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berny

Structures Professionnelles et Fédérations de bénévoles

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    Là encore @Scubaphil, peux tu apporter de l'eau au moulin de certaines affirmations ci-dessus pour qu'on comprenne ?

    Pourquoi et en quoi les SCA dénaturent la politique de la ffessm ? Seulement cette histoire de certificat médical ? D'autres exemples de ce constat très fort ?

    Pour revenir sur le poids des SCA dans la politique fédérale :

    Le cas du conflit entre direction fédérale et commission médicale (qui ne porte pas exclusivement sur le certificat) est le meilleur exemple en effet : l'intérêt commercial des SCA est venu bouter la réflexion médicale hors champ. Il existe toutefois d'autres exemples.

     

    Prenons le dernier CR disponible de Comité Directeur National (celui du 01-03/06/2018) : page 22-23, point n°3, portant sur "le développement des produits fédéraux, licences et brevets". Le sujet est général, concerne a priori toutes les structures fédérales, associatives comme professionnelles. Pourtant la discussion n'est orientée que sur les SCA. Le seul moment où le débat glisse vers l'associatif, le Président JLB a pour seule réponse, démonstrative : "Le problème est de faire en sorte que la fédération existe dans le secteur professionnel." What else ? comme dirait l'autre ... :vexe:

     

    In fine, les échanges lus donnent à réfléchir : faudra-t-il que le système soit transformé de A à Z pour le seul bénéfice des SCA ? La question est légitime.

     

    Je vous invite également à lire les pages 8 et 9 du même CR de CDN, avec des échanges spécifiquement sur la place des SCA dans le système fédéral. Ca ne répond pas à ta question ci-dessus @Amore, mais c'est assez intéressant.

     

    Autre exemple, à l'échelon local. Dans mon Comité Régional (outre mer), les SCA sont largement majoritaires (39 SCA pour 18 associations en 2017). Je te garantie qu'à chaque Assemblée Générale, il y a comme un malaise : les professionnels, fortement représentés (ça va de soi) tendent à utiliser l'outil fédéral comme un élément à leur service. C'est un peu le bureau des lamentations : toutes les difficultés sont portées au niveau du Comité Régional et le Président s'empresse d'y répondre en allant démarcher les administrations ou les partenaires adaptés. Le comité a ainsi été le levier principal d'obtention de la détaxe des carburants pour les pros en 2015. Décès d'un conjoint de patron de SCA, aide exceptionnelle. Ouragans en 2017 : cagnotte et aide exceptionnelle "pour les professionnels", pas pour les assos. Motif : aucune association n'a subie de dégâts ... Ah bon ? Voir ci-dessous :

    IMG_0535.jpg.a6c0217326294493aba14775a72caa58.jpgIMG_5816.JPG.e7db88509fa8b5bdb1a5d90a714e70e7.JPG

     

    Discussion avec un professionnel sur le sujet : "oui mais nous on fait des emplois !" ... Ah oui, forcément. Fermez le ban, la discussion est close. Au passage, mon association emploie 4 personnes ... Et quand bien même, le rôle d'un comité fédéral est-il d'aider seulement les professionnels ? :confus:

     

    Bref, de mon point de vue, les pros utilisent plus la fédération comme un syndicat qu'autre chose. En celà, ils dénaturent le fonctionnement fédéral.

     

    Alors oui @benbulle, les choses actuellement fonctionnent assez bien. Mais elles évoluent et je crains que la situation aux Antilles ne soit exemplaire des dérives si le secteur professionnel gonflait fortement au sein de la fédération.

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    Merci Phil pour ton point de vue.

     

    Plus le temps passe, c.a.d plus je cerne la façon dont les choses se passent à la FFESSM plus je comprends les plongeurs qui font le choix d'etre hors structure.

     

    Je suis un pur produit associatif et j en apprécie les bases, mais quand je vois la forme qu'elle prends à la FFESSM… bof.

     

    Laissons donc les associatifs en pur bénévoles … et que les pros fassent leur vie hors fédé mais a 100% je pense qu'il y aurait beaucoup moins de conflit d'intérêts

     

     

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    Alors oui @benbulle, les choses actuellement fonctionnent assez bien. Mais elles évoluent et je crains que la situation aux Antilles ne soit exemplaire des dérives si le secteur professionnel gonflait fortement au sein de la fédération.

    Voilà Berny a gagné :fou: :fou: :fou: :

    Comme l'auteur voir que l'hameçon marche pas.... il essaye d'attraper le poisson par l'autre bout de la queue : "bénévoles, chassez les mécréants de PRO de votre fédé" :bravo: .

    Tu as déjà lu la Zizanie d'Asterix :top: . Bah voilà Berny :trigolo: .

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    Sinon le regroupement de pro comme l'appelle initialement Berny :

    berny, regrouper des professionnels, ce n'est pas ce que fait l'ANMP ?

    Il n’existe pas déjà l’ANMP et le SNMP ?

    Mais visiblement ça plait pas à Berny, il veut fonder le LNPPRS

    Ligue National des Plongeur PRO Râleurs et Syndiqués :bravo: , président Berny :top: .

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    A la lecture des échanges ici, je comprends de moins en moins ces professionnels qui demandent plus de pouvoir alors qu’ils semblent en avoir bien au delà que prévu dans les statuts.

    Comme d’autres, j’ai tendance à penser qu’une fédé réservée aux associations de bénévoles ou au service des adhérents me paraîtrait plus saine.

     

    Les professionnels que je respecte ont d’autres besoins mais également déjà bien d’autres supports pour faire avancer leurs revendications :

    SNMP, ANMP, FNEAPL, COSMOS, MEDEF, etc.

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    ........

    Bref pourquoi vouloir un détruire un système qui marche bien :confused: :confused: :confused: .

     

    Mieux, ce serait moins bien !

     

     

     

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    Merci pour la réponse @Scubaphil et la restitution de ce cas de figure en Guadeloupe.

    Que le Comité Régional où une majorité de structures commerciales exercent se préoccupent de défendre l'activité de ces entités ne me parait pas scandaleux. Par contre que ce qui est obtenu pour les pros ne soit pas valable pour les associations est un dévoiement assez évident et étrange :eek:. Les associations locales ont remonté ce sujet au niveau national de la fédé ?

     

    Sinon concernant la discussion générale assoc vs pro, la lecture du rapport complet, je trouve que ce n'est pas aussi flagrant qu'il y ait une dérive vers les pros. La question qui semble se poser, c'est comment, pour la fédé, capter un type de clientèle plus volatil en particulier en période estivale qui semble être traitée de manière plus appropriée par les SCA. L'autre problématique est de négocier, en effet, des produits plus spécifiques pour ce type de clients en échange d'une visibilité plus importante de la ffessm dans les SCA.

    ça me parait de bonne politique d'autant que JLB lui même semble dire que le passage à 20% ne changera rien du point de vue l'équilibre des forces au sein de la fédération.

     

    En fait Delmas résume bien la question stratégique pour la ffessm pour ce qui concerne les SCA : Les SCA ont délivré plus de brevets et plus de licences que les années précédentes au total. C’est un vrai choix de stratégie, l’ensemble des SCA aujourd’hui génère 800.000 € de chiffre d’affaire pour la fédération.

     

    N'importe quelle organisation chercherait des solutions "stratégiques" pour conserver voire développer à moindre frais cette obole.

     

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    Le problème du secteur commercial de la plongée-loisir en France, est qu’il n’existe pas !

    La raison en est historique.

    Cette situation résulte d’une forme d’inconséquence de la pensée politique dans notre pays.

    Je me propose de vous la décrire entre cette année et l’année prochaine.

     

    En 1975, l’État crée le BEES à trois niveaux, diplôme obligatoire pour enseigner le sport en France contre rémunération.

    Le problème est qu’il n’existe pas à cette époque, dans notre pays de structures commerciales de plongée !

    En 1982, le Ministère des Sports publie ses premières règles de sécurité pour les entreprises commerciales de plongée. Le problème est qu’il n’en existe que deux en France, déclarées dans le Sud-Ouest.

    Cela n’a pas de sens.

    L’ensemble des clubs ne sera concerné qu’en 1983.

     

    Cela signifie-t-il, qu’à cette époque, il n’y avait pas de flux d’argent autour de la plongée ?

    Bien sûr que si !!!

    Mais chacun s’organisait selon les usages du moment.

    Dès le 2ème échelon, (N4 actuel), les plongeurs passaient leurs vacances dans des clubs. Ils n’étaient généralement pas payés, mais le plus souvent engagés au pair, et gratifiés en fin de séjour d’une enveloppe contenant un peu d’argent liquide, ou des « chèques-clients » non remplis. Le logement était assuré avec les moyens du bord. Combien ont dormi sur les bateaux, au-dessus du compresseur, ou dans des couches occasionnelles partagées avec une clientèle affectueuse ?

    Il n’était évidemment pas fait de différence entre les 2ème échelons, les moniteurs d’état et fédéraux. Chacun allait au charbon selon ses compétences.

    Mais ça c’est le passé.

     

    Et puis tout a changé.

    « On » s’est piqué de professionnaliser la plongée.

    Une des premières décisions a été de considérer que les N4 n’avaient plus le droit de faire les baptêmes, sous prétexte qu’il s’agit d’un « acte pédagogique » (on en a parlé dans le forum)…. foutaises !!!.... c’était pour tenter de créer artificiellement du boulot aux Moniteurs d’État et forcer ainsi les structures commerciales à les embaucher.

     

    Une autre décision a été catastrophique. Celle de ne plus permettre de se présenter ponctuellement aux examens des brevets d’État pour les 2ème échelon. Il fallait faire une préparation en CREPS, avec des stages, financièrement prohibitifs de plusieurs semaines. Il a été prétendu que c’était pour mieux préparer les moniteurs à leur vie active…. foutaises.

    Le but recherché était de filer du boulot aux CREPS, et à leurs formateurs, qui pour la plupart étaient des BEES qui avaient eu leur diplôme ponctuellement, quand ce n’étaient pas des « nationaux » qui ne possédaient pas le tronc commun.

    Pourquoi catastrophique ?

    On s’est coupé de toute une population, souvent de haut niveau intellectuel (enseignants, étudiants, médecins, etc.) qui passait leur BEES pour bénéficier de vacances gratos dans les structures du bord de mer. Cette population réfléchissait. Elle s’interrogeait sur l’enseignement de la discipline, elle s’investissait dans les structures d’accueil, puis dans leur club associatif lorsque les moniteurs rentraient chez eux.

    De fait, on a interdit aux « intellos » de passer le BEES 1.

    Ils sont devenus fédéraux.

    L’associatif y a gagné en qualité.

     

    Et puis, comme cela n’améliorait toujours pas la situation de la plongée commerciale en France, cela a été l’avalanche des textes réglementaires et la chasse aux enseignants fédéraux, hors-la-loi. Elle est toujours ouverte.

     

    Mais au bilan, y a-t-il eu création d’un contexte permettant l’éclosion d’un secteur commercial fort de la plongée en France ?

    Certainement non.

    Ceux, qui organisaient la plongée et qui venaient du sérail, les anciens, les vieux qui capitalisaient les bénéfices sonnants et trébuchants de la saison se sont déclarés SCA, et ont continué de fonctionner comme avant, en essayant de ne pas se faire gauler.

    Les plus jeunes ont suivi l’exemple.

    Ils sont aujourd’hui à la tête des groupes de pression qui dirigent la FFESSM dans les coulisses.

    C’est ce qui explique la politique actuelle de la FFESSM.

     

    Si vous en êtes d’accord, on va s’arrêter là.

     

    Je vous propose de poursuivre cette analyse en 2019

     

    Bon réveillon.

    Attention à la narcose.

    Ne plongez pas trop profond.

     

    Amitiés à toutes et tous.

     

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    Merci pour cette analyse . ;)

    Bonne Année :biere: et belles plongées avec où sans bulles :top:

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    Et si on se contentait d'admettre que la fédé n'est qu'un moyen d'obtenir une certification reconnue puisqu'elle est la seule qui délivre des brevets cmas et que d'ailleurs, seuls ces brevets sont reconnus à leurs justes valeurs dans votre pays... donc le gros intérêt des pros en adhérant à la fédération c'est de pouvoir bosser, non ?

    donc une fois qu'ils sont montés à bord, autant manoeuvrer la barque pour l'amener là où ça les arrange...

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    Si vous en êtes d’accord, on va s’arrêter là.

    Je vous propose de poursuivre cette analyse en 2019

    Merci de nous rappeler ce triste bilan, bien malheureusement partagé, de la plongée française.

    En te souhaitant tout de même une bonne et heureuse année. Mais je doute sincèrement de pouvoir adresser ces souhaits à la plongée Française.

     

     

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    Bien, comme nous sommes en 2019 maintenant, poursuivons l'analyse :trigolo::hehe:

     

    Est-ce qu'il existe une réglementation qui empêche des pros à s'organiser et à se structurer en organisation/ligue/ groupe (...) propre aux structures professionnelles ? Bien entendu, il faudra concurrencer le ffessm qui, elle, ne verra aucune utilité à se priver de fédérer des SCA sous son giron pour celles qui le souhaitent.

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    Bien, comme nous sommes en 2019 maintenant, poursuivons l'analyse :trigolo::hehe:

     

    Est-ce qu'il existe une réglementation qui empêche des pros à s'organiser et à se structurer en organisation/ligue/ groupe (...) propre aux structures professionnelles ? Bien entendu, il faudra concurrencer le ffessm qui, elle, ne verra aucune utilité à se priver de fédérer des SCA sous son giron pour celles qui le souhaitent.

     

    la liberté syndicale existe depuis 1884

    la liberté d'association existe depuis 1901

     

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    Le problème c'est que ces pros devront se passer des brevets et niveau fédéraux, donc migrer vers une autre école reconnue par le cds ou vers un standard reconnu comme PADI.

     

    Ça peut pénaliser aussi bien les pros en question que les clubs associatifs :

    - si un plongeur passe sont N1 l'été dans une de ses structures pro et veut continuer en associatif ensuite il risque de ne pas pouvoir le faire facilement.

    - si un plongeur a commencé sa formation en associatif et veut continuer chez un de ces pros, ça peut aussi bloquer.

     

    De fait, la 2F défini les niveaux du standard français, empêcher les pros d'utiliser ces standards ne peut que nuire à leur utilisation globale, et donc a la 2F au final.

     

    ​​​​​​

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    2019, suite ….

     

    Après avoir décrit l’évolution calamiteuse de la plongée en France ces 40 dernières années, on peut se demander s’il aurait possible de faire autrement.

     

    En 1985, le SNMP organise une rencontre entre les moniteurs de plongée français et PADI, au CREPS d’Antibes. La FFESSM, à l’époque, fait des pieds et des mains pour faire interdire cette réunion. Il faut dire que PADI portait un message déflagrant, très différent de celui entendu jusqu’à cette date.

    En gros, voici ce que disaient ses dirigeants :

    « La plongée sous-marine de loisir est un produit, comme les cacahuètes. Elle est un marché. On peut l’organiser, l’étendre, l’améliorer, l’adapter à la population du pays où on travaille, à sa réglementation. On peut faire du commerce et embaucher. On peut vivre professionnellement soi-même de la plongée, et surtout, on peut faire vivre d’autres personnes.

    Mais pour cela, il faut qu’elle soit ludique, « totalement » sûre et accessible à tous.

    Un plongeur accidenté fait de la mauvaise publicité à l’activité.

    Un plongeur décédé ne revient pas.

    Les plongeurs formés doivent être des consommateurs et pour cela doivent être autonomes.

    Il faut créer des entreprises sérieuses, compétentes, solides, capables de façonner le marché, de proposer des produits afférents (matériel, voyages, lectures, etc.), d’innover et surtout de former ses propres cadres.

    Cela demande des formateurs performants.

    Cela demande des managers rompus à la démarche commerciale et à la négociation nationale et internationale.

    Peu importe qu’ils soient moniteurs de plongée ou pas.

    Pour cela, il y a les Instructeurs. »

     

    Un certain nombre de moniteurs français ont été convaincus (et le sont toujours).

    Ils sont devenus PADI, … et ??? … pas grand-chose, car la FFESSM s’est arrangée pour que l’incendie ne se propage pas, et, entres autres, a fait pression sur le Ministère des Sports pour que les Instructeurs PADI ne soient pas reconnus.

    43 ans après ils sont toujours tricards dans notre pays.

    Chapeau, belle perf !

     

    Il est invraisemblable que la France refuse ce système, parfaitement viable à l’étranger, qui forme pratiquement tous les plongeurs du monde, (avec les autres composantes du RSTC), avec pour argument « qu’il n’est pas de qualité suffisante ».

    Comment oser soutenir une telle sottise ?

    Cela me rappelle la justification de « l’environnement spécifique ».

    « La plongée est dangereuse en France ! »

    Il faut donc protéger les plongeurs.

    Elle cesse de l’être une fois que l’on franchit la frontière italienne, espagnole ou belge.

    De qui se moque-t-on ?

    Ces restrictions n’ont aucun fondement logique.

    Ce sont des moyens « de papier » permettant de sauvegarder artificiellement la « plongée Française ».

    Ce sont des mesures protectionnistes.

     

    Comment a évolué la plongée française pendant ces 40 et quelques dernières années ?

    La belle qui n’était déjà pas bien réveillée en 1985, s’est définitivement endormie.

    L’État se faisant de plus en plus prégnant, les « patrons » des structures saisonnières historiques liées à la FFESSM, ont simplement régularisé leur situation administrative, (les SCA), en devenant des prestataires de service de la Fédération pour la clientèle associative, mais sans rien changer à la gouvernance de la plongée, ni à son esprit, ni à sa pédagogie.

     

    Tous les patrons ?

    En fait, soyons un peu plus précis, ...pas tous !

    Il faut signaler que certains résistent et refusent de participer à cette léthargie collective. Leurs entreprises ne sont pas des SCA.

    Elles forment le plus souvent, en France, leurs plongeurs dans le cadre du RSTC, (avec des moniteurs d’état), tout en respectant les contraintes du Code du Sport.

    Tant que ces patrons existent, l’espoir est permis.

     

    Dans ce contexte, Berny pose la bonne question : quel est l’avenir du secteur commercial dans les fédérations de plongée ?

     

    On peut imaginer plusieurs réponses.

     

    Il peut être choisi d’exclure les structures commerciales des fédérations et retrouver ainsi un contexte sain de développement, digne de la plongée associative, basé sur les valeurs traditionnelles jumelées au bénévolat et à l’innovation pédagogique.

    Cette solution permettrait en parallèle, l’éclosion obligée d’un secteur commercial, avec de véritables entreprises, travaillant avec des organisations étrangères (PADI, NAUI, SSI, etc.), ou même françaises, coupées des exigences fédérales.

    À titre d’exemple, le SNMP, en 1986 avait publié son propre cursus d’enseignement, reconnu par le Ministère des Sports, qui conduisait à un diplôme de « Plongeur capacitaire » permettant de se présenter au BEES 1. On disposait alors d’une voie de formation complète au brevet d’état qui évitait de passer par une fédération.

    À mon sens, on a tout à fait intérêt à suivre cette voie.

    Mais pour qu’il en soit ainsi, il faudrait que le monde associatif se mobilise et pèse sur la prochaine AG de la FFESSM.

     

    Soit associer totalement les SCA à la marche de la FFESSM, et créer une « fédération de plongée commerciale » avec l’objectif de promouvoir la plongée sous-marine auprès des bénévoles et organiser leur exploitation commerciale.

    Il s’agit de se créer un cheptel prêt à tondre.

    Dans cette occurrence la participation des SCA à la marche des fédérations ne devrait pas se cantonner à 10 ou 20 %. Elle devrait être majoritaire.

    Elles ont donc raison de le demander.

    Peut-être est-ce une solution ?

    Avec la nouvelle gouvernance du sport qui se profile à l’horizon de cette année, c’est semble-t-il cette voie qui est privilégiée par les instances fédérales.

    Pour qu’il en soit ainsi, le plus simple est de ne rien faire.

     

    Rêvons un peu.

    Dans ce contexte, la suppression de l’environnement spécifique, l’arrivée opérante sur le marché français des acteurs de la plongée internationale, comme PADI, SSI, véhiculant une autre conception de notre activité tournée résolument vers le loisir et l’autonomie, serait une vraie bouffée d’oxygène.

    On peut espérer, à termes (mais dans combien de temps ?), une telle issue avec l’application des directives européennes.

     

    Mais peut-on encore croire encore au Père Noël ?

     

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