Jump to content
Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine

Plongée de nuit à Tenerife


    Recommended Posts

    Bonjour,

     

    Novembre 2014, plongée de nuit dans le Sud de Tenerife. À l'époque, petit club, petits moyens, mais bon directeur de plongée et bonne ambiance. Je le recommande par ailleurs, LJ Diving Tenerife. Il est basé à Las Galletas mais l'immersion se fera à Montaña amarilla. Ce jour-là, pas de bateau, arrivée en voiture, on s'équipe sur le parking de la plage, on descend les marches et on se met à l'eau par une petite échelle. Suite à un concours de circonstances, il faut nuit noire quand on se met à l'eau. Une vraie plongée de nuit.

     

    Nous sommes au mois de novembre, nous sommes deux, moi et le guide. À l'époque, j'ai 250 plongées, N3. Il est presque 20 h à la mise à l'eau, autant dire que nous sommes seuls au monde. L'eau est à 23°C, un bloc acier 12 L, une combi 3 mm, pas de plomb, des plongées comme je les aime : simple et léger. Un petit comact TZ 20 dans son caisson et une lampe pour éclairer les sujets (pas de flash externe).

     

    La mise à l'eau est... Comment dire... Rugueuse... Il y a un ressac puissant, et il faut calculer son coup pour sauter à l'eau au moment où les vagues vont vous écarter de l'échelle, demi-tour pour vérifier que l'autre a réussi sa mise à l'eau, et on descend sans tarder. On commence dans quelques mètres de fond, et donc le ressac ne cesse pas. Vu les conditions, nous feront la plongée dans l'anse de la plage, soit dans 8 mètres d'eau la plupart du temps.

     

    En fait, nous n'avons pas cherché à parcourir tout le site, parce que dès la mise à l'eau, ça fourmille de choses à voir. À peine arrivé au sable, je repère un lièvre de mer. Les sars, les dorades sont là, un peu endormis et surpris d'être dérangés par le faisceau de nos lampes. Quelques minutes plus tard, c'est une sèche* commune qui nous offre le spectacle de l'ondulation de son manteau. Avec la lumière nocturne, il a un aspect fluorescent. Elle relève deux tentacules, signe de stress, mais ne se sauve pas. Nous la suivons peinard, en essayant de ne pas trop l'éclairer pour ne pas la faire fuir. Pour la photo, c'est raté : nous sommes toujours brassés par le ressac, j'ai la lampe dans la main gauche et l'appareil dans la main droite, il faut que la seiche ait la bonne idée de se placer pile poil au bon moment avec le bon angle dans le champ de l'appareil, qu'elle soit bien éclairée à ce moment, que l'objectif accepte de faire rapidement la mise au point avec la lumière réduite, et que j'aie la bonne idée de déclencher alors que toutes les conditions sont réunies... C'est mon jour de chance, j'ai tenté et j'ai obtenu un résultat acceptable. Et j'ai fait un peu de vidéo. Voici la photo :

     

    286222104_P12008248-small.JPG.000d2383acc180c173ef0c5b80bfdc5c.JPG

     

    Les apparitions se succèdent, une bourse réticulée, un crabe flèche, un autre crabe, une crevette narval, d'autres crabes flèche dont deux enchevêtrés l'un dans l'autre... On retrouve la sèche, posée sur le sol, en train de tenter de disparaître en modifiant sa couleur et en s'enterrant à moitié (mais on ne me la fait pas à moi ;-). Des demoiselles noires, une holothurie... Rencontre moins fréquente, une raie. Il y a plusieurs espèces observables à Tenerife. Là, dans la pénombre, je penche pour une raie chevrette mais c'était peut-être une pastenague africaine.

     

    À un moment, je vois un crabe flèche installé sur un oursin diadème. C'est assez courant, les crabes flèches sont très vulnérables, et ils s'installent souvent à côté des oursins ou des anémones pour ne pas se faire manger. Si vous avez la mauvaise idée de les déplacer pour les poser sur la main d'un autre plongeur, ou autre fantaisie, il faut les replacer où ils étaient. Sinon, leur espérance de vie risque d'être très limitée... Solo tomar fotos, solo dejar burbujas (on ne prend que des photos, on ne laisse que des bulles). Je tente le coup, toujours dans le ressac, je suis balloté comme un fœtus de paille, toujours la lampe dans la main gauche et l'appareil dans la main droite. Je déclenche au pif, et ça doit encore être mon jour (ou ma nuit) de chance, voici la photo :

     

    981004263_P12008607-small-small.jpg.683cdc986b740a8a7705af7ed81fbd84.jpg

     

    Et ça continue, on recroise la sèche, un poulpe fera une brève apparition, d'autres crabes sympathiques... Une cinquantaine de minutes dans l'eau. La sortie d'eau sera aussi rugueuse que l'entrée, il faut calculer son coup pour se retrouver projeté vers l'échelle, l'accrocher, retirer ses palmes (c'est une échelle pour les baigneurs, elle n'est quasiment pas praticable avec des palmes), remonter quelques échelons avec une seule main de libre, jeter les palmes sur la plate-forme et terminer l'ascension...

     

    En résumé, vous l'aurez compris, j'ai bien aimé cette plongée : bonne ambiance, un peu de mouvement, ça fourmillait de vie, et les bestioles ont accepté de se laisser regarder et même de se faire tirer le portrait.

     

    Une sèche... Dans l'eau... Ça ne vous semble pas curieux ?

    Link to comment
    Share on other sites

    Create an account or sign in to comment

    You need to be a member in order to leave a comment

    Create an account

    Sign up for a new account in our community. It's easy!

    Register a new account

    Sign in

    Already have an account? Sign in here.

    Sign In Now
     Share

    ×
    ×
    • Create New...