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wespel

La Surpression Pulmonaire existe-t-elle vraiment?

    Messages recommandés

    Tout doux, les amis !

    Attendez un peu que je m'explique sur ce choix de titre provocateur avant d'aiguiser vos claviers.

     

    Ma question n'a rien de médical, mais elle est simplement pédagogique, en fait surtout terminologique:

    Pourquoi (voire par qui...) le barotraumatisme pulmonaire grave provoqué par le blocage de l'expiration à la remontée a-t-il été appelé en France "surpression pulmonaire"?

     

    Pulmonaire, je vois bien, mais surpression?

    D'où cela peut-il bien venir?

     

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    Tiens, c'est vrai ça !

    Car au contraire, cet accident se produit quand la pression diminue !

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    Aïe ! Sale temps pour les mouches ...:rolleyes:

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    en effet on met dans un même sac la pression au sens de la physique et ses effets sur les tissus. Il aurait été plus précis de dire "traumatisme des alvéoles par dilatation gazeuse". Ou autre terme pompeux, compliqué, voire sigle puisque c'est la mode...

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    En fait, je viens de percuter :

    Il y a surpression dans les poumons par rapport au milieu extérieur.

    What else ?

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    C'est bien......

    7h pour répondre à une évidence, on est dans la moyenne :grimace:

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    Chapeau ! Gageons que le Babaorum sera assimilé et digéré dans 7 autres heures :trigolo:

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    J'adorerais me rendre à l'évidence, mais c'est encore bien loin pour mon esprit tortueux...

     

    Voyons ailleurs, là où la tétrachotomie capillaire est encore autorisée.

     

    Les anglish parlent, eux, de "pulmonary overinflation", ce que l'on pourrait oser traduire par "sur-gonflage pulmonaire"( beurk, mais au moins y'a la notion de sur-volume...).

    La littérature dit plutôt "distension pulmonaire".

     

    A la remontée, quand la pression diminue et que l'on bloque expiration, c'est le volume pulmonaire qui augmente (ou localement alvéolaire en cas de bronche à clapet)

    Et quand la limite d'élasticité des alvéoles est atteinte, c'est la rupture. Le dépassement du volume pulmonaire/alvéolaire "limite" pose problème.

    Sur-volume n'existant pas, on aurait pu choisir hyper-distension pulmonaire, ou sur-expansion pulmonaire, voire rupture alvéolaire.

     

    Il n'y a qu'à moi que le terme "surpression" paraît impropre?

     

    Parce que si la "surpression dans les poumons par rapport au milieu extérieur" est fatale, moi j’arrête de tousser et d’éternuer...

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    Oui, c'est un peu comme femme de menage et technicienne de surface, le nom change, mais c'est toujours identique, on est juste plus dans l'air du temps.:rolleyes:

    Sinon, j'aime bien B.A.B.A.O.R.U.M., :hehe:

     

     

    A+

     

    :biere:

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    Tout doux, les amis !

    Attendez un peu que je m'explique sur ce choix de titre provocateur avant d'aiguiser vos claviers.

     

    Ma question n'a rien de médical, mais elle est simplement pédagogique, en fait surtout terminologique:

    Pourquoi (voire par qui...) le barotraumatisme pulmonaire grave provoqué par le blocage de l'expiration à la remontée a-t-il été appelé en France "surpression pulmonaire"?

     

    Pulmonaire, je vois bien, mais surpression?

    D'où cela peut-il bien venir?

     

    Pour tenter de répondre à ta question, je te donne deux références.

    On lit, p 71, dans le livre « La Plongée » de la Marine Nationale de 1967, publié chez Arthaud

    « Surpression pulmonaire

    La surpression pulmonaire apparaît lorsque la pression de gaz à l’intérieur des poumons devient plus grande que la pression externe qui s’exerce sur la cage thoracique »

     

    Cette notion est développée dans les mêmes termes, p 119, dans l’ouvrage des Dr. Fructus et Sciarli « la plongée santé -Sécurité » publié en 1980 aux éditions Maritimes & d’Outre Mer.

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    C'est bien......

    7h pour répondre à une évidence, on est dans la moyenne :grimace:

    Vu mon age, mes capacités cognitives et .... mon emploi du temps, 7h c'est bien ! :lol:

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    Parce que si la "surpression dans les poumons par rapport au milieu extérieur" est fatale, moi j’arrête de tousser et d’éternuer...

    Pas faux !

    Sais-tu que certains éternuements peuvent être fatals ?

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    Vu mon age, mes capacités cognitives et .... mon emploi du temps, 7h c'est bien ! :lol:

     

    Ben c'était une remarque globale :D

     

    Pour en revenir à la question initiale :

    Les alvéoles tolèrent une SP (par rapport au milieu ambiant) évaluée à 0,3 bar, soit 3m de colonne d'eau

     

    Une fois la circulation d'air fermée, les poumons s'étendent. Jusqu'à leur limite elatisque (cage thoracique)

    Puis les alvéoles s'étendent. Jusqu'à leur limite élastique. Et puis après on passe résistance à la pression, limitée, jusqu'à ce que les tissus se fissurent. Et c'est la SP, ou volume machin.

     

    Dans tous les cas, tu comprendras que, comme pour un ballon de baudruche, volume comme pression sont étroitement si liés à son éclatement ;)

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    Fructus et Sciarli sont encore plus sévères que @Xabi :

     

    "Il suffit que l'espace alvéolaire (en partie ou en totalité) soit clos à la remontée pour que, le volume d'air qu'il contient ayant augmenté jusqu'aux limites d'élasticité de la cage thoracique, la pression augmente à son tour.

    Or il suffit qu'elle dépasse la pression ambiante de 80 mm Hg, soit 106mb, soit un mètre d'eau de mer environ pour que des effractions alvéolaires se produisent(...) " in Santé-Sécurité page 112 édition 1986

     

    Je ne remets pas en cause la surpression pulmonaire, ni ses mécanismes, mais seulement la terminologie employée, considérant surtout la pédagogie à employer pour éviter qu'elle ne survienne.

     

    Et là, je me dois de rendre à César ce qui appartient Yasmina, une élève N4 qui m'interpellait: "Est-ce que je risque une surpression pulmonaire quand je tousse?"

     

    "-Euh, Yasmina, tu veux une Valda?"

     

    Au soir, me voilà en apnée sur le net à lire, éberlué, des récits de décès par éternuement( t'as bien raison @CMDC !) , et à transpirer sur des PDF de physiologie de la toux, à convertir des cmH2o, en mmHg, pour apprendre qu'une toux peut provoquer une pression intra-pleurale et intra-alvéolaire allant jusqu'à 220 mmHg, soit trois fois la limite de Fructus/Sciarli... et pourtant statistiquement, on survit à un rhume.

     

    Bon, je me dis que je mélange tout, pression, surpression, tension et distension...

     

    Merci, Yasmina! (qui a passé son N4 avec brio et sans Valda)

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