le nombre décroissant de moniteurs.

Les clubs associatifs ont des soucis à se faire.

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Bien entendu, ce n’est pas une plongée selon les critères de l’Ecole Française de Plongée qu’il faut leur proposer, avec des diplômes associés à la profondeur, des épreuves de natation de surface, etc.

C’est une plongée « douce » dénuée d’esprit de compétition (durée, profondeur), avec des objectifs, kinesthésiques, culturels, sociaux, relationnels, …. des plongées peu profondes, confortables (sans portage), en mer chaude si possible, afin de découvrir le monde sous-marin et de s’y intégrer

....

Prenons cette voie et proposons que la limite supérieure de la plongée à l’air se situe dans la zone 30-40 m, que l’on plonge sans déco, et qu’on privilégie la plongée autonome à celle encadrée.

Bah que tu limites les senior/silver/âgés/... à 40m dans le cadre des diplômes spécifiques associés comme tu le proposes, pas de problème m'a foi :rougi::rougi: .

Mais je vois pas le rapport avec vouloir limiter à 40m pour tout le monde :confused::confused::confused:

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Je me reconnais entièrement dans la description faite par Nanobulle (Môme, le film de Cousteau du dimanche après-midi, sensation d'apesanteur...) et en plus, je plonge avec mon fils.

J'ai 52ans, N2 et je devrais passer mon N3 l'année prochaine. Non pas pour aller sonder à 60M mais pour pouvoir être autonome au delà de 20M et évoluer tranquillou avec mon fils en binôme (avec ses yeux de Lynx, il me déniche des sujets à photographier que je n'aurais même pas vu à 50cm).

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J'aime pas les vieux !

Les vieux ? Il faudrait les tuer à la naissance !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

heu .... c'est où la porte ? :jesors:

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« Accident de plongée ?

Quel âge ?

Plus de 50 balais ...

Normal, c’est un vieux.

Faudrait interdire la plongée aux vieux, ou tout au moins ne leur autoriser l’activité qu’après avoir été expertisés sur leur forme physique, émotionnelle, psychique, ... et ce, par des sommités hyperbares, (visite non remboursée par la sécu), qui seuls ont la connaissance pour mener de véritables exploration cardiaques, pulmonaires, sanguines, avec un petit toucher rectal pour ces messieurs, sans oublier bien entendu une étude approfondie de leur système masticatoire (https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/7/24/SPOV1722815A/jo)

Il faut être raisonnable, pour les vieux pas de palmes, des charentaises !!! ».

 

Voilà ce qui ressort en gros des discussions qui suivent, sur le forum, les accidents où l’âge du plongeur dépasse les fatidiques 50 ans.

Désolé de vous décevoir, amis jeunots, mais je prétends que les vieux sont l’avenir de la plongée, à défaut d’être aujourd’hui son actualité.

Je vous explique ma position.

Le loisir-sportif est une industrie en plein essor (matériel, structures commerciale, hébergements associés, restaurants, emplois, etc.). Pour se développer, elle a besoin de brasser des capitaux, c’est-à-dire, de créer sa propre clientèle lorsque celle-ci n’existe pas, de la fidéliser et l’accroître.

Cela demande que l’on s’adresse spécifiquement à des gens qui ont des libertés pour pratiquer et qui peuvent payer.

Les seniors, en partie, répondent à ces critères.

C’est la raison pour laquelle cette population constitue une cible privilégiée pour les investisseurs du loisir-sportif (longe-côte, marche-nordique, salle de remise en forme, aquagym, aqua-bike, golf, etc.)

Dans ce contexte, pourquoi ne pas proposer la plongée ?

Les seniors ont été éblouis par les films de J.Y. Cousteau.

Beaucoup ont rêvé d’aller sous l’eau.

Peu ont pu le faire.

Se déplacer sans effort dans un milieu portant, ne plus ressentir son poids, travailler l’équilibre statique et dynamique, maîtriser sa respiration, explorer ses sensations, ne plus avoir mal à son corps, prendre conscience de la présence de l’autre et de ses besoins etc., quelle activité mieux adaptée que la plongée pouvez-vous proposer aux vieux ?

D’autant plus, que la plongée constitue un point de regroupement familial (je plonge avec mon papy, ma mamie). C’est également une activité de socialisation. Cet aspect est particulièrement important pour ceux qui ont mal vécu leur mise à la retraite et la cassure des rapports sociaux qui s’en est suivie.

Et vous voulez limiter l’accès des vieux à la plongée ?

Bien entendu, ce n’est pas une plongée selon les critères de l’Ecole Française de Plongée qu’il faut leur proposer, avec des diplômes associés à la profondeur, des épreuves de natation de surface, etc.

C’est une plongée « douce » dénuée d’esprit de compétition (durée, profondeur), avec des objectifs, kinesthésiques, culturels, sociaux, relationnels, …. des plongées peu profondes, confortables (sans portage), en mer chaude si possible, afin de découvrir le monde sous-marin et de s’y intégrer.

Cela demande bien évidemment par précaution une visite médicale préalable, comme pour toute activité sportive, mais surtout des moniteurs préparés à cette clientèle.

A l’évidence les chenus sont l’avenir de la plongée.

La silver économie s’imposera dans notre activité.

Quant aux vieux qui continuent de plonger comme ils le faisaient il y a quelques années, il faut qu’ils s’interrogent sur leurs véritables motivations.

Que cherchent-ils à prouver ?

 

Cette interrogation ne leur est pas réservée, elle devrait être collective, que l’on soit jeune ou vieux, pour toute la plongée française, dont les choix pédagogiques sont désuets et inadaptés.

Notre modèle consiste à associer la profondeur, la prise de risque à l’évolution technique du plongeur. C’est un concept qui impose l’existence d’examens sportifs pour passer d’un niveau à un autre.

 

Il me semble qu’il est temps que nous nous inspirons des modèles étrangers, où la plongée est considérée comme une activité de loisir, ouverte à toutes et tous et qui se pratique en totale sécurité. On ne plonge pas pour aller profond, mais pour voir, pour s’intégrer au milieu sous-marin, pour acquérir de nouvelles connaissances et sensations, pour générer de nouvelles relations.

Prenons cette voie et proposons que la limite supérieure de la plongée à l’air se situe dans la zone 30-40 m, que l’on plonge sans déco, et qu’on privilégie la plongée autonome à celle encadrée.

On évitera ainsi les accidents des vieux, mais aussi des jeunots.

 

Faire comme en Italie; la plongée à l'air est interdite au dessous de 40m...

Et si on veut aller plus bas, c'est avec un brevet spécife (extended range, par exemple ) et une déco à l'oxy ou nitrox élevé )...

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Mais je vois pas le rapport avec vouloir limiter à 40m pour tout le monde :confused::confused::confused:

Ben si ! sauf si tu as passé, moyennant la modique somme de 749€€ dollars, la certification "Advance Rescue Deep Diver .... de la mort qui tue "

EDIT > Grillé par ce bon Nics

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Avec un tel projet, c'est fini la plongée sur beaucoup d'épaves.

 

On finira par sortir entre copains et hors structure.

 

On ferait mieux déjà d'accélérer sur le nitrox.

 

En 2017, sur 51 plongées, c'est 8 au-delà de 40 m la plus profonde étant à 56 m.

 

J'ai passé la soixantaine et les séjours d'une semaine plongées profondes,je ne fais pas.

 

Après, on est vieux à partir de quel âge ? Quand on en voit certains on peut se poser des questions.

 

Et quand on regarde aussi ceux qui font du vélo, il y a quand même un échantillon représentatif des plus de 50 ans

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Faire comme en Italie; la plongée à l'air est interdite au dessous de 40m...

Et si on veut aller plus bas, c'est avec un brevet spécife (extended range, par exemple ) et une déco à l'oxy ou nitrox élevé )...

 

 

Je suis totalement d'accord avec cette proposition. Bien sûr ça va faire râler "encore un diplôme" , "encore des frais ", "la course aux cacartes" mais totalement justifiée vu les progrès et la banalisation de ce genre d'équipements. Fréquenter les 60 ,nous sommes nombreux à le faire ou l'avoir fait...serions nous vraiment objectifs de prétendre qu'une déco n'apporterait pas un vrai plus en terme de sécurité et ce quelque soit l'âge.?..

 

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Je me reconnais entièrement dans la description faite par Nanobulle (Môme, le film de Cousteau du dimanche après-midi, sensation d'apesanteur...) et en plus, je plonge avec mon fils.

J'ai 52ans, N2 et je devrais passer mon N3 l'année prochaine. Non pas pour aller sonder à 60M mais pour pouvoir être autonome au delà de 20M et évoluer tranquillou avec mon fils en binôme (avec ses yeux de Lynx, il me déniche des sujets à photographier que je n'aurais même pas vu à 50cm).

 

tout pareil, 52 ans, Cousteau quand j'étais môme , gros voyageur plongee ou je consomme de l'hôtellerie et du Resto local... bien vu cette analyse, effectivement valable pour tout le sport soft.

 

 

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Et quand on regarde aussi ceux qui font du vélo, il y a quand même un échantillon représentatif des plus de 50 ans

 

Mes 2 activités loisirs principales de jeune cinquantenaire: la plongée et le vélo...:top: En vélo (cyclo, sorties de 60 à 80km) aussi je croise pas mal de mecs (peu de filles) un plus grisonnants que moi, l'explosion du vélo électrique correspond d'ailleurs bien à une silver économie également... (et également du économie du surpoids au passage, vu les gens que je croise en vélo électrique, mais bon...:tromaran:)

 

 

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