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Plongeur.com - Le site de la plongée sous marine
nanobulle

Conditions de travail des moniteurs.

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    Ce soir, il passe un excellent film à la télé sur Arte : « le salaire de la peur ».

     

    Je le dédie à tous les copains moniteurs de plongée qui connaissent « la peur sans le salaire ».

     

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    Excellent film au demeurant.

     

    Nous, plongeurs, quand on va dans un centre pour faire une profonde on paye pour avoir la "peur"... lol...

     

    Conversation de bistrot, hein !

     

    Mais sérieusement, je suis bien d'accord sur le fait que les moniteurs de plongée n'ont pas la vie facile avec parfois des dommages collatéraux dans leur vie familiale.

     

    La passion ne paie pas bien cher.

     

    Je veux bien payer ma plongée plus cher mais dans une bétaillère à 25/30 plongeurs.

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    J’ai lancé cette discussion, en parallèle de celle sur la décompression, parce qu’elles sont indissociables.

    En 2011, le Ministère du Travail décrète que les moniteurs de plongée sont des travailleurs hyperbares.  Mais, il envisage pour notre métier des conditions d’intervention dérogatoires de manière à se caler sur le Code du Sport, (article 8).  

    Si bien que, depuis cette époque, nous trainons un statut professionnel bâtard.

    -          Nous ne sommes pas classés, comme peuvent l’être les autres travailleurs hyperbares

    -          Nos espaces de travail correspondent à ceux du CDS, avec des plongées à l’air jusqu’à 60 m, alors que ce gaz est interdit à plus de 50 m, sauf cas exceptionnels pour tous les autres collègues

    -          Et surtout, et on en revient à la décompression, nos protocoles de remontée ne sont pas gravés dans le marbre, de même que le nombre de plongées par jour, les périodes de repos, etc.

    Oui, il y a de quoi avoir peur lorsqu’on est moniteur.

    Peur juridiquement, car le plus souvent nos responsabilités associées à nos diplômes d’État font que nous sommes DP.

    C’est-à-dire « Dieu le Père », chargé de la sécurité de la plongée pour soi et pour les autres.

    Le fusible à tout faire, celui qui va sauter immédiatement en cas d’incident.

    Le Code du Travail ne le prévoit pas.

    Peur, pour soi-même, car lorsqu’on est moniteur, on ne plonge pas par loisir, mais dans le cadre d’un travail, à des profondeurs, pour des durées qui sont fixées par les envies de la clientèle et la rentabilité de l’entreprise.

    Quelles tables devons-nous utiliser ?

    Que valent alors les petits arrangements avec les ordinateurs dont on parle dans l’autre fil sur la décompression (plonger au Nitrox avec ordi à l’air, durcissement, etc.), surtout quand on en est à la quatrième plongée de la journée et qu’on vous annonce qu’il y a un car de touristes qui attend pour les baptêmes.

    Et même si ça passe un jour, comment être certain du lendemain.

    Tout cela pour dire que les moniteurs ont raison d’avoir peur.

    Quant aux salaires, ils sont ridiculement bas.

    Mais même s’ils étaient hauts, ou simplement convenables, cela ne retirerait en rien l’insécurité du travail des moniteurs.

    Ils sont en capacité de faire jouer leur « droit de retrait ».  

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    Mais que font les syndicats 😳 .

    C'est un sujet pour la section pro !

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    le problème ne peut-il pas être généralisé aux moniteurs bénévoles ?

     

    La FFESSM impose-t-elle des procédures de remontée et des conditions d'intervention pour garantir leur sécurité, dans le cadre associatif ? 

    Qu'en dit la CMPN ?

    Ou chacun fait ce que bon lui semble ?

    La physiologie du moniteur change-t-elle du tout au tout, lorsqu'il obtient son diplôme d'état ?

     

    Comme les collègues professionnels, je pense que les moniteurs fédéraux devraient s'interroger sur les risques qu'ils prennent dans leur encadrement ... et je ne parle évidemment pas des fédéraux qui interviennent dans le cadre commercial. 

     

     

     

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    il y a une heure, nanobulle a dit :

    La FFESSM impose-t-elle des procédures de remontée et des conditions d'intervention

     

    Non, a ma connaissance la FFESSM se cantonne à des préconisations pour éviter toute implication juridique. Il me semble qu'il s'agit de se limiter à 80m de remontée par jour.

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    Il y a 1 heure, Matt a dit :

     

    Non, a ma connaissance la FFESSM se cantonne à des préconisations pour éviter toute implication juridique. Il me semble qu'il s'agit de se limiter à 80m de remontée par jour.

    Merci Matt, sais-tu d'où vient cette préconisation ?

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    Il y a 5 heures, nanobulle a dit :

    le problème ne peut-il pas être généralisé aux moniteurs bénévoles ?

    Un bénévole est totalement libre de refuser de plongée, il n'y aucun contrat écrit qui lie l'association au moniteur.

    La situation est totalement différente.

    L'histoire de :

    Citation

    En 2011, le Ministère du Travail décrète que les moniteurs de plongée sont des travailleurs hyperbares.  Mais, il envisage pour notre métier des conditions d’intervention dérogatoires de manière à se caler sur le Code du Sport.

    Comment dire... ça a uniquement a voir entre les professionnel, l'état et les syndicats de la branche.

    Les clients et les bénévoles ne connaissent rien à tout ce bazar !!

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    Il y a 3 heures, nanobulle a dit :

    Merci Matt, sais-tu d'où vient cette préconisation ?

     

    Ca vient d'une préco CTN de 2008 (https://plongee.ffessm.fr/uploads/media/docs/0001/02/4e10ce34bf9e672c569cd1e02f09432e3fc6355d.pdf) validé en 2009 (https://plongee.ffessm.fr/uploads/media/docs/0001/02/f2e728e1eb45a9536f8a6e06334d9a55f0781e0c.pdf)

     

     

    (si les liens sont ko, la source: https://plongee.ffessm.fr/les-compte-rendus-de-la-ctn )

     

    Et c'est un peu plus subtile que 80m/ jours, c'est par séance:

    "4 cycles maximum dans la zone des 20 mètres

    • 3 cycles maximum dans la zone des 20 à 30 mètres

    • 2 cycles maximum au delà de 30 mètres

    • Pour les encadrants, 3 cycles maximum au-delà de 30 mètres et jusqu’à 40 mètres si plongée au nitrox."

     

    Donc au final, on peut faire le double dans la journée :aga:

    Modifié par iove

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    Il y a 7 heures, nanobulle a dit :

    La physiologie du moniteur change-t-elle du tout au tout, lorsqu'il obtient son diplôme d'état ?

    Tu as raison de souligner le "no-man's land" juridique dans lequel se trouve les travailleurs hyperbares de la plongée loisir.

     

    Bien sûr, la physiologie reste la même chez les bénévoles et les professionnels*. Pour autant, je ne crois pas que la problématique soit la même, car les conditions de pratiques sont radicalement différentes.

     

    Le pro a une protection réglementaire minimale alors qu'il est soumis à la pression (forte) du marché et/ou de son employeur, ce qui le pousse à des pratiques dépassant les préconisations qu'il enseigne à ses clients ... C'est un vrai problème.

     

    Le bénévole, lui, n'a pas cette pression. Au pire, il peut s'en dégager facilement, sans risquer de perdre son emploi. Il est libre d'organiser ses actes d'enseignement à sa guise et en général, c'est lui même qui décide puisqu'il est souvent DP. Un type veut que je l'emmène à 60 m ? Ca restera un simple desiderata. Et s'il n'est pas content, je ne perds rien.

     

    (*) encore que, l'âge moyen à la délivrance du DE JEPS est certainement plus bas qu'à celle du MF1.

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    Le 21/10/2019 à 09:47, nanobulle a dit :

    Si bien que, depuis cette époque, nous trainons un statut professionnel bâtard.

     

     

    -          Nous ne sommes pas classés, comme peuvent l’être les autres travailleurs hyperbares

     

    -          Nos espaces de travail correspondent à ceux du CDS, avec des plongées à l’air jusqu’à 60 m, alors que ce gaz est interdit à plus de 50 m, sauf cas exceptionnels pour tous les autres collègues

     

    C'est sur ça ? J'avais l'impression que les moniteurs étaient bien limités à 50m (même si dans les faits il peut arriver qu'ils les dépassent mais du coup hors de tout cadre légal). Quid aussi de qui est concerné. Tout les travailleurs ou seulement les salariés ? Quelle réglementation s'applique pour le gérant ou pour les contractuels autoentrepreneurs ?

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    En l’absence de publication (depuis 2011!!!!) de publication de l’arrêté conjoint MJS/DGT, aucun des deux Ministères (Sport ou Travail) n’est désigné en tant que ministère de tutelle. Les salariés hyperbares des activités physiques et de loisir  errent dans no mans land juridique qui les prive du bénéfice des dispositions de la réglementation hyperbare en vigueur. Cela arrange visiblement du monde...... Cette situation inadmissible dure depuis 2011, avec un blocage identifié du côté du ministère des sports. 

    Sur le principe, les prestataires sous traitants (ex des auto entrepreneurs) sont soumis aux dispositions réglementaires quand ils interviennent dans une autre structure. 

    Modifié par berny

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    il y a une heure, Youdivemecrazy a dit :

     

    C'est sur ça ? J'avais l'impression que les moniteurs étaient bien limités à 50m (même si dans les faits il peut arriver qu'ils les dépassent mais du coup hors de tout cadre légal). 

    La limite des 50m concerne l'enseignement et celle des 60 l'explo. Typiquement depuis l'arrivée des PA/PE cela concerne les PE60 qui seront pris en charge par les seconds degrés dans la zone 40/60. Un enseignement à 50m dans le cadre d'une formation de PA60 peut se comprendre (et correspond à la limite des travailleurs hyperbares) mais prendre la responsabilité juridique d'encadrer un quidam volontairement non autonome (PE60) dans cette zone et au-delà (zone 50/60m) est une extravagance du CDS.

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    Le 21/10/2019 à 13:59, Matt a dit :

     

    Non, a ma connaissance la FFESSM se cantonne à des préconisations pour éviter toute implication juridique. Il me semble qu'il s'agit de se limiter à 80m de remontée par jour.

    C'est le terme utilisé ici-même : règle des 80.
    Dans le cours pour les MF2 qu'il propose, Alain Foret reprend les mêmes bases sous une autre forme.

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    Reste une question : combien y-t-il de PE60 en France ? et cela donne combien de plongées effectivement encadrées dans la zone 40-60m ?

     

    A mon avis pas beaucoup, je ne trouve pas les statistiques dans le PV de CTN ou CDN, il me semblait pourtant que les chiffres de certification étaient publics....

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