Aller au contenu
Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine
JoneGalo

un plongeur dans les abysses

    Messages recommandés

    bonjour,

     

    simple question:

    si un sous-marin peut atteindre des profondeurs de l'ordre de 10kms,un plongeur peut-il y sortir à cette profondeur(à condition de revenir et remonter à la surface par le sous-marin)?

     

    merci

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    Techniquement ? ...; Tu veux dire biologiquement ? (sujet complexe semble-t-il le corps humain étant composé d'organes mous peu sensibles à la pression en soi, les choses se compliquent dès qu'il est question de respirer sous pression) Parce qu'avec 1000bars de pression sur le sous marin, il est strictement impossible d'ouvrir ou de rentrer dans le sous marin à une telle profondeur !

     

    Sinon JoneGalo évoque un plongeur, et a priori ce plongeur, outre le fait qu'il ne pourra pas sortir du sous marin sans le faire immédiatement imploser, ne pourra sans doute pas respirer quelque mélange que ce soit à une telle profondeur sans mourir sur le champ (mais est ce en théorie envisageable ?) !

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    bonjour,

     

    simple question:

    si un sous-marin peut atteindre des profondeurs de l'ordre de 10kms,un plongeur peut-il y sortir à cette profondeur(à condition de revenir et remonter à la surface par le sous-marin)?

     

    merci

     

     

    Cette question est loin d’être sotte et il est logique qu’on la pose.

     

    Allez je vous fais un calcul !

    On prend de l’air dont la masse volumique à 1 bar vaut 1,3 g par dm3.

    On descend ce litre d’air à 10 000 m, soit 1000 bars, à la même température.

    On applique la loi de compression des gaz PV= constante pour savoir ce qu’il devient.

    La masse volumique du gaz est multipliée par 1000, soit 1,3 kg par dm3.

    L’air est plus « lourd » que l’eau.

    Si on lâche de l’air dans la mer à cette pression, l’air coule vers le fond, ce qui implique que depuis que l’on envoie des bathyscaphes d’exploration à cette profondeur, la mer est recouverte d’air (vous ne le saviez pas ?)

    Donc pour répondre à notre ami, en supposant avoir résolu techniquement le passage de la pression atmosphérique de son véhicule sous-marin, à la pression ambiante, la personne peut sortir, respirer de l’air et faire des châteaux de sable.

     

    Qu’opposer à cela ?

     

    • Like 1

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    ... que si on se donne cette peine pour des châteaux de sable .... alors autant qu'ils soient en Espagne ... au moins :trigolo:

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    Invité Invité

    La densité de l'azote à 1000 bar, 21 celsius est de 577Kg/m^3. "Difficilement" respirable mais bien moins dense que l'eau.

     

     

     

    Cette question est loin d’être sotte et il est logique qu’on la pose.

     

    Allez je vous fais un calcul !

    On prend de l’air dont la masse volumique à 1 bar vaut 1,3 g par dm3.

    On descend ce litre d’air à 10 000 m, soit 1000 bars, à la même température.

    On applique la loi de compression des gaz PV= constante pour savoir ce qu’il devient.

    La masse volumique du gaz est multipliée par 1000, soit 1,3 kg par dm3.

    L’air est plus « lourd » que l’eau.

    Si on lâche de l’air dans la mer à cette pression, l’air coule vers le fond, ce qui implique que depuis que l’on envoie des bathyscaphes d’exploration à cette profondeur, la mer est recouverte d’air (vous ne le saviez pas ?)

    Donc pour répondre à notre ami, en supposant avoir résolu techniquement le passage de la pression atmosphérique de son véhicule sous-marin, à la pression ambiante, la personne peut sortir, respirer de l’air et faire des châteaux de sable.

     

    Qu’opposer à cela ?

     

     

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    bonjour,

     

    simple question:

    si un sous-marin peut atteindre des profondeurs de l'ordre de 10kms,un plongeur peut-il y sortir à cette profondeur(à condition de revenir et remonter à la surface par le sous-marin)?

     

    merci

     

    Techniquement c'est possible. "Il suffit de" se mettre dans un sas, d'ouvrir les portes et de sortir !

    Ensuite , il "suffit de" rentrer dans le sas et selon le temps passé, faire quelques semaines de palier dans ce sas avant de pouvoir retrouver sa bannette en toute tranquillité . Et ça c'est techniquement impossible, sauf aménagements très très spéciaux ou ..... sacrifice de la personne :rejected:

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    si un sous-marin peut atteindre des profondeurs de l'ordre de 10kms,un plongeur peut-il y sortir à cette profondeur(à condition de revenir et remonter à la surface par le sous-marin)?

    Allez, je craque et je réponds :

    NON, ce n'est pas possible.

     

    Il faut d'abord prendre conscience que les "sous-marins" qui peuvent descendre à cette profondeur sont à la pression atmosphérique à l'intérieur.

    Leur incursion en profondeur n'est rendue possible que par la solidité de leur coque, qui peut encaisser le différentiel de pression énorme entre l'intérieur (1 bar) et l'extérieur (1000 bars). Donc en fait, les individus dans le sous-marins sont en surface (sur le plan des conditions de pression).

     

    A partir de là, tu comprends que sortir du sous-marin est impossible : le différentiel de pression rend l'ouverture impossible et en admettant même qu'on y arrive, induirait le remplissage (ou l'implosion) du sous-marin instantanée. Le plongeur passerait immédiatement de 1 à 1000 bars ! Bref, il serait sévèrement esquinté !! :aga::malade:

     

    Pour rendre la sortie extra-véhiculaire possible, il faudrait un sas, dans lequel on mettrait le plongeur et ferait monter la pression progressivement jusqu'à atteindre l'équipression. Le plongeur se retrouverait donc à monter en pression dans le sas comme s'il effectuait une descente à 10 000 m. Problème, on ne connait pas de mélanges gazeux respirables (sans toxicité) au delà de 700-800 m ... Le plongeur succomberait donc en cours de compression du sas, bien avant d'atteindre l'équipression.

     

    Après, si on parle d'un plongeur décédé, alors oui, c'est possible. On continue l'équilibrage du sas jusqu'à l'équipression à 10 000 m, on sort le corps, on le remet dans le sas, on décomprime le sas, on remet le corps dans le sous marin et on remonte. On ressort le corps en surface. Mais on aura pas de témoignage direct de l'expérience. :tromaran::diable:

     

     

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

     

    Techniquement c'est possible. "Il suffit de" se mettre dans un sas, d'ouvrir les portes et de sortir !

    Ensuite , il "suffit de" rentrer dans le sas et selon le temps passé, faire quelques semaines de palier dans ce sas avant de pouvoir retrouver sa bannette en toute tranquillité . Et ça c'est techniquement impossible, sauf aménagements très très spéciaux ou ..... sacrifice de la personne :rejected:

     

    Effectivement, dans ma belle démonstration par l'absurde je n'avais pas parlé de gaz respirable à une telle profondeur, afin de rester le plus simple possible

    Il faut juste dire à l’instigateur de ce fil, sans évoquer les pressions partielles, que plus on descend et plus l'O2 est toxique et plus l'azote aussi. Des mélanges nommés hydrheliox (orthographe approximative) sont utilisés par la MN, entre autres, pour des missions à plus de 300m de profondeur !

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    C'est pour ça que j'avais répondu très sérieusement au début : "techniquement oui" :rolleyes:

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    C'est pour ça que j'avais répondu très sérieusement au début : "techniquement oui" :rolleyes:

    Effectivement !

    Mais @Scubaphil a bien fait de calmer la volaille ....

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    allez ... je la refais.

     

    La question de notre ami sur la possibilité de sortir d’un sous-marin à 10 000 m nous a surpris. Peut-être est-ce une question naïve de béotien ? ou alors un troll ?… ou encore une vraie interrogation.

    Quoiqu’il en soit, il me semble intéressant de réfléchir à ce problème et d’apporter, tant que faire se peut, quelques éléments de réponse, comme l’a fait Scubaphil (# 9).

     

    J’avais suggéré, au moyen d’un calcul, que le fond des océans était recouvert d’air (# 5). C’est évidemment une mystification que shapeshifter a immédiatement relevée (# 7).

    Il n’en reste pas moins vrai qu’il fût une époque où « l’On » faisait calculer aux prétendants moniteurs de plongée, la profondeur à laquelle l’air coulait … en y croyant dur comme fer …. chez les instructeurs.

    En fait, la loi de compression PV = constante est caractéristique du comportement des gaz parfaits. C’est une loi limite qui n’a nullement besoin d’être vérifiée expérimentalement. Elle sert aux physiciens pour définir un comportement de référence pour les fluides gazeux.

    On considère cependant qu’elle pourrait être suivie pour les gaz dont la pression tendrait vers 0, ce qui est rare en plongée.

    Elle ne s’applique donc pas à 1000 bars, ni même à 300 bars, pas plus qu’à 100 bars qui sont des pressions usuelles pour les plongeurs.

    Cela signifie que le socle théorique de la plongée, bâti sur la célèbre loi de Boyle-Mariotte et sur la maîtrise de la règle de trois (le produit en croix), branle sur ses assises.

    Cette loi est inadéquate pour décrire précisément la variation du volume d’un gaz avec sa pression, à température constante dans le contexte de la plongée sous-marine.

    Il est donc tout à fait déraisonnable de faire réaliser des calculs aux élèves en exigeant des résultats à la décimale près. Cette relation est tout au plus une bonne approximation qui permet d’avoir une idée du comportement des gaz sous pression.

    Il ne faut pas lui en demander plus.

    C’est l’occasion de suggérer un dégraissage salutaire des contenus théoriques des formations des plongeurs et de moniteurs dans l’École Française de Plongée, (physique, tables, etc.).

     

    Pour ce qui concerne la limite physiologique de respiration des gaz, qu’évoque Scubaphil, le Ministère du Travail dans le décret hyperbare de 2011, en a fixé la valeur : la masse volumique d’un gaz respirable ne doit pas dépasser 9 g de gaz par litre (Art.R. 4461-17)

    https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2011/1/11/ETST1023798D/jo/texte

    On estime que l’organisme ne peut ventiler correctement, en respirant des fluides dont la masse volumique dépasserait cette valeur.

    Prenons l’exemple de l’air, avec ses 1,3 g par litre (environ) à la pression atmosphérique à 0°C.

    Si on prend comme limite 9 g/L et si on applique au débotté la loi de Mariotte, (dont on vient de dire tout le mal que l’on pense en plongée), on se rend compte que cela correspond à une pression d’à peu près 7 bars, soit 60 m.

    C’est pour cette raison que la plongée à l’air est limitée à 60 m dans les textes du Ministère du Travail, et par extension dans ceux des Ministères des Sports et des Armées. La raison n’est pas la narcose comme certains le colportent.

    Alors bien évidemment, on peut choisir des gaz plus légers, sans prendre en considération leur toxicité éventuelle, et leurs interactions avec l’organisme, comme l’hélium ou le dihydrogène.

    Pour l’hélium, la masse volumique de 9 g/L est atteinte à 0°C pour une pression d’environ 55 bars soit un peu plus que 500 m (Compressibility Factors for Helium-Nitrogen Mixtures. F.B. Canfield , J. Chem. Eng. Data, 1965, 10 (2), pp 92–96) et pour le dihydrogène, pour une pression d’environ 110 bars soit une profondeur supérieure à 1000 m (calcul avec l’équation de Van der Waals).

    Cela laisse de la marge.

    C’est cette propriété qui a permis à la Comex d’envoyer un plongeur « travailler » à 701 m de profondeur, en caisson, en respirant un mélange dihydrogène/dioxygène (Théo Mavrostomos, hydra X, 1992).

    On lira avec plaisir sur ce sujet le texte de B. Gardette.

    http://www.330m.fr/wp-content/uploads/2012/04/de_l_helium_a_hydrogene.pdf

     

    Pour des profondeurs supérieures, il n’existe aucun mélange gazeux respirable.

    Il faudra passer aux poumons immergés (film Abyss , Cameron).

    Science-fiction ?

    Différentes études universitaires expérimentales montrent que cette solution est envisageable.

    Donc pourquoi ne pas imaginer une sortie de l’Homme à 10000 m dans l’avenir ?

     

    Je ne suis pas volontaire pour tester.

     

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    Merci pour l'effort ! (Et encore désolé pour le bug...)

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    Créer un compte ou se connecter pour commenter

    Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

    Créer un compte

    Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

    Créer un nouveau compte

    Se connecter

    Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

    Connectez-vous maintenant

    ×
    ×
    • Créer...