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Disparition d'un plongeur démineur à Brest


phil33
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    Il y a 3 heures, Scubaphil a dit :

    Article réservé aux abonnés, impossible à lire.

    Bizarre, je peux le lire sans etre abonné. Le voici ci dessous :

     

    https://www.letelegramme.fr/bretagne/mort-du-plongeur-demineur-trois-enquetes-pour-comprendre-21-09-2021-12831162.php

     

    Auteur : Stéphane Jézéquel

    Le Télégramme de Brest

    Edition du 21 septembre 2021

     

    L’accident qui a coûté la vie à un plongeur du groupe de plongeurs démineurs (GPD) de l’Atlantique, vendredi à Brest, a suscité un véritable traumatisme au sein de cette unité d’élite de la marine nationale. Trois enquêtes viseront à déterminer les causes du drame.

     

    L’accident s’est produit vendredi midi, lors d’une séance d’entraînement, à la sortie du port de Brest. Le plongeur de 27 ans a été retrouvé par ses collègues, au fond de l’eau, le lendemain soir. L’accident s’est produit vendredi midi, lors d’une séance d’entraînement, à la sortie du port de Brest. Le plongeur de 27 ans a été retrouvé par ses collègues, au fond de l’eau, le lendemain soir. (Archives Le Télégramme/Claude Prigent)

    Adam Tahri avait 27 ans. Né à Landerneau, il résidait à Plougastel-Daoulas depuis son retour de Toulon. Alors qu’il plongeait vendredi, pour un entraînement, en compagnie de trois de ses collègues, il n’est jamais remonté à la surface. Son corps a été retrouvé, samedi soir, par ses frères d’armes qui l’ont ramené à la surface avec la peine qu’on imagine. Le jeune homme sortait de son cours de spécialité à Saint-Mandrier.

    Classé parmi les meilleurs de sa promotion de douze, il avait intégré le GPD Atlantique en juillet. Pour participer à cette formation, il avait été choisi par les meilleurs plongeurs de bord et avait bouclé un remarquable parcours de formation. Jusqu’à cette sortie d’entraînement, tout à fait classique pour ces plongeurs de ce niveau, vendredi midi, dans la passe de Pennou-Pell, à la sortie du port militaire de Brest.

    Plongée au nitrox

    Les premières recherches, sous l’eau et en surface, n’ont rien donné et ce n’est que le lendemain soir que ses collègues l’ont retrouvé au fond de l’eau, toujours équipé de son matériel. Accident rarissime dans ce genre d’unité composé d’éléments expérimentés et à la condition physique irréprochable. Reconnus parmi les unités d’élite de la Marine, les plongeurs démineurs excellent jusqu’à 80 mètres de profondeur.

    Les plongeurs démineurs, comme les plongeurs de combat (commandos) de la Marine, sont connus pour leur endurance et leur capacité à accomplir des missions aussi variées qu’exigeantes. « On peut aller très loin, souvent aux limites », concède un ancien plongeur démineur, bouleversé par cet accident survenu au cours d’un anodin exercice de routine.
     

    Selon nos informations, il s’agissait d’une plongée de « recherche à la circulaire ». Deux équipes de deux plongeurs descendent avec une corde. Deux d’entre eux, appelés les tracteurs, avancent en tête en tirant, tandis que les deux autres contrôlent la zone ciblée par visibilité réduite voire nulle. Plongeant au mélange sur-oxygéné à 40 % (contre 21 % à l’air classique), les membres du GPD utilisent régulièrement ce nitrox en circuit ouvert qu’ils ajustent en fonction de la durée et de la nature de la plongée.

    Connaître les raisons précises

    « On se connaît tous chez les plongeurs démineurs. Je peux vous dire que la grande famille est en attente », confirme Jean-François Bouhier, président national des plongeurs démineurs jusqu’en juillet dernier. « Les familles et tous les plongeurs-démineurs veulent savoir, particulièrement s’il y a eu un problème technique », commente un autre membre de l’amicale brestoise. L’autopsie permettra de savoir s’il y a eu une défaillance physique. « Les plus grands sportifs s’écroulent parfois sur la piste ou en plein match », observe un ancien plongeur de la Marine.

    Trois enquêtes ouvertes

    L’enquête judiciaire a été confiée à la chambre militaire du parquet de Rennes. Une enquête de commandement (interne à la Marine) et une plus technique du BEA Mer, chargé d’établir des recommandations après accident, progressent en parallèle. Il s’agit de déterminer précisément les causes physiques ou techniques. Le matériel ainsi que les conditions et le déroulé de cette plongée d’entraînement seront passés au crible. Cette tragédie rappelle le décès d’un ancien du GPD de Cherbourg, employé sur le chasseur de mines l’Aigle, équipé d’un tout autre matériel de plongée (recycleur Crabe). Il avait trouvé la mort en mai 2017, en baie de Seine, victime d’un malaise par 28 mètres de fond.

    Edited by NetGear
    Rajout raison partage et référence article
    • Merci 1
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    Il y a 8 heures, lamprey a dit :

    Visiblement il s’agissait d’une plongée au nitrox et non en recycleur :

    https://www.letelegramme.fr/bretagne/mort-du-plongeur-demineur-trois-enquetes-pour-comprendre-21-09-2021-12831162.php

     

    on y parle du gaz, pas du système qui le donne à respirer...
    donc ça peut tout à fait être un CCR ou un SCR...

    Edited by nics
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    Il y a 5 heures, CDMC a dit :

    Ce que je puis affirmer, c'est que la confrérie  est extrêmement émue par cet accident, qui est excessivement rare dans le milieu militaire !

    c'est deja rare dans le milieu de la plongee donc encore plus à l'armée 

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    De la bouche d' un instructeur des plongeur démineur, le CRABE n' est plus utilisé qu' en mission opérationnelle, plus en exercice car trop de soucis et d' accident !

    Ils devraient prochainement passer sur Triton qui est en cours de validation !

    Le 21/09/2021 à 14:54, dangue a dit :

    Je plonge avec un PSCR  depuis 12ans ...pas d'expérience en SCR ...quelque soit le gaz, le PSCR fera des bulles...par construction, il élimine une partie du gaz expiré  via un petit poumon ...

     

    concernant ce plongeur démineur, il devait étre normalement équipé d'un CRABE.. pas vraiment plébiscité par les plongeurs  qui ont plongé avec l'ancien recycleur,  le DC55 et le  nouveau, le CRABE et qui ont donc pu comparer ..

     Ce qui a pu se passer ???????? mais on peut faire plusieurs erreurs avec un PSCR ...pas le bon gaz pour la profondeur , mauvaise préparation du recycleur  et quelques autres .... sans compter les  causes des accidents qui ont déjà eu lieu avec le CRABE et dont on ne sait rien.. et aussi  que le plongeur a pu avoir une défaillance cardiaque ..

     

    On ne sait rien et on ne saura jamais rien ! 

    On n' appelle pas l' Armée la " grande muette " pour rien !

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    C'est quoi l'intérêt de ne pas utiliser un matériel en phase d'entraînement (parce que trop dangereux) et de l'utiliser en mission réelle ?

    🤔

    S'assurer du succès de la mission ?

    Edited by nics
    • Paumé 1
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    Le 26/09/2021 à 15:50, nics a dit :

    C'est quoi l'intérêt de ne pas utiliser un matériel en phase d'entraînement (parce que trop dangereux) et de l'utiliser en mission réelle ?

    🤔

    S'assurer du succès de la mission ?

    Ben... sur une mission réelle, y' a pas le choix, faut y aller !

    • J'aime 1
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    Il y a 13 heures, nics a dit :

    Avec un matériel dont on n'a pas l'habitude...

    Ou pas ...

     

    Ce n'est pas parce que les CRABE sont évité en entrainement (afin de minimiser le risque) qu'ils sont inconnu des gars ... ya une nuance. C'est comme pour les pilotes de chasse, qui s’entraînent très souvent sur d'autres avions (on appelle ça avion d'entrainement) qu'ils ne connaissent pas les rafales ... Ils font tous leur progression et entraînements sur un autre recycleur, quelques entrainement type opérationnel (surement en fin d'entrainement ...) sur le CRABE, et quand nécessaire ils l’utilisent aussi , cela doit être suffisant pour maintenir leur qualité opérationnelle (et cela découle d'un choix ....)

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    Il y a 10 heures, zoreil41 a dit :

    C'est comme pour les pilotes de chasse, qui s’entraînent très souvent sur d'autres avions (on appelle ça avion d'entrainement) qu'ils ne connaissent pas les rafales ...

    c'est juste faux

    Les pilotes font leurs formation sur des avions écoles puis sont affectés en unité et évoluent sur les avions (un seul modele) qui équipe cette unité.

    Ils changent d'avions que s'ils sont affectés dans une unité évoluant sur un autre type d'appareil.

     

    Ils ont déjà pas assez d'heures pour se former et s'entrainer sur leur machine, c'est pas pour en bouffer sur une autre machine dont ils n'ont pas l'utilitée en opération.

    • J'aime 2
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