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Covid19 : Quels Changements pour l'Après confinement

    Messages recommandés

    La pratique de la plongée, comme d'autres activités, va changer ou va s'adapter. Parfois de manière bénéfique et parfois au détriment de l'esprit de la plongée au sens de la convivialité et de la proximité. Ces changements seront probablement autant valable pour les plongeurs particuliers que pour les structures pros et associatives. Ils définiront les conditions de reprise des activités professionnelles ou associatives autour de cette passion.

     

    Ci-joint la vision du Comité Régional Sud de la FFESSM.

    Il serait intéressant de débattre de ces propositions de mesures applicables pour l'après-confinement ... en 2020

     

     

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    Message aux Clubs et Sca de la région Sud (PACA) : « Des questions sur l’Après ».


    Chères et chers collègues,


    En ces temps inédits, chaotiques et confinés, l’on se pose beaucoup de questions sur « l’après » du monde de la plongée. Sur la sortie progressive du confinement à compter du 11 mai, suite à l’annonce du Président de la République,  avec une réflexion en responsabilité tant économique que sanitaire et médicale.  Demain ne sera pas une simple reprise, nous le savons maintenant. La visibilité réglementaire elle-même est incertaine. Autant que la réalité médicale qui nous a fait découvrir dans cette épidémie des évènements que la Santé publique n’avait pas prévus, des phénomènes que le monde médical apprend à comprendre jour après jour. Cela nécessite beaucoup d’humilité dans les réponses. Dans notre domaine des activités subaquatiques, c’est tout notre écosystème qui s’est figé brutalement et profondément. Le choc est tel que certains dans la plongée s’interrogent sur la pérennité même  de leur structure et des emplois qui y sont attachés. Et ce malgré le soutien économique fort, annoncé par l’Etat et les Institutions. Sachez que 50% des structures commerciales et associatives des activités nautiques en Provence Alpes Côte d’Azur sont liées au monde de la plongée. Nous sommes dans notre région au premier plan du Tourisme sportif de pleine nature (Observatoire régional des métiers, région Sud, nov 2019).  
     
    À ce jour, nous n’avons que peu de visibilité pour la reprise de la plongée. * D’une part sur le moment de la réouverture des EAPS (Etablissements d’Activités Physiques et Sportives) dont font partie nos Clubs fédéraux et nos Structures commerciales agréées, lesquels ont été fermés par décret dans le contexte d’urgence sanitaire (art 8 du décret n°2020-293 sur l’état d’urgence sanitaire). C’est cette réouverture quand elle sera autorisée par l’Etat qui pourra être le nouveau point de départ.  Notre Président national FFESSM en a fait le simple constat ce 16 avril. Le Ministère des Sports en collaboration avec les Fédérations a annoncé préparer un plan de sortie progressif de confinement pour le sport soumis au Ministère de la Santé, le cadre du plan est espéré pour cette fin avril.
     
    * De même pour ce qui concerne l’autorisation de la Préfecture Maritime de Méditerranée pour l’accès à la mer des activités nautiques de loisirs, qui devrait être plus simple à s’ouvrir pour le contexte de pleine nature.  
     
    * Un autre point problématique, c’est la disponibilité des caissons hyperbares qui ne peuvent pas tous actuellement recevoir facilement les éventuels accidents de plongée. Ceci impacte la reprise en soi de la plongée.  En effet, les services de secours et les chambres hyperbares  sont mobilisés sur d’autres priorités actuelles et ont une disponibilité réduite pour une prise en charge des accidents de plongée (Déclaration de l’EUBS du 26 mars reprise par MedSubHyp). Certains caissons (Ste Anne à Toulon) pouvant avoir une réquisition Covid, même si l’astreinte accident de plongée est conservée. La fonctionnalité pour la plongée loisir semblerait possible après la mi-mai.
     
    * D’autre part pour la réouverture des piscines fermées depuis le 14 mars (ERP, Etablissements recevant du public), option pas avant le 15 juillet, voire beaucoup plus tard.  

     Nous naviguons donc à vue ! Dans notre région, la plongée représente un  vrai enjeu touristique et économique.  Nous savons que « les restaurants, cafés, hôtels, cinémas resteront encore fermés le 11 mai ». Difficile donc de prévoir dans ce contexte de façon ferme des accueils de groupes venant de loin pour un séjour, au sein de nos structures. Pour mieux connaître, les mesures de soutien  économique pour les entreprises, mesures qui ont été bien médiatisées, vous pouvez aller sur les actualités de notre site web régional (Brochure détaillée des mesures du Gouvernement du 27 mars, actualisée au 4 avril  sur www.economie.gouv.fr). De même le Conseil Régional  Provence alpes Côte d’Azur met en place un Fonds de solidarité entreprise et de relance (1er volet depuis le 1er avril, 2e volet depuis le 15 avril sur www.maregionsud.fr/infos-covid-19)
    Penser en anticipation des dispositifs sanitaires pour la reprise.   Ce délicat bilan étant fait, je viens vers vous, pour mobiliser de façon solidaire vos réflexions. Pour être prêt quand la reprise sera possible dans notre région. Afin de permettre une meilleure efficacité dans des conditions optimales d’hygiène et de sécurité pour les pratiquants. Il est certain qu’il va falloir s’adapter longtemps avec de nouveaux comportements. De multiples questions à analyser afin d’y répondre chacune et chacun, en son libre arbitre, non pas de façon dogmatique mais adaptée au terrain local. Réfléchir ainsi aux procédures appropriées à mettre en place dans nos centres d’activités subaquatiques. Il est certain que la location du matériel, l’enseignement de la plongée, les grands groupes posent plus de problèmes que la gestion de personnes autonomes ayant leur propre matériel.
     
    Rappel du mode de contamination : Il s’agit d’un virus respiratoire essentiellement transmis par les mains.  Un sujet porteur du virus responsable du Covid peut contaminer d’autres personnes par projection de gouttelettes de mucus expulsées au cours d’éternuement, de toux ou en parlant fort, ou bien par les mains ayant touché une surface contaminée (puis contact de la main avec la bouche, le nez ou l’œil). Les zones du corps par lesquelles le virus peut pénétrer et donc contaminer un sujet sont la muqueuse buccale, nasale et peut-être oculaire.  Cette réflexion engendre le fait de ne pas accepter une personne suspecte (toux, fièvre, essoufflement). D’autre part la période de contagiosité pour les tiers n’est pas encore parfaitement définie (2 à 3 semaines minimum, mais jusqu’à 5 semaines). La connaissance à grande échelle du statut immunologique sérologique de la population vis-à-vis de ce virus par sérodiagnostic (recherche d’anticorps) demeure une des clés du déconfinement. Le Ministre de la Santé annonçait début avril que l’Etat se préparait à tester largement la population.  Les commerces actuellement ouverts ont développé efficacement avec la Fédération du Commerce et de la Distribution la mise en place de nouveaux modes de fonctionnement, afin de faire face au Coronavirus pour faire les courses en toute sécurité sanitaire. Il faut donc, à notre échelle subaquatique, prévoir en amont maintenant les bonnes pratiques et les gestes barrière pour la reprise de nos activités.  
     
    Quelles bonnes pratiques sanitaires pour la reprise de nos activités ? Nous sommes une activité essentiellement de pleine nature et donc de plein air et sous l’eau. Pour rassurer les pratiquants de nos Clubs ou Sca, des affichages et informations sont à installer, des nouveaux modes de pratiques sont à aménager dans nos locaux, sur notre bateau, dans l’eau en palanquée. Il n’y a pas une Vérité mais plusieurs vérités inventives à adapter. En résumant, il faut penser quels sont les risques de contamination directs  et de contamination indirect. Une fiche conseil plastifiée et réalisée par le Comité Sud mentionnant les consignes de base peut s’envisager.  
     
    * L’affichage à l’entrée du local et sur le bateau (selon possibilités), avec des rappels des gestes barrières et consignes de distance tant pour les licenciés, pratiquants, clients ou encadrants (gouvernement.fr/info-coronavirus).
     
    * L’information sur la désinfection du matériel :  Préconisations  prévues par le Code du Sport pour les embouts respiratoires et donc désinfection spécifique. Pour cela vérifiez bien la note technique du produit Biocide utilisé, mettant en avant la traçabilité et la réalité adaptée  de la Virucidie (la norme EN 14476 répond à cette action vis-à-vis de ce type de virus SARS-Cov-2, fiche conseil coronavirus
    Institut Pasteur www.pasteur-lille.fr).  Penser  tuba, détendeur et aussi embout d’inflateur de stab.  Et ajouter le masque dans cette désinfection.  La FFESSM avait choisi l’Ecosterix H2O comme produit en 2017, lequel répond aux obligations.
     
    Il est adapté aussi d’utiliser un trempage initial du matériel en eau savonneuse (reconnu par nombreuses sources internationales pour détruire ce type de virus) puis d’utiliser obligatoirement ensuite  la désinfection spécifique citée plus haut pour les embouts. Certains centres étrangers ont fait le choix de donner en plus au pratiquant une solution individuelle supplémentaire de produit désinfectant pour le masque et  détendeur ou tuba lors du prêt.
     
    Pour le prêt de combinaisons, après la désinfection classique, matériel séché mis à disposition. Il faut donc voir alors pour un turn over d’attente de 24 heures.
     
     * La problématique des sanitaires, toilettes et douches, doit être pensée. Rappel des consignes sanitaires à l’entrée des toilettes.  Fermeture des douches  à envisager.  Nettoyage du local, vestiaires et salle de cours conseillé deux fois au moins chaque jour avec un désinfectant type savon ou javel ou lingettes pour le petit matériel, incluant aussi poignées de porte, table de comptoir, bras de fauteuils, dossier de chaises, téléphone, tableurs…  L’accueil exclusif des pratiquants à l’extérieur est une solution optimale.
     
    * Adaptations administratives : En cas de paiement, privilégier solution du virement ou solution carte bancaire (sans contact de préférence) avec désinfection des touches du boitier.  Pour les documents plongée (Carte de niveau, CACI, licence) envoi en amont par mail quand cela est possible, sinon présentation à bout de bras en restant à distance de sécurité.
     
    * L’utilisation d’un masque de protection alternatif en tissu lavable (à température 65°C) est recommandé pour chacun (ou un masque papier à usage unique) pour protéger les autres car il réduit les risques de contamination (certains pneumologues affirment « si tout le monde porte un masque c’est 90% d’efficacité dans le filtrage des postillons »). Ceci tant au local que sur le bateau.  
     
    * Les consignes envers nos encadrants et nos pratiquants pour rappeler les gestes barrières (ne pas se serrer les mains, pas d’embrassades) et le respect d’un mètre de distance au moins.  Cela nécessite de revoir la promiscuité dans le local et donc de  fixer en responsabilité le nombre de personnes présentes à la fois selon l’espace : voire une seule personne indépendante de la direction, à la fois. Voire d’interdire l’entrée dans le local comme noté plus haut.
     
    * Nettoyage des mains à l’entrée du local et à la sortie, soit avec une solution savonneuse et du sopalin (avec poubelle), soit avec un flacon de gel hydro-alcoolique. Utilisation à adapter aux locaux. Mode d’emploi du flacon pompe à penser. Un gel hydro-alcoolique à disposition sur le bateau  est aussi très souhaitable.
     
    * Gestion de la plongée. En termes de nombre de pratiquants sur le bateau, pour respecter une distance de sécurité et en limitant les déplacements des personnes. Une réduction ainsi de 50% de la capacité serait à envisager, mais très difficile à appliquer en cas de petit pneumatique. Il faut reconsidérer en libre arbitre chaque situation. Des mutualisations de moyens de transport peuvent se concevoir entre structures. Une seule personne à la fois dans la cabine de pilotage. Repenser le briefing et débriefing, la composition des palanquées, le rangement des affaires, cadrer la technique de  nettoyage du masque avec un produit antibuée ou du liquide vaisselle pour éviter la salive, cerner les difficultés de la formation écolage et des baptêmes pour la gestuelle, pour l’échange d’octopus …  Remontée à l’échelle en gardant le masque sur le visage et l’embout en bouche. Pour les structures pratiquant l’Apnée, attention en surface au crachat et aux mouvements expiratoires par rapport à la distanciation. Pour l’hydratation avant et après plongée, bouteilles personnelles à usage unique. Informer en amont les pratiquants.
     
    * Désinfection du bateau. Nettoyage avec dérivé de javel des racks, des rambardes, de l’échelle, du poste de pilotage du bateau AVANT, PENDANT, APRES la plongée. Tous les endroits où les mains sont amenées à se poser pour s’agripper.  
     
    * Une limitation des procédures plongée est probablement à prévoir. Fonction de la disponibilité des centres hyperbares et des services de secours, fonction des inconnues médicales pour la reprise plongée de ceux qui ont eu la maladie Covid 19 (voir le paragraphe correspondant). Dans un premier temps, il serait souhaitable de prévoir des plongées au maximum dans la courbe de sécurité pour répondre à ces inconnues.  
     
    * Gestion en cas d’accident : prévoir à poste avec le kit d’O2 pour le secouriste, si possible un masque ffp2, lunettes de protection et des gants à usage unique.
     
    Question sur la reprise plongée après maladie Covid 19, en fin de pandémie ?   Plusieurs niveaux de réponse, en sachant que votre médecin traitant sera toujours bien placé pour vous aider, voire plutôt votre médecin fédéral ou un médecin spécialiste de la plongée.  Schématiquement tout dépend de la forme de gravité du tableau clinique. Souvenez-vous, il faut garder une très grande prudence et humilité.  En effet, il a été retrouvé chez des patients quasi asymptomatiques (forme apparemment simple) des images pulmonaires au scanner thoracique. Comment une infection Covid 19 peut influencer l’aptitude médicale à reprendre la plongée ? Après une atteinte pulmonaire, voire aussi latente cardiaque, la personne atteinte de cette maladie peut garder des séquelles de façon très prolongée  même si la fonction respiratoire semble normalisée. Il y a ainsi bien un risque cardio-pulmonaire.
     
    Recommandations  en l’état actuel et susceptibles d’évoluer au regard des connaissances sur le Covid 19 et fonction du cadrage scientifique futur de la Sté française de MedSubHyp. Cette maladie peut être quasi asymptomatique ou entraîner un syndrome pseudo-grippal sévère ou une atteinte grave pulmonaire et/ou cardiaque. Il importe d’attendre ainsi de 1 à 6 mois avant reprise de la plongée, après guérison clinique. Comme cela est prévu par la commission médicale FFESSM toute modification de l’état de santé suspend la validité de votre certificat. Ainsi le bon sens fait préconiser  le recours à un avis médical éclairé et avisé pour toute reprise plongée après maladie Covid 19:
     
    * Forme avec  peu de symptômes, sans image pulmonaire, traitée seulement avec du paracétamol et guérie. Gérer comme pour une grippe ou une maladie infectieuse  simple, avec convalescence à mon sens minimum d’un mois après guérison et reprise cool de l’activité plongée.
     
    * Forme symptomatique  avec signes respiratoires, traitée en ambulatoire sans hospitalisation. Avis pneumologique à distance après guérison, comme pour les suites d’une pneumopathie (quoique cela soit beaucoup plus complexe). Minimum 3 mois de convalescence avant reprise plongée, avec un scanner thoracique de contrôle.
     
    * Forme respiratoire ayant nécessité une hospitalisation voire une réanimation. Bien sûr, avis pneumologique avec réévaluation exploration fonctionnelle respiratoire et scanner thoracique de contrôle et avis cardiologique. Risques de complications cardio-respiratoires réelles à distance en milieu sportif (à mon sens, risque beaucoup plus grand de survenue d’Œdème pulmonaire d’immersion et peut-être d’ADD, en raison de l’atteinte du filtre pulmonaire). Six mois d’interruption avant reprise me semble personnellement un minimum et avec une reprise dans la courbe de sécurité.
     
     
    Savourons au moins le bonheur d’être là présent,  alors que certains ont été confrontés de près ou de loin à la maladie, parfois douloureusement.  Je tiens à leur exprimer ici toute mon empathie. Apprécions les mouvements de solidarité qui sont nés en ces moments difficiles, l’introspection sur nous-même et sur mère Nature qui a repris certains de ses droits. Ainsi, dès que les instances de l’Etat donneront l’autorisation de reprendre nos activités sportives en milieu naturel, nous serons prêts.  Nous remercions pour ce travail régional commun, les personnes de notre Commission Médicale et de notre Commission Technique et notre CTS qui ont participé au sein de notre région, et des membres de MedSubHyp.
     Les épreuves ne se surmontent pas en solitaire mais au contraire en solidaires, en disant « nous » plutôt qu’en pensant « je ». Ce 19 avril, le Premier Ministre disait « Faire de tous les français des acteurs du déconfinement  avec un plan progressif et différencié qui sera présenté fin avril ». Et donc à notre région fédérale FFESSM de faire de toutes nos structures, des acteurs du déconfinement pour la plongée sur notre territoire.
     
    Meilleures salutations cordiales et subaquatiques. Dr Frederic Di Meglio,  Président Comité régional Sud FFESSM, le 20/4/2020 www.ffessm-paca.fr

    L'Apres Confinement Message aux Clubs et Sca de région Sud -.pdf

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    J'avoue être étonné par les réactions irraisonnées dûes au Coronavirus.

    Les mesures que l'on compte appliquer m'étonnent encore plus...

    A-ton la mémoire si courte?

     

    Je ne vais pas faire la liste des épidémies de ses 60 dernières années, mais voilà les plus marquantes:

    - Grippe Asiatique (H2N2), 2 millions de morts entre 1956 et 1958  (env. 100.000 morts en France)

    - Grippe de Hong Kong, 1 million de morts entre 1968 et 1970 (plus de 31.000 morts en France) 

    - La grippe hivernale, en moyenne 8000 morts par an en France avec des pics supérieurs à 12.000 comme l'hivers 2017/2018

     

    A-t-on pour autant changer les choses ensuite?

    On l'oubliera aussi vite que le reste, et après quelques temps de sur-précautions, les habitudes reviendront

     

     

     

    sources:

    http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne/grippe-combien-de-mort-en-france-en-2019

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/28/est-il-vrai-que-la-grippe-de-hongkong-de-1968-avait-ete-minimisee-dans-les-medias_1783363

    Modifié par aka74

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    il y a 4 minutes, aka74 a dit :

    J'avoue être étonné par les réactions irraisonnées dûes au Coronavirus.

    Les mesures que l'on compte appliquer m'étonnent encore plus...

    A-ton la mémoire si courte?

     

    Je ne vais pas faire la liste des épidémies de ses 50 dernières années, mais voilà les plus marquantes:

    - Grippe Asiatique (H2N2), 2 millions de morts entre 1956 et 1958  (env. 100.000 morts en France)

    - Grippe de Hong Kong, 1 million de morts entre 1968 et 1970 (plus de 31.000 morts en France) 

    - La grippe hivernale, en moyenne 8000 morts par en France avec des pics supérieurs à 12.000 comme l'hivers 2017/2018

     

    A-t-on pour autant changer les choses ensuite?

    On l'oubliera aussi vite que le reste, et après quelques temps de sur-précautions, les habitudes reviendront

     

     

     

    sources:

    http://www.francesoir.fr/lifestyle-vie-quotidienne/grippe-combien-de-mort-en-france-en-2019

    https://www.liberation.fr/checknews/2020/03/28/est-il-vrai-que-la-grippe-de-hongkong-de-1968-avait-ete-minimisee-dans-les-medias_1783363

    :+1: et ce d'autant plus que si vaccin et/ou TTT efficace et immunité efficace on reprendra comme avant . On reprendra juste les accrochages entre pro et anti vaccination :rolleyes:

     

    Il suffit de voir dejà les articles critiques sur la reprise du transport aerien avec des avions bondés et aucune precaution prise dans les aeroports...:malade:

     

    Ne pas oublier : "moins ça peut plus ça cause!!!"

    Modifié par brenique

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    il y a 8 minutes, aka74 a dit :

    On l'oubliera aussi vite que le reste, et après quelques temps de sur-précautions, les habitudes reviendront

     

    A quelles sur-précautions temporaires penses tu ?

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    il y a 15 minutes, brenique a dit :

    :+1: et ce d'autant plus que si vaccin et/ou TTT efficace et immunité efficace on reprendra comme avant . On reprendra juste les accrochages entre pro et anti vaccination :rolleyes:

     

    On ne compte pas sur un vaccin mais sur l’immunité collective (dixit notre ministre de la santé).

    Dans plus de 85% des cas, le covid n'a aucune incidence voir pas de symptôme chez les porteurs.

     

    Quand 60% de la population aura été infectée, on entrera dans ce que l'on nomme l'immunité collective.

    Et pas besoin de vaccin, outre les personnes fragiles (celles qui décèdent): personnes de plus de 80 ans, généralement obèses, avec au moins une pathologie sérieuse (diabète, hypertension, problème pulmonaire, problème cardiaque)

    il y a 10 minutes, Amore a dit :

     

    A quelles sur-précautions temporaires penses tu ?

    La plupart décrites dans le texte.

     

    Mais je tiens à signaler, avant qu'on me tombe dessus, que la désinfection, se laver les mains lorsqu'on rentre chez soi, éviter de toucher toutes les poignées de portes ou surfaces de contact à fort passage est la base de l'hygiène pour moi.

    Mais quand on sait que 30% des français ne se lavent pas les mains en sortant des toilettes... il y a du boulot avant que ces mesures soient normales.

    Modifié par aka74

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    il y a 3 minutes, aka74 a dit :

    Quand 60% de la population aura été infectée, on entrera dans ce que l'on nomme l'immunité collective.

    Mwais, ça reste à prouver... 

     

    J'ai vu plusieurs fois que des personnes contaminées, puis soignées, sorties de l'hôpital ou de quarantaine après plusieurs tests négatifs, retomber malade du Covid-19 quelques semaines plus tard (Chine, Corée du Sud, USA, Vietnam...)

     

    En voici un exemple pas plus tard qu'aujourd'hui au Vietnam où un patient est sorti de l'hôpital après 2 tests négatifs, puis est retourné à l'hôpital quelques jours plus tard et fut testé positif à nouveau. 

    C'était déjà arrivé il y a quelques semaines avec un pilote de ligne Anglais. 

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    L'immunité collective ou dite immunité grégaire est un phénomène connu.

     

    Quant au fait de l'avoir attrapé plusieurs fois, les spécialistes s'interrogent car le Covid 19 semble être peu enclin à muter, contrairement au virus de la grippe.

     

    Les hypothèses les plus plausibles sur ces doubles contaminations semblent être les faux positifs et les traces indétectables du virus (virologie inférieure à un certain seuil) pour des patients en fin de traitement.

     

    Pour l'instant, ces ré-contamination sont à prendre avec des pincettes, aucune étude sérieuse n'est sorti sur le sujet (et quelques cas balancé par les journalistes ne fait pas une étude).

    Modifié par aka74

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    il y a 10 minutes, aka74 a dit :

    L'immunité collective ou dite immunité grégaire est un phénomène connu.

    Oui, encore faut-il un vaccin pour atteindre les 75-85% de personnes immunisées nécessaires à cette immunité grégaire.

    On n'en a pas encore, et quand on l'aura, ça va prendre un moment de vacciner le monde entier.

     

    il y a 15 minutes, aka74 a dit :

    Pour l'instant, ces ré-contamination sont à prendre avec des pincettes, aucune étude sérieuse n'est sorti sur le sujet (et quelques cas balancé par les journalistes ne fait pas une étude).

     C'est suffisamment sérieux pour que WHO (OMS) ait lancé une enquête sur le sujet.

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    il y a une heure, aka74 a dit :

    On ne compte pas sur un vaccin mais sur l’immunité collective (dixit notre ministre de la santé).

    Dans plus de 85% des cas, le covid n'a aucune incidence voir pas de symptôme chez les porteurs.

     

    Quand 60% de la population aura été infectée, on entrera dans ce que l'on nomme l'immunité collective.

    Et pas besoin de vaccin, outre les personnes fragiles (celles qui décèdent): personnes de plus de 80 ans, généralement obèses, avec au moins une pathologie sérieuse (diabète, hypertension, problème pulmonaire, problème cardiaque)

    La plupart décrites dans le texte.

     

    Mais je tiens à signaler, avant qu'on me tombe dessus, que la désinfection, se laver les mains lorsqu'on rentre chez soi, éviter de toucher toutes les poignées de portes ou surfaces de contact à fort passage est la base de l'hygiène pour moi.

    Mais quand on sait que 30% des français ne se lavent pas les mains en sortant des toilettes... il y a du boulot avant que ces mesures soient normales.

    Immunité collective si pas de vaccin : oui . Là on n'a pas le choix...

     

    Immunité collective si vaccin : non 

     

    Perso je trouve tres superficiel d'attendre une immunité collective si un vaccin est efficace . Celà risque en plus d'etre long ce virus est bien moins contagieux que celui de la rougeole .

     

    PS : maintenant vu le peu de succes concernant l'elaboration d'un vaccin contre le MERS (toujours en cours) et le SARS COV-1 (arret des recherches depuis la disparition de cette affection) on est en droit de mettre en doute la reussite du projet "vaccin"contre le cov-2

    Modifié par brenique

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    il y a 28 minutes, MomZo a dit :

    Oui, encore faut-il un vaccin pour atteindre les 75-85% de personnes immunisées nécessaires à cette immunité grégaire.

    On n'en a pas encore, et quand on l'aura, ça va prendre un moment de vacciner le monde entier.

     

     C'est suffisamment sérieux pour que WHO (OMS) ait lancé une enquête sur le sujet.

    Non, l'immunité collective c'est lorsqu'il n'y a pas de vaccin.

    On sait que dès que 60% d'une population est auto immunisée, les pandémies s'arrêtent

     

    Sinon c'est bien ce que je disais, il n'y a pas d'étude sur le sujet.

     

    il y a 14 minutes, brenique a dit :

    Immunité collective si pas de vaccin : oui . Là on n'a pas le choix...

     

    Immunité collective si vaccin : non 

     

    Perso je trouve tres superficiel d'attendre une immunité collective si un vaccin est efficace . Celà risque en plus d'etre long ce virus est bien moins contagieux que celui de la rougeole .

    Ca c'est pas de notre ressort.

    Mais actuellement, les gouvernements privilégient cette piste (en tout cas Pour France, Uk, USA) car aucun vaccin ne peut être prêt avant 18 mois ...

    et The Show (enfin, the business) must go on 😀

    Modifié par aka74

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    Du coup pour la plongée en structure, vous voyez ça comment ? 🙂

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    Il y a 2 heures, Amore a dit :

    La pratique de la plongée, comme d'autres activités, va changer ou va s'adapter. Parfois de manière bénéfique et parfois au détriment de l'esprit de la plongée au sens de la convivialité et de la proximité. Ces changements seront probablement autant valable pour les plongeurs particuliers que pour les structures pros et associatives. Ils définiront les conditions de reprise des activités professionnelles ou associatives autour de cette passion.

     

    Ci-joint la vision du Comité Régional Sud de la FFESSM.

    Il serait intéressant de débattre de ces propositions de mesures applicables pour l'après-confinement ... en 2020

     

     

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    Message aux Clubs et Sca de la région Sud (PACA) : « Des questions sur l’Après ».


    Chères et chers collègues,


    En ces temps inédits, chaotiques et confinés, l’on se pose beaucoup de questions sur « l’après » du monde de la plongée. Sur la sortie progressive du confinement à compter du 11 mai, suite à l’annonce du Président de la République,  avec une réflexion en responsabilité tant économique que sanitaire et médicale.  Demain ne sera pas une simple reprise, nous le savons maintenant. La visibilité réglementaire elle-même est incertaine. Autant que la réalité médicale qui nous a fait découvrir dans cette épidémie des évènements que la Santé publique n’avait pas prévus, des phénomènes que le monde médical apprend à comprendre jour après jour. Cela nécessite beaucoup d’humilité dans les réponses. Dans notre domaine des activités subaquatiques, c’est tout notre écosystème qui s’est figé brutalement et profondément. Le choc est tel que certains dans la plongée s’interrogent sur la pérennité même  de leur structure et des emplois qui y sont attachés. Et ce malgré le soutien économique fort, annoncé par l’Etat et les Institutions. Sachez que 50% des structures commerciales et associatives des activités nautiques en Provence Alpes Côte d’Azur sont liées au monde de la plongée. Nous sommes dans notre région au premier plan du Tourisme sportif de pleine nature (Observatoire régional des métiers, région Sud, nov 2019).  
     
    À ce jour, nous n’avons que peu de visibilité pour la reprise de la plongée. * D’une part sur le moment de la réouverture des EAPS (Etablissements d’Activités Physiques et Sportives) dont font partie nos Clubs fédéraux et nos Structures commerciales agréées, lesquels ont été fermés par décret dans le contexte d’urgence sanitaire (art 8 du décret n°2020-293 sur l’état d’urgence sanitaire). C’est cette réouverture quand elle sera autorisée par l’Etat qui pourra être le nouveau point de départ.  Notre Président national FFESSM en a fait le simple constat ce 16 avril. Le Ministère des Sports en collaboration avec les Fédérations a annoncé préparer un plan de sortie progressif de confinement pour le sport soumis au Ministère de la Santé, le cadre du plan est espéré pour cette fin avril.
     
    * De même pour ce qui concerne l’autorisation de la Préfecture Maritime de Méditerranée pour l’accès à la mer des activités nautiques de loisirs, qui devrait être plus simple à s’ouvrir pour le contexte de pleine nature.  
     
    * Un autre point problématique, c’est la disponibilité des caissons hyperbares qui ne peuvent pas tous actuellement recevoir facilement les éventuels accidents de plongée. Ceci impacte la reprise en soi de la plongée.  En effet, les services de secours et les chambres hyperbares  sont mobilisés sur d’autres priorités actuelles et ont une disponibilité réduite pour une prise en charge des accidents de plongée (Déclaration de l’EUBS du 26 mars reprise par MedSubHyp). Certains caissons (Ste Anne à Toulon) pouvant avoir une réquisition Covid, même si l’astreinte accident de plongée est conservée. La fonctionnalité pour la plongée loisir semblerait possible après la mi-mai.
     
    * D’autre part pour la réouverture des piscines fermées depuis le 14 mars (ERP, Etablissements recevant du public), option pas avant le 15 juillet, voire beaucoup plus tard.  

     Nous naviguons donc à vue ! Dans notre région, la plongée représente un  vrai enjeu touristique et économique.  Nous savons que « les restaurants, cafés, hôtels, cinémas resteront encore fermés le 11 mai ». Difficile donc de prévoir dans ce contexte de façon ferme des accueils de groupes venant de loin pour un séjour, au sein de nos structures. Pour mieux connaître, les mesures de soutien  économique pour les entreprises, mesures qui ont été bien médiatisées, vous pouvez aller sur les actualités de notre site web régional (Brochure détaillée des mesures du Gouvernement du 27 mars, actualisée au 4 avril  sur www.economie.gouv.fr). De même le Conseil Régional  Provence alpes Côte d’Azur met en place un Fonds de solidarité entreprise et de relance (1er volet depuis le 1er avril, 2e volet depuis le 15 avril sur www.maregionsud.fr/infos-covid-19)
    Penser en anticipation des dispositifs sanitaires pour la reprise.   Ce délicat bilan étant fait, je viens vers vous, pour mobiliser de façon solidaire vos réflexions. Pour être prêt quand la reprise sera possible dans notre région. Afin de permettre une meilleure efficacité dans des conditions optimales d’hygiène et de sécurité pour les pratiquants. Il est certain qu’il va falloir s’adapter longtemps avec de nouveaux comportements. De multiples questions à analyser afin d’y répondre chacune et chacun, en son libre arbitre, non pas de façon dogmatique mais adaptée au terrain local. Réfléchir ainsi aux procédures appropriées à mettre en place dans nos centres d’activités subaquatiques. Il est certain que la location du matériel, l’enseignement de la plongée, les grands groupes posent plus de problèmes que la gestion de personnes autonomes ayant leur propre matériel.
     
    Rappel du mode de contamination : Il s’agit d’un virus respiratoire essentiellement transmis par les mains.  Un sujet porteur du virus responsable du Covid peut contaminer d’autres personnes par projection de gouttelettes de mucus expulsées au cours d’éternuement, de toux ou en parlant fort, ou bien par les mains ayant touché une surface contaminée (puis contact de la main avec la bouche, le nez ou l’œil). Les zones du corps par lesquelles le virus peut pénétrer et donc contaminer un sujet sont la muqueuse buccale, nasale et peut-être oculaire.  Cette réflexion engendre le fait de ne pas accepter une personne suspecte (toux, fièvre, essoufflement). D’autre part la période de contagiosité pour les tiers n’est pas encore parfaitement définie (2 à 3 semaines minimum, mais jusqu’à 5 semaines). La connaissance à grande échelle du statut immunologique sérologique de la population vis-à-vis de ce virus par sérodiagnostic (recherche d’anticorps) demeure une des clés du déconfinement. Le Ministre de la Santé annonçait début avril que l’Etat se préparait à tester largement la population.  Les commerces actuellement ouverts ont développé efficacement avec la Fédération du Commerce et de la Distribution la mise en place de nouveaux modes de fonctionnement, afin de faire face au Coronavirus pour faire les courses en toute sécurité sanitaire. Il faut donc, à notre échelle subaquatique, prévoir en amont maintenant les bonnes pratiques et les gestes barrière pour la reprise de nos activités.  
     
    Quelles bonnes pratiques sanitaires pour la reprise de nos activités ? Nous sommes une activité essentiellement de pleine nature et donc de plein air et sous l’eau. Pour rassurer les pratiquants de nos Clubs ou Sca, des affichages et informations sont à installer, des nouveaux modes de pratiques sont à aménager dans nos locaux, sur notre bateau, dans l’eau en palanquée. Il n’y a pas une Vérité mais plusieurs vérités inventives à adapter. En résumant, il faut penser quels sont les risques de contamination directs  et de contamination indirect. Une fiche conseil plastifiée et réalisée par le Comité Sud mentionnant les consignes de base peut s’envisager.  
     
    * L’affichage à l’entrée du local et sur le bateau (selon possibilités), avec des rappels des gestes barrières et consignes de distance tant pour les licenciés, pratiquants, clients ou encadrants (gouvernement.fr/info-coronavirus).
     
    * L’information sur la désinfection du matériel :  Préconisations  prévues par le Code du Sport pour les embouts respiratoires et donc désinfection spécifique. Pour cela vérifiez bien la note technique du produit Biocide utilisé, mettant en avant la traçabilité et la réalité adaptée  de la Virucidie (la norme EN 14476 répond à cette action vis-à-vis de ce type de virus SARS-Cov-2, fiche conseil coronavirus
    Institut Pasteur www.pasteur-lille.fr).  Penser  tuba, détendeur et aussi embout d’inflateur de stab.  Et ajouter le masque dans cette désinfection.  La FFESSM avait choisi l’Ecosterix H2O comme produit en 2017, lequel répond aux obligations.
     
    Il est adapté aussi d’utiliser un trempage initial du matériel en eau savonneuse (reconnu par nombreuses sources internationales pour détruire ce type de virus) puis d’utiliser obligatoirement ensuite  la désinfection spécifique citée plus haut pour les embouts. Certains centres étrangers ont fait le choix de donner en plus au pratiquant une solution individuelle supplémentaire de produit désinfectant pour le masque et  détendeur ou tuba lors du prêt.
     
    Pour le prêt de combinaisons, après la désinfection classique, matériel séché mis à disposition. Il faut donc voir alors pour un turn over d’attente de 24 heures.
     
     * La problématique des sanitaires, toilettes et douches, doit être pensée. Rappel des consignes sanitaires à l’entrée des toilettes.  Fermeture des douches  à envisager.  Nettoyage du local, vestiaires et salle de cours conseillé deux fois au moins chaque jour avec un désinfectant type savon ou javel ou lingettes pour le petit matériel, incluant aussi poignées de porte, table de comptoir, bras de fauteuils, dossier de chaises, téléphone, tableurs…  L’accueil exclusif des pratiquants à l’extérieur est une solution optimale.
     
    * Adaptations administratives : En cas de paiement, privilégier solution du virement ou solution carte bancaire (sans contact de préférence) avec désinfection des touches du boitier.  Pour les documents plongée (Carte de niveau, CACI, licence) envoi en amont par mail quand cela est possible, sinon présentation à bout de bras en restant à distance de sécurité.
     
    * L’utilisation d’un masque de protection alternatif en tissu lavable (à température 65°C) est recommandé pour chacun (ou un masque papier à usage unique) pour protéger les autres car il réduit les risques de contamination (certains pneumologues affirment « si tout le monde porte un masque c’est 90% d’efficacité dans le filtrage des postillons »). Ceci tant au local que sur le bateau.  
     
    * Les consignes envers nos encadrants et nos pratiquants pour rappeler les gestes barrières (ne pas se serrer les mains, pas d’embrassades) et le respect d’un mètre de distance au moins.  Cela nécessite de revoir la promiscuité dans le local et donc de  fixer en responsabilité le nombre de personnes présentes à la fois selon l’espace : voire une seule personne indépendante de la direction, à la fois. Voire d’interdire l’entrée dans le local comme noté plus haut.
     
    * Nettoyage des mains à l’entrée du local et à la sortie, soit avec une solution savonneuse et du sopalin (avec poubelle), soit avec un flacon de gel hydro-alcoolique. Utilisation à adapter aux locaux. Mode d’emploi du flacon pompe à penser. Un gel hydro-alcoolique à disposition sur le bateau  est aussi très souhaitable.
     
    * Gestion de la plongée. En termes de nombre de pratiquants sur le bateau, pour respecter une distance de sécurité et en limitant les déplacements des personnes. Une réduction ainsi de 50% de la capacité serait à envisager, mais très difficile à appliquer en cas de petit pneumatique. Il faut reconsidérer en libre arbitre chaque situation. Des mutualisations de moyens de transport peuvent se concevoir entre structures. Une seule personne à la fois dans la cabine de pilotage. Repenser le briefing et débriefing, la composition des palanquées, le rangement des affaires, cadrer la technique de  nettoyage du masque avec un produit antibuée ou du liquide vaisselle pour éviter la salive, cerner les difficultés de la formation écolage et des baptêmes pour la gestuelle, pour l’échange d’octopus …  Remontée à l’échelle en gardant le masque sur le visage et l’embout en bouche. Pour les structures pratiquant l’Apnée, attention en surface au crachat et aux mouvements expiratoires par rapport à la distanciation. Pour l’hydratation avant et après plongée, bouteilles personnelles à usage unique. Informer en amont les pratiquants.
     
    * Désinfection du bateau. Nettoyage avec dérivé de javel des racks, des rambardes, de l’échelle, du poste de pilotage du bateau AVANT, PENDANT, APRES la plongée. Tous les endroits où les mains sont amenées à se poser pour s’agripper.  
     
    * Une limitation des procédures plongée est probablement à prévoir. Fonction de la disponibilité des centres hyperbares et des services de secours, fonction des inconnues médicales pour la reprise plongée de ceux qui ont eu la maladie Covid 19 (voir le paragraphe correspondant). Dans un premier temps, il serait souhaitable de prévoir des plongées au maximum dans la courbe de sécurité pour répondre à ces inconnues.  
     
    * Gestion en cas d’accident : prévoir à poste avec le kit d’O2 pour le secouriste, si possible un masque ffp2, lunettes de protection et des gants à usage unique.
     
    Question sur la reprise plongée après maladie Covid 19, en fin de pandémie ?   Plusieurs niveaux de réponse, en sachant que votre médecin traitant sera toujours bien placé pour vous aider, voire plutôt votre médecin fédéral ou un médecin spécialiste de la plongée.  Schématiquement tout dépend de la forme de gravité du tableau clinique. Souvenez-vous, il faut garder une très grande prudence et humilité.  En effet, il a été retrouvé chez des patients quasi asymptomatiques (forme apparemment simple) des images pulmonaires au scanner thoracique. Comment une infection Covid 19 peut influencer l’aptitude médicale à reprendre la plongée ? Après une atteinte pulmonaire, voire aussi latente cardiaque, la personne atteinte de cette maladie peut garder des séquelles de façon très prolongée  même si la fonction respiratoire semble normalisée. Il y a ainsi bien un risque cardio-pulmonaire.
     
    Recommandations  en l’état actuel et susceptibles d’évoluer au regard des connaissances sur le Covid 19 et fonction du cadrage scientifique futur de la Sté française de MedSubHyp. Cette maladie peut être quasi asymptomatique ou entraîner un syndrome pseudo-grippal sévère ou une atteinte grave pulmonaire et/ou cardiaque. Il importe d’attendre ainsi de 1 à 6 mois avant reprise de la plongée, après guérison clinique. Comme cela est prévu par la commission médicale FFESSM toute modification de l’état de santé suspend la validité de votre certificat. Ainsi le bon sens fait préconiser  le recours à un avis médical éclairé et avisé pour toute reprise plongée après maladie Covid 19:
     
    * Forme avec  peu de symptômes, sans image pulmonaire, traitée seulement avec du paracétamol et guérie. Gérer comme pour une grippe ou une maladie infectieuse  simple, avec convalescence à mon sens minimum d’un mois après guérison et reprise cool de l’activité plongée.
     
    * Forme symptomatique  avec signes respiratoires, traitée en ambulatoire sans hospitalisation. Avis pneumologique à distance après guérison, comme pour les suites d’une pneumopathie (quoique cela soit beaucoup plus complexe). Minimum 3 mois de convalescence avant reprise plongée, avec un scanner thoracique de contrôle.
     
    * Forme respiratoire ayant nécessité une hospitalisation voire une réanimation. Bien sûr, avis pneumologique avec réévaluation exploration fonctionnelle respiratoire et scanner thoracique de contrôle et avis cardiologique. Risques de complications cardio-respiratoires réelles à distance en milieu sportif (à mon sens, risque beaucoup plus grand de survenue d’Œdème pulmonaire d’immersion et peut-être d’ADD, en raison de l’atteinte du filtre pulmonaire). Six mois d’interruption avant reprise me semble personnellement un minimum et avec une reprise dans la courbe de sécurité.
     
     
    Savourons au moins le bonheur d’être là présent,  alors que certains ont été confrontés de près ou de loin à la maladie, parfois douloureusement.  Je tiens à leur exprimer ici toute mon empathie. Apprécions les mouvements de solidarité qui sont nés en ces moments difficiles, l’introspection sur nous-même et sur mère Nature qui a repris certains de ses droits. Ainsi, dès que les instances de l’Etat donneront l’autorisation de reprendre nos activités sportives en milieu naturel, nous serons prêts.  Nous remercions pour ce travail régional commun, les personnes de notre Commission Médicale et de notre Commission Technique et notre CTS qui ont participé au sein de notre région, et des membres de MedSubHyp.
     Les épreuves ne se surmontent pas en solitaire mais au contraire en solidaires, en disant « nous » plutôt qu’en pensant « je ». Ce 19 avril, le Premier Ministre disait « Faire de tous les français des acteurs du déconfinement  avec un plan progressif et différencié qui sera présenté fin avril ». Et donc à notre région fédérale FFESSM de faire de toutes nos structures, des acteurs du déconfinement pour la plongée sur notre territoire.
     
    Meilleures salutations cordiales et subaquatiques. Dr Frederic Di Meglio,  Président Comité régional Sud FFESSM, le 20/4/2020 www.ffessm-paca.fr

    L'Apres Confinement Message aux Clubs et Sca de région Sud -.pdf 340 Ko · 5 téléchargements

    heu,

     

    quand je lis ceci :

    Citation

    Désinfection du bateau. Nettoyage avec dérivé de javel des racks, des rambardes, de l’échelle, du poste de pilotage du bateau AVANT, PENDANT, APRES la plongée. Tous les endroits où les mains sont amenées à se poser pour s’agripper.

    je le vois mal ... venant d'une autorité de la plongée, le respect de la nature, toussa...

     

    et là :

    Citation

    La problématique des sanitaires, toilettes et douches, doit être pensée. Rappel des consignes sanitaires à l’entrée des toilettes.  Fermeture des douches  à envisager.  Nettoyage du local, vestiaires et salle de cours conseillé deux fois au moins chaque jour avec un désinfectant type savon ou javel ou lingettes pour le petit matériel, incluant aussi poignées de porte, table de comptoir, bras de fauteuils, dossier de chaises, téléphone, tableurs…  L’accueil exclusif des pratiquants à l’extérieur est une solution optimale.

     

    bref, est ce realiste ???

    vous voyez votre centre fonctionner comme ça ???

    il y a 7 minutes, Amore a dit :

    Du coup pour la plongée en structure, vous voyez ça comment ? 🙂

    compliqué

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    Vivement la ré-ouverture de la frontière avec l'Allemagne…  ( n iene)

     

    Bon ok  c'est pas la mer rouge… mais on peut y faire des bulles… et même de la déco… :)

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    Posté(e) (modifié)
    il y a 18 minutes, christophe 38 a dit :

     

     

    bref, est ce realiste ???

    vous voyez votre centre fonctionner comme ça ???

    compliqué

     

    Celui-ci aussi :

    "Pour le prêt de combinaisons, après la désinfection classique, matériel séché mis à disposition. Il faut donc voir alors pour un turn over d’attente de 24 heures."

     

    Pas certain de comment le comprendre, il faut investir en ce moment dans des triplons de stock de combis ... le ROI va en prendre un coup sur le cigare 😄

    Modifié par Amore
    • Haha 1

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    Les centres de plongée vont s'adapter sans problème .

    Vu les obligations qu'ils subisses depuis quelques année .

    L'accueil du client et controle de papier peux etre fait à l'exterieur .

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