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Découverte de l'épave du "Dustu" ?


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    Découverte de l'épave du "Dustu" ? au large de Loctudy par les passionnés d'archéologie sous-marine.

     

    Un des derniers terre-neuvas disparu en mer le 22 juillet 1930.

     

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/loctudy-29750/recit-dans-le-finistere-ces-plongeurs-ont-ils-decouvert-l-epave-d-un-des-derniers-terre-neuvas-3b44d0c2-1fd9-11ed-b73d-c186b65f3ccb

     

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    Il y a 7 heures, caolila a dit :

    dommage que l'article soit réservé aux abonnés

     

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    A regarder jusqu'en bas du curseur car il y a du "blanc".

    RECIT. Dans le Finistère, ces plongeurs ont-ils découvert l’épave d’un des derniers terre-neuvas ?

    Après un mois de recherches entre terre et mer, les plongeurs-archéologues amateurs Bruno Jonin et Eric Le Gall ont fini par découvrir ce qui ressemble à l’épave du Dustu. Terre-neuvas disparu le 22 juillet 1930 au large de Loctudy (Finistère), ce trois-mâts goélettes faisait partie des derniers bateaux de la marine à voile encore en navigation.

    Eric Le Gall nettoie à la main l’ancre à jet découverte sur le site de l’épave. Avec Pierre-Yves Le Pape et Bruno Jonin, autres plongeurs amateurs, ils pensent avoir peut-être trouvé l’épave du Dustu, terre-neuvas disparu en mer en 1930 au large de Loctudy (Finistère). | BRUNO JONIN
     
    Ouest-France Dorian MAO. Modifié le 29/08/2022 à 07h34 Publié le 29/08/2022 à 06h45
     
     
     
     
     
     

    Ces trois là sont aussi à l’aise sur terre que sous l’eau. Leur passion commune : l’archéologie sous-marine. Et leur dernière découverte les galvanise. Bruno Jonin, Eric Le Gall et Pierre-Yves Le Pape ont découvert ce qui pourrait être l’un des derniers terre-neuvas disparu en mer le 22 juillet 1930 au large de Loctudy (Finistère) : Le Dustu, traduction de « tout de suite » en breton. Encore une belle histoire à raconter pour les membres du GRAHMBS, le Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques Maritimes de Bretagne Sud.

    « On est persuadé à 99,9 % qu’il s’agit du Dustu »

    « Pour le moment, il nous manque la preuve matérielle d’identification de l’épave. Mais avec notre enquête, nous sommes persuadés à 99,9 % qu’il s’agit du Dustu », affirme Bruno Jonin. « Le meilleur moyen de l’identifier serait de retrouver une des cloches gravées du bateau », complète Eric Le Gall.

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    S’ils ne sont pas sûrs de son identité, ils sont certains qu’il s’agit d’un trois-mâts goélette semblable au Marité, le dernier terre-neuvas encore en navigation aujourd’hui : un bateau de 45 mètres de long utilisé à l’époque pour aller pêcher la morue au large de Terre-Neuve, au Canada.

    Le naufrage du 22 juillet 1930

    Début juin 2022, Bruno Jonin découvre un article dans le journal Le Finistère du 26 juillet 1930 aux archives départementales. L’article relate « le naufrage du trois-mâts Dustu » le 22 juillet 1930 à quatre milles marins au large de Bénodet (Finistère). Le bateau se rendait à Quimper (Finistère) avec 221 tonnes de charbon à son bord. Un rapport du commandant de bord, le capitaine Le Petit, a été déposé au tribunal de commerce de Quimper (Finistère).

    MjAyMjA4OWFmMzEzYzY1YzQ2OGI3NGNiZTY4MGEyNGUwNDU1NGI?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=f1efd882912e7f784533d8fbdbc16af539fb456906d89a4e423fb1f36d65feb9 Capture d’écran d’un extrait du journal Le Finistère du 26 juillet 1930. On peut observer la description du naufrage en bas de la colonne Bénodet (Finistère). | ARCHIVES DU FINISTÈRE

    Bingo pour Bruno. Rapport en main, l’historien amateur se lance dans une enquête approfondie sur le Dustu et son équipage avec ses deux amis. Leur objectif n’est pas seulement de retrouver l’épave. Il cherche à découvrir l’histoire des hommes à bord en retrouvant leurs descendants et retracer le parcours du bateau depuis sa construction. « Le devoir de mémoire est important pour nous. »

    Une zone de 150 mètres de débris

    Lors de leur enquête, il découvre que le trois-mâts a été fabriqué à Fécamp (Seine-Maritime) et que l’armateur du Dustu venait de la région de Pleubian-Tréguier (Côtes-d’Armor). Après leurs recherches, les trois archéologues se sont rendus sur leur terrain de prédilection : la mer.

    « Selon une théorie que j’ai élaborée, la zone des débris des épaves retrouvées en Bretagne Sud s’étale toujours en forme de queue de comète vers le nord-est, la faute aux tempêtes successives du sud-ouest », explique Bruno Jonin.

    MjAyMjA4YjQ4MTNjZGY3NDhmZWVjZjdmZDczNWM4MzNlYjhjMGM?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=af2d0a94bd40cd29080c90fff9759543a20390fe21cf9ffa885b511e9cf842b7 Sous l’eau, les plongeurs identifient plusieurs débris. Ici, une ancre à jet découverte au large de Loctudy. | BRUNO JONIN

    La troisième sortie en mer est la bonne pour les plongeurs : « On a trouvé une zone d’environ 150 mètres de débris, au large de Loctudy. Le plus remarquable, c’est sans doute les 115 mètres de chaînes complètement déroulées avec au bout une des deux grandes ancres du navire ! »

    MjAyMjA4ZWZiOTMzODg5ZTMxZDUwYzEyYmZjNTljMDU4MTA5YmI?width=630&focuspoint=50%2C25&cropresize=1&client_id=bpeditorial&sign=1d7008cbbfea6d0685d6fd8452fcbaacc2d4e0289fd0e214f25cbc4aca97b89c Sur le site de l’épave, au bout de 115 mètres de chaînes, une ancre de taille importante. | BRUNO JONIN

    De nombreuses questions en suspens

    Pour respecter la loi, la découverte de l’épave a été signalée au DRASSM, la Direction des recherches archéologiques sous-marines, le 22 juillet 2022. Comme un symbole.

    Pour autant, l’enquête est loin d’être terminée pour ces archéologues amateurs. Pourquoi les plans de construction du navire sont introuvables ? Est-ce vraiment le Dustu que les plongeurs ont découvert ? « C’est une vraie enquête policière et on va aller jusqu’au bout ! », s’enthousiasme Eric.

    Leur prochain objectif est de retrouver les 221 tonnes de charbons que transportait le Dustu. Alors que Bruno se balade dans ses archives, il s’exclame : « Eric ! Tu ne vas pas le croire mais je viens de trouver un autre bateau disparu en 1862 ! » Pour nos plongeurs-archéologues, ça a tout l’air d’être reparti pour un tour !

    Pour financer leurs recherches, le GRAHMBS propose à la vente des cartes qui répertorient les différentes épaves découvertes en Bretagne. Elles sont disponibles sur le site 2021.atlasdesepaves.fr

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