Aller au contenu
Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine
robby92

Formation PADI - si c'était à refaire ?

    Messages recommandés

     

    On apprend chez Padi à faire des remontées d'un plongeur inconscient lors de la formation Rescue, formation qui s'insère habituellement à la suite d'un Open Water et d'un Advanced OW. Souvent, entre le Advanced et le Rescue, les plongeurs vont aussi avoir eu l'occasion de faire quelques "spécialitées", selon leurs intérêts et le type de plongées qu'ils font. La formation Advanced est essentiellement une formation "pratique" qui consiste à faire 5 plongées différentes, dont une plongée d'orientation et une plongée profonde (max 100 pieds). Les 3 autres plongées sont à la discrétion de l'élève et/ou du moniteur, mais ça inclus presque toujours une plongée de nuit et une plongée "maîtrise de la flottabilité".

     

    Bref, la philosophie du cursus Padi peut se résumer ainsi: Un Open Water apprend à maîtriser les bases de la plongée sous-marine et permet de plonger jusqu'à un maximum de 60 pieds, avec un accès direct à la surface, de jour, dans des conditions similaires ou plus faciles que durant la formation, dans les limites de la plongée "sans déco"... C'est la formation idéale pour quiconque va essentiellement plonger depuis un bateau, avec un DiveMaster, dans les Caraïbes quelques fois par année.

     

    L'advanced OW, elle, va juste un peu plus loin en commençant lentement à focusser sur la maîtrise de conditions ou de techniques particulières afin, ultimement, de permettre au plongeur AOW d'être plus confortable et sécuritaire lors de plongées effectuées jusqu'à une profondeur max de 100 pieds, toujours avec un accès direct à la surface et dans des conditions similaires ou plus faciles que durant la formation, dans les limites de la plongée "sans déco". C'est la formation qui permet vraiment de s'amuser dans le Sud, en faisant à peu près toutes les plongées récréatives habituellement offertes là-bas.

     

    Ce n'est essentiellement qu'à partir du Rescue Diver que les notions d'autosauvetage et de sauvetage vont être apprises. Un Rescue aura une formation assez poussée et exigente qui lui permettra de prendre en charge toute une panoplie d'urgences en plongée, du plongeur fatigué à l'arrêt cardio-respiratoire avec réanimation, administration d'oxygène et gestion du défibrillateur... Fait à noter, un Rescue Diver opère toujours dans les limites de la plongée récréative, ne peut descendre plus bas que 100 pieds (130 s'il a une spécialité plongée profonde) et doit toujours rester dans les limites de la plongées "sans déco".

     

    Après, il pourra toujours poursuivre sa formation vers le cursus professionnel et obtenir le premier grade de DiveMaster. Au niveau des connaissances purement techniques, il n'apprendra pas vraiment grand chose de plus qu'un Rescue, l'essentiel du cursus pro étant dirigé essentiellement vers l'aspect pédagogie et gestion de groupes. Un DM n'est pas formé pour aller au-delà des limites de la plongée récréative et doit, lui aussi, rester dans la zone "sans déco".

     

    En fait, il faut savoir - et j'ai l'impression que c'est là qu'il y a de l'incompréhension - que le cursus nord-américain distingue très très clairement plongée récréative et plongée technique. Un Course Director Padi, le plus haut degré qu'un professionnel de la plongée Padi puisse obtenir, n'aura jamais été formé pour plonger au-delà de 130 pieds et n'aura jamais été formé pour faire de la véritable déco. Par contre, un Rescue Diver qui n'a pas le moindre intérêt pour l'enseignement, pourra bifurquer rapidement vers la filière tec et commencer une formation technique qui l'autorisera à plonger au-delà de 130 pieds, en faisant de la déco, avec des mélanges gazeux autre que de l'air ou du nitrox supérieur à 40%. Perso, c'est le sentier que j'arpente actuellement... ;)

     

    Et il est assez commun, pour un plongeur nord-américain, de faire tout le cursus recréatif (de OW jusqu'au Rescue) chez Padi, reconnu ici (et ailleurs dans le monde, btw) comme la référence en plongée récréative et, ensuite, de passer chez TDI pour le cursus tec. C'est aussi ce que, perso, j'ai fait.

     

    Merci également beaucoup pour toutes ces précisions qui nous aident à placer le débat !

    Au vu de ta description, tu admettras donc que c'est quand même incroyable de considérer un plongeur open water comme autonome : il en est très loin, non ? Pourtant, dans la philosophie PADI, il peut plonger avec son buddy et sans guide, il me semble. En cas d'accident, le centre PADI pourra s'en laver les mains car le plongeur "est autonome et responsable"...

     

    Merci pour l’honnêteté quand tu dis "un Course Director Padi, le plus haut degré qu'un professionnel de la plongée Padi puisse obtenir, n'aura jamais été formé pour plonger au-delà de 130 pieds et n'aura jamais été formé pour faire de la véritable déco". Quand même étonnant, alors qu'un N2 sait faire ça ! Comme quoi c'est pas mal de suivre les deux approches (c'est mon cas), comme ça on sait tout faire !

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    Sinon, dans un contexte de noyade, ce qui fait VRAIMENT la différence entre un plongeur vraiment mort et un plongeur peut-être vivant, c'est l'accès rapide à un défibrillateur automatisé. Le reste, à la limite, c'est cosmétique et pour se donner bonne conscience.

     

    Ça me fait d'ailleurs penser à un truc: La formation FFESSM dispensée en France, elle inclue comme la formation Padi Rescue, une formation pratique avec des défibrillateurs?

     

    On me souffle dans l'oreillette, qu'un défibrillateur (auto ou non ) n'est efficace que sur un cœur qui fibrille et non sur un cœur arrêté .

    Un noyé est dans un environnement humide voire métallique comme le pont d'un bateau et que les machines n'ont jamais remplacé le savoir faire et la réflexion !

    • Like 1

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    et face à un coeur qui s'est arrêté pour cause de mort cérébrale dûe à une non oxygénation, il va devoir avoir de bonne capacités, je défibrillateur...

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

     

    On me souffle dans l'oreillette, qu'un défibrillateur (auto ou non ) n'est efficace que sur un cœur qui fibrille et non sur un cœur arrêté .

    Un noyé est dans un environnement humide voire métallique comme le pont d'un bateau et que les machines n'ont jamais remplacé le savoir faire et la réflexion !

     

    On me souffle aussi dans l'oreillette (enfin, c'est ma conjointe, médecin spécialiste depuis près de 15 ans et qui fait des soins intensifs et qui est aussi coroner) que le coeur d'un noyé passera très souvent, avant de définitivement cesser de battre, en phase de fibrillation et que c'est à ce moment, si on intervient, qu'on peut faire une différence. Sinon, pour "repartir un coeur", c'est effectivement possible, mais uniquement par des professionnels bien équipés...

     

    On me souffle aussi à l'oreillette (enfin, les gens de DAN, qui s'y connaissent plutôt, en intervention post-noyade) qu'un AED sur un pont métallique mouillé n'est pas vraiment problématique: http://www.alertdiver.com/AEDs

     

    :)

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    et face à un coeur qui s'est arrêté pour cause de mort cérébrale dûe à une non oxygénation, il va devoir avoir de bonne capacités, je défibrillateur...

     

    Yep! Une AED n'est pas une machine à miracle ou à produire des Lazare, mais si elle est utilisée au bon moment, dans la bonne situation, par des gens qui savent s'en servir, la littérature scientifique est unanime pour dire que c'est très utile et que ça fait toute la différence.

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    Merci pour l’honnêteté quand tu dis "un Course Director Padi, le plus haut degré qu'un professionnel de la plongée Padi puisse obtenir, n'aura jamais été formé pour plonger au-delà de 130 pieds et n'aura jamais été formé pour faire de la véritable déco". Quand même étonnant, alors qu'un N2 sait faire ça !

     

    C'est pas étonnant, c'est même très cohérent avec l'approche nord-américaine qui distingue clairement plongée tec de plongée rec. Et c'est bien, parce que ça implique qu'un plongeur formé rec va apprendre à demeurer à l'intérieur de ses limites; s'il veut faire du tec, il va le faire, mais une fois formé solidement par une agence tec, dans un pipeline tec, par d'autres plongeurs tec. That's it! :)

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    L'aspirine ce n'est pas pour le mal de tête, mais pour les bulles en cas d'ADD, il se trouve que l'apirine a pour effet de fluidifier le sang, il serait peut-être plus intelligent de réflechir avant d'être condescendant.

     

    L'intérêt de l'aspirine en cas d'ADD est très discuté, et si la FFESSM le recommande, il me semble bien que d'autres organismes de formation, eux, l'interdisent carrément.

    D'autre part, les recommandations de médecins hyperbares tournent plutôt autour d'une dose faible (250 mg), toujours en proposant et sans imposer.

     

     

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    Pas si tu utilises le surpresseur….

     

    Tu crois que ton copain inconscient qui a la bouche ouverte (parce que sinon, pourquoi le détendeur tomberait?) va etre assez gentil pour pas avoir la bouche pleine d'eau quand tu vas appuyer sur le gros bouton?

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    Ben c'est drole, parce que tu vois, ceux qui proposent ca, c'est des gens qui connaissent un peu mieux l'humain et la plongée que toi...

     

    Bref, au final, à quel moment as-tu remis en question tes certitudes?

     

    Je n'arrête pas de me remettre en question, sinon je ne serais pas en train de poser des questions dans ce forum !

     

    Mais j'ai quand même aussi appris les lois de la physiques (la loi de Mariotte-Boyles, notamment) : si on remonte comme une balle une personne qui a auparavant respiré de l'air à 20 mètres et qui ne ventile plus, ses poumons vont éclater car ils ne sauront pas tripler de volume. Cette solution est donc la mort assurés par baro-traumatisme pulmonaire (un des trucs les plus graves qui puissent t'arriver en plongée). Tu vas me répondre "même si tu le remontes doucement, s'il ne ventile pas, il va se taper un baro-traumatisme des poumons aussi" et tu auras raison. Mais ça ne justifie toujours pas l'avantage de la remontée orbitale, car juste "au cas ou le gars se réveille", il a encore une toute petite chance si tu le remontes doucement, alors qu'il n'en a aucune si tu le remonte "à fond les ballons". Donc, à part si on considère que la plongée devrait se limiter à 3 mètres, alors là oui, la remontée fusée, c'est très bien.

     

    Comme tu vois, je suis très perplexe sur ce point, mais je cherche encore...

     

    Le point que je trouve intéressant, c'est l'historique des différentes pratiques :

    • Si on reste dans la courbe sans les paliers obligatoires (PADI), on peut remonter directement, donc on ne s'emmerde pas à apprendre à remonter ses petits camarades : assez douteux, mais bon...
    • Si on plonge avec des paliers obligatoires, alors il faut être capable de remonter quelqu'un "proprement", savoir s'arrêter à 5m pour faire son palier, et éventuellement lui faire faire son palier, même s'il est inconscient et respire (là je sens venir le débat...)

    Je ne vois pas vraiment d'inconvénient à savoir remonter quelqu'un et à s'être entraîné pour ça (ce qu'on fait en France dès le niveau 2) : au moins, ça évite la panique du sauveteur qui évitera ainsi de faire lui aussi une surpression pulmonaire car il aura déjà "vécu" la situation à l'entrainement. Donc même si cela ne sauvait pas la victime, ça peut au moins sauver le sauveteur.

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

     

    Le RIFAP (ou équivalent) est obligatoire pour être N3. Le RIFAP intègre bien un enseignement de l'utilisation d'un défibrilateur. Après, et c'est une reflexion personnel, le mec qui utilise un défibrilateur sur un bateau de plongée (je parle de zodiac ou semi rigide pas d'un gros bateau de croisière évidemment), c'est un....

    L'aspirine ce n'est pas pour le mal de tête, mais pour les bulles en cas d'ADD, il se trouve que l'apirine a pour effet de fluidifier le sang, il serait peut-être plus intelligent de réflechir avant d'être condescendant.

     

    Pour l'aspirine, des chercheurs en médecine de Marseille (putaing!) se sont penchés sur la question voilà belle lurette:

     

    Resume - Objectir. Une grande partie du traiternent medical adjuvant de l'accident de desaturarion (ADD) repose sur I'administration d'aspirine,le plus precoccrncnt possible. Nous avons cherchc surqueJles donnees s'appuyaient ces prutiques therapeutiquesetvoulueonnaitreleshabitudesdescentreshyperbaresfrancais11cesujet.

     

    Methodes. Enquete de pratique clinique de la prescription d'aspirine dans les centres hyperbares francais dans Ie traitement medicarnenteux adjuvant de I'ADD.-

     

    Resultats. La plupart des centres hyperbares francais (77,5 %) prescrivent de I'aspirine aux plongeurs victimes d'ADD. II existe pourtant peu de references justifiant cette pratique, souvent anciennes et trop rarernent basees sur des preuvcs (Evidence-based Medecine).

     

    ConclusIon. Bien que largement utilisee en France, nous rnanquons de donnees scientifiques irrefutables pour justifier de l'utilisation de J'aspirine dans la prise en charge de )'ADD.

     

    Oh! ;)

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

     

    Je n'arrête pas de me remettre en question, sinon je ne serais pas en train de poser des questions dans ce forum !

     

    Mais j'ai quand même aussi appris les lois de la physiques (la loi de Mariotte-Boyles, notamment) :

     

    C'est bien, manque juste l'anatomie alors.

     

    alors il faut être capable de remonter quelqu'un "proprement", savoir s'arrêter à 5m pour faire son palier, et éventuellement lui faire faire son palier, même s'il est inconscient et respire (là je sens venir le débat...)

    Ca doit etre joyeux de tenir un cadavre dans ses mains pendant 30 minutes, soi-meme dans un état probablement pas loin de l'état de choc.

     

     

    au moins, ça évite la panique du sauveteur qui évitera ainsi de faire lui aussi une surpression pulmonaire car il aura déjà "vécu" la situation à l'entrainement

    Honnetement, je pense que tu n'as pas du faire beaucoup de secourisme pour penser qu'un accident est "comme à l'entrainement".

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

     

    La première chose c'est que SI, le CDS utilise le terme plongeur débutant ce qui était sa réflexion de base. La deuxième chose c'est que si tu considère le législateur assez con pour utiliser deux termes différents dans la même phrase sans que ça recoupe deux réalité différentes ou bien si tu a la mauvaise fois ça va être dur de discuter. Si ton problème c'est qu'ils ne décrivent pas ce qu'est un baptême, je te rapellerais que le rôle du législateur n'est pas de faire du français. Un baptême c'est quand même assez clair que ce soit en plongée ou ailleur.

     

    .

     

    Erreur cher ami, le Ministère des Sports précise lorsque cela est nécessaire à qui s’applique sa réglementation.

     

    Prenons pour exemple la notion de « palanquée »

    Le CDS la définit très précisément.

    « Plusieurs plongeurs qui effectuent ensemble une plongée présentant les mêmes caractéristiques de durée, de profondeur et de trajet, y compris s’ils respirent des mélanges différents, constituent une palanquée ».

     

    Le rôle du législateur est de faire du français lorsque cela est important, sinon ses textes ne sont pas applicables.

     

    Donc il faut bien différencier les termes "baptême" et "débutant".

     

    Je confirme mon analyse envoyée à CMDC.

     

    Tu dis « Un baptême c'est quand même assez clair que ce soit en plongée ou ailleur. »

    N’étant pas touché par la Grâce, je réfute totalement l’utilisation d’un mot religieux dans le cadre d’une pratique sportive.

     

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

     

    Erreur cher ami, le Ministère des Sports précise lorsque cela est nécessaire à qui s’applique sa réglementation.

     

    Prenons pour exemple la notion de « palanquée »

    Le CDS la définit très précisément.

    « Plusieurs plongeurs qui effectuent ensemble une plongée présentant les mêmes caractéristiques de durée, de profondeur et de trajet, y compris s’ils respirent des mélanges différents, constituent une palanquée ».

     

    Le rôle du législateur est de faire du français lorsque cela est important, sinon ses textes ne sont pas applicables.

     

    Donc il faut bien différencier les termes "baptême" et "débutant".

     

    Je confirme mon analyse envoyée à CMDC.

     

    Tu dis « Un baptême c'est quand même assez clair que ce soit en plongée ou ailleur. »

    N’étant pas touché par la Grâce, je réfute totalement l’utilisation d’un mot religieux dans le cadre d’une pratique sportive.

     

    D'autant plus que, in fine, en cas de pépin, j'ai du mal à imaginer le (ou plus souvent la ) juge te renvoyant chez toi, avec comme seule contrition deux "Avé" et trois "Pater"

     

     

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    J'avoue, en toute simplicité, que les analyses sémantiques, concernant le CDS entre PROS et FEDERASTES m’échappent totalement !

     

    Mais pour avoir assisté à quelques audiences judiciaires, je note que mêmes les magistrats sont largués .... Ils parlent , alors, de jurisprudence ou quelque-chose comme ça !

    Bref, beaucoup de termes abscons pour le plongeur moyen que je suis !

     

    Et si on plongeait ?

    • Like 1

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites
    Et si on plongeait ?

     

    :+1: mais comment ?

     

    À l'air ? Au nitrox ? Avec des paliers ? Avec tout plein de paliers ? À 4, 8, 12 ? Tout seul ? :bravo: En autonomie sans DM ni DP ? À 60m au trimix ? Avec un binôme (in)capable de te remonter ? (bouh le vilain) ? Avec la bible CdS sous le bras à l'autre bout du monde ?

     

    Ou tout simplement sous l'eau, en se fichant de tout ça ?

     

     

    Partager ce message


    Lien à poster
    Partager sur d’autres sites

    Créer un compte ou se connecter pour commenter

    Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

    Créer un compte

    Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

    Créer un nouveau compte

    Se connecter

    Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

    Connectez-vous maintenant

    ×
    ×
    • Créer...