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Moniteurs et Cov2 : Le temps des larmes

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    Une saison 2020 qui s'annonçait sous les meilleurs auspices. Des salaires en hausse et des centres de plongée acceptant de revoir les rémunérations et conditions de travail à la hausse. Puis vint le Cov2 ... et les conséquences pour ces travailleurs saisonniers dans leur majorité à l'instar d'autres métiers.

    Il est à craindre que les employeurs vont revoir les offres de salaires à la baisse, eux même touchés par la perspectives de saison horribilis et la raréfaction du fameux sésame du "contrat de 6 mois".

    Est-ce que les pouvoirs publics seront sensibles à la cause de ces travailleurs à la peine et est-ce que la branche professionnelle saura être active et persuasive ...

     

    L'emploi saisonnier dans le rouge : “ la double peine ” engendrée par la crise du coronavirus

     

    Contrats annulés, pas de chômage partiel... Pas de travail, pas de droits pour être indemnisés par l'assurance chômage plus tard. La situation des travailleurs saisonniers inquiète. Les employeurs naviguent à vue et la saison estivale est incertaine. 

    Par Denis Salles Publié le 28/04/2020 à 10:58

     

    C'était l'une des craintes de cette période de confinement : les conséquences économiques sur les entreprises et l'emploi. Parmi les métiers particulièrement touchés, les saisonniers.
    La saison d'hiver a été raccourcie dans les stations de ski et personne ne sait comment va se passer celle d'été.
    Une source d'angoisse pour des travailleurs dont l'équilibre financier tient sur ces mois de forte activité.
    C'est le cas de Camille et Hugo, un jeune couple qui travaillait dans les Alpes durant l'hiver et qui devait rejoindre Mimizan, sur la côte atlantique dans les Landes, dès ce mois d'avril, pour commencer la saison estivale dans la restauration.

    Pour eux, le confinement a été comme un coup de massue. D'abord, ils ont dû quitter leurs postes d'hiver en montagne en moins de 48 heures, ensuite ils se sont retrouvés sans emploi pour les six prochains mois.

    Pour nous, c'était un coup dur. Cela fait plusieurs années qu'on fait la saison dans cette entreprise de Mimizan, et on adore les patrons. Mais l'établissement restera fermé jusqu'à juillet et même là on n'est sûrs de rien.

    Alors Camille et Hugo ont dû chercher des solutions en urgence. Ils se sont donc tournés vers le seul secteur qui embauche de saisonniers en ce moment : l'agriculture.
    Et leur bonne étoile leur a souri puisqu'ils ont réussi à trouver deux postes sur une exploitation où ils effeuillent les plans de tomate.

    On s'adapte pas mal, même si ce n'est tout de même pas le métier que nous avions choisi. La rémunération n'est pas la même, la situation est précaire, compliquée... mais nous n'avons pas le choix!

    Et encore, tous n'ont pas la chance de retrouver un emploi. Michel Larralde, de la CFDT Pays basque, voit passer bien des cas alarmants :

    C'est vraiment très grave pour les saisonniers. Certains sont arrivés et avaient déjà trouvé un logement. Mais comme ils étaient en période d'essai, ils ont été remerciés au moment du confinement. Eux n'ont pas droit au chômage partiel et se retrouvent sans aucun revenu... mais ça n'est pas encore le pire. Comme ils ne travaillent pas en ce moment, ils ne pourront pas non plus acquérir les droits qui leur permettraient d'être indémnisés par l'assurance chômage des saisonniers.

    Une double peine qui pourrait plonger certains travailleurs dans une très grande précarité. Aujourd'hui, pour le syndicaliste Michel Larralde, les pouvoirs publics doivent répondre à cette problématique. "Il y a des solutions. Par exemple, nous nous battons depuis des années pour que les travailleurs saisonniers puisse bénéficier de formations professionnelles. En cette période d'inactivité forcée, cela leur permettrait de se perfectionner dans leur métier, d'obtenir un certificat, tout en continuant à être rémunérés et à conserver leurs droits". 


    Des saisonniers en situation précaire... un constat fait par l'ensemble des professionnels. A Mimizan, la plateforme NOMAD est un des interlocuteurs privilégiés des saisonniers pour tout le nord-ouest des Landes. Mise en relation avec les employeurs, solutions pour l'hébergement... la structure organise même chaque année des forums de l'emploi pour préparer la saisons estivale. Cette année, seulement deux ont pu se tenir, le troisième a été annulé pour cause de confinement. Un véritable crève cœur, d'autant plus que la saison s'annonçait bonne. En effet, il n'y avait jamais eu autant d'entreprises représentées sur ces manifestations, presque une centaine, en tout.

    Aujourd'hui Melissa, responsable de la plateforme, essaie tout de même de mettre en relation les saisonniers qui appellent avec de potentiels employeurs, mais la situation est loin d'être simple :

    Normalement, les premiers postes sont pris en avril, mais cette année les contrats commenceront en juin voire juillet/août. Il y a beaucoup d'incertitude : tant qu'on ne qu'on n'a pas la date de réouverture des établissements touristiques, on ne peut rien prévoir. Certaines entreprises pourraient bien rester fermées cette année et d'autres risquent de travailler en effectifs réduits.

    Selon l'INSEE, les saisonniers représentent 1,2% de l'emploi salarié de Nouvelle-Aquitaine en 2013. Ce sont 150 000 personnes qui sont concernées par ce type de contrats.
    • Sad 3

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    Tu me rappelles l'histoire d'un copain qui revenu en France en urgence au lieu d'un très bon contrat en Egypte. Lui aussi s'est tourné vers les agriculteurs locaux.

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    Je viens de lire la recherche d'un Moniteur qui avait un très bon contrat en Egypte mais qui est rentré en France car tout s'est arrêté aussi là bas sans date de réouverture clairement définie semble t'il 😉

     

    • Haha 1

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    Eh oui, dans le tourisme au sens large (saisonniers, hôteliers, guides conférenciers, guide sportifs, croisiéristes, agences de voyages, réceptifs, musées divers et variés et lieux à visiter, boutiques, locations, et bien entendu bars, restaurants, glaciers et discothèques ....) dopé depuis des années par l'explosion du tourisme de masse et l'aviation pas cher,  un secteur qui passe de "skyrocketing" à zéro en quelques jours (je suis touché de près disons que je connais le sujet...), avec un paquet de gens à genoux... 😟

    • Thanks 1

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    Mes meilleurs amis en Martinique font vivre leur famille avec leur club de plongée ...

    Sans parler d'un début d'année avec 3 cambriolages sur leur bateau de travail, le vol de leur annexe, la panne du compresseur, etc.

    Un cap très difficile à passer.

    • Sad 4

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    En plus de la crise du covid, il y en effet plein d'instructeurs français auparavant en Asie ou au Moyen Orient qui se sont rapatriés en France pour cause fermeture.

    Et qui vont y rester qqs mois en attendant le retour des touristes.

     

    Il y aura donc un surplus de main d'oeuvre disponible en France cet été ce qui ne va pas arranger les choses.

     

     

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    Au delà de ça, les loisirs un peu onéreux comme la plongée risquent d'être une variable d'ajustement pour les gens qui devront se serrer la ceinture pendant quelques temps.

     

    Une hausse du chômage semble inévitable, pas mal de gens auront aussi perdu en revenus pendant le confinement...

     

    Après on peut penser que les gens qui partaient plonger a l'étranger resteront en France mais pas sur qu'ils veulent plonger dans les conditions de métropole qui sont loin des conditions tropicales, même en plein été.

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    il y a 4 minutes, Matt a dit :

    Après on peut penser que les gens qui partaient plonger a l'étranger resteront en France mais pas sur qu'ils veulent plonger dans les conditions de métropole qui sont loin des conditions tropicales, même en plein été.

     

    Perso je ne vais quand même pas aller dans le sud et "m'entasser",...

     

     

    Je pense sérieusement que cette été ce sera sans plonger en mer… je resterai en Alsace et si tout va bien j'irais plonger à la GdF et/ou en Allemagne...

     

    Après, l'espoir fait vivre, si tout va bien en novembre pourquoi pas 2 semaines en Asie… ou ailleurs en fonction de l'évolution de la situation.. voir et la il y a intérêt a ce que ce p$*&# de Covid nous foute un peu la paix,  une petite croisière en janvier ou février aux Maldives.. ou je ne sais ou...

     

    Si d'ici la on a encore un taf… 

     

     

    C'est vraiment la catastrophe  :(

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    Posté(e) (modifié)

    A la base: l’employeur peut embaucher les salariés pour la saison et les mettre au chômage partiel. Peu de patrons de plongée l’ont fait, mais certains l’ont fait. Cela permet aux saisonniers de faire courir leurs droits au chômage d’apres saison difficiles à acquérir après la dernière « réforme » (Je mets entre guillemets car une réforme est censée améliorer un système) du chômage. Il y a là une responsabilité des employeurs dans la lutte contre la précarité de la situation de leurs employés, et tous les employeurs portent cette responsabilité, même s’ils n’emploient qu’un ou deux salariés. Mais, en étant prêt de la réalité du rapport salarial dans le merveilleux monde de la plongée, qu’attendre de la part d’employeurs qui ignorent (volontairement ou, pire, involontairement) la mise en place, par exemple, du DUER dans leur structure (que l’employeur en question soit un professionnel ou une association)? Mon propos va sans doute chatouiller ceux qui abritent tout derrière le COVID19, mais le droit du travail ne cesse pas d’exister avec la crise sanitaire. Même la ministre du travail l’a rappelé. Alors, chers employeurs: à vos responsabilités,  parce que les saisonniers sont des salariés à part entière, et non entièrement au part!

    Modifié par berny

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    il y a 20 minutes, berny a dit :

    A la base: l’employeur peut embaucher les salariés pour la saison et les mettre au chômage partiel. Peu de patrons de plongée l’ont fait, mais certains l’ont fait. Cela permet aux saisonniers de faire courir leurs droits au chômage d’apres saison difficiles à acquérir après la dernière « réforme » (Je mets entre guillemets car une réforme est censée améliorer un système) du chômage. Il y a là une responsabilité des employeurs dans la lutte contre la précarité de la situation de leurs employés, et tous les employeurs portent cette responsabilité, même s’ils n’emploient qu’un ou deux salariés. Mais, en étant prêt de la réalité du rapport salarial dans le merveilleux monde de la plongée, qu’attendre de la part d’employeurs qui ignorent (volontairement ou, pire, involontairement) la mise en place, par exemple, du DUER dans leur structure (que l’employeur en question soit un professionnel ou une association)? Mon propos va sans doute chatouiller ceux qui abritent tout derrière le COVID19, mais le droit du travail ne cesse pas d’exister avec la crise sanitaire. Même la ministre du travail l’a rappelé. Alors, chers employeurs: à vos responsabilités,  parce que les saisonniers sont des salariés à part entière, et non entièrement au part!

    faudrait vraiment avoir de bons rapports avec ses saisonniers pour accepter de se taper la paperasse d'embauche puis la paperasse chômage partiel, au risque de se faire contrôler dans 6 mois à la rubrique "fausse embauche, abusive, dans le but de récupérer du pognon, désolé, monsieur, vous devez rembourser après être passé par la case justice"

    • Like 2

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    Il faut commencer par ne pas considérer ses salariés comme de la m...e. Il serait  bon de raisonner parfois au-dessus du niveau de la mer. 

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    il y a 59 minutes, berny a dit :

    mais le droit du travail ne cesse pas d’exister avec la crise sanitaire. Même la ministre du travail l’a rappelé.

    Pourtant le gouvernement l'a bien écorché par ordonnance et les inspecteurs du travail tatillons mis au placard voir désavoué par leur hiérarchie 🤣 .

    • Like 1

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    il y a 4 minutes, benbulle a dit :

    Pourtant le gouvernement l'a bien écorché par ordonnance et les inspecteurs du travail tatillons mis au placard voir désavoué par leur hiérarchie 🤣 .

    La dernière fois qu'un inspecteur du travail est passé chez nous( il y a 6 mois), ça a été pire pour les salariés au final.

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    il y a 9 minutes, benbulle a dit :

    Pourtant le gouvernement l'a bien écorché par ordonnance et les inspecteurs du travail tatillons mis au placard voir désavoué par leur hiérarchie 🤣 .

    Et il a facilité la demande de chômage partiel par les employeurs. La casse de l’inspection du travail te rejouit? Bienvenue dans le lumpenproletariat! Il faut croire que beaucoup n’ont pas encore assez faim. 

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    Il y a 3 heures, berny a dit :

    A la base: l’employeur peut embaucher les salariés pour la saison et les mettre au chômage partiel. Peu de patrons de plongée l’ont fait, mais certains l’ont fait.

     

    Si l'embauche a lieu bien avant le chômage partiel ça doit pouvoir passer, si tu embauche le mec pour le mettre au chômage partiel le lendemain je pense que tu risque pas mal d'emmerdes quand les mecs regarderont les dossiers...

    • Like 1

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