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alain.max27

Plonger après le COVID

    Messages recommandés

    Je posais la question à tout hasard même si je pensais qu'à priori il est trop tôt pour avoir une réponse.

     

    Après je pense aussi  comme christophe38  qu'un footing devrait permettre déjà de se rendre compte de "sa situation pulmonaire avant et après" d'autant plus si on a l'habitude de courir régulièrement.

     

    En dehors de "l'effet délétère" de l'oxygène, ceux qui plongent en trimix ont-ils une idée de l'incidence de l'hélium ?

     

     

     

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    C'est une première approche en effet mais pas que.

    Nous évoluons dans un environnement qui ne fait pas de cadeau et ne se satisfait pas de l'a peu près. 

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    Il y a 13 heures, alain.max27 a dit :

    Plutôt que de parler de gestes barrières, il serait bien que les instances médicales spécialisées tentent élaborer une check list. 

    Les "instances médicales spécialisées" comme tu dis, ont déjà bien conscience du problème et commencent déjà à travailler sur le sujet.

     

    Mais avec extrêmement peu de données sur les séquelles du Covid, il est bien difficile (impossible ?) de proposer quelque chose de clair et concret à ce stade. Rappelons quand même que nous n'avons même pas 6 mois de recul sur les cas les plus anciens. Même sur un poumon bien abimé comme nous l'a montré @Amore, personne ne sait le degré de séquelles que l'on observera 6 mois ou 1 an plus tard.

    Modifié par Scubaphil
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    Il y a 15 heures, alain.max27 a dit :

    C'est une première approche en effet mais pas que.

    Nous évoluons dans un environnement qui ne fait pas de cadeau et ne se satisfait pas de l'a peu près. 

    donc, que proposes tu ?

     

    des tests ? lesquels ? ceux qui ont 70% de bon fonctionnement (et si tu te trouves dans les 30 % ?) ? qu'est ce qui prouve que demain tu seras sain ??

    combien de temps pour tester la population ? 120 semaines ?

    des scanners pul ? oui... à quelle fréquence ? toutes les semaines ? avant d'aller plonger ??

     

    ça amène plein de questions..

    Modifié par christophe 38

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    Il y a 2 heures, christophe 38 a dit :

    des tests ? lesquels ? ceux qui ont 70% de bon fonctionnement (et si tu te trouves dans les 30 % ?) ? qu'est ce qui prouve que demain tu seras sain ??

    combien de temps pour tester la population ? 120 semaines ?

    des scanners pul ? oui... à quelle fréquence ? toutes les semaines ? avant d'aller plonger ??

     

    ça amène plein de questions..

     

    Énormément !

    Sans compter, comme l'a montré l'équipe du CHU de Besançon, la nature du scanner pratiqué peut faire varier l'identification d'embolies diffuses qui peuvent survenir (matériaux de contraste, ...). L'accès à ces techniques ne pourra peut-être pas être répandu à souhait pour des motifs préventifs très vite.

    Alors oui, énormément de questions et ... de prise de responsabilités je dirais de plus en plus.

    Modifié par Amore
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    Christophe : Je suis bien incapable de proposer quelque chose puisque humble plongeur. Ma réflexion initiale était de ne pas se sastisfaire des gestes barrières pour reprendre la plongée bien que nous soyons tout impatients.

    Pour une petite part tu as répondu en proposant une apnée ou un footing. 

    Par ailleurs Scubaphil a  éclairé le sujet en donnant des éléments plus spécialisés surtout sur la méconnaissance générale de cette $%=÷/%$#rie de virus.

     

    N'y voit aucune animosité de ma part. 😁😁

    Merci à tous pour votre participation.

    Modifié par alain.max27
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    il y a 8 minutes, alain.max27 a dit :

    Christophe : Je suis bien incapable de proposer quelque chose puisque humble plongeur. Ma réflexion initiale était de ne pas se sastisfaire des gestes barrières pour reprendre la plongée bien que nous soyons tout impatients.

    Pour une petite part tu as répondu en proposant une apnée ou un footing. 

    Par ailleurs Scubaphil a  éclairé le sujet en donnant des éléments plus spécialisés surtout sur la méconnaissance générale de cette $%=÷/%$#rie de virus.

     

    N'y voit aucune animosité de ma part. 😁😁

    Merci à tous pour votre participation.

    je suis comme toi, simple pecheur... heu, plongeur..

    mon souci, c'est que je ne veux pas mettre entre parentheses mon seul loisir ici pour des précautions de principe. Je ne veux pas rester passif, je ne veux pas vendre bateau, compresseur et matériels,

     

    et le pire, c'est qu'à Mayotte, il y a à peine des masques pour les soignants.. alors, les autres, le public, les individus... c'est meme pas en reve...

     

    je refuse de m'enfermer dans mon domicile pendant ............... le temps necessaire pour trouver un vaccin...

     

    Nous allons le choper, j'en suis convaincu ; simplement, il ne sera pas forcément de nature à nous envoyer à l'hosto, en rea...(voir le petit pourcentage qui rentre dans cette catégorie)...

    et, s'isoler, si cela nous permet de vivre, ne nous endurci pas l'organisme (voir les hivernants qui rentrent des TAAF à la Reunion et qui chopent toutes les saletés qui passent, parce qu'ils viennent de passer 6 mois loin des virus, des maladies, avec de l'air pur.

    Il y a bien un moment où il faut sortir...

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    Il y a 5 heures, christophe 38 a dit :

    Nous allons le choper, j'en suis convaincu ; simplement, il ne sera pas forcément de nature à nous envoyer à l'hosto, en rea...

     

    Il y a 5 heures, christophe 38 a dit :

    Il y a bien un moment où il faut sortir...

    La je te rejoins totalement. Essayons d'être le moins contaminé possible. Ça permettra peut-être d'avoir le droit de se mettre à l'eau plus vite 😁😁

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    à l’instant, alain.max27 a dit :

     

    La je te rejoins totalement. Essayons d'être le moins contaminé possible. Ça permettra peut-être d'avoir le droit de se mettre à l'eau plus vite 😁😁

    le premier des soucis que j'y vois, c'est qu'avant de trouver un vaccin, il va se passer de tres nombreux mois..

    le second souci, c'est que le virus est en train de muter... si trouver un vaccin est long, suivre les mutants sera encore plus long...

     

    j'attends le déconfinement, pour ma part... j'irai dire bonjour aux poissons... des que je le pourrai. ce sera déjà ça de pris, avant le recommencement en structure..

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    Le 25/04/2020 à 15:58, LA LOUBINE a dit :

    Question : est-ce que les poumons retrouvent ou peuvent retrouver leur état normal ou partiellement au bout d'un certain temps ?

    Tant est soit-il que l'on soit à ce jour être en mesure de donner une réponse ?

     

    Après discussion avec des médecins, une première ébauche de réponse, loin d'être complète, validée ou définitive.

     

    Il semble que ceux passés en réanimation risquent de garder des lésions irréversibles du fait d'atteintes qui s'apparentent à des atteintes vasculaires graves.

    Pour ceux qui ont été moins gravement touchés et guéris, la nature et durabilité des séquelles pulmonaires n'est pas encore claire.

    Enfin, il semble exister de sérieuses possibilités de conservation des virus dans des zones respiratoires après guérison ... si ces personnes plongent, la contamination du matériel de plongée est possible.

     

    Beaucoup de conditionnel pour le moment ...

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    Pas de bonnes nouvelles ce matin ... Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

    En plus du reste, le Cov2 entraîne des formations de microcaillots jusque dans les capillaires... Une amputation à LA ... Gangrène sèche ... Une forme de coagulation inhabituelle est observée.

    Je vous laisse découvrir ces phénomènes à la lecture de l'article ci-dessous. Ce serait qu'il nous en veut spécialement ce virus, qu'on pourrait y croire ...

     

    Une autre mauvaise surprise du Covid-19 : des caillots de sang

    Par: AFP
    Publié le: 28 avril 2020 à 06:19
    Une infirmière dans un labo Pierre Antoine Fournil
    Une infirmière dans un labo Pierre Antoine Fournil
    Une infirmière dans un labo Pierre Antoine Fournil

    Après 18 jours en réanimation à Los Angeles, les médecins traitant l'acteur canadien Nick Cordero, gravement malade du nouveau coronavirus, ont amputé sa jambe droite. Un caillot indélogeable y bloquait la circulation du sang.

    C'est l'une des sombres découvertes de la pandémie: la maladie Covid-19, initialement perçue comme une virulente affection respiratoire, attaque bien plus que les poumons. Déjà, on s'est aperçu que d'autres organes, comme les reins, étaient affectés.

    La formation de caillots dans des vaisseaux sanguins peut asphyxier les membres. Quand ils se forment dans les veines de la jambe (phlébite), ils peuvent se déloger et remonter vers les poumons, y boucher l'artère et les mettre à l'arrêt (embolie pulmonaire). Dans le coeur, ils peuvent provoquer une crise cardiaque. Quand ils vont au cerveau, c'est l'accident vasculaire cérébral.

    Tous ces scénarios ont été observés chez des malades du Covid-19 qui n'avaient aucun facteur de risque autre que d'avoir contracté le nouveau coronavirus.

    Dans son service de NYU Langone, Shari Brosnahan, médecin réanimatrice spécialiste des poumons, dit à l'AFP que c'est encore rare. Mais le nombre de cas où des caillots remontent par les veines a plus que doublé pendant la pandémie chez ses patients en état critique. 

    La jeunesse relative de certains patients est une surprise.

    Shari Brosnahan a actuellement deux quadragénaires en réanimation, dont l'un risque de perdre une main et l'autre, les quatre membres.

    "Les doigts peuvent souvent développer une gangrène sèche", explique-t-elle.

    Normalement, contre les caillots, des anticoagulants comme l'héparine sont administrés. Mais cela ne marche pas toujours et cause parfois une hémorragie interne, comme chez Nick Cordero, selon sa femme qui informe ses fans sur Instagram.

    "Cette coagulation ne ressemble pas à la coagulation habituelle", dit la médecin.

    Beaucoup ont des "microcaillots", dit-elle, "jusque dans les capillaires", qui sont les vaisseaux sanguins les plus petits. Impossible en ce cas d'opérer, contrairement aux gros caillots dans un poumon ou le cerveau. L'amputation est alors souvent la seule fin possible.

    A l'hôpital pour anciens combattants de New York, Cecilia Mirant-Borde, médecin réanimatrice depuis 25 ans, dit que la quasi-totalité des patients de son service sont traités avec des anticoagulants, voire des médicaments plus dangereux qui détruisent les caillots.

    Elle explique à l'AFP avoir découvert d'innombrables microcaillots dans les poumons, ce qui éclaircirait au passage un autre mystère du Covid-19: pourquoi les respirateurs artificiels semblent si inefficaces. En fait, le sang n'arrive pas à bien circuler dans les poumons à cause des caillots... et repart dans le corps sans s'être oxygéné. Le respirateur ne peut rien y faire.

    D'abord en Chine, puis en Europe, et maintenant aux Etats-Unis, les médecins apprennent sur le tas et tentent de documenter le phénomène.

    "J'ai vu des centaines de cas de caillots dans ma carrière, mais je n'avais jamais vu autant de cas anormaux extrêmes", dit à l'AFP Behnood Bikdeli, spécialiste en médecine interne au centre médical universitaire de Columbia.

    Il a participé à une collaboration internationale de 36 experts qui ont récemment publié leurs recommandations dans le Journal of the American College of Cardiology.

    L'énigme reste: pourquoi cette coagulation?

    Peut-être est-ce dû aux antécédents cardiovasculaires ou pulmonaires de nombreux patients, dit le médecin. Peut-être les caillots sont une conséquence de la flambée inflammatoire associée à la maladie. "Toute maladie aiguë, en elle-même, prédispose à la création de caillots", dit aussi tout simplement Behnood Bikdeli.

    Une dernière hypothèse est que le coronavirus agisse directement sur la coagulation.

    Mais à ce stade, rien n'est prouvé.

    Shari Brosnahan, elle, n'est qu'à moitié étonnée.

    "Les virus font souvent des choses étranges", dit la médecin, en rappelant que le virus de la mononucléose (Epstein-Barr) a été associé à la leucémie, ou le virus HPV au cancer du col de l'utérus. "On est juste en train de découvrir les choses étranges que ce virus produit".

    La diversité des complications du Covid-19 peut sembler déroutante, mais la recherche sur le ou les mécanismes profonds n'est commencée que depuis quatre mois.

    "Il est possible que tout soit causé par une chose unique, et qu'une solution unique existe", imagine Shari Brosnahan.

    Modifié par Amore
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    Et pour bien finir de ruiner la journée 😉 , la question qui nous hante tous car on pouvait se dire que nous y serions à l'abri :

    Est ce que le Cov2 peut rester actif dans l'eau de mer ?

     

    Attention à la consommation de fruits de mer au moment du confinement pour fêter le retour à la vie 🙂C'est une évaluation en cours également.

     

    PS. : Loin de moi l'idée de vouloir démonter le moral de toute la communauté de plongeurs ici présente avec cette succession de news affligeantes sur cette maladie. Mais je dois avouer que, plus on avance, plus la question de remettre des plongeurs, sous notre responsabilité, dans l'eau, pose question. Alors je cherche des réponses qu'on puisse tous partager.

     

    Coronavirus : le Covid-19 peut-il rester actif dans la mer ?

    © ThalassaOff - Flickr © ThalassaOff - Flickr

    C'est la question que tout le monde se pose avant l'été : va-t-on pouvoir nager en toute quiétude ? Une scientifique de l'Ifremer travaille actuellement sur sa possible dangerosité en mer dans un contexte inédit. 

    Par Sophie Morand / La rédaction Thalassa Publié le 26/04/2020 à 12:24

    Mis à jour le 26/04/2020 à 21:06

     

    À Nantes, les équipes de Soizick Le Guyader cherchent à en savoir plus sur le comportement du virus SARS-CoV-2 et notamment sur sa persistance dans l’eau de mer.
    Si des traces du virus ont déjà été détectées dans les eaux usées de la ville de Paris, le laboratoire Ifremer de Nantes investigue lui sur les eaux usées susceptibles d’être rejetées proches du littoral. Des tests sont aussi prévus sur des coquillages qui sont de meilleurs indicateurs.
    La scientifique insiste sur le fait que le risque est « réduit » lorsque le virus se dissémine via les eaux usées dans la mer mais pour l’instant, aucune preuve scientifique n’existe. C’est la raison pour laquelle l’Ifremer enquête sur sa possible dangerosité en mer.

    Les équipes scientifiques se demandent s’ils vont observer des virus entiers ou seulement des fragments. En fonction de ces premiers résultats, connus d’ici 15 jours, ils pourront ensuite étudier sa durée de vie dans l’eau de mer. Et pour l’instant, c’est une énigme. La scientifique explique aussi que le risque de contamination à l’air libre est le même pendant les baignades que dans la vie quotidienne. Cet été, il faudra respecter les règles de distanciation sur les plages tout comme dans un supermarché, ou dans un parc…

    Quelle que soit la situation que l’on soit à l’air libre, dans un supermarché ou dans l’eau de mer, si on est trop près d’une personne qui postillonne il y a un risque d’être contaminé.

    Entretien avec Soizick Le Guyader, virologiste et responsable du laboratoire Santé Environnement et Microbiologie de l’Ifremer à Nantes

    Soizick Le Guyarder, virologiste à l’Ifremer de Nantes. / © Ifremer/M.Gouillou 2008

    Que sait-on du comportement de ce virus SARS-CoV-2 dans l’eau de mer en sachant que l’on a déjà trouvé des traces de ce virus dans les eaux usées de Paris ?
    Soizick Le Guyader : Je pourrais répondre très simplement : à priori là-dessus on ne sait rien. Il y a très peu, voire aucun travail publié sur la persistance de ce virus dans l’eau de mer. La publication des collègues de Paris est effectivement informative, ils en ont trouvé dans des rejets d’eaux usées et il persisterait quelques particules après traitement. Ensuite il y a encore un long chemin entre les stations d’épuration et la mer. C’est aussi des éléments qu’il convient de prendre en compte puisque nos zones littorales sont quand même bien protégées et en général les rejets ne vont pas se faire directement dans des sites d’intérêt public je dirais soit pour la baignade ou pour la population.

     

    Donc si potentiellement les eaux usées vont à un moment donné dans la mer, on a quand même peu de chance d’en retrouver dans l’eau de mer, c’est bien ça ?
    Soizick Le Guyader : Les rejets vont être fortement dilués, surtout dans des régions qui ont des phénomènes de marée. Ce qu’il faut aussi considérer, c’est que le SARS-CoV-2 responsable de la pandémie qui nous attaque actuellement est un virus enveloppé et à la différence de ce que l’on pourrait penser, c’est un élément de fragilité. En général ces virus dits enveloppés ne présentent pas une forte persistance et ne restent pas  infectieux dans l’environnement. C’est vrai, on peut détecter leur génome mais détecter un génome ne veut pas dire que le virus est dangereux pour l’homme. Estran du Cotentin / © Ifremer / O. Dugornay. 2014 Est-ce que l’on sait  combien de temps il reste vivant dans l’eau ce virus ?
    S.L.G : Non à priori, on ne sait pas, moi à ma connaissance je n’ai vu encore aucune publication passée sur ce sujet.

    Donc on ne sait pas s’il reste actif 1 h, ½ h, 5 mn on n’a pas d’éléments ?
    S.L.G : Non, on n’a pas d’éléments et vous savez on a beaucoup d’autres facteurs qu’il faut prendre en compte comme la température de l’eau, la flore présente, la salinité et donc il y a énormément de paramètres qui peuvent jouer sur la persistance d’un micro-organisme pathogène d’origine humaine. Ce sont des notions qui sont difficiles à obtenir.

    Je vous pose la question que tous les Français doivent se poser : « Est-ce que cet été je vais prendre des risques à nager près d’une personne par exemple qui est porteuse du virus… Le fait de nager dans l’eau, de se baigner si jamais concrètement une personne crache ou souffle dans l’eau de mer, qu’est ce qui peut se passer ? Que pouvez-vous me dire en tant que scientifique ?
    S.L.G : Déjà, cet été, où en serons-nous de cette épidémie dans la population ? On entend des nouvelles informations tous les jours à la radio. Visiblement le nombre de cas commence à diminuer, on se dirige vers le déconfinement. Qu’est que cela va induire au niveau de la circulation de ce virus dans la population ? Là-dessus encore, il y a énormément d’incertitudes. Donc par rapport à votre question, il y a 2 éléments qui mériteraient une réponse. D’une part, il y a sa persistance dans l’eau de mer et là on n’y connaît rien. En revanche, si une personne tousse ou expire fortement et si vous êtes proche de lui, cela va se passer comme à l’heure actuelle, c’est-à-dire qu’il faudra respecter des règles de distanciations pour éviter d’être trop proche d’une personne qui est éventuellement contaminée. D'autre part, par rapport à la contamination et à la présence du virus dans l’eau c’est une question trop précoce pour y répondre. Il va falloir attendre de voir l’évolution de cette épidémie.
    Ces virus humains ne se retrouvent dans l’environnement (comme l’eau de mer) que s’il y a du virus qui circule dans la population. Si l’épidémie diminue, il y aura moins de virus rejeté et donc il y aura moins de probabilités de se contaminer via l’environnement. Les premiers tests sur les coquillages / © Ifremer Donc si je me baigne près d’une personne qui est porteuse du virus à 50 cm et que cette personne crache ou souffle dans l’eau je peux très bien comme à l’air libre attraper le virus ? C’est bien cela ?
    S.L.G : On pourra le supposer et d’ici cet été il y aura des règles établies. Il faudra voir avec les Agences Régionales de Santé sur les conditions dans lesquelles il faudra fréquenter nos plages cet été. En tant que scientifique on peut se dire que quelle que soit la situation que l’on soit à l’air libre ou dans un supermarché ou dans de l’eau de mer si on est trop près d’une personne qui postillonne puisque c’est un peu ça le problème on peut avoir des particules de virus qui passent d’une personne à une autre et ça c’est important.

    Est-ce que l’on peut retrouver des traces de ce virus dans les coquillages ?
    S.L.G : Un peu comme dans la persistance du virus dans l’eau de mer dans les coquillages nous n’avons aucune donnée. Donc l’Ifremer a mis en place une stratégie d’échantillonnage. Pour maximiser les chances de trouver ce virus nous avons sélectionné des sites dans des zones fortement contaminées donc absolument pas sur des sites de production ostréicoles. On a pris des zones d’étude Ifremer où l’on sait qu’il y a du virus qui peut arriver via des émissaires d’eau usée. Nous sommes en train de faire des échantillonnages dont nous allons commencer les analyses sous peu.

    Que cherchez-vous justement à savoir avec ces premiers tests ?
    S.L.G : On va détecter le génome  du virus donc c’est juste une éventuelle présence physique de particules qui seront vraisemblablement dégradées, abîmées mais déjà voir si ce virus a pu être transporté par des rejets humains via les stations d’épuration jusqu’aux coquillages. Et ce sera une première hypothèse. Si jamais nous détections du génome de ce virus un peu comme ce qui a été fait dans les eaux usées, il conviendra d’aller voir plus loin les capacités de persistance de ce virus.

    Pouvez-vous nous éclairer sur les différents virus que l’on peut retrouver dans l’environnement...Coronavirus ? Herpès Virus ? Norovirus ?
    S.L.G : L’herpès Virus est un virus qui infecte le coquillage donc c’est une souche qui est vraiment spécifique aux mollusques. Il induit des mortalités importantes en fonction de l’âge de l’huître donc c’est un virus propre aux coquillages qui provoque des pertes économiques pour le producteur mais qui n’affecte absolument pas la santé humaine. Il y a eu des épidémies de Norovirus l’hiver dernier, suite à la consommation d’huîtres… Ce sont des virus entériques humains donc là, on bascule dans la santé humaine ; mais ce sont des virus très différents du Coronavirus, au SARSCOV-2.

    Les norovirus sont les virus des gastroentériques donc avec une symptomatologie digestive alors que le SARS-CoV-2 est un virus à symptomatologie respiratoire donc avec une infection dans les voies aériennes... Les Norovirus sont des petits virus « nus » (car sans enveloppe) qui pourront mieux persister pendant plusieurs semaines dans les eaux usées et dans les coquillages. Les norovirus étant des virus de gastroentériques ils sont rejetés dans des concentrations très importantes dans les selles humaines chose qui ne sembla pas être le cas pour le SARS-CoV-2. Elément très important à considérer dans la contamination de l’environnement.

    Existe-t-il des degrés de dangerosité entre le Norovirus et le Coronavirus, est-ce que le risque est le même pour la santé de l’homme ?
    S.L.G : Ces deux virus sont donc très différents. Le Nonovirus va résister très longtemps dans l’environnement étant un virus « nu » mais il va induire une pathologie minime chez le consommateur et il est à contamination orale donc on peut se contaminer en consommant des aliments comme des huitres contaminées. Le SARS-CoV-2 est un virus à transmission respiratoire beaucoup plus fragile, donc il va être dégradé, inactivé plus rapidement certainement que les Norovirus et à priori quand il est rejeté dans les eaux usées. Il sera donc dans des concentrations plus faibles et la probabilité de le détecter dans l’environnement sera certainement plus faible que pour les autres virus entériques. Mais en revanche on le voit avec la pandémie actuelle, c’est un virus beaucoup plus dangereux pour la santé de l’homme.

     

     

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    Concernant l'article allemand ci-haut cité, la Undersea & Hyperbaric Medical Society (le docteur Dominique Bluteau, du Centre de médecine de plongée du Québec, en fait...) a répondu ce qui suit: 

     

    Return_to_Diving_Post_COVID-19_Final_NB.

     

    D'ailleurs, les liens vers les ressources sur cette page concernant l'impact médical du Covid sur la pratique de la plongée sont tous très intéressants, pertinents et arides à mourir... ;) 

    https://www.uhms.org/covid-19-information.html

     

    Modifié par Nicolas Duguay

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    Concernant la résistance du Cov2 dans l'eau de mer, la réponse de DAN : 

     

    Les recherches sont toujours en cours et l’on ne sait pas combien de temps le virus du SRAS-CoV-2 peut survivre dans l’eau.Des études sur le virus du SRAS-CoV-1 (épidémie de 2003) ont montré qu’il restait infectieux pendant de longues périodes en surface (lacs, rivières, zones humides, etc.). Il semblerait que l’eau salée ne soit pas en mesure de neutraliser le virus.

    Modifié par Amore
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    Il y a 6 heures, Amore a dit :

    ont montré qu’il restait infectieux pendant de longues périodes en surface (lacs, rivières, zones humides, etc.).

     

    C'est combien de temps une "longue période" ?

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